Blabla de l'auteur: Hey Hey! Pardooooon Roselani, je sais que je devais attiser l'attente, mais je ne pouvais pas MOI attendre :D Mais merci de tes conseils précieux :) D'ailleurs, merci aussi à Miss Loulou (t'as vu le résumé? j'suis vraiment nulle, désolée :(...) et à Tatich la Kiche (ton pseudo est tout simplement terrible :D)... Vous me motivez trop, c'est scandaleux :D Les gars, je me tais, je vous laisse lire !!
Elle traversait la cuisine, son cœur battant trop vite à son goût. La fureur lui brouillait la vue, et elle trébucha pitoyablement sur un elfe de maison. Avec la vitesse de sa fuite, elle valsa en avant et dans la confusion, elle brassa l'air à la recherche d'un appui, crispant déjà les mâchoires en attente du choc. Qui n'arriva pas.
-Granger, tu n'es vraiment qu'une petite idiote !
Elle ouvrit timidement les yeux, et fut surprise de trouver ceux de Malfoy si proches des siens. Il lui tenait le bras fermement, et la dardait d'un regard furibond.
-Non mais vraiment, tu regardes où tu vas, quand tu marches ?
-Malfoy tu… Arrête, tu me fais mal, gémit-elle en tentant de le repousser, la peur lui comprimant doucement les entrailles.
Il resserra un peu plus sa poigne, un sourire malsain se dessinant sur son visage.
-On dirait que notre petite lionne n'aime pas la proximité d'un homme, mh ?
Hermione tenta de s'écarter, mais cela ne fit qu'accentuer la douleur dans son bras. Elle allongea son bras libre pour attraper sa baguette, mais Draco fut plus rapide. Avant qu'elle n'ait eut le temps de dire « Merlin », il agitait devant ses yeux le morceau de bois magique, si cher à ses yeux.
-Pas de ça avec moi Granger… Ces petites querelles sont du passé non ?
-JAMAIS ! Ils ont tous cru à ton histoire de pauvre petit garçon manipulé, mais moi, Malfoy, moi, je sais qui tu es réellement !
-Ah, et qui suis-je alors, toi qui sembles tout savoir, grinça-t-il, vexé.
Elle le dévisagea avec toute la haine qu'elle ressentait, et souffla, froidement :
-Un gosse de riche, narcissique et égocentrique, doublé d'un sadique malsain…Tu n'es qu'un sale hypocrite, voire un pervers…
-Un pervers ? lui susurra-t-il à l'oreille.
Hermione ne sut réprimer un frisson de dégoût quand il lui embrassa le cou, et tenta de se dégager avec plus de hargne encore, les larmes lui piquant les yeux.
-Malfoy, arrête, je t'en supplie, gémit-elle, désespérée.
Ses mouvements pour se dégager ne faisaient malheureusement qu'éveiller son excitation, et il commença à lui caresser sensuellement le bas des reins. Il posa la baguette sur un plan de travail et emprisonna l'ex Gryffondor dans ses bras. La fureur prit part sur la peur, et Hermione tenta de se dégager avec plus de hargne. La bouche et les caresses de Malfoy faisaient frissonner son corps de dégoût, il fallait que cela cesse au plus vite. Elle tenta une dernière fois d'attraper sa baguette, mais il lui manquait plusieurs centimètres pour y arriver. La présence de désir de son ennemi contre son ventre la révulsait, mais c'est ce qui la sauva. Moldue ? Ses parents l'étaient. Alors pourquoi ne pas utiliser une de leurs bonnes vieilles solutions, à ces humains. Elle prit son courage à deux mains, et avec une rage décuplée par la peur, elle envoya un coup de genoux digne de ce nom dans l'entrejambe de Malfoy.
Elle fut satisfaite de le sentir s'effondrer contre elle, satisfaite de sentir sa douleur. Elle se recula et le laissa s'étaler de tout son long sur le sol carrelé, sous les regards des elfes de maison, complètement tétanisés.
-T'ES VRAIMENT QU'UN POURRIS !! hurla-t-elle, pour évacuer sa haine.
Elle se retourna, et sortit de la cuisine d'un pas précipité, en ajustant son uniforme. Elle entra néanmoins avec beaucoup de discrétion dans la salle de réception, où la fête battait son plein. Les familles évoluaient gracieusement dans leurs robes et costumes, un sourire absent plaqué sur chaque visage, la lumière s'était tamisée, les jeunes s'accoquinaient dans les coins sombres, et Malfoy gisait dans la cuisine. Elle sourit à ce souvenir, puis elle s'avança précipitamment vers le bar pour aider Lyra, apparemment débordée.
-Ah, enfin ! Tu faisais quoi Hermy ? brailla la blonde, tout en servant des cocktails à tour de bras.
-Je…prenais un bol d'air, grogna-t-elle avec un faux sourire.
Lyra n'ajouta rien, se contentant de lui indiquer d'un signe de tête les verres à servir. La soirée se finit sans autres incidents, si ce n'est la sortie de Malfoy des cuisines qui arracha un sourire mesquin à Hermione.
