Titre : La Rose au Crépuscule.

Auteur : Kyutora.

Couples : Kiba Inuzuka × Neji Hyûga, Naruto Uzumaki × Sasuke Uchiha, et peut-être d'autres.

Commentaires : Encore une fois merci à ceux qui sont fidèle à la fic. Les encouragements sont très stimulants pour écrire la suite. J'espère que ce combat ne sera pas trop long. ^^ Bonne lecture !


Mon sang ne fait qu'un tour. Est-ce que je viens bien d'entendre mon nom ? Dites-moi que je rêve, un peu plus et on se croirait dans une fiction !

« Bon courage vieux... » me dit Shikamaru avec une claque dans le dos.

- Merci... dis-je en m'avançant vers le centre du terrain. Je jette un coup d'œil derrière moi pour voir Hinata, Ino et Naruto me faire un signe d'encouragement, alors que Sakura hausse les épaules l'air de dire : « Fallait que ça tombe sur toi ! »

Alors que je me plante devant Neji, je fais un petit bilan de la situation. Je suis censé cogner sur le gars qui m'attire plus que n'importe qui ; ce gars en question est l'un des meilleurs de sa promotion, et il va me ridiculiser lamentablement en me collant une raclée mémorable, pour prouver qu'il est encore plus balèze que Sasuke, et j'ai eu la merveilleuse idée de laisser Akamaru à la maison aujourd'hui. C'est top.

Le beau ténébreux s'incline, et je lui rends son salut. Il plante son regard nacré dans le mien, avec ces yeux qui vous donnent l'impression d'être à nu devant lui. À tout prendre ce serait pas si désagréable que ça dans d'autres circonstances...

« Bon courage à vous deux. Allez-y ! » dit Kakashi.

- Byakugan !

Deux petits cercles apparaissent dans le blanc des pupilles de Neji, et les veines autour de ses yeux se font saillantes, preuve que son dōjutsu est actif. Il a l'air pressé d'en finir. Mais j'ai beau avoir flashé sur lui, je vais lui faire voir ce que sait faire un Inuzuka...

« Jūjin Ninpô! » dis-je en prenant une position de taijutsu. L'imitation de la bête... Je libère mon chakra, et je sens immédiatement mes muscles se gonfler, et mes ongles pousser pour former des griffes tranchantes. Le toute accompagné de cette sensation grisante de bestialité que je connais bien, et l'adrénaline qui commence à monter...

Sans plus attendre, je m'élance en avant, fonçant vers lui griffes dehors. Habilement, Neji sort deux kunais qu'il lance à courte distance, visiblement certain de m'atteindre. Déviant sur sa droite, j'esquive les deux armes sans problème, prêt à lacérer son flanc avec mes griffes luisantes de chakra. Il a l'air surpris de ma rapidité, mais esquive aussitôt avec un salto arrière.

Puis Neji s'élance à son tour, main à plat, utilisant sa technique du jūken ; un type de taijutsu unique qui consiste à impulser du chakra pour causer des blessures internes ou bloquer le flux de chakra. J'esquive sa manœuvre sans trop de mal, et riposte à mon tour... Sans l'atteindre non plus.

On continue à s'échanger une série de coups parés puis renvoyés à tour de rôle, sans que l'un n'arrive à toucher l'autre. Même avec ma technique de Jūjin Ninpô, bien que je sois légèrement plus rapide que lui, il reste suffisamment concentré pour parer mes coups... Et on pourrait continuer comme ça pendant des heures. Enfin, c'est ce que je pensais, jusqu'à ce qu'un coup trop puissant de ma part ne me déséquilibre légèrement vers l'avant ; profitant de l'ouverture, Neji abat sa main tendue, et alors que je fais un bon de côté pour tenter de l'éviter, deux doigts heurtent mon avant-bras, répandant une douleur aigüe.

Un peu plus et il me faisait imploser le muscle... Ignorant la douleur, je profite de mon élan pour passer derrière lui et sortir un kunai que je dirige vers sa cuisse. Sans même se retourner, il effectue un saut en avant pour m'esquiver. J'oubliais que son Byakugan couvre presque 360°... Je suis plus rapide que lui, mais il est capable d'anticiper mes coups grâce à ces yeux, ce qui ne me laisse pas beaucoup de marge de manœuvre, sinon de l'épuiser en le prenant de court. J'ai un plan...

