Bien le bonjour, tout le monde !
Désolée pour le retard, mais je n'écris pas les chapitres en avance …Peut-être que je devrais, mais j'ai l'impression que ça enlève la spontanéité de l'écriture, tout simplement !
Je remercie tous mes revieweurs, et mes lecteurs anonymes, vos messages m'ont fait vraiment plaisir…J'essaye d'y répondre dans la mesure du possible, désolée pour ceux dont ça n'a pas été le cas ! Et je voudrais vraiment remercier une revieweuse en particulier, JustMinaX, dont les reviews m'ont réellement touchée et m'ont encouragée à écrire cette suite ! Merci beaucoup à toi !
Voilà…Je vous souhaite une bonne lecture à tous et à toutes.
Disclaimer : Aucun des personnages, des lieux, des caractères de ceux-ci ne m'appartiennent. Ils sont la propriété exclusive de JKR. En revanche, l'histoire est à moi, et uniquement à moi... :-)
PS : Je vous avertis une nouvelle fois : pour les gens qui ne veulent pas lire de scènes sexuelles, seules ou à deux, ne lisez pas cette fanfic ! Ah, et Luna est très légèrement OOC (Out Of Character, ou un peu différente du personnage original si vous préférez la version française) dans ce chapitre.
Merci infiniment de me lire...
Mademoiselle Pettigrow.
De l'Amitié Tendancieuse...et Autres Plaisirs Insoupçonnés
Chapitre 4 :
Les eaux troubles
L'oublier ?
Ouais, bien sûr. C'était bien plus facile à dire qu'à faire. Ginny s'en rendait compte, à présent qu'elle avait prononcé ces mots stupides, et qu'elle devait s'y tenir. Et curieusement, comme par esprit de contradiction, les mots restaient gravés en elle, et chaque fois qu'elle revoyait le visage fin d'Hermione, ces mots-là revenaient la hanter. L'oublier. Elle fit de son mieux pour faire face, pour rester calme et sereine face aux envies qui la rongeaient. Des envies de lui envoyer une lettre, des envies de la voir, de la serrer contre elle, de sentir son corps contre le sien, de sentir son corps à elle réagir au contact des seins d'Hermione, de sa bouche contre ses parties intimes…Cette vision la fit glapir mentalement, et elle dût fermer les yeux. Se mordant la lèvre inférieure, Ginny respirait lentement, longuement, sa poitrine se soulevant et s'abaissant.
La jeune fille se trouvait seule dans son dortoir, et il n'y avait pas un bruit. Le silence régnait sur toute la pièce, et elle se glissa doucement dans ses draps. Elle jeta un coup d'œil alentour, et presque sans qu'elle s'en rende compte, elle tira ses rideaux, leur jeta un sort pour les isoler du reste de la pièce et alors qu'elle s'allongeait sous ses couvertures, une idée folle jaillit dans sa tête.
Depuis cette nuit passée avec Hermione, elle la revivait sans cesse en rêve, en pensée, elle en était même rendue à fantasmer en cours de Sortilèges. C'est pourquoi lorsque sa main passa lentement sous le drap, Ginny ne fut pas surprise de la voir prendre le chemin du bas de son corps. Elle avait besoin d'évacuer toute la tension et la frustration sexuelle qu'elle avait accumulée, sans savoir comment s'en débarrasser. Hésitante, embarrassée par le chemin que prenait sa main, elle essaya de faire totale abstraction de ce qui l'entourait – ce qui n'était pas vraiment difficile : elle était seule, dans le noir d'un dortoir totalement calme. Et d'ailleurs, même si tout Poudlard s'y était réuni pour faire la fête, elle n'aurait rien entendu, merci le sort d'insonorisation… !
C'était la première fois qu'elle osait caresser ainsi son corps, quoiqu'après tout ça n'avait rien de choquant…Elle s'était souvenue de conversations avec Tonks qui banalisait ce genre de pratiques, d'une soirée avec Hermione entrecoupée de fous rires nerveux et de rougissements, et de beaucoup de désir du côté de Ginny, quand la brunette lui avait enfin avoué que oui, elle aimait se toucher seule…et qu'elle devrait suivre son exemple.
Mais Ginny n'en avait jamais eu besoin jusqu'à…maintenant. Maintenant que tout son corps l'appelait, que son bas-ventre était imprégné d'une chaleur lourde qui la faisait frissonner, la rouquine ferma les yeux et vit aussitôt surgir derrière ses paupières le corps d'Hermione blotti contre le sien. Sa main plongea en elle, et elle n'eut pas besoin d'hésiter plus longtemps, elle savait déjà qu'elle soulageait son corps d'un intense fardeau qu'elle devait porter toute seule depuis trop longtemps.
