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Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

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Chapitre 4 : Objekti Võimu

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La lune était haute dans le ciel. L'astre brillant illuminait le Plateau du Mont Corbeau. La caravane était arrivée la veille et il était grand temps de passer aux choses sérieuses. Tous les Hobbits étaient regroupés sur les berges de la Celduin. Le grand feu de joie n'était plus que braise mais personne ne pensait à remettre du bois. Ils avaient d'autres préoccupations en tête. C'était le grand soir.

Dans la journée, Lobélia et Bilbo avaient été rejoints par les amis Daliens du Cambrioleur. Bilbo leur avaient expliqué qu'ils allaient pratiquer l'antique cérémonie de fertilisation des sols. La mercenaire avait été très intéressée et avait voulu y assister. La Naine était donc revenue en soirée avec toute sa famille ainsi que Bard et les siens.

Le petit groupe suivait religieusement les directives des Hobbits afin de ne pas perturber la cérémonie. Bard avait demandé à Bilbo s'il était également possible qu'ils passent dans la vallée, car les terres autour de Dale avaient été totalement stérilisées par le souffle du Dragon et que même les Enchanteresses Elfes s'étaient heurtées à un os.

Bilbo avait envoyé le Batelier-Roi négocier avec la Shamane du Groupe. Lobélia avait accepté d'essayer. Elle n'avait jamais lutter contre le fléau du Dragon et ne garantissait pas de résultats. La brunette vit du coin de l'œil ses camarades s'installer. Un premier rang, les musiciens s'étaient placés en ligne, prêts à jouer. Derrière, parmi les Hobbits, elle voyait les amis de Bilbo.

Une sonnerie grave de trompe retentit sur la plaine suivit de battements lourds de tambours. Lobélia se sentit frémir. Elle était, pour la première fois de sa vie, la Première Shamane. Elle était la gardienne de la cérémonie, le guide de la Magie. Elle sentait, sous ses pieds, le Flux de la Terre s'agiter, réveillé pas les tambours de cérémonie.

Lobélia s'avança de quelques pas, sortant du rang. Elle avait mis une robe bustier blanche aux multiples jupons verts. Elle avait noué à sa taille un long ruban auquel était accroché plusieurs grelots d'argent. Elle avait passé plusieurs bracelets aux chevilles et aux poignets et avait noué sa chevelure en 5 tresses. C'était la tenue rituelle de sa caste.

Elle entama une profonde mélopée venue du fond des Ages tandis que les quatre autres Shamanes la rejoignaient. Elles se mirent en cercle et commencèrent une lente chorégraphie. Une seconde sonnerie de trompe résonna. Une grande silhouette sortie du long chariot. La Gardienne était là.

La bergère de la Nature était grande. Elle dépassait la taille de deux humains superposés. Lorsque l'Ancêtre avait annoncé que Pinaceae souhaitait se joindre à la Révolte, Lobélia et Bilbo avaient sauté de joie. Pinaceae était la plus jeune des Gardiennes mais elle était loin d'être la plus faible.

Lorsque la Gardienne entra dans le cercle des Shamanes, Lobélia sentit le Flux de la Terre vibrer sous ses pieds et elle éclata de rire. Cette nuit, elle était la Terre, elle était la Nature, elle était la Vie.

Les shamanes se mirent à courir en cercle, bondissant, tournoyant. Lobélia et ses collègues attrapèrent chacune un sac de semences et en jetèrent des pleines poignées dans les airs. La brunette pouvait sentir la magie de la terre pleinement réveillée, prête à donner la vie, à nourrir ses enfants. Pinaceae prit la tête de la procession des Shamanes. Les cinq Hobbites suivirent leur gardienne sillonnant une zone d'une centaine de mètre carrés, jetant toujours leurs graines dans le vent.

La bergère de la Nature les ramena à leur point de départ dès que les sacs de graines furent vide. Maintenant, la partie la plus amusante commençait. Les Shamanes se répartirent le long de la zone où elles avaient lancé les semences.

Lobélia attrapa son parapluie et l'ouvrit. C'était son «objekti võimu». Il était unique à chaque Shamane. Elle savait qu'une de ses collègues avait un balais et une autre un rouleau à pâtisserie. Elle regarda la Gardienne qui dansait au centre de la zone ensemencée. Les mouvement de Pinaceae au rythme de la musique étaient étonnamment gracieux.

Lobélia relia sa magie propre au Flux de la Terre et fit un grand mouvement ascendant avec son parapluie. De ses pieds, se propageant tel un rond à la surface de l'eau, parti un cercle de lumière verdâtre. A chaque mouvement d'objekti võimu, un nouveau cercle apparaissait. On aurait dit des ronds à la surface de l'eau.

