A PRENRE OU A LAISSER

- Chapitre IV -

A peine la semaine avait-elle commencée que dimanche était déjà là. Cela faisait exactement sept jours que Sakura hébergeait les criminels de l'Akatsuki... Ou plutôt les criminels transformés en chatons. Elle avait redouté de se faire tuer, ou même violer à plusieurs reprises, mais finalement tout s'était bien passé. Il y avait eut quelques petites altercations évidemment, et s'il fallait donner certains noms, sont choix se serrait arrêté aux suivants : Kakuzu, parce qu'il était froid, cruel et primitif. Hidan, parce qu'il ne pensait jamais avec son cerveau et se contentait de se laisser guider par son « instinct » qui pouvait se révéler particulièrement vicieux. Itachi, parce qu'elle le détestait tout simplement... Et pour finir Deidara. Non pas qu'il eut été méchant, loin de là, mais car il s'était amusé à mettre trois cent kilos de popcorn dans son four micro-ondes, juste pour le plaisir de les voir explosé dans de vulgaires « pop »... Et il avait fallu les bouffer ses putain de trois cent kilos de maïs frits !

Cependant, les petits problèmes qu'elle avait rencontrés jusque là n'équivalaient pas celui auquel elle se heurtait aujourd'hui... Le nom de ce problème ? Travail. En effet, ses vacances se terminaient dimanche même, sois aujourd'hui, et elle devait retourner à l'hôpital demain matin à la première heure. Rien de bien inquiétant jusque là, puisque de toute façon, elle était dans l'obligation d'aller travailler, afin de pouvoir nourrir les sept énergumènes non-désirés qui vivaient à présent chez elle. D'autant plus qu'ils ne pouvaient pas quitter sa maison à cause du jutsu d'enfermement... Mais là était justement le hic : Il était hors de question que cette bande de petits cons reste à son domicile lorsqu'elle n'y était pas. Dieu seul savait ce qu'ils serraient capables de faire ! Brûler sa maison ? Inonder les toilettes ? Commander un écran plat hors de prix sur la chaine de télé-achats ? Ou quelque chose de pire encore ? Non... Il était définitivement inconcevable qu'elle les laisse seuls.

« - J'ai la migraine... »

Il y avait décidément trop de problèmes à régler en à peine quelques heures... Et la motivation lui manquait à un tel point, qu'elle décida de s'allonger sur le canapé, l'air profondément ennuyée et surtout très inquiète. Après avoir saisie la télécommande et allumé la télé, elle ferma les yeux pour faire abstraction de tout ce qui l'entourait. Le problème le plus important, comme elle l'avait déjà dit, était que son congé se terminait demain. Et bien qu'elle ne soit pas un de ces petits infirmiers malchanceux, pouvant être appelé au beau milieu de la nuit pour une urgence idiote et risquant d'être licencié à la première erreur, elle avait des obligations ! Travailler trois, quatre ou parfois même cinq jours par semaine n'était pas la meilleure perspective qui soit lorsqu'on hébergeait des criminels de rang S... Mais dans tous les cas, elle devait retourner bosser, ne serait-ce que pour gagner assez d'argent afin de nourrir ces ventres sur pattes. Parce qu'ils avaient beau être de mignons petits chatons, ils bouffaient comme quatre ces enfoirés !

Travaillez en ayant sept boules de poils moustachues chez elle ne l'aurait pas gênés particulièrement... Mais ces putains de criminels ne voulaient jamais rester sous leur forme féline, et ne loupaient pas une seule occasion pour se transformer en hommes ! Et entre les toilettes, la baignoire, le tuyau d'arrosage, le lavabo de la cuisine et celui de la salle de bain, autant dire qu'ils avaient toutes les ressources inimaginables pour se tremper le poil ! En même temps, c'était compréhensible... Putain, elle n'aurait pas voulu devenir un chat !

« - Je me demande si ils font leur toilette comme... Oh non, mieux vaut ne pas y penser. »

Ah ! Et pour ne pas oublier un détail, pour le moins compromettant, elle se rappela que ces petits cons manipulateurs et inconvenants avaient trouvé un moyen audacieux pour garder leur forme humaine vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept ! Il s'agissait d'une sorte de bracelet d'eau cerclé autour de leurs poignets, formé grâce à une technique suiton de Kisame. Comme cette eau était partiellement composée de chakra, elle ne s'évaporait jamais, et le jutsu ne se brisait que lorsque Shark-man allait dormir... Plusieurs d'entre eux avaient d'ailleurs souffert de brûlure aux doigts, à cause du chakra particulièrement puissant de Kisame, mais ils ne s'étaient pas plains. Et heureusement qu'ils ne l'avaient pas fait, car elle ne les aurait certainement pas soignés !

Le seul qui n'utilisait pas cette technique était Itachi. Elle ne l'aurait de toute façon pas permit. Il était tout simplement hors de question que cet individu fourbe, ignoble et cruel lui tourne autour dans sa propre maison ! Lorsqu'il était un chaton, cela passait encore. Mais s'il n'osait ne serrait-ce qu'une seule fois se présenter devant elle sous forme humaine, elle lui aplatirait la tronche sans aucun ménagement !

