Et c'est partie pour un nouveau chapitre... Et pour une convocation pour Emma !
Le chapitre est plus court. Mais je publie en même temps le chapitre 5. Les chapitres devront être plus long ensuite.
Je ne vais pas me lancer dans de grands discours, je vous laisse découvrir la suite...
Chapitre IV : Ressemblance
La nouvelle semaine avait débuté, plus calmement que la précédente. Aucun retard n'était à signaler, évitant à Emma une remontrance de la part de l'enseignante de droit des affaires. Le cours avait débuté cette fois dans le calme. Alors que les étudiants de l'amphithéâtre prenaient des notes sur ce que disait Mme Mills-Colter, Mary-Margaret se tourna vers Emma et se risqua à lui demander:
- Et si Ruby Lucas parvient à retrouver Coraline, tu comptes essayer de la contacter, de la rencontrer ?
- Je ne sais pas encore. Pour le moment, je procède par étape. Attendons de voir si elle parvient à retrouver sa trace. Je ne veux pas me donner de faux espoirs, imaginer quoique ce soit et être déçue si elle ne la retrouve pas.
- Elle va la retrouver, j'en suis sûre. J'ai confiance en elle. Et elle l'a dit, elle est la meilleure même quand il s'agit de retrouver des personnes qui ne veulent pas être retrouvées. Dit Mary-Margaret avec sourire malicieux.
- Nous verrons ! Répondît Emma, en rigolant.
- Mon cours vous ennuis mesdames ? Nous vous dérangeons peut être ? Avez-vous des remarques à faire qui pourraient intéresser toute la promotion ? Intervient, tout à coup, l'enseignante semblant être énervée et dont le visage s'était fermé froidement.
- Non madame, excusez nous ! Répondirent les deux étudiantes en cœur.
- Si je dois interrompre mon cours une seconde fois pour vous faire une remarque, je vous demanderai de sortir de cette salle. Suis-je suffisamment claire ? Emma et Mary-Margaret acquiescèrent. A ce moment, elles auraient certainement préféré être très loin d'ici.
Le cours s'était achevé dans un silence devenu presque pesant. Décidément, Mme Mills-Colter n'était vraiment pas tendre, bien que Emma et Mary-Margaret avaient leur part de responsabilité. Mais qu'est ce qui avait bien pu arrivé à cette femme pour être aussi... froide. Emma y avait réfléchit longuement ce soir là. Il n'en demeurait pas moins, qu'elle admirait cette femme. Elle était forte, déterminée, exigeante. Demandant le meilleur de ses étudiants. Elle continuait de penser qu'elle ressemblait à Granny en quelque sorte. Ou cela n'était-ce qu'une illusion ? L'absence de Granny l'obligeant a essayé de retrouver son égal. Finalement, pour Emma, cette ressemblance avait un côté rassurant.
Toutefois, la semaine suivante, Emma avait été prise, une nouvelle fois, en pleine conversation avec Mary-Margaret, qui elle s'était faite plus discrète, de quoi mettre sérieusement en colère l'enseignante. Mary-Margaret n'avait, par chance, pas subit les remontrances. Mme Mills-Colter lui avait demandé cette fois de sortir de son cours. Seulement, cette fois, Emma était, en plus, convoquée dans son bureau, le lendemain à 16h. C'était avec anxiété que Emma s'y était rendue. Arrivée devant le bureau, elle avait inspiré un grand coup avant de frapper. Une voix familière se fit alors entendre: "entrez".
- Bonjour, Madame ! Dit Emma en entrant dans le bureau parfaitement ordonné, avec plusieurs étagères remplis d'ouvrages.
- Je vois que vous êtes à l'heure cette fois. Installez vous. Lui répondît l'enseignante avec sa classique froideur, en lui montrant un siège vide en face de son bureau. Je suppose que vous avez une idée du pourquoi vous êtes ici.
- Mon écart de conduite, je suppose. Répondît Emma plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu, en se remémorant la présentation des règles de l'enseignante lors du premier cours.
- Miss... À ce moment, Mme Mills-Colter l'interrogea du regard. En effet, elle ignorait le nom de l'étudiante assise en face d'elle.
- Emma, Emma Swan.