« Kage Bushin no Jutsu ! » dis-je. Pendant que mon clone se matérialise, je lance mon même kunai, suivi de quelques shurikens dans la direction de Neji. Le brun, pas décidé à bouger, riposte en sortant ses propres shurikens pour contrer mes armes de jets. Se faisant, mon clone arrive au corps à corps, et entame le combat avec lui.

Je tire trois kunais avec des parchemins explosifs, que je lance aussitôt sur Neji. Ayant repéré ma manœuvre, il empoigne mon clone et le tire pour qu'il s'interpose entre les kunais et lui. Mes parchemins explosent au contact du clone. Exactement ce que j'attendais !

Il lève soudainement la tête, mais c'est trop tard ; pendant qu'il était occupé à intercepter les parchemins, je m'étais propulsé en l'air pour l'atteindre de plein fouet. Libérant mon chakra, j'amplifie ma force pour donner un coup décisif.

« Hakkeshō Kaiten ! »

Alors que je suis à quelques centimètres de lui, une force irrésistible me propulse puissamment à terre, sans que je puisse voir d'où elle vient. C'est le tourbillon divin, qui permet d'expulser le chakra de son corps pour repousser n'importe quelle attaque. Alors que je me réceptionne quelques mètres plus loin, Neji continue de tourbillonner sur lui-même, formant un dôme de chakra autour de lui qui finit par se dissiper.

Le combat est mal parti... Je n'arrive pas à trouver une seule ouverture. Et la seule qui s'est présentée a été contrecarrée par cette technique qui peut le protéger de n'importe quelle attaque.

Puis Neji pointe la paume de sa main vers moi et dit : « Hakke Kūshō ! »

Des impulsions de chakra sortant de ses mains fusent vers moi à toute allure. Maintenant qu'il a évalué ma force, il passe à l'attaque... Décidé à ne pas me laisser impressionner, je malaxe mon chakra et cours en direction des attaques de l'Hyûga.

« Tsūga ! »

Je tourne sur moi-même à toute vitesse, et passe au travers des propulsions de chakra sans dommage. Je fonce tout droit sur Neji qui se contente de m'esquiver ; même lui n'oserait pas m'attaquer de front pendant une telle technique. Je m'arrête subitement, juste à côté de Neji, et change de direction en m'appuyant au sol avant de relancer ma technique. À cette distance, je ne peux pas le louper !

« Hakkeshō Kaiten ! »

Le tourbillon de Neji me propulse une fois encore en l'air. Je commence à en avoir marre de passer la moitié du combat dans les airs... J'atterris plusieurs mètre plus loin, le souffle court. Je commence à fatiguer en plus de ça ! Tout seul, je n'ai aucune chance de trouver une ouverture sans qu'il effectue sa technique de défense. Il est temps de sortir le grand jeu, c'est hors de question que je me laisse mener comme ça !

Me remettant sur pieds, je griffe la paume de ma main d'un trait sanglant. Puis je sors un parchemin sur lequel je passe ma main ensanglantée, avant de le lancer en l'air. Cette technique va me coûter beaucoup de chakra, mais je n'ai pas le choix...

« Kuchiyose no Jutsu ! »

Une fumée grise jaillit du parchemin, suivie immédiatement d'Akamaru. Avant qu'il n'atteigne le sol, de nouvelles impulsions de chakra fusent vers moi ; je les esquive sans mal, et lance une nouvelle technique :

« Jūjin Bunshin ! »

Dans une détonation de fumée, Akamaru se transforme instantanément en clone. Mais en clone bien particulier, presque aussi agile et puissant que moi. Maintenant, on va pouvoir s'amuser.

« Gatsūga ! » dis-je, et Akamaru se jette sur Neji en tourbillonnant griffes en avant, comme je l'ai fait avec le Tsūga quelques instants auparavant. Il esquive de la même façon que tout à l'heure, mais n'est pas suffisamment rapide pour éviter mon attaque de côté. Je lacère son flanc, faisant perler une trainée de sang sur ses vêtements.

