Et coucou ! Me revoici pour un quatrième chapitre ^^ Comme tous les autres, j'espère qu'il vous plaira. Comme d'habitude, les réponses aux reviews sont à la fin du chapitre. Bonne lecture ! -)

Dans la limousine régnait un silence pesant. Lucy luttait contre le sommeil. En effet, durant les dernières nuits, elle n'avait pas pu dormir sans se faire harceler par des cauchemars dans lesquels il était question de Sting, de voitures et de nourrissons.

Juste avant que le père et la fille ne quitte le manoir, Layla avait insisté pour les accompagner à la gare, contre l'avis de son époux. Ce dernier aussi était présent dans la voiture, sur la banquette en face de celle sur laquelle sa femme et sa fille étaient assises. Dès qu'elle le pouvait, Lucy lui lançait un regard accusateur.

– Arrête de faire l'enfant, Lucy ! s'exclama-t-il enfin au bout d'une dizaine de minutes. Je t'ai déjà expliquée que si je t'envoie chez cet ami, c'est parce que c'est la meilleure solution.

Cependant, la jeune fille ne voulait rien entendre. Son père osait la séparer de son frère ! Son frère qui avait longtemps été son meilleur ami, qui l'avait aidée dans ses devoirs, et dont l'absence rongeait le cœur de la jeune blonde plus efficacement que de l'acide. La décision de son père lui meurtrissait encore plus le coeur que le jour de sa première rupture.

La fin du trajet en limousine fut pour Lucy à la fois un déchirement et une délivrance. Ses parents l'accompagnèrent jusqu'au quai 9. Une locomotive rouge et noire attendait l'heure du départ.

– Surtout ne parle à personne dans le train, lui ordonna son père. Une fois arrivée à Magnolia, ne t'attarde pas et part directement avec Makarof. Et surtout, garde toujours ton sac bien en vue…

La jeune fille écoutait les recommandations de son père d'une oreille distraite. Ses conseils découlaient du bon sens, et Lucy était assez intelligente pour ne pas se mettre en danger.

Il ne restait plus qu'un quart d'heure avant le départ lorsque Jude se décida enfin à se taire. Layla la serra dans ses bras à l'en étouffer.

− Je t'aime, ma chérie. Même si tu pars loin, je penserai toujours à toi. Tu es mon rayon de soleil, Lucy. Sois heureuse et profite de ce voyage pour te changer les idées.

Sa mère l'embrassa sur la joue avant de la laisser monter dans le train. Des larmes coulaient le long de ses joues blanches sans qu'elle cherche à les essuyer. On venait de lui prendre ses deux enfants. A côté de ça, avoir son maquillage ruiné était la moindre de ses préoccupations.

Dès qu'elle fut assise sur sa banquette, la jeune héritière des Heartfilia vissa ses écouteurs dans ses oreilles avant de monter le volume à fond. Malgré le fait qu'elle voyageait en première classe avec service et nourriture fournis, elle ne souhaitait pas qu'on la dérange.

Quelques minutes plus tard, elle sentit son portable vibrer. C'était un message d'Erza : « Coucou, j'espère que tu vas bien. Je suis allée voir à l'hôpital. L'état de Sting n'a pas évolué. Mais ne te décourage pas. On t'embrasse tous les quatre. A bientôt ». Lucy fut touchée de voir que sa meilleure amie avait respecté son souhait et qu'elle la tenait au courant de la santé de son frère. Ce fut avec un sourire triste que la jeune fille rangea son portable au fond de son sac.

La jeune fille passa le voyage à lire un bouquin d'amour à l'eau de rose qui la faisait plus rire que frémir, ne s'arrêtant que pour manger une pomme. Le ciel avait viré à l'orange clair lorsque le train arriva à la gare de Magnolia. La jeune fille rangea ses affaires et jeta son sac sur son épaule. C'était l'enfer pour sortir dégager le quai. Tout le monde se bousculait et Lucy devait bien faire attention à ne pas tomber, se faire écraser ou se faire voler son sac à main – qui contenait une petite fortune, soit dit en passant.

Au bout de plusieurs minutes, la jeune fille finit tout de même par se sortir de la marée humaine. Elle se pencha en avant pendant quelques secondes afin de reprendre son souffle, puis observa les personnes qui attendaient contre le mur de la gare.

Lucy ne mit que quelques instants à repérer Makarof, l'ami de son père. Il n'était guère plus grand qu'un enfant de sept ans et arborait un sourire qui semblait à toute épreuve. La jeune fille s'approcha alors de lui.

− Ah ! Lucy Heartfilia. Tu es devenue une bien belle jeune femme.

La jeune fille sourit sous le compliment. Cependant, après plusieurs secondes, elle remarqua que de sa place, il avait une vue imprenable sur sa culotte. Elle se retint de lui donner la baffe de sa vie par respect pour une personne âgée et se dirigea vers la sortie de la gare en traînant sa valise derrière elle.

Le collaborateur de son père la suivit avec un grand sourire sur les lèvres, comme un gamin à qui l'on vient d'acheter une énorme sucette.

