Voilà la partie 4 de la descente aux enfers. La musique ayant inspiré ce chapitre est ; "OST Uncharted : Nate's Theme".

Son souffle produisait de la buée dans l'air glacial du matin.

Il voyait à travers la fenêtre la lumière dans la petite maison et deux petits anges se lever doucement, repousser leurs draps et sortir de leurs lits.

Son coeur s'arrêta en voyant les trois dreadlocks de la petite fille qui s'étirait. Seigneur...

Il sourit en la voyant se poser devant le miroir et les entortiller un peu plus. Elle savait déjà parfaitement comment en prendre soin...Evidemment, elle l'avait vu faire tant et tant de fois qu'elle reproduisait

instinctivement ces gestes. Pensait elle à lui ? Il l'espéra.

Il les regarda tout son saoul, essayant d'imaginer la douceur de leur peau, leurs pépiements alors qu'elles s'embêtaient l'une l'autre, l'odeur de leur shampooing à la fraise si elles avaient toujours le même,

celui dans le flacon en forme d'étoile.

"Une étoile pour deux anges" Pensa-t-il.

Le temps passa trop vite. Bientôt elles sortirent de leur chambre en éteignant la lumière et il fut content de voir que les habitudes qu'il leur avait inculquées avaient la vie dure. C'était une sorte de vengeance

contre celle qui les lui avait arrachées. Elles étaient sa raison de vivre. Son oxygène. Sa lumière. Son ciel et toutes ses étoiles.

Au bout d'un moment, la porte d'entrée s'ouvrit et il eut tout juste le temps de plonger dans sa voiture pour observer ses filles sortir de la maison, chacune une main dans celles d'un homme.

Il leur souriait, leur parlait, et les filles répondaient d'une petite voix chantante comme le gazouillis d'une hirondelle.

Mahyar se sentit minable à côté de cet homme propre sur lui, un costume impeccable et un sac sur une épaule, cheveux courts et taillés, rasé de près.

"Elle a bien changé de goûts" Pensa-t-il amèrement.

Les petites filles, cartables sur le dos, montèrent dans un monospace rutilant, l'homme faisant de même avant de démarrer et d'emmener loin de lui ses deux anges.

Mahyar attendit quelques minutes avant de lui même mettre le contact et de rentrer chez lui, dans ce noir et ce silence qui faisaient désormais toute sa vie.