Le Gatsūga est presque identique au Tsūga, ci ce n'est que la technique est plus puissante, et qu'elle est effectuée en duo avec Akamaru. Et nous sommes tous les deux trop rapides pour qu'elle soit esquivée... J'ai enfin réussi à blesser Neji ! Mais avec la quantité de chakra que je dépense, je ne tiendrai pas longtemps à ce rythme là... Autant tout donner maintenant.

« Gatsūga ! »

Akamaru et moi on se relance sur l'Hyûga, à un tout petit instant d'intervalle, pour être certain que le deuxième d'entre atteigne sa cible.

Neji s'élance en avant, sûr de lui, disant : « Hakkesho Dai Kaiten ! » J'essaye de résister à son tourbillon de chakra, mais rien à faire ; Akamaru et moi sommes propulsés en arrière encore plus violemment que précédemment. J'essaye de me réceptionner sur mes pieds, mais la force du choc me plaque au sol. J'ai à peine le temps de me relever que Neji se trouve déjà devant moi, sans que je l'aie vu approcher ; tournant sur moi-même pour effectuer un autre Gatsūga, il me prend de court :

« Hakke Rokujūyon Shō. »

Les 64 points du Hakke. Là ça sent vraiment mauvais... Pointant ses doigts, il me frappe au milieu du torse, bloquant deux de mes nœuds de chakra. Je ne sais pas comment il a fait pour savoir que j'étais le vrai Kiba et non Akamaru. Sûrement son Byukugan, s'il peut aller jusqu'à différencier le chakra d'un humain et celui d'un animal... C'est bien ma veine. J'ai à peine le temps de bouger qu'il en bloque deux autres sur mes bras. Puis il bloque quatre autres nœuds, à une vitesse stupéfiante... A cette allure, s'il arrive à bloquer les 64, je serai hors d'état de combattre. Si Akamaru n'intervient pas, je vais finir très mal en point. Il en a déjà bloqué huit. Puis seize... Puis trente-deux, sans que j'ai même le temps de malaxer mon chakra. J'ai aussi mal que s'il m'avait bloqué la circulation sanguine. J'attends le coup final censé bloquer les seize derniers points...

Mais je tombe à terre, sans qu'il ne soit arrivé. Je tente de me relever, et j'aperçois Akamaru qui s'est jeté sur Neji, tranchant l'air de ses griffes pour essayer de l'atteindre. Aller, debout Kiba... Mes jambes pèsent des tonnes, et la moitié de mon flux de chakra est perturbé, je ne combattrai pas bien longtemps dans cet état...

Je retente ma chance, c'est maintenant ou jamais. « Tsūga ! » Au moment ou je vais toucher Neji, Akamaru saute en arrière pour ne pas être touché. Mais il suffit d'une seconde pour que l'Hyûga recommence sa technique du tourbillon divin et nous envoie balader tous les deux. Je serais curieux de connaître sa réserve de chakra ; je n'en ai jamais vu une aussi grande !

Akamaru peine à se relever, et moi aussi. Neji, lui, commence à peine à fatiguer. Ou alors il le cache bien ! Il ne me reste qu'une chance de l'affaiblir, même si elle est risquée. Je jette un coup d'œil à mon compagnon, qui effectue un signe de tête affirmatif, et se rue une fois encore sur mon adversaire, griffes dehors. Quant à moi, je m'éloigne, allant me positionner à un endroit particulier du terrain.

Neji, qui a esquivé sans problème l'attaque d'Akamaru, fonce sur moi, les mains luisantes de chakra. Arrivé à l'endroit voulu, je me retourne, et avec un demi-sourire, je forme un mudra avec ma main droite.

Le sol où se trouve Neji explose violemment, propulsant des éclats de roche et de terre aux alentours. Le souffle m'entraîne en arrière, mais une simple injection de chakra à la plante de mes pieds suffit à me faire garder prise. Désolé mon beau, mais je crois que celle-là tu l'avais pas vue venir. Vous non plus d'ailleurs, non ?