La shamane brune sauta bien haut. A son atterrissage, suivant le front d'onde, les graines germèrent. Elle ne put s'empêcher de rire en voyant ce miracle de la Nature. Et elle recommença. Les plantes prirent dix centimètres à son deuxième atterrissage. Et ca grandissait encore et encore.

La Magie battait dans ses veines, l'enivrait. Elle était exaltée, elle se sentait vivante, tout lui apparaissait comme grandit. Elle était le Monde !

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Lorsque sa mère l'avait traînée à une cérémonie Hobbite, Meldwin avait été intriguée. Elle avait un peu côtoyé des Semi-Hommes quand elle était mercenaire, mais elle n'avait jamais vu leur Shamanes à l'œuvre. Eodred avait été excité comme une puce tout le long du trajet et même Théomer avait accepté de venir. Tout la famille avait rejoint les Hobbits. Ils avaient été accueillis par Bilbo Bagging, un ami de Celdwin.

Meldwin avait été curieuse de rencontrer le Hobbit qui avait réussi à devenir l'ami de sa mère. Elle n'avait pas été déçue de la rencontre. Le Cambrioleur était une perle. Ils s'étaient mélangés à la foule hobbite qui attendait le début de la cérémonie.

Celle-ci commença lorsque la lune fut haute dans le ciel. Les Shamanes se mirent à danser en cercle au rythme de la musique. Elles furent rejointe par une créature d'un genre inconnue à la demi-naine. C'était un humanoïde de sexe féminin. Ses membres étaient tordus et noueux comme les branche d'un arbre. Cela rendait sa silhouette difforme et quelque peu effrayante. La créature était complètement nue et sa peau avait une teinte marron vert et semblait rugueuse, comme de l'écorce.

- Les arbres marcheurs… Murmura Celdwin émerveillée.

Meldwin passa sur l'identité de la créature. Elle demanderait plus tard, maintenant, elle voulait surtout profiter du spectacle. Lorsqu'elle vit que les Shamanes avaient des objets plus incongrus les uns que les autres entre les mains, Meldwin gloussa. Lorsqu'elle vit les plantes se mettre à pousser à toute allure elle hoqueta. Elle savait que la magie était puissante. Il suffisait de voir les miracles dont était capable son frère. Mais jouer ainsi avec la vie avait une dimension supérieure, légèrement inquiétante.

Les plantes arrivèrent à maturité, fleurirent, firent des graines puis flétrirent.

- Il faut savoir détruire pour construire.

Celdwin frissonna en entendant la phrase de Bilbo. Les Nains s'étaient foutus dans une belle galère. Surtout que le petit Cambrioleur avait rallier des PUTAINS D'ARBRES MARCHEURS à sa cause. Sérieux, Erébord allait en voir de toutes les couleurs dans un futur plus ou moins proche. Il fallait absolument qu'elle demande à Dacien et Eodred de refaire du pop-corn pour assister à ça !

Un vent violent se leva. Il était né de la magie, Celdwin pouvait le sentir. La mercenaire avait toujours sentit la magie. Elle pouvait reconnaître un magicien en fonction de l'odeur et de la sensation que lui laissait sa magie.

Par exemple, la magie d'Ysthos était chaude lorsqu'il était Soigneur et rêche lorsqu'il était Psychopathe. Celle de Myrddin avait l'odeur de la terre après l'orage, celle d'Elrond donnait l'impression de plonger dans un torrent de montagne, celle de Mithrandil était agressive et puissante. Lorsque le Pèlerin Gris l'utilisait, Celdwin avait l'impression que des milliers d'aiguilles de glace s'étaient plantées dans son épiderme. Au contraire, celle d'Ahmris était épicée et chaude, comme une grosse couverture.

Mais de toute sa vie, elle n'avait jamais senti une magie aussi puissante. Même celle de Saroumane était faible en comparaison !

La magie combinée de 5 shamanes et d'un arbre marcheur. C'était exceptionnel. Sans comparaison. C'était comme une tarte aux pommes caramélisées qui sort du four mais multipliée par cent. Elle enivrait les sens et la raison. Et pourtant elle n'était pas magicienne. L'impact sur les manipulateurs des Flux devait être bien plus grand.

Celdwin jeta un coup d'œil à son fils. Serré dans les bras de sa récente épouse, il tremblait de tous ses membres mais paradoxalement semblait extatique. Sigrid semblait également impactée. Logique. Elle était une Semie-Elfe. La magie coulait dans ses veines.