Les soupirs et les mouvements, presque convulsifs, se firent rapidement plus rapprochés, et tandis que son corps se couvrait d'une pellicule de sueur, Ginny sentit le bas de son dos accumuler une masse impressionnante de chaleur et bientôt, elle ferma étroitement les yeux, croyant à peine en la force de l'orgasme qui venait de la saisir. Son corps palpitait, et elle revoyait Hermione lui faire l'amour, ce qui déclencha davantage d'émotions et une deuxième vague intense de plaisir la laissa pantoise, transpirante et tremblante sur son lit.
Par Merlin…Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait fait ça.
Sa tête bouillonnait, son corps aussi, et elle avait l'impression que si elle continuait à penser à tout ça elle allait finir par exploser.
Elle s'assit dans son lit, se tapota les joues, et, gênée, elle vérifia d'abord que personne ne se trouvait dans le dortoir, puis elle se glissa dans son peignoir et courut jusqu'à la salle de bain pour prendre une douche très froide.
Il fallait au moins ça pour la calmer.
Quelques heures plus tard...
Le sommeil ne venait pas, il fuyait la plus jeune des Weasley, et Ginny commençait à se demander si elle n'allait pas finir par filer à l'infirmerie pour réclamer un calmant, ou mieux un somnifère. La rousse s'assit à nouveau dans son lit, se passa une main sur les cheveux et voyant qu'elle s'agitait de plus en plus, elle fila dans la salle de bains, passa un peignoir et descendit dans la salle commune, bien évidement déserte à cette heure avancée de la nuit.
Il était presque trois heures du matin -2h43 indiquait la montre de la jeune rousse- et elle avait encore la tête pleine de pensées. Décidant enfin d'écrire une lettre pour se vider la tête, destinée à celle qui peuplait tous ses songes et le reste, Ginny poussa un soupir et se lança, sans même penser si elle allait l'envoyer ou non. Elle y passa plusieurs heures, barrant des phrases, rayant des mots, et puis effaçant parfois des paragraphes entiers. Elle ne voulait pas que ce soit une histoire d'amour, elle voulait juste vider son sac…Dans le cas où elle l'enverrait, elle ne voulait pas qu'Hermione se retrouve gênée devant une déclaration d'amour dont elle n'avait pas besoin.
Il était presque cinq heures et demi, dehors le soleil n'allait pas tarder à se lever. Ginny remercia mentalement Merlin pour avoir fait en sorte que le 1er septembre soit un vendredi, et qu'aujourd'hui soit le premier jour du week-end puis elle se décida à relire sa lettre.
Hermione,
Je ne sais même pas par où commencer…Je suppose que je devrais m'excuser, d'avoir fui comme ça, de ne pas t'avoir donné plus d'explications, de ne pas t'avoir laissé le temps de me dire à quel point le choix entre Ron et moi était difficile à faire, etc. Oui, mais je n'ai pas envie de m'excuser de nourrir des sentiments pour toi, des sentiments tellement profonds, tellement intenses que je ne pourrais même pas t'expliquer à quel point je t'aime.
Même ces trois mots ont l'air dérisoires…Quoi qu'il en soit, je me suis promis que cette lettre ne serait pas une lettre d'amour, mais plutôt…un récapitulatif de mes pensées de ces derniers temps, depuis que j'ai quitté Oxford à la va-vite.
Je ne pouvais même pas te regarder dans les yeux, après que tu m'aies dit que tu étais pleine de doutes, Hermione. De quel droit tu peux te permettre de me dire ce genre de choses après m'avoir fait l'amour ? Après avoir joui dans mes bras ? Après m'avoir caressée et accompli un de mes rêves les plus chers depuis…deux ans ?
Je ne demandais rien, en arrivant à la gare, il y a deux semaines. Je ne t'avais pas demandée de m'embrasser, ni sur l'épaule, ni ailleurs, et encore moins de coucher avec moi…Et pourtant, non seulement tu l'as fait, mais en plus tu t'es permise de me rejeter ensuite, comme si ce que j'éprouve toujours pour toi n'avait aucune importance. Je me suis longuement demandé si je devais envoyer cette lettre…Pleine de rancœur et d'amour mêlés, de larmes et de soulagement d'exprimer enfin ce que j'enfouis en moi depuis deux semaines.