Épuisé, je tombe à genoux. Je n'ai presque plus de chakra. Le fumée se dissipe progressivement... et laisse entrevoir Neji, mal en point, mais toujours debout. C'est pas possible... Il est toujours sur ses pieds après l'explosion d'une dizaine de parchemins explosifs reçue de plein fouet ? Il plante son regard dans le mien, et me dit :

« C'est impossible... Quand ? Quand as-tu enterré ces parchemins ? J'aurais dû les voir ! »

Je suis surpris qu'il m'adresse la parole en plein combat. Mais s'il veut des explications...

« Ton Byakugan a beau te donner un champ de vision énorme et te permettre de distinguer le chakra, tu m'as quitté plusieurs fois des yeux durant ce combat. »

Il ne répond rien, attendant que je continue.

« Je parle de ton Hakkeshō Kaiten. Une technique de défense presque imparable, mais qui nécessite une grande vitesse de rotation, exactement comme mon Tsūga. Et à cette vitesse, il est impossible de distinguer quoi que ce soit, je le sais très bien. »

Son regard s'illumine.

« Je vois... » dit-il. « Lors de ta première attaque, lorsque je t'ai propulsé à terre. »

Je fais un signe de tête affirmatif. Toutes les autres fois il m'a projeté en l'air ; la première était la seule où j'étais à terre, me permettant de dissimuler rapidement les parchemins avec une technique. Le brun ferme les yeux baisse la tête en laissant entrevoir un... sourire. Neji sourit ? Sortez couverts, il va neiger.

« C'était finement observé », finit-il par dire. Puis il rouvre les yeux, avec une détermination qui me rappelle que j'ai presque plus de chakra, que je suis épuisé, et qu'aussi brillantissime (au moins, il faut le dire) qu'a été mon plan, il a eu suffisamment de temps pour expulser un peu de chakra de son corps et s'en sortir.

Libérant son chakra, il bondit à une vitesse folle sur moi. Quand à moi, je malaxe mon chakra, préparant ma dernière offensive.

« Gatsūga ! »

Je fonce droit sur lui, et Akamaru qui se trouve derrière lui fait de même, pour le prendre en sandwich. (… Mais non, pas dans ce sens bande de pervers, je vous vois venir !) On va voir s'il lui reste beaucoup de chakra...

« Hakkesho Dai Kaiten ! »

Mais pourquoi est-ce que j'ai pris la peine de poser la question ? Alors que je fais un nouveau vol plané, je réussis difficilement à atterrir sur mes pieds. J'ai juste le temps de voir Akamaru à terre, sous sa forme animale, inerte ; il n'a pas tenu le choc.

L'Hyûga est déjà à mon niveau, et abat la paume de sa main en plein sur mon abdomen, m'arrachant un cri de douleur, je libère tout ce qui me reste de chakra dans ma technique de Jūjin Bunshin ; puis je saisis son bras qui vient de m'infliger une sérieuse blessure interne, et je lui décoche un coup de poing magistral dans le torse. La respiration coupée, il réussit à m'entraîner au sol. J'espère que je ne l'ai pas trop énervé, parce que s'il a décidé de passer ses nerfs sur moi, je n'ai plus une once de chakra pour lui tenir tête. Je ferme les yeux, attendant le douloureux contact avec le sol...

Il a fait en sorte que je sois en dessous de lui, donc m'écrase violemment à terre, laissant échapper un cri de douleur. J'ai mal partout... Pourquoi est-ce qu'il a fallu que ça tombe sur moi ? À cause de moi Akamaru est dans un sale état... J'aurais pas dû essayer de rivaliser avec lui, je savais que ça allait finir comme ça. Qu'est-ce que je peux être idiot !

J'ouvre les yeux, la respiration haletante. Neji est accroupi sur moi, et me tient fermement les deux mains au sol, visiblement hors d'haleine aussi. Je sens d'ici l'odeur de son corps contre le mien, mêlée de sueur et de sang... Son visage n'est qu'à quelques mètres du mien. Je plante mon regard dans le sien, dans le blanc nacré de ses yeux. Il a une expression étrange, que je n'arrive pas à déchirer. Un mélange de satisfaction et d'épuisement. Il me tient au sol, dominateur, alors que je le contemple, comme hypnotisé, immobile...

