Ian Bohen x Fem!reader / Commande sur Wattpad


Oh, bon sang, tu n'étais pas prête à faire cela. Pourquoi fallait-il absolument que Crystal soit malade aujourd'hui ? C'était tellement naze. Tu avais réellement autre chose à faire que d'aller interviewer ce... Ian Bohen, mais non, c'était doit qui devait y aller à sa place.

Foutue meilleure amie. Et pourtant, en la voyant comme ça, dans le canapé, emmitouflée dans des couvertures, tu ne pus qu'être désolée pour elle – c'était qu'elle la vouait, son interview.

- Tu as toutes mes questions ? Demanda Crystal, et tu hochas la tête.

- Oui. J'ai tout, ne t'inquiètes pas.

Avec un sourire, tu allas déposer un léger baiser sur le front de ta meilleure amie. Tu te demandais si quand même, ce n'était pas toi que tu tentais de rassurer en disant ça...

Mais Seattle t'attendais, et tu partis vivement, roulant sur les 265 kilomètres qui te séparaient de la ville.

Et wow, quelle ville. Quel immeuble. Quelles secrétaires. Une femme blonde t'invita à ouvrir la porte de bois, lourde, et tu le fis après un instant d'hésitation... Tout simplement pour t'effondrer à quatre pattes dans le bureau de Monsieur Bohen. Bon sang.

Puis un homme, qui était dans le bureau – Ian Bohen, te souffla la partie de ton cerveau qui n'était pas mortifiée – s'approcha vivement de toi, et tu ne pus t'empêcher de voir à quel point il semblait jeune, et fort, dans son costume gris anthracite.

- Mademoiselle Reed, tout va bien ? Demanda-t-il, te tendant la main pour t'aider pour te redresser – et wow, encore ! Sa main était incroyablement chaude, et pendant un instant, tu restas muette en te remettant debout. Ian Bohen, se présenta-t-il.

- Je m'appelle Holland Roden, réussis-tu à répondre, la voix un peu cassée, avant de t'expliquer en voyant son air un petit peu perplexe. Mademoiselle Reed a la grippe, alors elle m'a demandée de la remplacer.

Il hocha imperceptiblement la tête, et tu déglutis difficilement.

- Je vois. Vous étudiez le journalisme comme elle ?

- Non. La littérature anglaise, corrigeas-tu, avant de secouer vaguement la tête. Crys est ma colocataire.

Le scénariste resta silencieux une seconde, avant de finalement reprendre la parole.

- Bien. Je n'ai que dix minutes, donc, asseyez-vous, je vous en prie.

Tu réussis à marmonner un merci, t'asseyant dans le gigantesque fauteuil blanc, et après un moment embarrassant où l'homme dû se relever de son fauteuil pour te donner un crayon de bois, te faisant rougir de honte, tu finis par te racler la gorge, et les choses sérieuses commencèrent.

Il fallait dire que les questions qu'avait préparées Crystal te paraissaient claires, et peu à peu, tu réussis à plonger dans la discussion, même si de nombreuses fois, tu te sentis particulièrement stupide en ne pouvant pas te retenir de lancer quelques remarques – surtout celles sur le contrôle – et le "êtes-vous gay ?". Bon sang, tu aurais voulu t'enfoncer six pieds sous terre.

- Monsieur Bohen, excusez-moi de vous interrompre, mais votre prochain rendez-vous est dans la selle de conférence, vous interrompit la femme blonde qui t'avais fait rentré dans la pièce.

- Annulez mon prochain rendez-vous, nous n'avons pas terminé.

La secrétaire sembla un instant choquée – comme toi, en fait, avant de marmonner un très bien, monsieur, et de sortir de la pièce.

- Je – hum – je peux m'en aller, bégayas-tu, t'apprêtant à éteindre le dictaphone, mais Monsieur Bohen te coupa dans ton marmonnement.

- Je voudrais que vous me parliez de vous.

- Je – il n'y a pas grand-chose à dire, dis-tu en secouant la tête.

L'esquisse d'un sourire se dessina sur le visage du scénariste, et tu eus l'impression d'être étrangement déconcentrée.

- Vous aviez dit étudiez en Littérature anglaise. Dites-moi, qui vous fit tomber amoureuse de la littérature ? Charlotte Brontë ? Jane Austen ? Thomas Hardy ?

Pendant un instant, tu fus stupéfaite, avant de te lécher nerveusement les lèvres. Cet homme te faisait réellement avoir des réactions étranges, et tu réussis seulement à prononcer le nom de Hardy. Mais Ian Bohen continua de te fixer, et le sourire sur ses lèvres se fit légèrement plus présent.

- J'aurais pensé à Jane Austen.

Mince, même sa voix te faisait quelque chose d'étrange dans la colonne vertébrale, et tu eus un léger sourire que tu ne pus réfréner.

- Quels sont vos projets après la fin de vos études ?

