Un p'tit chapitre pour tenir la forme, et surtout, le début du mystère.
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Chapitre 4 : Tentative d'assassinat
Leur victoire se fêta avec du vin. Méhyt se chargeait de servir cette boisson qui était tellement écœurante, qu'on l'avait chargé en épices. Alors qu'elle allait en chercher dans la réserve, la bougie posée sur une caisse s'éteint. Elle se retrouva dans le noir avec une jarre pleine entre les mains.
A tâtons, elle avança pour la rallumer. Elle effleura, ce que au début, elle aurait pus prendre pour un morceau de viande séché, mais le morceau en question l'attrapa par la taille, lui soufflant une haleine chaude dans le dos. Elle cria de stupeur, mais une grosse main l'empêcha d'alerter les gardes.
Elle reconnut la voix d'Hagen qui lui murmura : « Si tu cris, je te tort le cou ».
Elle se calma tout de suite. Ce débattre ne ferait que l'excitait davantage. Elle se fit plus douce, pour le mettre en confiance. Au moment où il s'y attendait le moins, elle lui fracassa la jarre pleine de vin sur la tête. Il dû rester sonner quelques secondes ce qui permit à Méhyt de s'enfuir, une fois de plus.
Quand elle revint, elle balbutia une excuse comme quoi il n'y avait plus de vin.
Elle allât se coucher, laissant Nuby et d'autres servantes sur les genoux des gladiateurs ivres. Sur le chemin qui la menée jusqu'aux appartement des servantes, elle ne cessait de ce retourner, voir si elle était suivit. Elle imaginait sans peine Hagen en train de la traiter de chienne et fulminer sa vengeance dans la réserve.
Elle courut les derniers mètres qui la séparaient de la porte. Ses pas résonnant sur le dallage donnaient l'impression que quelqu'un la poursuivait. La légère brise gonflait les voiles du corridor, chaque effleurement lui donnait la chair de poule.
Une fois dans la chambre, se réfugia sous sa natte en tenant fermement un petit poignard. Elle somnolait, se réveillant en sursaut lorsqu'un bruit suspect se faisait entendre. Le sommeil vint enfin à bout d'elle.
Elle devait dormir depuis quelques heures, quand elle sentit qu'elle avait du mal à respirer. Des mains lui enserraient le cou. Une décharge d'énergie la poussa à se débattre, mais petit à petit, sa tête s'embrumait à cause du manque d'oxygène. Une de ses mains tomba sur le couteau qu'elle gardait sous sa natte. L'attaquant ne vit pas le coup arriver. Méhyt lui déchira le flanc. L'étreinte autour de sa gorge se fit moins dense et elle put de nouveau respirer. Le temps qu'elle reprenne ses esprits, l'assassin était parti. Elle ne put se rendormir. L'aube arriva avec soulagement.
Depuis l'incident, les journées avaient à peu près repris leur court normal. Méhyt fermait très peu l'œil de la nuit, aussi son état d'épuisement était accentué par la tension avec Hagen.
Elle c'était confié à Juba. Lorsqu'elle lui avait raconté qu'on avait tenté de la tuer, il avait froncé les sourcils. Méhyt lui demanda de regarder si quelqu'un avait une entaille sur le flanc gauche, plus particulièrement Hagen.
Quand ils se virent plus tard dans la journée, Juba eut un signe de tête négatif.
Elle commença à douter. Toute la journée, elle avait cherché un signe chez n'importe qui, mais elle n'avait rien trouvé. Et si elle avait rêver ? Elle avait pourtant des marques bleues autour du cou… « Méhyt, ma pauvre fille, tu deviens folle », finit-elle par se dire.
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J'ai tenté l'ambiance polar.