« - Ce monstre... Si Sasuke savait qu'il est là... »

Et en plus de ces deux inconvénients, que représentaient le travail et la forme humaine, venait s'ajouter un troisième problème : Le manque de place. Oui parce que Putain c'est qu'il en prenait de la place ! Et pas qu'un peu ! Son appartement était juste trop petit pour être habité par huit personnes. Et puis bordel, ils avaient tout de même transformé son salon en véritable camping ambulant ! Des couvertures, des draps et des oreillers jonchaient le sol jusqu'à l'entrée de la cuisine, et allaient même jusqu'à débordés par la porte-fenêtre du jardin. Parfois, elle les entendait se battre le soir pour savoir qui aurait l'immense privilège de dormir sur le canapé cette nuit... Et quand ils décidaient de régler ça en faisant Janken fight (pierre, papier ciseaux en japonais), cela pouvait durer des heures !

« - Je vais les tuer... Les enterrer dans mon jardin... Et m'enfuir sur l'autre continent... »

C'était peut-être bien pour ces raisons que Sakura se trouvait dans un état on ne peut plus critique : Les sens en éveille, les nerfs à vifs, les yeux fatigués, et sur le point de craquer. Son lit était confortable, d'accord, et la température de sa chambre parfaitement convenable, mais c'était tout simplement trop – beaucoup trop – pour son pauvre petit esprit ! Bien sur, elle pouvait simuler que loger tous ces... Gens, ou choses, à vous de voir... ne la dérangeait pas le moins du monde, mais putain l'illusion ne tiendrait plus bien longtemps à ce rythme !

Bien qu'elle ait ressentit une sincère sympathie à leur égard, ils étaient définitivement chiants ! D'accords ils avaient été victimes d'une malédiction, d'accord ils n'avaient nulle part où aller, d'accord cette épreuve était psychologiquement insupportable pour eux, d'accord ils étaient à plaindre... Mais putain, ce n'étaient pas des raisons suffisantes pour lui pourrir la vie à elle ! Mais bordel, il avait fallu que ce soient des chatons ! Pourquoi des chatons ? Ces êtres primitifs, à quelques années à peine de l'australopithèque, et incontestablement dangereux étaient des putains de boules de poils ronronnantes aux yeux brillants d'innocence et aux frimousses adorables ! Comment aurait-elle pu, ne serait-ce qu'une seconde, envisager de les foutre à la porte, sans paraître barbare et cruelle ?!

« - Je devrais les jeter dans une benne à ordure putain... »

C'est sur ces paroles peu engageantes et particulièrement véridiques que Sakura se dirigea vers sa chambre, où elle finit par s'endormir... Elle cru se réveiller quelques minutes plus tard, alors qu'en réalité plusieurs heures s'étaient écoulées depuis qu'elle avait sombré dans le sommeil. La nuit était déjà tombée et d'après le silence qui régnait, ses colocataires étaient eux aussi déjà couchés... Cependant, elle ne s'était pas réveillée pour rien. En effet, une présence non identifiable la fixait quelque part à travers l'obscurité. Elle se tourna sur le flanc gauche et découvrit une forme humaine à travers la noirceur de la nuit. Avant même qu'elle n'ait pu dire un mot, il prit la parole.

« - Non, non, non, non ! Ne frappe pas Tobi, s'il te plaît ! » S'écria alors la voix enfantine du concerné.

« - Tobi, qu'est-ce que tu fais ici ? » Questionna-t-elle en se redressant.

Une fois que ses yeux furent convenablement adaptés à l'obscurité, Sakura pu voir l'homme brun assis au chevet de son lit. A son plus grand damne, il n'avait aucun t-shirt, mais portait néanmoins un pantalon décent. Il se tritura machinalement les doigts, le regard baissé au sol et l'air hésitant. Trop fatigué pour lui hurlé de se dépêcher car elle voulait à tout prix dormir, elle attendit qu'il se décide à parler...

« - Et bien en fait... » Commença-t-il nerveusement.

« - Oui ? » L'encouragea-t-elle gentiment.

« - Tu vois... » Balbutiât-il une fois encore.

« - Oui ? » Reprit-elle, une once d'exaspération dans la voix.

« - Tobi a vraiment peur ! » S'exclama-t-il, les joues rougissantes.

« - P... Peur ? Mais peur de quoi ? T'es l'un des criminels les plus recherchés de tout le continent... De quoi pourrais-tu bien avoir peur ? » Demanda-t-elle, en clignant des yeux.

« - De noir ! Tobi a fait un vilain cauchemar... »

« - Oh put... »

« - Tobi peut dormir avec toi ? » La coupa-t-il, les yeux plein d'espoir.