Vers trois heures du matin, tout le monde était parti, et les deux jeunes femmes s'affairaient à ranger la pièce e, babillant sur telle robe, sur telle parure, sur telle famille. Hermione faisait léviter une pile d'assiette plus grande qu'elle et Lyra ramassait les dernières nappes à coup d'Accio. Tout paraissait calme, et la brune avait oublié les incidents de la soirée. Ce qui ne dura pas.
-Granger, en cuisine ! cria Maxime, la voix courroucée.
Elles se jetèrent un regard interrogateur, et Hermione se dirigea vers les deux portes battantes marquant l'entrée des cuisines.
-Il y a un problème boss ?
-Oui… Je ne suis plus votre boss, vous êtes virée.
-Que… QUOI ? Mais pourquoi ? Je reconnais, je n'aurais pas dû me conduire comme ça avec Malf… les clients, mais je…
-Je suis désolée, mais Mr Malfoy m'a rapporté les événements qui se sont déroulés dans la cuisine, bougonna Maxime.
-Ah bon ? bégaya-t-elle, cramoisie.
-Oui, vous l'avez agressé sans aucunes raisons, et il m'a juré qu'il nous ferait couler si je ne…
Alors c'était ça. Il avait menti à son patron pour la virer. Décidément, elle avait eu encore une fois raison : Malfoy n'avait pas changé. Il avait agit par mesquinerie, mais les limites avaient été dépassées. Sans cet emploi, Hermione coulait. Elle fulmina intérieurement, jurant que si elle tombait sur sa tête gominée, elle lui ferait passer le pire quart d'heure de toute sa vie.
-Dans le fond, ça égale votre job ici…
-… Que… Quoi ça ?
-Vous n'avez rien écouté, soupira son patron, plus en constatant qu'en questionnant.
-Désolée…
-Malfoy m'a demandé de vous virer en réparation de vos actes, souffla-t-il.
Maxime baissa les yeux, confu, et Hermione vira au rouge. Si Malfoy voulait la guerre, il l'aurait, et plus rapidement qu'il ne le croyait. Elle n'était pas une Gryffondor pour rien, elle s'en relèverait. La seule question était comment.
Malfoy se laissa tomber sur son lit, un sourire satisfait au visage. Ah, elle voulait jouer les petites dindes effarouchées ? Très bien, il était devenu maître dans l'art ! Après tout, qui avait couché avec Ginny la nuit de son enterrement de vie de jeune fille ? Qui avait réussi à mettre la plupart des filles de Poudlard dans son lit ? Il sourit de contentement, pressé à l'idée de recommencer une partie de ce jeu avec Granger, son ennemie de toujours. Il fit néanmoins une grimace de douleur au souvenir du puissant coup de genoux. Et son regard finit de s'assombrir quand il repensa à ses mots…
-Pas de ça avec moi Granger… Ces petites querelles sont du passé non ?
-JAMAIS ! Ils ont tous cru à ton histoire de pauvre petit garçon manipulé, mais moi, Malfoy, moi, je sais qui tu es réellement !
-Ah, et qui suis-je alors, toi qui sembles tout savoir.
-Un gosse de riche, narcissique et égocentrique, doublé d'un sadique malsain…
Il grogna. Après la Guerre, après tous ces combats à leurs côtés, elle ne le croyait toujours pas. Oui, il l'avait plus que persécutée lors de leur scolarité, mais ces querelles étaient du passé, et il avait radicalement changé depuis. Il aimait la taquiner… Non, il ne savait pas comment lui parler autrement. En vérité, il ne savait qu'être infect avec elle. Il se tourna sur le ventre, et soupira. Peut-être que le licenciement avait été de trop ? Mais son orgueil était plus important que le travail d'une petite mégère comme Granger.
Il se retourna une dernière fois sur le dos, et passa ses mains sous sa nuque. Il avait été étonné de la trouver là, accroupie derrière ce comptoir, à ranger des bouteilles de champagnes. De puis la fin de la Guerre, il avait pensé qu'elle serait devenue médicomage, ou Auror, il n'aura même pas été étonné qu'elle devienne professeur à Poudlard. Mais elle était serveuse… Ce point restait un véritable mystère dans sin esprit. Comment l'un des esprits les plus brillants de Poudlard avait pu finir si « bas » ? Peut-être qu'elle n'était qu'une petite frimeuse, ricana-t-il.
Mais il savait pertinemment que c'était faux. Hermione avait toutes les capacités pour réussir, et le fait qu'elle n'y soit pas parvenue l'interpellait.
Il se leva, exaspéré de penser à cette bêcheuse, et se déshabilla rapidement. Il se glissa dans ses draps, épuisé. Il cogita encore quelques instants, se surprit à penser qu'elle avait bien changé, physiquement. Il maugréa à ces pensées, remonta la couverture sur sa tête, et laissa le sommeil venir à lui. Avant d'y sombrer, il eut une dernière idée de génie…
Sans emploi ? En si elle… Hé hé hé hé…
