Bonjour ou bonsoir à tous! Voici le troisième chapitre!
On se retrouve en bas! Bonne Lecture!
-Que le jeu commence!
À ce stade, dire que j'avais peur serait un euphémisme. J'allais me retourner pour voir qui avait réussi à pénétrer chez moi mais ma vision s'obscurcit et avant même que je puisse esquisser un geste et je sombrai dans l'inconscience.
- Bella! Bella! Bee répond!
Je reçu une gifle en pleine figure.
- Aïeuuh! Alice, pourquoi t'as fait ça?
Elle ne répondit pas à ma question, mais, plutôt, me prit brusquement dans ses bras et fondit en larmes.
- Oh mon dieuuu! Y'a un psychopathe qui veut nous torturer!
Les souvenirs de la soirée me revinrent en plein fouet et je me mis à mon tour à paniquer. Malgré tout, je tentai tout de même de raisonner Alice qui était en pleine crise.
- Chuut… Calme-toi Lili… Tout va bien aller…
J'essayais d'être convaincante mais même moi je ne croyais pas un seul mot de ce que je disais. Alice continuait à pleurer à chaude larmes et gémissait des mots incohérents.
- Alice! Tu es là?
C'était Jasper… et il était paniqué, une première, lui qui ne perdait jamais son flegme habituellement.
- Les filles! Bee, Lili! Vous m'entendez?
C'était la voix d'Alec qui provenait de derrière la porte à ma gauche. Ça me prit du temps à réagir. Alice, elle, sauta rapidement sur ses deux jambes et courut rejoindre les mecs dans la pièce adjacente.
Je me levais moi aussi à mon tour et les rejoint quand je fus interceptée par Jacob qui se tenait dans le cadre de porte.
- Oh Bee… Je m'inquiétais, me dit-il d'une voix étranglée, m'étreignant fortement dans ses gros bras.
Soudain, sans trop savoir pourquoi, j'éprouvai le besoin pressant de m'éloigner de lui. C'était absurde, je le savais, mais pourtant il fallait absolument que je quitte l'étreinte.
- Euuh…Tu m'étouffais, lui dis-je, à défaut de la vérité.
Il se racla la gorge, mal à l'aise.
- On est où? Demanda-t-il d'une voix bourrue en se tournant vers le groupe. Alice était dans les bras Jasper, Jane dans ceux Alec, Emmet aux côtés de Jacob qui lui me tournait maintenant le dos.
- On est dans le salon! S'écria Alice qui avait repris contenance aussitôt calée contre Jasper.
- Euh… Je vois bien qu'on est dans un salon Lili… mais dans quel salon? Demanda Emmet, confus.
- Le salon de la maison voyons!
Voyant qu'on ne faisait toujours pas de liens elle continua.
- Vous savez, la maison du jeu? La maison hantée, là!
Je regardais un peu partout et constata avec horreur qu'elle avait raison. Ça ne pouvait pas être possible! Tu fais seulement un vilain cauchemar, me dis-je.
Comme pour confirmer mes pensées, c'est à ce moment que l'adonis de cet après-midi sortit de nulle part pour s'avancer vers nous.
- Bonjour, dit-il en me regardant fixement.
Je ne pouvais détourner le regard, hypnotisée par sa voix doucereuse aux accents veloutés.
Tout le monde se retourna dans sa direction d'un même mouvement, surpris par l'arrivée de ce dernier. Ils ne l'avaient tous pas remarqué?
- Qui êtes-vous? Rugit Emmet, prenant son air le plus menaçant.
N'importe qui aurait eu peur à cet instant mais l'apollon ne bougea pas d'un centimètre et garda son air décontracté. Son sourire en coin s'élargit, même.
- Je suis Edward, enchanté, dit-il en faisant un clin d'œil à mon intention.
Sans crier gare, Jacob se jeta sur lui mais au moment de le toucher, il fut projeter à l'autre bout du salon.
- Jake! M'égosillais-je.
Je voulais aller le rejoindre mais j'en étais incapable, clouée sur place comme si une force surnaturelle me retenait.
- Que lui avez-vous fait? Demandai-je d'une voix que je voulais pleine de reproches mais qui se brisa à la fin, démontrant ma faiblesse.
- Moi? Rien, dit-il l'innocence incarnée, il s'est jeté sur moi! … Il ira bien, rajouta-t-il en marmonnant quand il vit mon air paniqué.
Alice s'avança. Elle avait au moins trois têtes de moins qu'Emmet mais ça ne l'empêcha pas d'être aussi, sinon plus, effrayante que ce dernier.
- Vous! Edward! Elle cracha son nom avec un mépris évident. Lo psicopatico! On ne vous a rien fait! Laissez-nous partir! Je vous l'ordonne!
- Je suis désolé mais je ne peux malheureusement pas… Vous avez tous promis de jouer « à vos risques et périls ».
Je blêmis à ses mots. Alice continua et Jasper s'approcha à nouveau d'elle pour la protéger. Comme si elle avait besoin de lui pour se défendre!
- Mais on est où exactement pour commencer? Ce n'est pas du jeu!
Il rigola.