D'ailleurs Bard tirait une drôle de tête. En fait tout le monde avait une drôle de tête. Même Ivaldi, qui pourtant était l'opposé le plus exact du magicien. Mis à part les hobbits, ils avaient tous été atteints par la magie de la cérémonie.

Elle trouva rapidement une explication à cet état de fait. Ce rituel était une Vieille Magie Raciale, une magie de zone, utilisée par les Hobbits pour la fertilisation des sols. Les Semis-Hommes étaient « insensibles » à la magie dégagé par la Cérénomie… Par contre les autres races. Disons que la magie avait le même effet que de la Berce fumée alliée à une bonne bouteille d'eau de vie. Autant dire qu'ils allaient être frais le lendemain !

Le vent avait dispersé les graines aux quatre coins de la Plaine. Sous l'injonction du Flux de la terre stimulé par les danseuses, les graines germèrent et les plantes recommencèrent à pousser à un rythme bien plus lent que précédemment, mais plus rapide que la normale. Le Plateau du Mont-Corbeau se couvrit d'herbes folles.

Les Shamanes, des sacs de graines en mains, guidées par Lobélia partirent vers Dale. Leur magie avait été lancée par celle plus puissante Pinaceae comme un chariot dans une pente et elles n'avaient plus besoins de la Gardienne pour fertiliser la Plaine de Dale. Elles étaient ivres de puissance et de Magie. Ce soir, rien ne les arrêteraient. Elles étaient la Vie, elles étaient le Monde !

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Ori s'était installé sur le chemin de ronde d'Erebord, son carnet de dessin ouvert sur les genoux. D'ici il pouvait voir Dale. Il aurait bien aimé aller à la ville des Hommes. Mais le Roi avait interdit à quiconque de sortir.

Le scribe soupira. A Dale il y avait l'Autre. Il aurait tellement voulu lui parler. C'était le premier Chante-Pierre qu'il rencontrait ! Enfin, rencontrer… ils ne s'étaient jamais vraiment parlés, ni même vus.

La Compagnie était au courant de l'existence de l'Autre grâce à ses exploits durant la bataille des Cinq Armées. L'Autre avait fait jaillir des pieux de pierre le long des remparts de Dale, repoussant les premières vagues d'Orques.

La puissance et la maîtrise qu'il avait démontré étaient exceptionnelles ! Ori aurait tellement voulu le rencontrer. Ils auraient pu échanger sur leur condition commune, l'Autre aurait pu l'aider dans sa maîtrise de ses dons, le conseiller. Mais le scribe n'avait pas eut le temps de voir l'Autre.

Ori était un jeune nain avec un pouvoir peu puissant. Lorsqu'un imaginait l'Autre, il voyait un Nain dans la force de l'age, à la longue barbe. Un nain un peu comme Monsieur Dwalin ou comme le Roi Oakenshield. Pas un gringalet débutant dans la vie comme lui !

Observant la Plaine de Dale à la lumière de la lune, il commença à dessiner. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas pris des croquis en nocturne. Depuis la Quête en fait...

Un mouvement insolite attira son attention. Dans le ciel, il y avait cinq petite silhouettes… Oh Fasâk ! IL Y AVAIT DES PERSONNES DANS LE CIEL !

Ori paniqua un peu avant de se calmer. Il avait déjà assister à des truc dingues avec la Magie. Donc des gens qui volent, c'est un événement… normal ? Logique ? Pas inquiétant. Voilà, c'est ça, pas la peine de s''en faire, tout allait bien. Zen Ori, zen.

Mais pourquoi donc il y avaient 5 personnes qui tombaient du ciel et atterrissaient à Dale ? Ah, zut, il était trop loin, il ne voyait pas qui étaient ces inconnus et ce qu'ils trafiquaient.

Ori se promit d'aller dès demain matin à la bibliothèque. Mais là maintenant, il fallait qu'il aille cassé un truc et vite. Sa magie venait de se réveiller en sursaut et elle voulait sortir. La galerie sud devait être déblayée de ses gravas. Oui, il pouvait y faire un tour, histoire de démolir quelques cailloux…

Blabla de fin de chapitre

Je suis positivement ravie de voir que mes « Hobbits en mode berserk » (j'adore cette expression, merci Akarisnape ! ) vous plaisent !

Merci pour tous vos commentaires, c'est génial !

Et j'ai bien capté que vous voulez un Thorin pas trop méchant.

Petite page de pub pour mes nouveaux lecteurs, il y a un recueil d'OS : « les Annexes du Vent Bleu » qui complète « le Vent Bleu » et « La Révolte ». Allez jeter un coup d'œil !

Alors, ce chapitre, vous en pensez quoi ?