« - Non ! »

Il lui plaqua brusquement la main sur la bouche, l'air complètement affolé. Elle se débattit autant qu'elle le pu, mais il avait, chose étonnante, une sacrée force ! Après quoi, il se retourna vers elle et lui fit signe de ne plus crier. Elle haussa un sourcil, dubitative, tandis qu'il lui expliquait que si elle parlait trop fort, les monstres viendraient la chercher... Furieuse, et exaspérée par son comportement puéril, elle lui arracha le bracelet d'eau et lui essuya le bras avec sa couverture. Quelques secondes plus tard, après un léger « pop » et un épais nuage de fumée blanche, il redevint chaton.

« - Tu peux dormir ici, mais seulement sous cette forme ! » Déclara-t-elle en le posant sur son lit.

Apparemment satisfait de l'alternative qu'elle lui proposait, il se roula en boule à ses pieds et ronronna discrètement pendant quelques minutes. Il était en quelque sorte mignon... Non, pour dire vrai, il était carrément adorable ! Elle voulu le prendre dans ses bras et l'amené plus près d'elle, mais se résigna bien vite en se souvenant qu'il s'agissait en réalité d'un criminel complètement nu. Après avoir laissé courir le stress de cette situation, qu'elle jugeait incommode et étrange, elle se rendormit, déjà épuisée à l'idée de devoir se lever pour aller travailler demain...


L'ambiance était assez étrange... Et à vrai dire, il ne comprenait pas vraiment le sens de ses agissements. Elle était là, à quelques mètres de sa position, le regard perdu et apparemment effrayé. La situation était quelque peu déroute, et sa surprise était telle qu'il était incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Elle sauta par-dessus quelques édredons et rampa sur les mains et les genoux jusqu'à lui. Il se redressa lentement et la fixa un instant, partagée entre deux idées. Peut-être était-elle venue pour le tuer. Cela n'aurait pas été surprenant, car après tout, ils s'étaient imposés à elle comme un cadeau non refusable et pas spécialement désiré. Pourtant, sa conscience lui disait qu'elle n'en ferait rien et qu'elle était là simplement pour parler avec lui.

« -Zetsu ? » Murmura-t-elle, d'une voix tremblante et incertaine.

« - Oui ? » Confirma-t-il, totalement dépassé par les évènements.

Après un moment d'hésitation, elle finit par s'asseoir au pied de la couverture du concerné, qui attendit patiemment qu'elle lui explique la raison de sa présence ici.

« - Zetsu... » Répéta-t-elle, toujours craintive.

« - Oui. » Répondit-il une seconde fois, la voix douce et rassurante.

« - J'ai fait un cauchemar... Je sui désolée... J'étais juste un peu effrayée. » Avoua-t-elle, la voix lente et fébrile.

« - Ca... Ca va si je dors ici cette nuit ? » Reprit-elle, à sa plus grande surprise.

Ses yeux commencèrent à pleurer doucement, et sa main agrippa le tissu de la couette qui le couvrait. Elle le supplia intensément du regard, et il du bien avouer que cette vision était plutôt tentante. Cependant, quelque chose clochait. Oui, cette situation était des plus impromptue et avait tout que l'on pu qualifier de bizarre.

« - Tu veux venir avec moi ? Je... Te console un peu ? » Questionna-t-il, surpassé par l'étrangeté de cette scène.

Après qu'elle eut acquiescé silencieusement de la tête, il se détacha de sa partie noire, qui lui disait que tout cela était certainement un piège, et se déplaça légèrement sur le côté, pour laisser une place à la nouvelle venue. Aussitôt, elle se coucha dans l'espace laissé libre et se pelotonna contre lui, apparemment reconnaissante. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit si petite, mais ne lui en toucha mot. A vrai dire, ce n'était pas vraiment le moment de parler morphologie et taille... Il rabattit doucement les couettes sur elle, et ses pieds frôlèrent par mégarde les chevilles de la jeune fille étendue à ses côtés. Quelque chose n'allait définitivement pas.

Sa pensée se confirma lorsqu'il sentit la main de Sakura se poser sur sa taille et descendre doucement jusqu'à son nombril. Il resta muet et interloqué. Son index suivit délicatement la ligne de démarcation qui séparait son côté blanc du noir, et s'attarda longuement sur son torse musclé, le faisant frémir pour une raison qui lui était inconnue. Avait-elle bu ou quelque chose comme ça ? Il était bien trop abasourdit pour savoir que dire, que faire, que penser... D'ailleurs, ses caresses n'avaient rien de désagréables et il aurait bien été tenté de se laisser faire si tout cela ne lui avait pas paru aussi bizarre. Il ne la connaissait pas, et elle n'avait apparemment aucune confiance en lui. Ce qui était justifié car elle connaissait la dangerosité de sa nature, et lui aussi d'ailleurs.

« - Sakura, arrête s'il te plait. » Murmura-t-il en saisissant son poignet.

