Chapitre 3 : Lendemain différent…

Cette nuit fut mouvementée, un vrai cauchemar prenant vie… Je rêvais d'un Edward différent, un Edward froid et dur, il ne souriait plus il était même plus… dangereux… Il me faisait vraiment peur, je ne connaissais pas cette facette de lui, mais une chose n'avait pas changé : cette lueur, à la fois assassine et douce, comme si j'étais sa proie… Nous étions dans la forêt, là où, plus tôt dans la journée, nous avions parlés… Il était face à moi puis se posta derrière moi en une seconde, nous restions immobile pendant quelque temps et d'un coup il posa ses lèvres sur mon cou puis descendit jusqu'à l'épaule. Ce geste me fit frissonner, pas de froid, ni de plaisir, mais de peur… Quelques secondes plus tard il planta ses crocs dans ma chair.

Le lendemain matin, je me réveillais dans les bras froids de mon Adonis, je fus d'abord surprise, je n'en avais plus l'habitude depuis un mois, puis je réalisais qu'il était revenu pour moi d'après ce qu'il disait. Je n'étais toujours pas convaincue à cent pourcent… Mais je voulais passer le plus de temps possible avec lui jusqu'à ce qu'il reparte, je suis peut-être sadomasochiste…

Je regardais le réveil : il était neuf heures, je me retournais et enfouissais mon visage dans son torse, de son côté, il enroula ses bras autour de moi.

Je n'arrêtais pas de penser à ces dernières vingt-quatre heures, tout avait changé, de mon état de légume au bonheur et aux questions que je me posais. Edward m'interrompit dans mes pensées en disant :

- Bien dormi ?

- Oui très bien, car tu étais là.

- Si j'ai été utile, j'en suis heureux, dit-il avec son sourire en coin que j'aimais tant, il reprit en disant :

- Il faut que tu te prépares, je te réserve une journée que tu ne risques pas d'oublier…

- On va à la clairière ?

Il fut surpris :

- La clairière ?

- Oui, Notre clairière, notre lieu… magique en quelque sorte, là où tout à commencer.

Il se recomposa un visage serein et dit :

- Non, je pensais t'emmener… dans un autre endroit, peut-être aller voir la famille si tu en as envie ? Tu leur manques énormément…

- Euh… Oui je veux bien. Revoir Alice, Emmett, Esmée, Carlisle et Jasper me fera du bien, mais Rosalie…

- Elle ne dira rien, ne t'inquiète pas.

- Ouais mais avant que vous partiez, elle ne me portait pas vraiment dans son cœur…

- Je sais, mais elle a changé d'avis, elle a vu que j'étais triste sans toi, et elle a finit par être d'accord avec les autres, elle s'en veut d'ailleurs…

- Ah oui ? Pour quoi ?

- Elle s'est rendu compte qu'elle n'avait pas été très gentille et elle tenait à s'excuser…

- D'accord. Je vais prendre une douche et m'habiller. Tu m'attends ici, tu ne bouges pas d'un centimètre, d'accord ?

- Je ne bougerai pas d'un millimètre même, je te le promets.

Puis il mit ses mains derrière la tête et ferma les yeux. Il restait là, pétrifié comme une pierre ou plutôt comme une statue. Quant à moi, je me levais du lit, pris un pantalon noir et un bustier bleu nuit dans ma commode, et enfin je sortais de la chambre, je me retrouvais dans le couloir pour aller dans la salle de bain.

Je passais la porte de la salle de bain et je fermais la porte derrière moi. Je m'approchais de la douche, j'ouvris le robinet pour faire couler l'eau afin qu'elle devienne chaude, pendant ce temps, moi, je vérifiais mon reflet dans le miroir au dessus du lavabo. J'avais une sale tête, les cheveux dans tous les sens et le visage pâle… Je m'extirpais de mon pyjama puis me glissais dans la douche, je me relaxais, l'eau chaude détendait mes muscles…

J'en sortis rapidement, m'habillais des vêtements que j'avais pris plus tôt et revint dans ma chambre. Edward était toujours là, ses mains derrière la tête et les yeux fermés. C'est vrai, il n'avait pas bougé d'un millimètre, il avait toujours les mêmes vêtement qu'hier, un jean et une chemise noir qui lui allait vraiment bien, elle s'accordait parfaitement avec sa peau blanche.

Je m'approchais de lui, m'assit sur le lit et mit ma tête contre son torse, il m'enroula avec ses bras froids ce qui m'apaisa énormément. Quelques minutes plus tard, trop tôt à mon goût, il me proposa de descendre manger mon petit déjeuner, ce qui ne me dérangea pas puisque mon ventre avait fait un bruit bizarre, qui me gênait, quelques secondes après sa demande, j'avais terriblement faim… Mon père étant parti à la pêche avec son ami Billy Black, le père de Jacob, j'avais la maison pour moi seule et aussi pour mon vampire de petit ami.

Je descendis les escaliers, en tombant à la dernière marche comme à mon habitude. Edward attendit le dernier moment pour me récupérer, il aimait beaucoup faire ça avant et à ce que je vois, il aimait toujours. Une fois en bas, je me dirigeais vers la cuisine où était disposé une tasse à café vide, mon père je suppose, je me préparais mon petit déjeuner -des céréales dans un bol de lait et un verre de jus d'orange- je le mangeais rapidement pour commencer cette journée avec mon Adonis. Pour voir cette surprise qu'il me réservait, je suis du genre curieuse…

Je pris ma veste noir accroché dans l'entrée ainsi que mes clefs au cas où si Charlie ne serait pas rentré ce soir. Une fois sortis de la maison, après avoir fermé la porte à clef, nous nous dirigeâmes vers sa Volvo, mais cette fois-ci il ne m'ouvrit pas la portière comme un gentleman, il s'installa directement derrière le volant, il devait peut-être être impatient, quant à moi, je m'asseyais côté passager me posant pleins de questions différentes, allant de « Pourquoi était-il vraiment parti ? » à « Pourquoi est-il si différent maintenant ? ».

Il me regarda longuement en souriant mais cette fois encore, il avait cette lueur bizarre… Celle de mon rêve… Je commençais à m'inquiéter mais il se détourna de mon visage et regarda devant lui, il mit le contact puis augmenta peu à peu sa vitesse jusqu'à atteindre les cent quatre-vingt kilomètres par heure. Nous débouchâmes dans l'allée de la villa très vite puis nous stoppâmes net juste devant le garage.

Cette fois-ci, il alla rapidement, sorti de la voiture puis se mit devant ma portière, afin de me l'ouvrir et me proposa sa main pour m'aider à m'extraire de sa Volvo. Je l'acceptais avec plaisir, pour pouvoir encore profiter de son contact frais et à la fois apaisant .