Titre : Les romances de Poudlard

Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ils sont tous à J.K. Rowling, sauf Luke Prince, qui est de ma propre création.

Pairing : Vous aurez tous compris, il y aura très probablement un Drarry. Les autres couples seront gays aussi, donc ceux qui n'aiment pas, ne lisent pas.

Note : J'ai eu envie de prendre Ginny comme narrateur, même si elle ne fait pas partie des personnages que je développerais le plus.

A "anonyme bienveillante " : Tout d'abord merci pour ta review. Ensuite, j'ai bien remarqué moi aussi que je suis allé un peu vite pour Draco, et je vais essayer d'arranger ça. Pour les amitiés, elles seront un peu plus développées dans les prochains chapitres, quand la situation sera un peu calmé. Sinon, pour le POV, même si c'est du point de vue d'un personnage, ce n'est pas obligatoirement écrit à la première personne. Même si le narrateur est externe, on peut utiliser un point de vue interne (J'ai du ressortir mes cours de français de 3ème pour être sûre que je ne m'était pas trompée). Autrement, merci pour la faute, je ne l'avais pas vu et la personne qui corrige mon texte non-plus.

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 2 : réflexions et discution

POV Ginny

Le dimanche matin, Ginny s'approchait d'Harry, déterminée à aider le fou qui avait osé tomber amoureux du Survivant. Le pauvre, victime du sourire charmeur et des superbes yeux verts, avait eu un regard désespéré lors de sa confession. La jeune fille ne voulait pas qu'il endure les années de souffrances qu'elle avait vécues quand elle était elle aussi tombée sous le charme du brun sans que celui-ci le sache. Elle savait qu'il était libre, et que les sautes d'humeur qu'il subissait à cause d'un certain blond n'étaient pas dues qu'à leur amitié soudaine.

La veille au soir, la rouquine avait été choquée par ce qu'elle avait entendu. Mais dès son réveil au matin, elle s'était dit que les deux Princes ennemis de Poudlard formeraient un très beau couple. Et, plus elle y réfléchissait, plus elle trouvait des couples en apparence impossibles mais qui étaient pour elle vraisemblables. Elle-même était dans une relation que personne n'oserait imaginer et qu'elle préférait garder secrète encore un moment.

Harry se leva, le regard sombre comme si il avait cherché une solution à un problème qu'il ne pouvait résoudre. Elle l'appela, toute souriante, et l'invita à sortir pour parler un moment. Il la remercia du regard, et la suivit. Ils se baladèrent un moment dans le parc, leurs pas étouffés par l'herbe brillante de rosée. Ils s'installèrent sur un banc à l'ombre d'un arbre, observant un moment le décor verdoyant vide d'êtres humains.

Après un long silence, Harry se tourna vers son amie et murmura :

-Ginny...je sais que ça va faire étrange, mais...c'est à propos de Draco.

La jeune Gryffondor sursauta. Elle ne s'attendait pas à ce que ce soit si rapide ! Elle faillit lui hurler les mots du blond, mais se retint, méfiante.

-Tu vois, hésita le lion d'habitude si courageux, il se comporte un peu bizarrement : Un jour il nie que Blaise m'a parlé dans un couloir qu'on croyait désert, l'autre il me sourit et me parle amicalement. Un jour il hurle à la traîtrise quand les autres dévoilent notre amitié, l'autre il s'excuse en baissant les yeux et en ayant un air triste. Je ne comprends pas son comportement. Qu'est-ce qu'il cherche à faire ? Me rendre dingue ?

Harry était à présent levé, tremblant, et avait presque hurlé la fin de sa réplique. La benjamine Wealsey lui attrapa la main pour l'inviter à se rasseoir et essayer de le calmer. La haine qui avait duré pendant sept ans entre lui et l'héritier Malfoy rendait le Survivant plus sensible et plus hésitant par rapport à leur relation actuelle.

-Il n'est pas le seul, pensa la jeune fille.