Elle se retira de son emprise et, après avoir passer une jambe par-dessus ses hanches, poussa sur son bras vacant, afin de monter sur lui avec hardiesse et légèreté. Sans qu'il n'ait le temps de s'en apercevoir, elle le chevauchait, de manière à la fois aguicheuse et innocente. Reprenant là où elle s'était arrêtée avant qu'il ne l'interrompe, elle posa une nouvelle fois ses doigt menus sur son torse et les fis courir sur son corps, effleurant sa peau sans la toucher vraiment. Le souffle de Zetsu s'étrangla dans sa gorge, alors que des rougeurs évidentes se dessinaient sur ses joues.

« - Pourquoi ? » Demanda-t-elle, la voix fébrile et charmeuse.

« - C'est... Indécent. Et particulièrement irresponsable. Tu sais de quoi le deuxième moi est capable... » Répondit-il, hésitant.

Elle eut un petit rire inhabituel et particulièrement doux. Puis, tout en souriant, elle se pencha sur lui et souffla légèrement le long de sa clavicule, avant de la lécher sans aucune retenue. Sous les caresses insistantes et les attentions toutes particulière que Sakura lui portait, il ne pu s'empêcher de frémir de nouveau, sa raison s'effritant petit à petit.

« - Qui a dit que je voulais être raisonnable ? » Murmura-t-elle à son oreille, la voix tremblante... D'excitation ?

Elle se redressa de nouveau et vint effleurer les lèvres de son compagnon, qui fit inconsciemment un mouvement de la tête, la tentation étant véritablement à son apogée. Puis il y eut un bruit sourd et lointain. Son rêve prit fin. Il se réveilla en sursaut, des sueurs froides coulant dans son dos, et les joues encore rouges.


« - Un rêve... ? » Murmura-t-il, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.

Une fois qu'il eut reprit contenance, il se rendit compte que le fracas qui l'avait sortit de son sommeil venait du salon. Il se releva donc et aperçu Deidara et Hidan, debout devant ce qui semblait être un vase brisé. Des tulipes blanches criblaient le tapis, et l'eau contenue par ce dernier commençait à tâcher le sol.

« - Merde... Là on est mal. » Grogna Hidan, et se pinçant l'arrête du nez.

« - C'est ta faute pauvre débile, mh ! Je t'avais dis de faire gaffe, mh ! » S'énerva Deidara, en contemplant le désastre que leur bêtise avait induit.

Se réveiller avec quelque chose d'incroyablement doux et chaud contre son estomac était une expérience unique et particulièrement agréable. C'est ce que pensa Sakura lorsqu'elle reprit conscience, avant de s'apercevoir que la chose en question n'était autre que Tobi. Ce petit con avait trouvé le moyen de se glisser sous son t-shirt pendant qu'elle dormait, et ronronnait amoureusement contre son ventre. Elle pensa le tirer par la queue et le jeter par la fenêtre pour lui donner une bonne leçon. Elle pensa hurler au viol, mais cela aurait été trop exagéré étant donné qu'il n'était qu'un petit chat en cet instant. Elle pensa aussi le laisser comme ça, car après tout, la sensation de cette boule de poils douce et brûlante ne la dérangeait pas vraiment, mais c'était une idée trop vague, trop lointaine et surtout particulièrement idiote.

Elle le retira donc délicatement de dessous son vêtement, ce qui ne le réveilla pas du tout, tant il semblait bien dormir, et le déposa sur la couette avant de se lever. Après avoir baillé longuement en perspective de cette dure journée, elle fit craquer ses doigts, puis ses bras et enfin ses jambes. Tobi quand à lui, trouvait apparemment le drap du lit particulièrement à son goût car il s'étira de façon anormale jusqu'à devenir complètement plat, et se mit à ronronner bruyamment. Elle l'observa faire, un sourire amusé sur le visage, jusqu'à ce qu'un « crash » tout à fait inquiétant retentisse depuis le salon. Elle se tourna, l'air complètement exaspérée, et partit en direction du hall. Qu'avaient-ils encore bien pu faire cette fois ? Son quotidien était devenu une véritable mission de survie et elle en voyait vraiment de toutes les couleurs avec ces types. Il semblait même que l'enfer aurait été plus apte à garantir son confort et sa survie que cette maison peuplée de criminelles tous plus idiots les uns que les autres.

Elle s'arrêta un instant devant la salle de bain, pour remettre en forme la masse hirsute que ses cheveux formaient, puis se rendit comme prévu au salon... Elle avait la très nette impression que cette journée allait encore être remplit de bizarreries, de démence et de dangers. Rien de très rassurant que ce pressentiment. Lorsqu'elle entra dans le salon, Deidara et Hidan tournèrent prestement la tête dans sa direction, un air coupable et ennuyé sur le visage. Elle observa longuement la scène qui se jouait devant ses yeux, avant qu'une bouffée de colère ne lui monte jusqu'au cerveau.

« - C'était le vase de ma mère connard ! » Hurla-t-elle, profondément énervée.