Arrivée sur le trottoir, Lucy se demanda quelle voiture pouvait bien appartenir à ce certain Makarof Draer. Peut-être cette Porsche grise rutilante sur le trottoir d'en face. Non, il aurait certainement une voiture moins… comment dire… « jeune » que celle-là. C'était sans doute la voiture de collection stationnée après le taxi à la droite de la jeune fille.

Lorsque le vieil homme sortit à son tour, il se dirigea vers la droite et aborda… le chauffeur de taxi !? Lucy tomba des nues lorsque Makarof lui fit signe de le suivre à l'intérieur de la voiture. Certes, elle ne s'attendait pas à une limousine, mais au moins à une voiture assez spacieuse.

Le trajet fut un supplice pour Lucy. Ayant laissé toutes ses affaires dans son sac et ne trouvant pas de sujet de conversation avec son hôte, elle n'avait rien pour s'occuper l'esprit, et ses pensées revenaient encore et toujours à son frère. Elle le revoyait sans cesse dans son lit d'hôpital, le jour où il s'était réveillé, posant sur elle des yeux désespérés, essayant de lui dire quelque chose même si son corps avait oublié comment parler. Elle n'avait alors pu que l'embrasser délicatement sur le front et lui caresser le visage avant que le médecin ne les fasse sortir, Rogue, sa mère et elle.

Elle ne se rendit compte qu'elle avait commencé à pleurer que lorsque Makarof lui tendit un mouchoir avec un sourire triste. Son père lui avait probablement parlé du malheur qui avait touché sa famille.

Après plusieurs minutes de route, le taxi les déposa devant une maison très spacieuse. Lucy haussa les sourcils. Makarof vivait dans une villa et n'avait pas les moyens d'aller à la gare dans sa propre voiture ? Il y avait quelque chose qui clochait.

− Bienvenue dans ta nouvelle maison, Lucy, déclara le vieil homme en ouvrant la porte devant la jeune héritière. Je me doute que ça doit faire piètre figure à côté du manoir des Heartfilia, mais au moins, tu y seras à l'aise.

La jeune fille sourit et entra. L'intérieur semblait douillet, avec ses murs aux couleurs chaudes et ses meubles en bois foncé. Lucy avança de quelques pas et arriva dans le salon. Un canapé beige faisait face à deux fauteuils assortis, tandis qu'une cheminée brûlait au coin de la pièce. Plus loin, une imposante table de chêne était couverte de feuilles et de dossiers. Une baie vitrée avait était installée sur le mur du fond et donnait sur un immense jardin luxuriant.

Même si c'était très différent de l'atmosphère moderne qui régnait dans le manoir des Heartfilia, Lucy se sentait à l'aise. Ici, il n'y aurait probablement plus de masques à porter. Elle pouvait sortir de la maison habillée d'un jean trouée et d'un pull trop grand sans que personne ne lui dise rien et sans entacher la réputation de sa famille.

− Ta chambre est à l'étage, l'avertit le vieil homme en désignant l'escalier en acajou qui faisait face à l'entrée. Suis-moi.

Lucy hocha la tête et emboita le pas à Makarof. L'escalier donnait sur un couloir. Il y avait cinq portes. Makarof se dirigea vers la porte la plus à droite et l'ouvrit.

− Voilà ta chambre. J'espère que tu t'y sentiras bien.

Lucy entra et regarda autour d'elle. Tout était dans les nuances de beige et de marron. Un lit simple avec une courtepointe à carreaux se tenait au fond de la pièce. La jeune fille posa précautionneusement sa valise dessus et observa la pièce. Au fond de la pièce, une imposante armoire en ébène occupait presque toute la longueur du mur. Le cœur de Lucy bondit lorsqu'elle avisa une petite bibliothèque et un bureau, à côté de la baie vitrée menant au balcon.

− Alors, ta chambre te convient-elle ?

− Il y a un lit, une armoire, une belle vue, et surtout une bibliothèque. Le minimum vital est réuni.

Makarof sourit avec tendresse. Malgré ses origines, la jeune fille qui lui faisait face se contentait de peu, et ça lui plaisait. Il sortit de la chambre et fit signe à la jeune fille de le suivre. Il ouvrit alors la porte qui faisait face à celle de la chambre.

− Et ça, c'est la salle de bain. Tu peux te laver ou faire couler un bain, comme tu veux. Je te préviens juste que mon petit-fils Luxus et moi nous lavons le matin.

− Vous avez un petit-fils ? demanda Lucy, surprise.

Bizarrement, le fait que Makarof ait pu avoir une famille ne l'avait jamais effleurée. Les rares fois où elle l'avait rencontré, il n'avait jamais évoqué une quelconque descendance.

− Oui. C'est d'ailleurs lui qui a emprunté la voiture aujourd'hui. Je te préviens, il a un sale caractère. Mais malheureusement, tu vas devoir le supporter puisque vas aller dans le même lycée que lui.

Lucy s'immobilisa. Le lycée ? Bon sang, avec tout ce qui était arrivé, elle avait complètement oublié que la rentrée se rapprochait à grands pas.

− Mon père m'a inscrit à un lycée d'ici ?