- Bien sûr que c'est un jeu, mon jeu, et vous devez jouer maintenant que vous avez tous prêtez serment. Je vais vous expliquez de nouveau les règles puisque vous n'avez pas l'air de tout saisir. Il nous regarda à tour de rôle, son regard s'attardant plus longuement sur moi, me mettant mal à l'aise. Vous, vous jouez contre moi. Moi, je crée vos cauchemars, vous vous les affrontez. Simple, non? La partie commencera à minuit et se terminera à six heures demain matin. Si vous n'êtes pas tous arrivé au dernier niveau de cette maison avant la fin du jeu, vous perdez.
C'est ce moment qu'il choisit pour encrer de nouveau son regard d'un vert extrêmement pur dans le mien.
- Le gagnant remportera tout.
Emmet se jeta à son tour sur lui mais il ne le heurta jamais… Il s'était envolé comme par magie.
Ses mots résonnaient encore dans ma tête... J'avais bien compris à quoi il faisait allusion et ça me glaçait le sang. Je ne voulais – ne pouvais - pas croire ce qu'il avait sous-entendu.
- Dites-moi, commença Jane qui se manifestait pour la première fois depuis notre arrivé ici. Vous ne croyez pas vraiment à ce qu'il dit, hein? Vous avez tous une face de déterrés. Ria-t-elle… son rire se coinça dans sa gorge dès qu'elle croisa le regard d'Alec.
- Tu parles d'un cauchemar! marmonna-t-elle entre ses dents!
Personne ne parlait, rien ne venait troubler le silence de la pièce.
Soudainement, pour une deuxième fois dans la soirée, mes paupières se fermèrent et je perdis conscience. J'entendis à peine les cris d'Alice et de Jane qui m'appelaient au loin.
Quand je me réveillais à nouveau, j'étais calée contre de grands bras fort et un torse puissant. Cette position qui, bizarrement, ne me déplaisait pas le moins du monde était au contraire très confortable, rassurante. Après cet affreux cauchemar que je venais de faire…
- Bonjour ma belle, me susurra une magnifique voix à l'oreille.
Je me figeai. Cette voix… Sa voix…
- Tu sens délicieusement bon, dit-il en plongeant sa tête dans mes cheveux, les humant.
Il me retourna, me gardant toujours dans ses bras, de sorte à ce que je puisse lui faire face. Je plongeais alors mon regard dans ses deux émeraudes liquides et toute ma tension accumulée fondit comme de la neige au soleil.
- Tu es si belle…
Prise d'une soudaine impulsion, je levai ma main pour caresser les traits parfaits de son visage mais… un bruit sourd raisonna dans la pièce ce qui eut le don de me faire reprendre bien vite mes esprits. C'était une horloge… et elle sonnait les douze coups de minuit. La partie commencera à minuit… ses paroles résonnaient dans ma tête.
Paniquée, je regardais tout autour de moi, cherchant mes amis mais personne n'était présent. Pour ma part, j'étais dans une pièce que je devinais richement décorée mais qui restait toutefois assez simple. Un gigantesque lit à baldaquin doré en fer forgé trônait au centre de la pièce.
Réalisant que j'étais toujours dans ses bras, je me reculai abruptement passant à deux doigts de m'affaler de tout mon long sur le sol mais il me rattrapa. Une fois que je fus remise sur pieds, bien en équilibre, il me relâcha. Je me reculais jusqu'à aller buter contre un… mur? Le lit et l'autre partie de la chambre avaient disparus.
- Vous… vous… Edward, c'est ça?
- Oui, c'est bien ça mon cœur. Edward Masen. Tutoies-moi, je t'en prie.
Mon cœur? Alice avait raison, il est vraiment fou à lier. Je me raclai la gorge et pris une expression qui, j'espérais, paraissait courageuse, essayant d'imiter Alice un peu plus tôt.
- Où sont les autres?
- Ils t'attendent dans les autres étages de la maison, dit-il comme si c'était une évidence.
- Si c'est une blague ce n'est pas drôle! Pourquoi faite-vous…euh… fais-tu ça?
Ma voix trembla vers la fin.
- Tu n'as pas encore compris?
- Euh… non… comprendre quoi?
Il était déroutant, à passer d'un sujet à un autre. Il ne prit pas la peine de me répondre et continua sur sa lancée.
- Tu ne te rappelle pas de moi?
Où veut-il en venir?
- Je ne comprends pas, avouais-je. Je ne vo…te connais que depuis aujourd'hui.
Il me sourit tendrement.
- Avant la fin de ce jeu… tu comprendras.
Il disparut de nouveau. Une seconde il était là et la seconde d'après… évaporé!
- Ça ne me dit toujours pas pourquoi tu veux qu'on joue à ce jeu débile!
Je criais surement dans le vide… mais pourtant, au bout d'un certain moment, sa voix, lointaine, provenant du couloir qui me faisait face, me répondit.
- Ça me parait simple pourtant. Si je gagne, tu resteras avec moi… pour toujours.
Fin de ce troisième chapitre! Oui, Oui, je sais qu'il est un peu court mais bon… j'ai posté quand même vite, non?
Je tiens à vous remercier! Vous, mes lectrices (lecteurs?), pour m'encourager autant! C'est ça qui me pousse à écrire plus vite!
Je tiens à remercier spécialement Jsjmpcm et Roppie22!
Bizou –xxx-
Sandrine