Cependant, après qu'elle eut jeté un coup d'œil rapide à l'horloge de la cuisine, elle comprit que ce vase était le cadet de ses soucis. Après avoir juré autant de fois que le temps le lui permettait, elle courra jusqu'à se chambre, enfila sa tenue de travail, et se brossa les dents à vitesse record. Dix minutes plus tard, elle était prête, parfaitement habillé et décemment présentable. Sans plus attendre, elle saisit son sac sur le porte manteau de l'entrée, et s'apprêta à partir. Pas le temps de s'occuper de l'Akatsuki, et encore moins pour se faire du souci sur ce qui se passerait en son absence. Mais alors qu'elle ouvrait la porte et pénétrait dans le jardin, une main habille et étonnement ferme lui attrapa le coude et la tire en arrière. Elle se rattrapa de justesse sur le torse de son agresseur, et mit un certain temps avant de comprendre qu'il s'agissait en réalité de Kakuzu. Répugnée à l'idée d'avoir touché les points de sutures qui ornaient ses pectoraux, elle se jeta en arrière et lui lança un regard noir.

« - Quoi ?! Tu vois bien que je suis en retard bon sang ! » Lui hurla-t-elle en faisant volte-face, et l'ignorant superbement.

« - Où est-ce que tu vas putain ? » Lui demanda-t-il, l'air contrarié.

« - Et bien figure-toi que j'ai un travail moi ! Tu sais ? Il faut de l'argent pour nourrir toutes vos putains de gueules ! » S'exclama-t-elle, à bout de nerfs.

« - ...Pendant combien de temps serras-tu absente ? » Demanda-t-il, plus calme.

« - Ca prendra le temps que ça prendra ! Je n'ai pas de compte à vous rendre ! » Déclara-t-elle en sortant précipitamment.

Le reste de la journée ne s'avéra pas meilleure pour Sakura, et son amie fidèle et dévouée la poisse ne semblait plus vouloir la quitter d'une semelle. Il y avait d'abord eut Naruto qui était venu deux fois avec de multiples fractures toutes plus graves les unes que les autres. Puis il s'en était suivit de Genma, rescapé d'une certaine soirée entre homme qui avait finit en eau de boudin. Le soigné aurait été beaucoup plus simple s'il n'avait pas été si ivre et par conséquent si pervers... Sakura avait été contrainte de l'assommer pour qu'il ne viole pas tous le personnel infirmier de l'hôpital, au plus grand déboire de sa supérieure, qui l'avait sévèrement réprimandée. Sans compter sur les passages incessants de Lee qui l'avait harcelé toute la matinée afin qu'elle accepte de dîner avec lui.

Heureusement, Tsunade la laissa rentrer chez elle après la pause déjeuner, et Sakura décida d'utiliser le temps qui lui restait pour aller faire un tour en ville. Sa prime d'automne lui avait été donnée le jour même, elle pouvait donc se permettre une ou deux folie sans risquée d'être à découvert. Alors qu'elle rentrait chez elle, elle passa devant une épicerie de bon marché, et se rappela immédiatement les sept véritables machines à manger qu'elle avait laissées chez elle... Ce qui la fit tout de suite penser à l'état déprimant de son frigo, qui n'avait jamais été aussi vide depuis le jour où elle avait emménagé !

« - Je crois qu'un réapprovisionnement s'impose... » Déclara-t-elle, en passant au travers des portes coulissantes du magasin.

Elle flânant pendant plusieurs heures entre les rayons, plus pour le plaisir d'être au calme que pour autre chose. Elle savait parfaitement que le silence ne serrait plus à disposition lorsqu'elle rentrerait, et cela avait tout de déprimant pour elle qui aimait la tranquillité plus qui quiconque... Ces idiots avaient intérêt à ne pas avoir fait de conneries où il leur en coûterait cher !

Après avoir acheté un pack énorme de bouteilles d'eau minérale, des bananes, des céréales, du lait et d'autres choses divers et variées mais surtout essentielles, elle passa en caisse, puis hissa les sacs sur son épaule. Le trajet fut pénible avec toutes ces charges, mais elle ne s'en plaignit pas... La journée avait été dure. Particulièrement quand Naruto avait protesté comme un dingue lorsqu'il avait été question de lui faire une piqure. Il avait ensuite proposé de passer chez elle dans la soirée, mais elle avait fermement refusée, sous prétexte d'être trop fatigué à cause du rythme de travail qu'elle avait perdue avec ses trois semaines de vacances... Elle n'osait même pas imaginer ce qui se passerait s'il venait soudainement dans sa demeure qui abritait clandestinement l'Akatsuki au grand complet !

Lorsqu'elle arriva à l'entrée de son jardin, elle fut tentée d'appeler à l'aide ses colocataires, croulant sous le poids des multiples provisions qu'elle avait faites. Mais ça n'aurait certainement pas été une bonne idée : Elle ne voulait pas que ses voisins aperçoivent sept individus aux visages mortellement familiers aller et venir en fille indienne dans son jardin pour l'aider à porter ses courses... C'était un appelle au suicide ! Elle se résigna donc à terminer le trajet sans l'aide de personne.

« - Je sui rentrée... » Murmura-t-elle doucement en ouvrant la porte – ce qui lui fit penser qu'elle avait l'air complètement idiote !