- Miss Swan, j'ai à cœur que mes étudiants aient un comportement exemplaire. Vous faites la renommée de cette université, ne l'oubliait pas. Ainsi, je ne tolère pas que des étudiants puissent être en retard, ce n'est pas respectueux envers l'enseignant, ni envers les autres étudiants. Bien sûr, cette remarque est valable lorsque des étudiants se permettent de converser en plein cours. Vous comprenez ?
- Je comprends, je n'aurais pas dû agir ainsi. Je m'en excuse...
- Je voulais que les choses soient bien claires entre nous. Vous êtes là pour apprendre. Je suis ici pour enseigner. Assurons nous que cela se réalise dans les meilleures conditions.
- Je voulais également m'excuser d'être arriver en retard, il y a quelques semaines. Je revenais de Boston. J'avais un rendez vous chez mon notaire. Ma grand mère est décédée le mois dernier. Bref, la circulation était dense. Je n'aurais pas dû venir en cours cet après midi là.
- Peu importe. Je tiens seulement à ce que cela ne se reproduise plus. Le ton était toujours aussi froid, dénué de tout sentiment. Emma répondu par la positive et se retira.
Cette entrevue ne s'était pas si mal passée. Cela dit, elle semblait dénuée de tout sentiment. Emma n'avait pas eu de grands remontrances, ni de sentence impitoyable comme Mary-Margaret s'amusait à dire. L'enseignante ne lui avait fait qu'un rappel des règles qui s'appliquaient dans son cours. Elle rejoignit alors Mary-Margaret qui l'attendait à l'entrée de l'université, comme elle en avait convenu.
- Emma ? Alors, comment s'est passée l'entrevue ? Elle n'a pas été trop sanglante ? Tu n'es pas renvoyée de son cours au moins ? Sinon, tu risque de ne pas pouvoir assister aux examens de fin de semestre. Mary-Margaret semblait angoissée et avide d'informations.
- Mary-Margaret, calme toi. Tout c'est bien passé, personne n'est mort. Je ne suis pas renvoyée. Nous n'avons fais que discuter...
- Discuter ? Avec des mots, des phrases ? Oui, bien sûr avec des mots. Non, je veux dire avec un échange, un dialogue ?
- Oui... Enfin, elle m'a surtout rappelé les règles élémentaires pour le bon fonctionnement d'un cours. Mais aussi que les étudiants de cette université devaient avoir un comportement exemplaire, car nous faisons "la renommée de cette université", expliqua Emma en accompagnement la fin de son explication par des guillemets avec les doigts de ses mains.
- Elle tient à la réputation de son université dans les autres villes, dis moi. Attention, aucun écart n'est toléré. Action, répression !
- Mary-Margaret, tu es peut être un peu virulente. Au fond, elle souhaite simplement que ses étudiants réussissent et donnent une bonne image de l'université, qu'ils représentent. Je me suis excusée de mon comportement, en lui expliquant pourquoi je suis arrivée en retard il y a 15 jours, tout est rentrée dans l'ordre.
- Tu la défends ? Je ne critique par sa démarche. Vouloir le meilleur pour les étudiants et pour l'université est honorable. Je critique seulement sa manière de procéder. C'est un peu excessif.
- Je ne la défends pas, non... En l'a voyant, j'ai l'impression de retrouver une part de Granny. Soupira Emma, en regardant tristement Mary-Margaret.
- Oh Emma, alors c'est ça. Pour toi, Mme Mills-Colter ressemble à Granny. Elle te manque beaucoup n'est ce pas ? Excuse moi, je ne devrais pas réagir comme ça.
- Oui, elle me manque beaucoup. Nos petites conversations me manquent, nos rires me manquent. Je suis en colère qu'elle m'est quittée. Tout me manque mais tu vois, elle n'est plus là, alors je vais bien devoir m'y habituer. Emma avait finit par avouer, avec les larmes aux yeux, ce qu'elle n'avait encore jamais dit depuis le décès de Granny. Le vide... voilà ce qu'elle ressentait.
Mary-Margaret n'avait jamais vu Emma réagir de cette manière. C'était une tout autre personne qu'elle avait en face d'elle. Habituellement, Emma était forte, optimiste et ne dévoilait jamais ce qu'elle éprouvait. Aujourd'hui, elle venait de se confier. Mary-Margaret l'a pris alors dans ses bras, comprenant sa douleur. Emma n'avait plus de famille, seulement des amis sur qui elle pouvait compter. Coraline demeurait la seule à pouvoir recréer un lien. Ruby Lucas avait intérêt à la retrouver.
