Sais-tu qui je suis ?
Chapitre 4 : Nouveau Don
Il était 23h30 lorsque le shérif Stilinski entendit des frappes hésitantes sur sa porte d'entrée. En ouvrant la porte, il découvrit Derek, portant son fils dans les bras, à la limite de l'inconscience. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, le jeune homme était rentré dans la maison et commença à monter les marches des escaliers pour amener Stiles dans sa chambre. En voyant l'air paniqué du père de l'adolescent, il lui avoua rapidement la situation.
- Il fait une crise de panique, je n'ai pas réussis à le calmer j'ai pensé qu'il y arriverait ici, lança le loup.
- Ok vas-y, vite, il a des médicaments dans le premier tiroir de la commode vers son lit, réagit il rapidement.
Lorsque le jeune Hale posa le jeune homme sur son lit, il s'assit à ses côté, une main sur son abdomen.
- Calme toi, tu es chez toi, c'est fini, le rassurât-il
Le plus jeune retrouvait ses couleurs naturelles – bien que plutôt pales – et son souffle. Les évènements de ce soir ainsi que cette crise qui c'était emparée de lui l'avaient épuisé. Il s'endormit rapidement.
A son réveil, l'adolescent était sous les couvertures de son lit. Venait-il de se faire un mauvais rêve ? « Oh mon dieu, Derek… » Chuchotât-il en repensant à tout ce qu'il avait pu imaginer.
Je suis là, t'inquiètes, lança une voix au fond de la chambre
Stiles fît un bond sur son matelas en entendant une réponse à ses paroles qui ressemblaient à des plaintes.
- Tu n'as pas rêvé, tu as fait une crise de panique quand Deaton t'as appris le passé de ta famille et ton état actuel. Je n'ai pas pu te calmer, alors je t'ai ramené ici, lui expliquât le loup
- Euh… Merci alors… dit-il en rougissant
- C'est quoi cette voix ? Et pourquoi tu vire au rouge ?
- Hm, eh bien… C'est parce que j'ai repensé à ce moment, tu sais, quand le véto à voulu me parler de ma mère… Quand… Enfin quand je t'ai pris la main, dit-il en baissant la tête
- N'y pense plus, c'est déjà oublier. Je peux comprendre que tu ne voulais pas être seul en apprenant des choses sur ta famille, le rassurât le loup garou – qui avais pourtant bien perçu les sentiments de Stiles à son égard.
Un silence s'imposât dans la pièce. L'adolescent le brisa.
- Viens t'assoir ici… Il faut que je te montre quelque chose… tentât-il
Le brun acquiesçât et s'installât sur le lit du plus jeune, assis en tailleur, faisant face à celui qui voulait lui parler. Stiles pris le bras de l'ancien Alpha dans ses mains, non sans une certaine gêne et lui transmît tous les sentiments qu'il éprouvait pour lui.
- Moi j'y repense, et je ne veux pas oublier…
Un sourire heureux se dessina sur le visage du plus vieux qui prit la parole
- Maintenant, moi aussi je dois te montrer quelque chose
A la fin de sa phrase, il commença à se mouvoir et pris le visage de son interlocuteur dans les mains, l'attira vers lui avec tendresse et déposa un baiser des plus doux sur ses lèvres. En se reculant, il vit l'adolescent se rapprocher de lui pour l'attraper par le coup et le faire venir se coucher à côté de lui. Il lui rendit son baiser sans tarder, cette fois avec plus de fougue.
- Reste, reste avec moi… lança Stiles, légèrement gêné
- Je ne comptais pas partir
Après quelques instants de silence, le jeune homme se tourna vers son loup, et le regarda droit dans les yeux avec un sourire au coin des lèvres
- Didou ...
Il obtint comme seul réponse un regard interrogateur et perdu, qui semblait lui demander de s'expliquer. Ce qu'il fit avec plaisir.
- Je vais t'appeler comme ça maintenant ! lui dit Stiles avec un sourire plus grand
- Euh… Ok d'accord, je vais mettre ça sur le compte de la crise de panique qui a du te retourner le cerveau. Je ne veux pas de surnom, et encore moins de « Didou »
- M'en fou, répliquât-il en allant déposer un baiser sur l'embrasure des lèvres de l'homme qui se tenait à ses côtés, faudra t'y habituer… Didou, reprit-il à quelques centimètres de sa bouche.
Derek grogna pour manifester son mécontentement, mais cela n'eut pas beaucoup d'effet, puisque le jeune homme en face de lui se mit à rire doucement. Ce son lui faisait quitter la terre ferme à chaque fois qu'il l'entendait, bien qu'il ne veuille pas le montrer.
Les deux hommes se retournèrent brusquement vers la porte de la chambre. Le loup garou entendait les pas du shérif qui montait les escaliers et Stiles percevait l'inquiétude de son père. Le loup embrassa une dernière fois le jeune homme avant de sortir précipitamment par la fenêtre de la chambre.