Le silence régnait... Stop ! Quelque chose n'allait définitivement pas ! Ils avaient pour habitude de faire un grabuge pas croyable, alors pourquoi tout était si calme ? Elle se faufila discrètement jusqu'au salon, certaine qu'ils préparaient un mauvais coup... Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle découvrit Itachi et Zetsu, tranquillement assis sur le canapé, en train de feuilleter quelques livres sur « la médecine du corps » ou « les premiers secours ». Kisame quand à lui, était planté devant la télé, et semblait prêter une attention toute particulière à la chaine télé-cuisine... Continuant son exploration, elle trouva Tobi, assis dans la salle de bain, jouant avec un canard en plastique et chantant le générique de hamtaro, ainsi que Deidara apparemment intéresser par l'un des tableau qui ornait son couloir.

Lorsqu'elle revint dans le salon, tous la fixèrent avec curiosité. Elle détestait quand ils faisaient ça ! A chaque fois qu'elle pénétrait dans une pièce, il la regardait un moment, comme si les discussions qu'ils entretenaient avant ne la regardaient pas ou étaient compromettantes. Elle avait bien essayée de se faire discrète plusieurs fois, mais ils n'étaient pas des criminels pour rien, et l'attaques surprise, si l'on pouvait appeler ça ainsi, ne marchait apparemment pas sur eux...

« - Itachi. » Appela-t-elle, alors que ce dernier semblait surpris qu'elle lui adresse la parole.

« - Oui ? » Répondit-il, stoïque comme un roc.

« - Où sont Hidan et Kakuzu ? »

« - Je crois qu'ils sont allé dans ta chambre pendant que tu travaillait... Ils sont probablement toujours dedans. » Déclara-t-il, avant de reprendre sa lecture.

Elle s'étouffa avec sa salive et affiche des yeux ronds comme jamais. Après avoir comprit l'envergure du problème, elle se plaça devant Zetsu et tapa violemment du pied sur le sol. Ce dernier releva la tête, en toute innocence. Elle lui lança un regard furieux, et il n'en comprit pas moins la signification.

« - Il y a un problème ? » Demanda-t-il, inquiet.

« - Non... Tu crois ?! Pourquoi tu les as laissé entrer bordel ?! Je pensais avoir pourtant été claire ! » S'exclama-t-elle, furibonde.

« - Laisser faire quoi ? » Reprit-il, apparemment perplexe.

« - Hidan et Kakuzu ! Ils sont dans ma chambre en train de faire Dieu seul sait quoi avec mes affaires! Je l'ai déjà dit et je le répète : Aucun d'entre vous n'a le droit d'y pénétrer, à moins que je ne lui en ai donné explicitement l'autorisation ! »

Elle reprit son souffle un instant, fermant les yeux pour contenir sa rage. Puis, se tournant vers tous ceux qui étaient présent dans le salon, elle cria, plus énervée que jamais.

« - Vous savez quoi ? Vous dépendez tous de moi pour ce qui est de la nourriture et de la protection... Ce serrait dommage que tout ça disparaisse d'un seul coup, hein ? Alors putain, quand je fixe des règles, on les écoutes et on y obéit ! » S'exclama-t-elle, avant de partir comme une tornade dans le couloir.

Elle passa à vive allure devant Deidara, qui en fut presque secoué, et qui la regarda passée d'un air abasourdit. Elle s'arrêta brusquement devant la porte de sa chambre et s'apprêta à l'ouvrir. Des voix familières s'en échappaient... Ils étaient donc bien dedans ces petits fouineurs ! Elle savait qu'ils remarqueraient certainement sa présence, mais espéra que leurs attentions serraient suffisamment détournée pour qu'ils n'y prennent pas garde. Elle se pencha donc en avant et tenta d'écouter ce qu'ils disaient.

« - Putain de merde, par Jashin-sama ! Hey, Kakuzu, regarde un peu ça ! » Cria la voix d'Hidan.

Oh non... Sakura serra les poings et se retint vivement de ne pas défoncer la porte pour lui en coller une belle. Parce que quand un homme se montrait aussi grossier dans la chambre d'une femme... Il n'y avait qu'une seule raison envisageable.

« - Putain ! Cette femme a des gouts vraiment prodigieux en matière de sous-vêtements féminins ! J'aurais jamais pensé en la voyant qu'elle portait des strings ! Y'a même de la putain de dentelle dessus ! Hey, tu m'écoutes un peu, oui ? Merde mais pourquoi tu regarde dans son journal alors qu'il y a toutes ces merveilles pornos sous tes yeux ? Sois un homme et vient mater ça un peu, ça en vaut la peine putain ! » Déclara Hidan, apparemment en pleine admiration devant ses sous-vêtement.

Oh... Ils allaient tous crevés. Elle allait se faire une véritable joie de les tuer très lentement, pour qu'ils regrettent à jamais leurs actes vils et déplacés !

« - Hey, tu sais quoi ? » Continua-t-il, à l'adresse de Kakuzu.