- Je – Pou l'instant, j'essaye juste de passer ma licence, dis-tu en baissant brièvement la tête, définitivement déconcertée par l'attention qu'il avait pour toi.

- Et après ?

- Et après... Je planifiais de m'installer ici, à Seattle, avec Crys.

Et surtout, tu étais censé réviser pour tes examens, par être assise ici, en face de cet homme déroutant.

- Il y a cette série, dit-il tranquillement, Teen Wolf, que je suis en train de planifier. Je pense qu'un des rôles vous irait parfaitement.

Tu souris, mal à l'aise, croyant qu'il plaisantait, mais son regard profond ne te quittai pas, et tu détournas le regard.

- Je ne crois pas que cela m'irait.

Tu eus un léger rire nerveux, incapable de t'empêcher de le regarder à nouveau. Il y avait quelque chose de magnétisant dans son visage... Peut-être étaient-ce ses yeux ? Seulement, il paraissait intrigué, et tu ne pus que secouer encore une fois la tête.

- Regardez-moi.

- Je le fais.

Ton sourire se fana sous son regard intense, sérieux, et incroyablement bleu. Bon sang, encore cette sensation. Tu baissas le regard, et ton ventre se noua étrangement. Okay, tu étais en train de devenir vraiment bizarre, là.

- J'espère que vous avez tout ce dont vous avez besoin, dit tranquillement Monsieur Bohen en te raccompagnant devant l'ascenseur quelques minutes plus tard, et tu eus un sourire légèrement maladroit.

- Je crois que vous n'avez répondu qu'à quatre questions.

Pendant un instant, l'homme parut décontenancé – et tu te sentis toute petite et toute maladroite, avant qu'un léger sourire n'éclaire ses traits lorsque le bruit de l'ascenseur se fit entendre.

- Vous savez quoi, Holland ? Demanda-t-il soudainement, à voix basse, et tu redressas la tête après être rentrée dans l'ascenseur, totalement déstabilisée.

- Non ?

- J'ai un shooting photo, au Vail Studio Phtography, dans deux jours, à dix-huit heures trente. Veuillez m'y retrouver.

Ta bouche s'entrouvrit d'étonnement alors que tu regardais cet homme magnifique, et tu ne pus répondre avant que les portes ne se ferment.

Bon sang.

C'était quoi, cette sensation ?


En tout cas, deux jours et quelques heures plus tard, tu étais là, devant le studio de photo, à passer nerveusement d'un pied à l'autre en triturant tes cheveux roux.

Pourquoi étais-tu venue, déjà ? Ah oui. Parce que Ian Bohen t'avait demandé – enfin, au ton qu'il avait employé, tu t'étais sentie obligée de lui obéir, et parce que lorsque tu en avais parlé à Crystal, qui était toujours malade, elle avait tout de même trouvé la force de te pousser à coup de pied de votre appartement.

Et maintenant, tu étais là, à ne pas savoir quoi faire. Merde, quoi.

- Mademoiselle Roden ?

Tu sursautas brusquement en te retournant, voyant un gigantesque homme en costard, qui te semblait être... Un garde du corps, si on en croyait sa stature.

- Ou-oui, c'est moi.

- Veuillez me suivre, s'il vous plaît.

Okay, tu étais définitivement passée dans un univers alternatif, ce n'était pas possible autrement. Pas du tout du tout possible. Qui avait des gardes du corps pour escorter ses invités, franchement ? Ah, oui. Ian Bohen. Mince.

- Monsieur est dans sa loge, dit soudainement le gigantesque garde du corps, t'ouvrant une porte.

Pendant un instant, tu hésitas à rentrer, pas réellement sûre d'y être autorisée, mais... L'homme semblait attendre que tu te bouges, alors tu rentras dans la loge, te sentant étrangement déplacée dans cet endroit. Comme dans le bureau de Monsieur Bohen, tout était propre, net, rangé, en fait, tout le contraire de toi, tes cheveux en pagaille, et tes vêtements que tu adorais dépareiller.

En attendant, qu'est-ce que tu devais faire, maintenant ? Avec hésitation, tu t'approchas d'un fauteuil et t'y assis, tentant de calmer ton cœur qui battait à la chamade. Et si tu y réussis au bout de quelques secondes de profondes respiration, les yeux fermés... Et bien, ta réussite s'envola en fumée dès que tu ouvris les yeux.

Une des portes à l'intérieur de la loge venait de s'ouvrir – mais ce n'était pas celle par où tu étais rentrée, et – et merde, putain, Ian Bohen venait d'apparaître, une serviette à la main, et il était nu.

Mais nu... Du genre, complètement nu.

Et bon sang, il était encore plus beau comme ça, et tu te sentis brutalement rougir, surtout en voyant qu'il te regardait avec étonnement.

- Pardon – je – je suis désolé ! T'exclamas-tu en baissant vivement la tête pour détourner le regard alors que la honte te brûlait les joues et le haut de ta poitrine.