Le shérif ouvrit la porte, il tenait dans ses mains un thermos de café.
- P'pa ! Qu- qu'est-ce que tu fais là ? dit Stiles avec une voix tendue
- Je viens apporter du café à Derek avant de partir au travail. Je l'ai entendu bouger toute la nuit, j'ai pensé que s'il voulait tenir toute la journée, il devait certainement en avoir besoin, répondit le plus âgé avec un visage quelque peu troublé par la voix de son fils. Ca va toi ?
- Oui, ça va mieux merci. Mais depuis quand tu prends le soin d'apporter du café à Derek en te préoccupant du reste de sa journée ?, dit-il amusé
- Eh bien, depuis qu'il me ramène mon fils en pleine nuit parce qu'il fait une crise de panique et qu'il reste à le veiller la nuit entière, je trouve que c'est une assez bonne raison. Au final, tu sais… Peut-être que je me suis trompé à son sujet. D'ailleurs, il est passé où ?
- Euh, eh ben en fait, hm… il est… Dans la salle de bain !..., après un temps d'arrêt et devant le regard de son père, l'adolescent reprit : Non il est pas dans la salle de bain, il est partit par la fenêtre quand on t'a senti monter. Enfin, quand IL t'a senti monter… Oui parce que moi j'aurais pas pu te sentir monter, je veux dire ça sera compliqué, c'est débile, je peux pas sentir les sentiments des gens. Et même les gens je peux pas les sentir tout court ! railla le garçon
Le shérif leva une main qui voulais dire « arrêtes, tu t'enfonces ». Puis il reprit :
- Bon, écoute, je sais pas si il est partit parce qu'il croit que je vais le tuer ou parce qu'un dragon viens attaquer la ville voisine, mais je veux que tu lui dises que je veux le voir. En fait, demain ça serait bien. Et c'est non négociable.
- Désolé de te contredire, mais c'est lar-ge-ment négociable ! C'est la pleine lune après demain, et je pense pas que tu aies besoin d'un dessin pour te rappeler ce qu'il se passe à ce moment-là du mois… Et pourquoi tu veux qu'il vienne à la maison d'ailleurs ?! s'offusqua Stiles
- JE suis le père, TU es l'enfant, je ne devrais pas avoir encore besoin de te le rappeler, mais JE prends les décisions. Mais effectivement, on va éviter samedi. Dès qu'il peut alors. Et avant ton anniversaire ca serais bien. Et ferme cette fenêtre.
Avant que Stiles ne puisse dire quelque chose, son père partait pour le travail, laissant l'adolescent dans son lit, la fenêtre toujours ouverte et le thermos sur son bureau.
Il repensa à la conversation qu'il venait d'avoir avec son père. C'est vrai, Derek était resté ici toute la nuit, dans un coin de la chambre, assis dans un fauteuil. Finalement, il avait beau le frapper et le charrier très souvent, il ne pouvait pas dire que le jeune loup ne prenait pas soins de lui. Il repensa ensuite à toutes les fois où ils s'étaient sauvé la vie mutuellement. C'était ce même loup qu'il venait d'embrasser. Cette pensée le fit sourire. A cet instant, il était bien. Reposé et en pleine forme. Il décida donc d'aller se préparer et faire un tour en ville.
Une nouvelle réunion de la meute avait lieu le lendemain, pour prévenir de la pleine lune.
Scott avait précisé que tous les betas devaient être présents chez Derek à 20h au plus tard, puis les avait laissé partir pour profiter de la journée. Il était 15h quand les membres de la meute partirent, mis à part Stiles qui avait été retenu par son loup.
Ils étaient seuls à présent.
- Bon, écoute, je dois te faire quelque chose. Mais je ne le ferai que si tu as confiance en moi.
- Fait moi ce que tu veux ! lança l'adolescent en écartant les bras et en mettant sa tête en arrière en laissant échapper un petit rire
- Je te parle sérieusement Stiles, grogna le loup
- Moi aussi ! dit-il avec un air faussement vexé. Bon d'accord, la mise en scène était bizarre, mais je te fais confiance. Qu'est-ce qu'il y a ? reprit-il sur un ton plus sobre
- Laisse toi faire, et surtout n'aie pas peur, lança le plus vieux en s'approchant de lui
Le loup garou prit le bras de l'adolescent et le porta doucement vers sa bouche. Il s'arrêta à quelques centimètres puis sortit les crocs. Il entendit le cœur du plus jeune s'affoler et ne bougeât plus, en attendant une réaction. Le lycéen sonda les sentiments de l'homme en face de lui. Son cœur reprit un rythme normal lorsqu'il perçu de la confiance en lui. Il savait ce qu'il faisait. Cela le rassura.