− Etant donné que tu risques de rester ici assez longtemps, il a préféré le faire.

La jeune fille n'ajouta rien.

− La rentrée des vacances est demain. Luxus t'accompagnera sur le chemin. Tu es bien en première ?

L'héritière des Heartfilia hocha la tête.

− Très bien, tu n'auras donc pas à le supporter en cours, il est en terminale. Vous partirez demain matin à huit heures. Tu as quartier libre. Tu peux même manger dans ta chambre, si tu veux.

Lucy secoua la tête.

− Merci pour la proposition, mais je vais manger avec vous.

Makarof sourit et descendit les escaliers. Après quelques secondes, Lucy rentra dans sa chambre et ouvrit sa valise. Le peu d'affaires qu'elle avait emporté ne remplissait même pas le cinquième de l'armoire. Quant à ses livres, ils occupaient à peine une étagère. La jeune fille plaça quelques effets personnels sur le bureau et la table de nuit, mais rien n'y fit. Même si la chambre était confortable, lle ne se trouvait toujours pas à sa place.

En soupirant, elle prit son smartphone rose et prévint ses parents et ses amis qu'elle était arrivée. Si elle ne l'avait pas fait, elle aurait été noyée sous les messages.

Au bout de plusieurs minutes de conversations avec Erza, elle se rendit compte qu'une odeur bizarre flottait dans l'air. Elle renifla son tee-shirt et grimaça. C'était elle qui sentzit comme ça ? Lucy laissa Erza et se dirigea vers son armoire pour en sortir sa trousse de toilette avant de se diriger vers la salle de bain avec son pyjama et des sous-vêtements. Elle remplit la baignoire et se glissa avec délice dans l'eau chaude. Il n'y avait rien de tel pour se débarrasser de la crasse accumulée pendant le voyage.

Lucy resta dans le bain une bonne demi-heure avant de se décider à sortir. Elle démêla ses longs cheveux d'or avant de s'envelopper d'une serviette et de sortir. Il restait une heure avant le repas. Elle allait probablement lire un peu, ou choisir sa tenue pour le lendemain. Mine de rien, même si elle dénigrait les robes de soirées qu'elle avait dû porter à des cocktails, la jeune fille accordait énormément d'importance à son apparence. En général, d'un premier coup d'œil, on pouvait cerner le caractère et les caractéristiques d'une personne. Au fil du temps, Lucy était devenue très forte à ce petit jeu-là.

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas le blond baraqué qui sortit la porte à gauche de celle de la salle de bain. Le choc fut si violent que Lucy lâcha sa trousse de toilette.

− Aïe ! Déso…

Les mots se perdirent lorsque Lucy leva les yeux. Un instant, elle crut le voir. Mêmes cheveux blonds en épis, même sourire arrogant, une cicatrice au même endroit. Cependant, il y avait quelques différences : les yeux de Sting rivalisaient de beauté avec un ciel d'été, tandis que ceux de l'inconnu tiraient plutôt un ciel d'orage, et l'inconnu était plus musclé.

− Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ?

La voix bourrue de l'inconnue brisa l'état second dans lequel se trouvait Lucy. Absolument à l'opposé de celle de son frère.

− T'es la mioche Heartfilia, non ? On t'a jamais appris à répondre ?

La jeune fille se figea. Jamais personne ne lui avait parlé sur ce ton. Et voir que la personne qui s'adressait à elle avec aussi peu de respecte ressemblait autant à son frère lui broyait le cœur. Ses yeux se remplirent de larmes tandis que son corps se mit à trembler. L'inconnu en face d'elle haussa un sourcil.

− Qu'est-ce que j'ai dit encore ?

Lucy ne répondit pas et se précipita dans sa chambre, plantant le blond là, comme une vieille chaussette. Elle claqua violemment la porte derrière elle et s'affala sur son lit. Alors seulement elle laissa ses larmes couler. Ce n'était pas tant la méchanceté de celui qu'elle devinait être le petit-fils de Makarof qui la blessait, mais plutôt le fait que, pour un court instant, elle avait cru revoir son frère adoré.

Réponses aux reviews :

Rita : Je suis trop contente ! Ma fiction t'a déjà fait versée une larme ? C'est génial, je ne pensais pas que ma fiction pouvait autant toucher les lecteurs ^^ J'espère que tu continueras à lire !

MARGUERITE . ROXTON - JONES : Meerci beaucoup lectrice fidèle

Yusseily : Je suis contente que mon chapitre t'ai plu ^^ Peut-être trouves-tu ma fic vivante car ce qui s'y passe peut arriver à n'importe qui. De rien, c'est un plaisir !

Bref, maintenant, un petit sondage : quels couples voudriez-vous voir apparaître dans ma fiction ? Je ne prends pas les couples trop classiques, le seul qu'il y a est le Juvia/Grey.

PS : J'ai glissé une petite référence dans ce chapitre, mais vraiment légère. Celui qui arrive à la retrouver aura le droit de faire une demande pour la suite de l'histoire (dans la limite du possible, c'est-à-dire de la trame que j'ai déjà prévue).

A dans deux semaines ! -)