Bonjour tout le monde! Je poste le chapitre avec un jour d'avance, car je n'aurai pas le temps de le faire demain. Je vous souhaite une bonne lecture. :) Rogue422
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Venue par delà les montagnes
Chapitre 4 : Discussion avec le roi.
Le lendemain, Lianna s'occupa des enfants avec Minmill jusqu'à l'heure de l'étude pour les 2 princes. Elle demanda alors à Minmill de garder Antonella le temps d'avoir une audience avec le roi. Elle trouva Endalague aux cuisines en train d'aider sa femme à peler des patates.
- Bonjour Endalague!
- Dame Lianna! Comment allez-vous?
- Très bien.
- Oh, je ne vous ai pas encore présenté ma femme, Sarah.
- Bonjour Sarah, contente de vous connaître.
- Moi de même, Dame Lianna. Mon Endalague avait raison, vous ressemblez tellement à notre défunte reine.
- Enfin Sarah! Je t'avait dit de te taire à ce sujet.
- Oh, je suis désolée.
- Ne la grondez pas, Endalague. J'aime les gens qui disent ce qu'ils pensent, même si ça peut blesser quelques fois. Et cessez de m'appeler Dame, s'il vous plaît. Lianna tout simplement me convient parfaitement. Je suis à la recherche du roi, mais je ne le trouve pas au château.
- C'est normal, Seigneur Aragorn fait sa séance quotidienne de combat près des écuries à l'armurerie royale.
- Pouvez-vous m'y amener?
- Bien sûr. Suivez-moi.
Un quart d'heure plus tard, Endalague et Lianna se trouvaient dans la cour des écuries. Ils pouvaient entendre des bruits de métaux s'entrechoqués. Ils pénétrèrent tous les deux dans l'armurerie, mais ils furent bloqués par une épée. Le propriétaire n'était autre que l'elfe blond que Lianna avait croisé plusieurs fois.
- Que faites-vous Elfe? demanda-t-elle sèchement.
- Le roi a interdit à quiconque de le déranger, dit-il en souriant espièglement.
- Ah oui?! Et bien, moi, j'ai besoin de lui parler.
Face à ces paroles déterminées, l'elfe blond baissa la garde de son épée et d'un geste lui montra l'accès à la pièce. Lianna s'avança jusqu'à la rambarde qui surplombait la salle où le roi se battait contre 5 hommes et 1 nain.
- Seigneur Aragorn! Seigneur Aragorn! ... Seigneur ... Oh quel idiot...
Elle se tourna vers Endalague et l'elfe. Ce dernier lui sourit d'une façon qui voulait dire "Je vous l'avais bien dit.". Elle remarqua dans un coin plusieurs casques en métal et des boucliers en bois plus ou moins grands. Elle revêtit le casque et s'empara d'un petit bouclier. Elle s'avança vers l'escalier qui menait à la salle lorsque l'elfe et Endalague essayèrent de l'arrêter.
- Je sais ce que je fais.
Elle s'approcha du roi qui lui tournait le dos.
- Seigneur Aragorn, dit-elle en lui tapant dans le dos.
Mais comme elle s'y attendait, celui-ci vit en elle un nouvel adversaire. Elle s'abaissa évitant de justesse la lourde et royale épée. Sans réfléchir, Aragorn plaqua son épée sur le bouclier et écrasa contre le mur son adversaire malgré les cris de ses autres compagnons. Seul le petit cri aigu et féminin lui fit relâcher la pression sans pour autant libérer la personne devant lui. Il remarqua alors des grands yeux marrons bordés de longs cils. Endalague et Légolas se pressèrent vers lui. Il enleva son casque et recula de quelques pas. Lianna n'avait toujours pas bougé et semblait avoir du mal à respirer. Endalague s'avança vers la jeune femme.
- Dame Lianna...
Celle-ci tourna la tête vers le serviteur et reprit alors conscience de la réalité. Elle retira alors son casque.
- Seigneur Aragorn... je... j'ai enfin votre attention.
- Dame Lianna, je m'excuse pour...
- Je vous arrête tout de suite, Seigneur Aragorn, tout est de ma faute. Je n'aurai pas dû vous approcher de dos. Bon, nous devions nous voir pour mon affaire.
- Ah, je... je l'avais oublié.
Lianna s'avança vers la sortie suivie par le roi et ses compagnons. Elle se tenait le dos.
- Vous ai-je fait mal, Dame Lianna?
- Ne vous inquiétez pas, Majesté. J'ai déjà eu plus de dégâts que çà.
- Ah bon?
- Oui... Mon père est armurier. Je l'ai plusieurs fois aidé à tester ses armes. Bon, je vous retrouve dans la grande salle, Majesté.
Lianna partit en avant pour récupérer le petit coffre contenant une partie de la rançon pour sa soeur. Vingt minutes plus tard, elle se présenta devant le trône du roi entouré de ses 3 fidèles conseillers, Gandalf le magicien, Gimli le maître nain et Légolas le prince elfe.
- Tenez, Seigneur Aragorn, voilà la somme que nous avons réussi à réunir. Il manque 1000 pièces d'or. J'espère que mon travail pourra rembourser cette dette.
- Dame Lianna, je tenais à vous préciser que Lord Endermill a agis de sa seule volonté en attaquant votre contrée.
- Ma venue ici, Seigneur Aragorn, n'a aucun rapport avec l'invasion de mon pays. Tout ce que je demande, Majesté, c'est de retrouver ma petite soeur.
Les 4 hommes ressentiment la profonde tristesse de la jeune femme. Subitement, Lianna se redressa et son expression se fit plus sévère.
- J'ai maintenant quelques requêtes à faire concernant vos enfants. 2 choses en particuliers. Premièrement l'heure du repas du soir. Il est beaucoup trop tard pour vos enfants, surtout la princesse. Je propose donc de l'avancer d'une heure.
Aragorn commença à ouvrir la bouche, mais Lianna le stoppa d'un geste de la main.
- Bien sûr, je sais que vous devez en parler avec vos conseillers. Je ne m'attends pas à ce que le changement se fasse dès ce soir. Deuxièmement, lors du coucher, un geste tendre de votre part pour vos enfants, même le plus âgé, ne serait pas un luxe. Réfléchissez-y.
Lianna attrapa sa montre.
- Il va être 13h. Les garçons vont avoir fini leur étude.
Gandalf s'avança alors.
- Dame Lianna, quel est cet objet que vous venez de regarder? Je l'avais déjà remarqué hier soir.
- C'est une montre. Une horloge de poche si vous voulez. Puis-je m'avancer?
Aragorn acquiesça de la tête. Elle s'avança alors vers le trône et leur montra l'objet.
- Magnifique, s'exclama Gandalf. Simplement ingénieux. Vous l'avez fait vous même?
- Non, Maître Gandalf, dit-elle en souriant. Bien que j'ai de l'instruction, ceci est une mécanique bien trop complexe pour que je comprenne sa fabrication. Les montres sont une des fiertés de notre royaume. Tenez, Maître, je vous l'offre.
- Euh non, non, gardez-la mon enfant.
- J'en ai d'autres dans mes affaires, ça me ferait plaisir de vous l'offrir.
- Alors je l'accepte volontiers.
Lianna plaça la montre dans la main du vieux magicien.
- Je vous laisse, Messires. Il est l'heure du repas pour les enfants.
Après une légère révérence, elle s'éloigna vers la cuisine où les enfants l'attendaient déjà.
A suivre...
