American Love

Chapitre 4

Auteur : Lovy-San (alias moi)

Genre : Yaoi, OOC, UA, Lemon&Lime, Drame et Romance

Disclaimer : Malgré toutes mes revendications, les personnages ne m'appartiennent pas...

Mot de l'auteur : Pardon encore pour la scène précédente mais je dois garder l'ambiance un peu tendue pour bien avancer, j'espère que vous comprendrez ;) Bonne lecture, Enjoy !


- T'en veux ? demanda Hidan en tendant une cigarette suspecte qui venait juste de rouler.

- Sans façon... soupira l'autre en regardant son neveu endormit sur la banquette arrière de la voiture.

Son regard était tendre et l'autre pouvait y percevoir de la rancoeur vis-à-vis de son grand frère... Dieu qu'Hidan était heureux d'être enfant unique... Au moins, lui n'avait pas tout ces problèmes de famille et cette haine fraternelle...

- Vas-y, tire... personne ne te dira rien, insista-t-il.

Peu convaincu par l'odeur et les herbes étranges que l'argenté avait mit dans sa cigarette, il secoua négativement la tête. Il devait ramener le petit après... Cependant l'idée de retourner voir son frère le dégoutait plus que tout... et cette conne de Maya qui n'avait même pas bouger ses sales fesses pour aider son enfant ! Izuna avait envie de tous les tarter...

S'il soupçonnait déjà Madara de frapper Sasuke, il ne l'avait jamais vu faire sous son nez. Le stupide prétexte et la force avec laquelle il l'avait giflé l'avait révolté. Durant leur enfance, leur père les prenait souvent à part et leur expliquer sa vision des choses sur la façon de diriger une famille.

- Un homme, un vrai, disait-il en les prenant sur ses genoux, ne frappe jamais ni enfant, ni femme, ni animal. Il sait faire la part des choses et sait que passer sa colère sur les autres est un grand geste de bassèsse. Seuls les barbares frappent sur les autres pour se défouler. Êtes-vous des barbares ?

Les deux garçons l'écoutaient toujours avec sérieux, admirant la sagesse et la droiture de leur géniteur commun. A ce jour, Izuna avait écouté les paroles de son père ; Madara était devenu un barbare.

Le souvenir de son père ramena en lui une vague intense de tristesse. La tristesse de sa perte ajoutée à sa rancoeur et à sa fureur envers son aîné le poussa finalement à prendre le pétard tendu par son nouvel époux et à tirer dessus.

N'étant pas habitué à ce genre de substance, il s'étouffa au goût immonde du pétard. Hidan lui tapota le dos pour le soulager.

- