Fiouuh! Et voilà, dès qu'on se dit qu'on pourra maintenir un certain rythme, la vie vous fout une baffe en pleine joue pour vous rappeler que non, vraiment, faut pas abuser quand même! Avoir suffisament de temps pour publier tous les trois jours? Tu rêves ma cocotte! Tiens, du boulot comme ça tu seras obligée de remettre ce projet à plus tard!

... Tout ça pour vous dire que je suis désolée de publier avec deux jours de retard... J'ai eu un jeudi et un vendredi un peu chargés, et de ce fait ai dû revoir mes priorités... Mais voici quand même le chapitre 4! (il est assez court, comme le 5 d'ailleurs, mais après cela ils ont tendance à s'allonger)

ps: j'ai finalement décidé de traduire 'golden boy' par... 'golden boy'. Honnêtement, impossible de trouver un équivalent décent, et il semblerait que tout le monde emploie ce terme de toutes façons. Je vais donc revenir sur les chapitre précédents et remettre 'golden boy' là où j'avais traduit comme je le pouvais.

Sinon, Lassa-Liam: ça me fait plaisir que tu trouve Harry drôle, un des points forts de cette fic (l'originale je veux dire) c'est que les interactions entre Tom et Harry sont pleines d'humour pince-sans-rire excellent, et j'avais très peur d'avoir du mal à retranscrire cet humour très particulier en français.

Heureusement que vous êtes là pour me soutenir dans vos reviews, voilà qui me motive à continuer ce projet!

;-P


Visage renfrogné, d'une humeur de chien, il parcourut le chemin familier vers la salle sur demande. Il avait laissé son entrainement de côté. Bloqué dans le passé, peu désireux de se mêler aux autres occupants de son dortoir, on finissait par chercher d'autres moyens de se divertir. Et il trouvait son entrainement divertissant. Lire n'était pas si terrible non plus lorsqu'il eut surmonté son allergie aux manuels scolaires; même s'il se doutait qu'il ne lirait jamais pour le plaisir. Quoi qu'il en fût, il ne laisserait plus jamais quelqu'un mourir pour lui. Plus d'autre Cédric. Il ne serait plus jamais aussi vulnérable. Et c'était également un excellent moyen de ne pas lancer des sorts sur tout le monde autour de lui... sur les lions... et les envoyer à l'infirmerie. En particulier une certaine Ginny Weasley. Comment osait-elle? Alors parce qu'il ne se baladait pas partout en criant à qui voulait l'entendre que les Serpentards étaient des ordures, il était maintenant du côté des ténèbres? Elle n'avait aucun droit de faire cela. Soit, elle avait une raison de ne pas aimer Tom, mais elle n'essayait même pas de donner une chance aux autres. Elle n'avait jamais donné une chance aux autres, à aucun d'entre eux. Et puis il y avait eu tout son discours sur comment il était en train de trahir la mémoire de ses parents en étant l'ami de leur meurtrier. Tom n'était pas Voldemort. Pas encore. Il avait l'opportunité d'essayer d'empêcher cela. Mais non! Il n'était qu'un traitre et un mangemort : est-ce qu'elle n'oubliait pas qui l'avait sauvée dans la Chambre des secrets? Par Salazar. Tout cela arrivait trop rapidement. Lorsque les fenêtres commencèrent à trembler dans leur encadrure il sut qu'il avait besoin de se calmer. L'entrainement pouvait l'y aider. Il avait le temps en attendant que Tom n'arrivât de toutes façons.

Cela ne servait jamais à rien de chercher Tom, ils finissaient toujours par se croiser à un moment ou à un autre. Comme il s'en était très vite rendu compte dans le passé, le vrai problème c'était d'éviter l'autre. Le futur Seigneur des Ténèbres savait toujours où le trouver. Ils finissaient souvent par simuler des combats, s'entrainer ensemble ou faire semblent de se battre en duel – même si tout le monde disait le contraire, ils faisaient semblant. Les autres n'arrivaient simplement pas à comprendre que parce qu'ils étaient pleins de hargne quand ils échangeaient des sortilèges cela ne voulait pas dire qu'ils étaient véritablement en train de se disputer. Honnêtement si leurs conflits devaient jamais atteindre une telle gravité... cela ne valait même pas la peine d'y penser. Avec le temps tout le monde avait fini par s'habituer à les voir se traîner l'un l'autre à l'infirmerie, couverts de sang et à moitié morts. C'était quelque chose d'étrangement grisant que de se battre en duel avec Tom. Cela le poussait dans ses retranchements, ce que bien peu d'autres choses pouvaient faire. Il avait probablement des tendances suicidaires. Pour être honnête il n'avait jamais fait beaucoup d'efforts à l'école. Il ne voulait pas attirer encore plus l'attention en ayant des meilleurs résultats que la moyenne, et il ne voulait pas voler la vedette à Hermione. Il pouvait déjà imaginer comment Tom exploserait s'il apprenait qu'il n'allait pas avoir que des O et des E. Tant pis.