Aucune réponse. Sakura agrippa doucement la poignée de la porte, prête à l'ouvrir dès qu'elle entendrait encore une parole obscène sur sa tenue vestimentaire.

« - Quoi, t'as décidé de m'ignorer, c'est ça ?.... Je voulais juste te dire que ce string me rappelle la première fois que j'ai baisé. » Poursuivit le prêtre jashin, imperturbable devant le silence de son compagnon.

Elle reteint un cri d'horreur. Cependant, la conversation devenait beaucoup plus intéressante que ce qu'elle avait espéré. Avec un peu de chance, Hidan ne se doutait pas une seule seconde qu'elle écoutait ce qu'il disait. Les hommes ont tendances à raconter de sacrée connerie lorsqu'ils sont entre eux... C'était une chance inespérée de battre ce pervers sur son propre terrain. Il y eut un bruissement de feuilles, signe que Kakuzu était toujours en train de lire son journal intime. Elle se fora à rester calme.

« - Toi ? J'aurais plutôt pensé que les femmes s'enfuyaient avant même que tu n'ais pu enlever ton pantalon... Et puis de toute façon, t'es pas censé être abstinent, monsieur le prêtre jashin ? Ne te fais pas trop d'illusion, baiser c'est pas encore de ton âge gamin. » Répondit-il, un ton ironique dans la voix.

« - Ah oui ? Tu peux parler, toi qui n'as jamais eut de rapport avec qui que ce soit ! Je suis un dieu du sexe, contrairement à la plupart des gens ici. Et je baise quand je veux pour tout te dire ! » S'énerva Hidan, alors qu'un claquement d'élastique, annonçant qu'il avait fait voler son string au travers de la pièce, retentissait derrière la porte.

« - Oh... Et benh alors prouve-le. » Ricana Kakuzu.

Sakura faillit s'étrangler suite à cette réplique. Elle s'était attendu à un énervement brutal de la part de Kakuzu, ou dans le pire des cas, à un stoïcisme parfait... Cependant, quant était-il de sa véritable nature ? Elle avait apparemment faux sur toute la ligne jusque là, car à l'entre parler, il semblait incroyablement... Joueur. Est-ce que la plupart des membres de l'Akatsuki lui cachait leurs réelles natures ? A vrai dire, cela n'aurait pas été bien surprenant... Elle s'était montrée dure avec eux, il était donc normal qu'ils se protègent derrière un mur de glace à présent. Elle secoua vivement la tête pour tenter de reprendre ses esprits. De la pitié ? Et puis quoi encore ?! Il n'en était pas question ! Comédiens ou pas, ils n'en restaient pas moins des criminels ! Elle se pencha de nouveau sur la porte, curieuse de savoir ce qu'Hidan pourrait répondre à ça.

« - Et bien je vais... Hey ! A part Sakura y'a personne à baiser ici j'te signal ! Tu vas devoir me croire sur parole mec ! » Reprit Hidan, incertain.

« - C'est peut-être vrai... Ou alors était-ce juste une prostituée ? Parce que baiser avec toit gratuitement, je ne crois pas que ce soit possible. » Répondit Kakuzu, l'air taquin.

« - Ah ouais c'était... Hey minute ! Tu te foutrais pas de ma gueule par hasard ?! Putain, je jure sur Jashin-sama que je te tuerais ! » Hurla-t-il, prenant conscience de sa bêtise.

« - Pauvre petite chose qui ne sait pas baiser... »

Hidan fit un bruit choqué, et pendant un moment, tout resta calme. A part le bruissement continuel des pages de son journal intime, plus aucun bruit n'émergeait de sa chambre. Quand allait-elle ouvrir cette putain de porte ? Elle attendit un instant, mais Hidan ne semblait plus disposé à parler... Elle se prépara donc à faire irruption dans la pièce, l'énervement ayant atteint son apogée. Ca allait faire un raffut du tonnerre lorsqu'elle leur collerait la raclée de leur vie ! Mais alors qu'elle s'apprêtait à entrer, un long gémissement retentit à l'intérieur de sa chambre, Hidan étant apparemment celui qui l'avait produit. Sakura Pâlit sans plus attendre, et une profonde envie de vomir vint remplacée sa migraine... Bordel mais que faisaient-ils à l'intérieur ?!

« - Unnnngh... Mmmmh... Ooooooh... !! »

Elle entendit alors un bruit sourd et violent, comme si quelque chose tombait de son lit. Mais putain ils ne pouvaient tout de même pas faire ça dans sa chambre bordel ?!

« - Putain, mais qu'est-ce que c'était que ça ?! » Hurla la voix de Kakuzu.

« - Le bruit que cette gonzesse à fait lorsque je l'ai envoyée au septième ciel. Regarde, c'est tellement excitant que t'en ai tombé à la renverse ! » Déclara Hidan, tout fier de lui.

Kakuzu étouffa un fou rire et renifla indélicatement. Apparemment, lui aussi avait été surprit par ce gémissement soudain – si on pouvait appeler ça un gémissement.