« On va s'arrêter là les garçons ! » déclare jovialement Kakashi en s'approchant.

Je sursaute presque, comme si je reprenais connaissance, alors que Neji se relève. J'essaie de bouger, mais mes abdominaux me font vraiment souffrir... Il n'y est pas allé de main morte. Alors que je m'assoies une minute pour reprendre mes esprit, il me tend une main ferme. Je la regarde un moment, étonné, puis je le laisse me hisser.

On se salue l'un l'autre en s'inclinant. Puis je me dirige en direction de mon pauvre Akamaru. Je m'accroupis en face de lui et passe la main dans sa nuque touffue. Sentant mon odeur, il ouvre timidement les yeux, et lèche ma main ensanglantée. Je me retourne vers Kakashi pour lui dire :

- Sensei, il faut que j'aille m'occuper d'Akamaru.

- Bien sûr, tu peux y aller, répond-il. Beau combat, vous deux. Suivant !

Et tandis qu'il brandit une nouvelle fois son panier, je réunis mes dernières forces et soulève mon compagnon avec peine. De toute façon je n'ai même pas assez de chakra pour faire une invocation inverse... En partant en direction de chez moi, je jette un dernier coup d'œil aux étudiants de ma promotion. Certains me regardent bizarrement. Et dans ce lot, il y a notamment la plupart de ceux de mon groupe.

Je ne vois pas pourquoi, mais j'ai autre chose de plus important à faire pour l'instant. Je marche quelques mètre, et arrivé au bout du terrain, la voix de Naruto m'interpelle.

« Kiba, attends ! »

Je me retourne péniblement ; Akamaru fait presque mon poids mine de rien... « Oui Naruto ?

- J'ai demandé la permission à Kakashi-sensei de t'aider à ramener Akamaru si tu veux !

- C'est gentil Naruto, mais je peux m'en occuper seul.

- D'accord », répondit-il, comprenant que ça ne servirait à rien d'insister avec moi. « Alors je passerai tout à l'heure voir si tout va bien. »

Je tente de lui faire un sourire, qui ressemble plus à une grimace qu'à autre chose. « Merci. Mais ne t'en fais pas, ça ira. Il a juste besoin de repos. Je te laisse, j'ai du chemin à faire et il est lourd !

- J'y retourne aussi. C'est au tour d'Ino, je sais pas sur qui elle va tomber ! À tout à l'heure ! »

Me retournant, je rempoigne fermement Akamaru dans mes bras, puis me mets en marche. Il respire doucement... Je ressens ses blessure par le biais de mon chakra. Nous sommes liés depuis ma plus petite enfance. Quand ma mère Tsume me l'a présenté, j'avais six ans, et c'était une petite boule de poils que je pouvais porter à bout de bras. Je pouvais même le porter sur ma tête à l'époque... Il m'a suivi à l'académie, lors de mes deux examens de sélection des chūnins, et jusqu'à la faculté. Aujourd'hui, c'est un beau canidé, qui fait presque mon poids ; il a toujours un beau pelage blanc, et est presque aussi dynamique que moi !

J'étais tellement plongé dans le feu de l'action que je n'ai pas réfléchi en l'invoquant. Pourtant je savais que Neji allait finir par prendre le dessus sur moi. Qu'est-ce que j'ai voulu prouver ? Que je vaux plus que le cancre qui fait l'imbécile en cours avec Shikamaru et Naruto ? Que je peux être digne d'intérêt à ses yeux ? Autant assumer ma connerie jusqu'au bout. Je suis crevé, j'ai mal partout, j'ai l'abdomen déchiré, je sens le sang perler sous mes vêtements, mais je ramènerai Akamaru à la maison moi-même, même si je dois le faire en rampant par terre.

« Désolé d'avoir fait l'égoïste Akamaru... T'as été super. Merci. »

Je presse le pas. Le chemin va être long...