Elle sourit tendrement, et essaya de calmer les doutes du brun :

-Tu sais, Draco est humain lui-aussi. Quand Blaise et les autres se sont installés avec vous, il a paniqué, et a réagit comme la plupart des gens quand ils se retrouvent seuls : il a rejoint l'opinion du plus fort. Même si Théo -comme c'est lui qui a eu l'idée- savait qu'il fallait le faire réagir, il n'a pas pensé qu'en isolant quelqu'un d'aussi dépendant de son entourage comme Draco, il le mettait face à un mur. Seul, un Malfoy et sa fierté ne valent plus rien. Mais une fois tranquille, Draco a compris qu'il tenait beaucoup à toi. Il a hésité, a essayé de te parler, et a fini par demander conseil à un de ses vrais amis. Il s'est alors rendu compte qu'il n'était pas seul, et qu'on le soutiendrait peu importe ses choix. C'est pour ça qu'il s'est excusé, et qu'il va bientôt être renié par sa propre maison : pour ton bien.

Harry sembla calmé, rassuré par les mots de sa camarade. Celle-ci était fière d'elle : Elle avait redonné espoir au brun sans être précise. Elle ne l'avait pas effrayé par le mot « amour » s'il n'était pas prêt à l'entendre, mais elle ne lui avait pas brisé le cœur en parlant d'« amis » si les sentiments du blond pour lui étaient partagés.

Harry se releva et tendis la main à la jeune fille pour l'aider à se relever. La discussion était terminée, chacun ayant dit ce qu'il avait sur le cœur. À quelques mètres de là, un uniforme vert et argent apparu de derrière un arbre. Le Gryffondor observa le nouveau venu, et sourit joyeusement.

-Draco !

Le Serpentard se retourna vers celui qui l'avait appelé. Quand deux bras entourèrent ses épaules, il écarquilla les yeux, puis interrogea du regard la rouquine restée seule à côté du banc. Celle-ci sourit en haussant les épaules. Grâce à elle, Draco et Harry étaient complètement réconciliés. Le Survivant fini par lâcher son ami, toujours souriant, et retourna vers le château pour éveiller ses autres amis pour qu'ils puissent manger tous ensemble.

Le blond s'approcha de la jeune fille et la remercia. Ils discutèrent un moment des chances qu'il aurait côté cœur, puis rirent longtemps après avoir parlé de la probable réaction de Ron quand il serait réveillé à sept heures un dimanche matin.

Après quelques minutes, Harry revint, suivit dudit Ron et d'Hermione. Ils furent bientôt rejoins par Blaise, Théo et deux brunes toutes joyeuses. Ginny regarda la plus grande des deux dans les yeux et lui sourit doucement. Celle-ci lui rendit son regard et posa son doigt sur ses lèvres pour signifier le silence.

-Qu'est-ce qui ce passe, Astoria ? demanda Draco.

-Rien, ne t'inquiète pas. Juste un secret entre Ginny et moi.

Le jeune homme haussa les épaules, et le groupe se dirigea vers le château pour prendre leur petit déjeuner, prêts à affronter une fois de plus le reste de Poudlard.

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POV Rusard

Installé dans la grande salle, le concierge observait d'un air dégoûté les élèves qui mangeaient en criant et en piaillant. Blottie dans ses bras, Miss Teigne lançait des regards jaunes aux enfants les plus bruyants, assez rares à cette heure matinale. Le dimanche, les occupants du château ne se réveillaient qu'à dix heures, les couloirs étant presque déserts avant cette heure. Pourtant, le réfectoire était bien assez bruyant pour l'homme et son animal. Comment une dizaine d'enfants pouvait faire autant de bruit ? S'il en avait eu le droit, Rusard aurait envoyé tous ceux qui le dérangeaient aux cachots, pendus par les pieds. Mais la directrice -tout comme l'ancien directeur à son époque- avait refusé. L'homme se plaignit à sa chatte, qui lui miaula des réponses.