« - Ah ouais... Et c'était quoi ? Une femelle éléphant ou un Pokémon enragé ? » Demanda-t-il alors, se retenant tant bien que mal de rire.

Sakura, toujours cachée derrière la porte, n'arriva pas à se retenir plus longtemps. Elle se laissa aller à la folie et explosa de rire sans même faire attention aux regards surpris que lui lançaient Zetsu, Itachi, Kisame, Deidara et Tobi. Elle entendit des pas précipités et des chuchotements inquiets à l'intérieur de la chambre. S'ils ignoraient jusque là qu'elle les écoutait, et bien maintenant ils le savaient certainement. D'accord, ils avaient gagnés : Elle ne les tuerait pas cette fois, juste parce qu'ils s'étaient assez ridiculisés comme ça. Et puis, ils avaient tout de même réussit à la faire rire, chose qu'elle n'aurait jamais cru possible de la part de criminels tels qu'eux. Elle cacherait juste un peu mieux son journal la prochaine fois, et prendrait garde à mettre un cadenas sur son tiroir à sous-vêtements. Si elle ne les avait pas tués d'ici là...

Elle attendit cinq bonnes minutes dans le couloir, avant que les deux hommes ne sortent enfin. Hidan passa d'un pas rapide devant elle, la tête haute et les joues rouges comme jamais, ce qui ne la fit que plus rire. Kakuzu, quand à lui, s'arrêta un instant devant la jeune fille, qui se tenait les côtes devenues douloureuses à cause des contractions musculaires. Lorsqu'elle croisa son regard froid et réprobateur, elle se calma un peu, mais ne cessa pas de glousser pour autant. Pourquoi avait-elle l'étrange impression d'avoir fait quelque chose de mal. D'accord, écouter aux portes comme une petite fouine n'était pas une chose honnête, mais putain c'était quand même eux qui avaient pénétré dans sa chambre pour y foutre le bordel !

« - Putain les gars... Faut vraiment que vous fassiez attention à ce que vous dîtes, parce que vous aller finir par perdre toute crédibilité ! » Déclara-t-elle, hilare.

Elle rentra dans sa chambre et remit en place les sous-vêtements dispersés au travers de la pièce, puis s'assit sur le lit, en tentant de se calmer. Kakuzu n'avait pas bougé d'un poil et la fixait toujours. Bien qu'il eût l'air complètement changé lorsqu'elle l'avait entendu parler, il était aussi particulièrement lunatique. Elle devait arrêter de rire, c'était une question de vie ou de mort. Après l'avoir fixé quelques instant il soupira et s'accouda sur la grande bibliothèque qui ornait le mur à sa droite en se pinçant l'arrête du nez.

« - Nous devons absolument trouver une solution à nos problème de... A ces conditions de vie. » Déclara-t-il alors, sa voix redevenue calme et distante.

« - Oui... J'ai demandé à plusieurs médecins et patients spécialisés dans les jutsus de transformations s'ils avaient des informations sur ce genre de technique. Malheureusement, tous m'ont répondu qu'un pareil jutsu n'existait pas, ou qu'ils n'en avaient jamais entendu parler. Les seul métamorphose animales possibles ne sont normalement que temporaires... Mais cela ne nous avance pas à grand-chose. » Répondit-elle, ses rires ayant cessés et son calme étant revenu.

« - Donc toujours rien, hein ? » Demanda-t-il, sa voix quelque peu agitée.

Il continua à la fixer pendant un certain temps qui lui parut durer une véritable éternité. Puis il sortit de la pièce d'un pas lent et referma la porte derrière lui. Sakura se laissa tomber mollement sur son lit et ferma les yeux, se rendant compte que la journée avait été épuisante e que sa fatigue était grande. Les choses étaient définitivement devenues étranges, dures, et beaucoup trop compliquées à son goût. Elle se demanda combien de temps cela prendrai avant que quelqu'un ne les découvrent... Une bande de sept criminels dont les visages sont placardés sur tous les murs du pays, ça ne passe pas inaperçue bien longtemps... Elle allait s'endormir, lorsque Tobi fit irruption dans la pièce.

« - Sakura ? Un homme appelé Naruto est venu te rendre visite. Je crois que Zetsu est en train de parler avec lui » Déclara-t-il, sur un ton clame et rieur, comme à son habitude.

Elle se redressa d'un seul coup d'un seul, son cœur battant comme un tambour de fanfare au sein de sa poitrine. Dieu, pourquoi tant de haine putain ?!


~ Petit mot : Et voilà, le quatrième chapitre est en ligne ! A découvrir ou à redécouvrir pour certains ! J'espère qu'il vous aura plu et que la traduction vous aura parue convenable =). Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont eut l'immense gentillesse de laisser quelques reviews ! C'est peu de chose, et ça prend peu de temps, mais ça ne me motive que d'avantage pour traduire la suite de cette fanfic ! Bref, rendez-vous au prochain chapitre, à très bientôt ! =)