En plus, pour une rien arranger, il y avait cette sensation étrange qui te mangeait l'intérieur du ventre, et c'était incroyablement perturbant. Tu avais l'impression de mourir de combustion, et comble de la honte, tu entendis clairement le soupir à la fois amusé et étonné que relâcha le scénariste.

- Et bien, Mademoiselle Roden, il semblerait que vous ayez le chic pour vous mettre dans des situations compromettantes, rit légèrement Ian Boden.

Pendant quelques secondes, la surprise surpassa la honte, te faisant relever la tête. L'homme était tranquillement en train d'enfiler un boxer ainsi qu'un pantalon, semblant tout à fait à l'aise, et son regard se fixa sur toi lorsque cela fut fait.

- Pa-pardon ? Réussis-tu tout de même à bégayer, fronçant les sourcils, avant de t'enfoncer dans le fauteuil lorsqu'un sourire plus large éclaira son visage.

Soudainement, il te parut beaucoup plus accessible, comme s'il venait de descendre de sa tour d'ivoire, et la sensation dans ton ventre se décupla.

- La première fois que je vous vois, vous êtes à genoux, dans mon bureau. Là, vous me surprenez nu à la sortie de la douche. Tentez-vous de me faire passer un message, Holland ?

Combustion de honte, le retour. Ton visage devait actuellement être aussi rouge que tes cheveux et tu secouas vivement la tête en comprenant ce que le scénariste voulait dire par là.

- Non ! C'est simplement -

Tes mots s'étranglèrent dans ta bouche lorsque Ian – tu pouvais l'appeler Ian, n'est-ce pas ? Après tout, il t'appelait bien Holland – s'approcha de toi, lentement, mais en même temps... Il paraissait incroyablement sûr de lui, et tu te retrouvas happé par son regard.

Lorsque tu l'avais interviewé, ses yeux étaient d'un bleu profond, mais là... Cela n'avait plus rien à voir. Tu avais l'impression que tout ton corps s'embrasait à la présence de l'homme, et lorsqu'il s'arrêta à un pas du fauteuil où tu étais assise, tu te rendis brusquement compte que tu avais arrêté de respirer.

Seulement, le scénariste se pencha en avant, posant ses bras nus et musclés sur les accoudoirs, et ton problème de respiration ne se régla pas du tout, mais pas du tout du tout.

- Simplement quoi, Holland ? Demanda-t-il, et tu eus l'impression que ton prénom roula sur sa langue, te faisant frissonner de la tête au pied.

Tu ouvris la bouche pour répondre, mais t'en trouvas soudainement incapable, totalement obnubilée par le torse qui se trouvait sous tes yeux – et par la gorge – et par le visage – et merde, pourquoi était-il magnifique ?

- Des accidents ? Finis-tu par réussir à souffler, et ta voix fut étonnamment plus aiguë que d'habitude.

- Des accidents ?

Sa voix avait été légèrement moqueuse, et une étincelle brûla dans ses yeux bleus, te rendant incapable de déglutir.

- Et bien, ces accidents, reprit-il de sa voix grave, commencent réellement à me faire perdre de mon contrôle, Holland.

Une de ses mains se souleva de l'accoudoir, venant caresser sa joue brûlante, et une partie de ton cerveau dont tu n'avais pas connaissance te poussa à t'appuyer sur ses doigts. Ian poussa un grondement, avant que ses doigts glissent sur tes lèvres, pour s'éloigner soudainement.

Tu eus un gémissement frustré que tu n'avais jamais eu avant, et tu te couvris rapidement la bouche, les yeux écarquillés. Non d'un chien, c'était quoi, ça, encore ? Tu relevas des yeux stupéfaits sur le scénariste, qui te regardait de ses foutus yeux bleus qui semblaient sonder ton âme. Il cligna des paupières quelques instants, semblant lire en toi, puis un léger sourire s'afficha sur ses lèvres – mais ce n'était pas le sourire prédateur que tu avais eu l'occasion de voir, mais un sourire affectueux, presque attendri.

- Holland... Murmura-t-il, comme s'il goûtait ton prénom, j'apprécierais réellement de faire plus ample connaissance avec vous.

- Hein ? Balbutias-tu, ton cœur battant à toute allure dans ta poitrine. Mais – je – enfin -

- Appréciez-vous la nourriture japonaise ? Il y a un très bon restaurant, deux rues plus loin.

Et bon sang, ta tête te criais que non, ce n'était définitivement pas conseillé d'accepter, pour tout plein de raisons, mais tu te retrouvas à hocher la tête, et un sourire sincère prit place sur les lèvres de Ian, remontant jusqu'à ses yeux.

Merde merde merde... Il était magnifique, comme ça. Et lorsqu'il se pencha pour effleurer simplement tes lèvres des siennes, ton souffle se coupa.

Après ça, tu ne le retrouvas plus jamais correctement, parce que Ian Bohen venait d'entrer dans ta vie comme un boulet de canon, et que cet homme te faisait en permanence perdre tes moyens, et ceci, tu ne t'y habituas jamais.