"Pourquoi est-ce que je m'en doutais?" Tom entra dans la salle sur demande d'une démarche tranquille, évitant sans problème le sortilège qu'il lui avait lancé instinctivement. Le connard aurait dû se douter qu'il valait mieux ne pas arriver sans prévenir. Une rangée de golems animés fut très vite détruite. Le mur derrière Tom était défiguré par une profonde balafre.

"Tu es voyant, répondit-il tandis qu'il laissait sa magie se calmer.

- Tu as découvert mon secret le plus noir, mon secret le mieux gardé: je risque de devoir te tuer.

- Ah bon? Et tu vas faire ça comment?" se moqua-t-il. Son ton désinvolte fit fronçer les sourcils à Tom.

- Continue comme ça et tu vas vite le découvrir," rétorqua-t-il. Harry se borna à lever les yeux au ciel. Il ne la lui avait jamais faite celle-là. Tom transforma le terrain d'entrainement en une réplique de la salle commune des serpents. Ils s'assirent tous les deux. Le silence s'installa un moment.

"Alors comme ça tu trouve que le nom de Lord Voldemort est ridicule? demanda Tom sur le ton de la conversation.

- J'ai failli faire une crise cardiaque quand Abraxas m'a dit ça, admit-il.

- J'avais remarqué," Tom dit-il avec un sourire moqueur. Un ange passa. "Vas-y, essaie donc?

- Hein?

- Pardon, corrigea Tom sans réfléchir. Si tu trouve que c'est un nom si ridicule, trouves-en donc un meilleur.

- Pourquoi faire? Ce n'est pas moi qui ai l'intention de devenir un psychopathe génocidaire," il haussa un sourcil. Tom lui lança un regard mauvais. Un homme moindre aurait battu en retraite. Il se contenta de lui lancer un sourire prédateur.

"On a fini?" demanda-t-il enfin, ne recevant pas de réponse. Tom plissa les yeux.

- Je jure que tu étais supportable avant, dit-il avec agacement. Tu as passé trop de temps avec les Griffondors.

- Je suis Griffondor. Regarde ma cravatte.

- Je vais la brûler cette satané cravatte, Tom murmura, l'air sombre.

- Je croyais que c'était la faute du Choixpeau?" commenta-t-il d'un ton égal. Le silence revint, pesant, lorsque Tom riva ses yeux sur lui.

"Je peux le brûler aussi si ça te fait plaisir?" dit-il d'un ton sarcastique. Il ne répondit pas,j'en ai assez." Il fut quelque peu alarmé lorsque la baguette de Tom apparut au niveau de sa gorge. Il recula la tête d'un petit geste vif pour l'éloigner de la baguette à la surface polie. Comment est-ce que? Saleté de serpent aux mouvements vifs et imprévisibles. Il se renfonça sans le vouloir dans le fauteuil. Ouais, juste parce que Tom n'était pas si intimidant (pour lui en tous cas) cela ne voulait pas dire que cette position ne lui posait aucun problème. Il détestait l'infirmerie et avait franchement envie d'éviter d'y aller.

"Qu'est-ce que j'ai fais?" demanda-t-il avec prudence. Pourquoi toujours lui? Sa cicatrice brûlait douloureusement.

- Le Griffondor je pourrais tolérer – Salazar sait que ton complexe du héros est assez gros pour que tu y sois réparti. La sang-de-bourbe et le traitre à son sang encore une fois je m'y attendais. Mais alors ça? Pitié, dis-moi si je suis en train de perdre mon temps ici?

- Ça dépend de ce que tu cherches à accomplir?

- Harry.

- Tom," imita-t-il. L'expression de Tom était inimitable. S'il n'avait pas eu une baguette d'if pressée contre sa gorge il aurait pu en rire. Que se passait-il? Il n'était au courant qu'il avait fait quelque chose... intentionnellement... pour irriter son ainé Serpentard. Rien de plus que sa repartie habituelle en tous cas.

"Je ne suis pas venu ici pour m'associer au 'Golden Boy' de Dumbledore, ni au héros de la lumière. Soit tout ce que je savais n'était qu'une illusion, et sachant avec qui ta connection est reliée je doute de m'être trompé. Ce qui signifie... que quelque chose ne va pas.

- Tu penses que quelque chose ne va pas alors tu me fiche une baguette à la gorge? demanda-t-il, incrédule.

- Non, la baguette c'est parce que tu es un idiot qui a de la chance et la mauvaise habitude de me filer entre les doigts et de te sortir des situations génantes tout en évitant les questions.

- Tu es bien placé pour parler.

- Harry!

- Écoute, ça ne te regarde pas.

- Ça me regarde quand tes ruminations me donnent la migraine.

- Maintenant tu sais ce que je ressens... ça te dérangerais de retirer cette baguette maintenant?

- Aucun problème... dès que tu m'auras dis ce qui t'ennuie.

- Depuis quand ça t'interresse?

- Depuis que j'ai dû assister à tes funérailles. Organisée par le Ministère d'ailleurs.

- Aïe.

- Hmmm. Parle.

- Non.

- Legilimens." Satané Seigneur des Ténèbres.