Les portes s'ouvrirent sur un groupe d'élèves, et tout le réfectoire se tût. Cinq Serpentards et quatre Gryffondors avançaient côte à côte, se parlant comme des amis. Ils s'arrêtèrent un instant, et, la table des rouges et ors étant la plus vide, s'y installèrent pour manger sous les yeux ébahis des occupants de la pièce.

Au bout de quelques minutes, un Serpentard se leva, traita le Prince des serpents de traître et partit en courant, probablement vers sa salle commune. Le cri réveilla le reste des élèves qui commencèrent à parler de la présence de Draco Malfoy à la table du Survivant. Un Gryffondor suivit l'exemple du vert et argent en sortant précipitamment de la salle, sans pour autant crier à la traîtrise.

Un quart d'heure plus tard, des bruits aux portes indiquèrent l'arrivée des élèves prévenus de l'événement. Le vieux concierge grogna. Il y allait y avoir encore plus de bruits !

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Le même jour, loin du château de Poudlard, de ses élèves et de leurs problèmes, un jeune moldu un peu grassouillet traversait la rue principale de son village les mains dans les poches, sifflotant tranquillement. Il allait rejoindre ses amis pour faire ce qu'ils faisaient toujours le dimanche : embêter les vieux du quartier, boire des bières en douce, voler des pornos, et, s'ils avaient le temps, harceler le « monstre » du village. Un sourire se forma sur le visage du non-sorcier à l'idée de lancer des pierres sur le garçon solitaire qui vivait depuis plusieurs années dans une petite maison aux abords du village. Le « monstre » avait une peau blanche, des yeux rouges, et il fuyait le contact avec les hommes en vivant reclus, ne sortant que rarement de la forêt qui l'abritait. Une cible parfaite pour une bande de rebelles sans pitié.

L'adolescent arriva sur une petite place où cinq garçons de son âge attendaient. Il les rejoignit, et ils partirent pour commencer leurs activités de la journée.

Vers la fin de l'après-midi, les six moldus avaient accomplis tous ce qu'ils avaient prévu, excepté une chose. Ils quittèrent la cabane dans laquelle ils s'étaient cachés pour boire et s'éloignèrent du village et s'enfoncèrent dans la forêt qui le bordait. Ils aperçurent enfin une petite bâtisse entourée de conifères. Derrière la barrière qui protégeait la maison, un jeune homme à la peau extrêmement pâle lisait. Le groupe s'approcha de la barrière, ramassant tout objet pouvant servir de projectiles. Après avoir crié un signal, les garçons se mirent à lâcher des insultes en tout genre et lancèrent ce qu'ils avaient récolté sur le jeune de l'autre côté de la barrière. Celui-ci se protégea des ses bras et couru se réfugier dans sa maison. Quand il fut hors de portée, les six garçons ricanèrent et taguèrent la barrière et tout ce qui l'entourait avec des bombes de peintures sorties de leurs sacs. Puis ils partirent, fiers de leur journée passée à brutaliser des gens innocents.

Pourtant, ils n'avaient pas vus la lettre encore intacte qui dépassait de la boîte aux lettres couverte de peinture. Sur enveloppe, on pouvait lire le nom du destinataire et de l'expéditeur écrits sur le recto en lettres majuscules :

À : LUKE PRINCE.

De : POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Fin chapitre 4


Et voilà ! Ce chapitre m'a pris deux jours à écrire, même si l'inspiration a mis du temps à venir. Pour le couple Ginny/Astoria, je n'avais pas vraiment envie de le développer, vu que j'en ai encore quatre à faire et que je n'en ai commencé qu'un (lequel ?).

J'ai donc ajouté un personnage de ma création, qui a quand même un lien avec l'histoire, pas d'inquiétude. Avec qui sera-t-il en couple ?(car, oui, il sera avec quelqu'un). Je vous laisse deviner !