En entendant le battement régulier, Derek porta le bras à ses crocs et mordu. Il n'avait pas vraiment eu mal. Lorsqu'il se retira, les deux hommes se regardèrent puis se tournèrent vers la morsure après quelques secondes.
- Wow ! C'est quoi ça ?! cria l'adolescent
Sa blessure rejetait une lumière vive. Il avait chaud, comme si le soleil donnait sur sa peau. En quelques secondes, elle s'était estomper pour laisser place à la peau immaculée du jeune homme. Il avait guérit.
- Désolé de te l'avoir appris comme ça. J'ai été voir Deaton en sortant de chez toi hier. Je voulais en savoir un peu plus sur ce que tu es, pour pouvoir t'aider. J'ai pensé qu'en le faisant comme ça, tu comprendrais mieux. Tu peux guérir aussi facilement que ça, même avec une morsure de loup garou – beta ou alpha. Il m'a aussi dit que suivant ce que tu es – un Dieu Noir ou un Dieu Blanc – la lune ou le soleil te rendent plus fort.
- Eh ben on peut dire que c'est une révélation ! Et je vais t'en faire une autre, dit-il en s'approchant de l'oreille de son loup pour chuchoter. Ta morsure était carrément excitante.
Un léger rire sortit de la bouche de Derek avant qu'il ne réponde.
- Alors tu en as de la chance, pour moi une morsure me fait juste très mal
- Tu te souviens quand Deaton m'as dit que je découvrirais d'autre pouvoir et que je saurais déjà les contrôler ? Et bien il y en a un que je n'ai pas encore expérimenté…, dit-il en levant doucement une main
Stiles approcha sont index vers le coup de son loup et le fit glisser de la mâchoire jusque sur le haut de son torse. Des frissons parcoururent le corps du jeune Hale.
- Hmm, et tu peux m'expliquer pourquoi j'ai de la chance aussi ?
- Haha, ça c'est parce que je suis capable de transmettre une émotion particulière que j'ai vécu à un moment particulier uniquement à l'endroit où je te touche avec mon doigt.
- Je sens que je vais vraiment apprécier tes dons…
- Je peux te le jurer, mais je dois casser ce délicieux moment d'intimité que nous avons tous les deux en ce moment pour t'annoncer que mon père veux te voir le plus vite possible. Voilà, je l'ai dit
- Attends. Quoi ?!
- Je t'ai dis que mon pèr-
- Je sais ce que tu as dit. Mais à lui, tu ne lui a rien dit ? Si ?
- Il y a trop de i dans ta phrase, et tes yeux dans les miens m'empêchent de me concentrer, il va falloir être plus clair…
- Alors clairement : tu as dit à ton père pour nous deux ?
- Bah non ! Attend ça fait deux jours qu'on est ensemble, tu me vois lui dire « Salut p'pa ! Au fait, maintenant je suis un dieu parce que c'est comme ça dans la famille depuis très longtemps, je suis gay depuis 2 jours et je sors avec Derek Hale, tu sais le gars que j'ai voulu faire enfermer pour meurtre » d'ailleurs ce matin il m'a dit qu'il s'était tromper à propos de toi.
- Euh ok, je ne voyais peut-être pas les choses comme ça. Et si tu lui disais juste que tu es attiré par un garçon, et que tu lui disais tout petit à petit ? Et attends, quoi ?! Il t'a dit quoi ?! - en voyant que le jeune allait répéter, il mit un doigt sur ses lèvres puis reprit – J'ai compris Stiles, ça m'as juste étonné.
L'ancien Alpha sentit une légère et très agréable décharge exitante de sentiments – le même que précédemment dans son cou - sur son doigt rester sur la bouche de l'adolescent qui dessinais un sourire radieux.
- J'ai une idée. Le 17 du mois prochain tu viens manger à la maison. 19 heures. Pas de « non », pas de « peut-être », pas de « je verrais » et surtout pas de « je te redis ».
- Mais… Bon ok…
- Merci Didou ! lança le plus jeune en se dirigeant vers la sortie car son père n'allait pas tarder à rentrer du bureau et il devait faire quelque chose avant
- Ça va, ça va… grognât-il avant de se rappeler, Mais ! Samedi prochain c'est ton anniversaire, tu veux pas le passer avec ton père ?!
- … Qui t'a dit qu'il ne serait pas là ? dit-il avec un sourire en refermant la porte
Salut les louveteaux ! Je répond aux review des guest ici - pour des raisons évidentes ;)
isa : Merci, j'espère que ça continuera de te plaire autant ! Pour éviter toute confusion, ne t'attends pas à un lemon ! (pour plus de détails va directement sur mon profil ^^ ). Oui, j'ai un ami qui s'appel Derek et on l'appel tous Didou, du coup ça m'as fait rire quand j'ai écrit !