Et pourtant, malgré toute cette colère contenue, cette frustration qui m'anime, je ne peux pas m'empêcher de repasser en boucle, derrière mes paupières closes, la scène de notre nuit unique que nous avons passée ensemble…Inutile de te dire que ça me tue de penser que ce sera peut-être la dernière fois que je t'aurais vue…Alors, comme pour me venger, derrière ces paupières closes, je revis toute en pensée et je me laisse aller…Lis entre les lignes, Hermione. Je me livre enfin au plaisir que je pense avoir mérité avec toi, dans tes bras, contre ton corps, te sentant respirer lourdement alors que tu es la seule qui m'ait fait connaître un tel plaisir…Même seule, ça n'a rien à voir.
Ne rougis pas, Hermione. Au vu des conversations que nous avons eues à ce sujet, il est bien normal que les filles fassent ce genre de choses, et je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas le droit de repenser à ce qui était un fantasme avant que tu en fasses une réalité.
Je ne sais pas comment terminer cette lettre…En espérant que tu ne me détestes pas complètement en la lisant…
Ginny.
Poussant à nouveau un soupir, la jeune sorcière fit disparaître tous les brouillons qui traînaient autour d'elle et monta enfin dormir, quelques heures, espérant presque qu'une certaine brune ne se montrerait pas dans ses songes troublés.
Quelques jours après la rédaction de cette lettre, Ginny passait plusieurs heures par jour à se demander si elle devait l'envoyer ou non. Et la jeune rousse ressortait le brouillon, après avoir accompli le même rituel soigneusement, tous les soirs : tirer ses rideaux, y jeter un sort d'insonorisation, et sortir sa longue plume d'oie, son encrier avant de plonger la main dans son sac de cours pour y modifier -ou non- la lettre en question.
Ce soir-là, après avoir passé son pyjama, et s'être préparée pour la nuit, Ginny Weasley faillit avoir une crise cardiaque.
La lettre n'était pas dans son sac. Elle n'était ni dans sa pochette habituelle, ni dans un de ses grimoires de cours, ni au beau milieu du fouillis de ses parchemins. Elle n'était nulle part en vue.
En larmes, paniquée, rouge de honte et de rage contre elle-même, la benjamine des Weasley retourna son dortoir entier, au milieu des grognements agacés et peu compatissants de ses camarades de chambrée.
Après avoir passé près d'une heure à chercher le bout de parchemin, elle dût se rendre à l'évidence : elle n'avait plus la lettre. Ni sur elle, ni dans son dortoir, et ce malgré tous les Accio qu'elle avait pu lancer, pressée par la panique et les battements de son coeur qui la faisaient frôler la crise cardiaque.
Ginny s'effondra en larmes sur son lit, repassant en boucle dans sa tête le contenu de sa lettre, retenant un cri d'horreur en pensant qu'elle y avait mis à l'intérieur son intimité la plus secrète, ainsi que celle de sa meilleure amie.
Elle se serait bien jetée par la fenêtre...
Trois semaines plus tard...
Luna était assise dans la Salle Commune des Serdaigle et lisait distraitement un de ses livres préférés, un de ceux que son père lui racontait tous les soirs, lorsqu'il n'était pas aussi occupé que le Ministre de la Magie lui-même. Mais même son livre favori n'empêchait pas la jeune blonde de réfléchir consciencieusement à ce qu'elle avait fait, il y avait de cela trois semaines, environ.
Elle avait parlé à Ginny, banalement, un jour au détour d'un couloir, juste après le petit déjeuner du mardi matin dans la Grande Salle. Elle avait constaté l'état dans lequel elle était, en constatant qu'elle avait perdu une lettre, qu'elle destinait à Hermione initialement, mais qu'elle avait fini par choisir de garder, le trouble qu'elle ressentait à l'idée de la brune lisant sa lettre l'ayant emporté sur le reste de ses sentiments. Mais Luna ne l'entendait pas de cette façon...Quelques jours avant cette discussion, Luna avait effectivement trouvé ladite lettre. Elle n'avait guère eu besoin de la lire : l'ayant trouvée dans le sac de Ginny alors qu'elle y cherchait une plume, alors qu'elles étaient à la Bibliothèque et que Ginny cherchait un grimoire précis, Luna avait aussitôt vu le nom d'Hermione sur le parchemin et avait résolu de l'envoyer à la brune. Il fallait qu'elles se décident à s'avouer leurs sentiments, toutes les deux...
Je vous avais bien dit que Luna serait un peu différente, dans cette fic...Elle a un tout petit côté Serpentard, en fait. J'aime bien le fait qu'elle ait pris le taureau par les cornes...
En tout cas, merci encore de m'avoir lue ! J'attends vos reviews avec impatience !
Mademoiselle Pettigrow.
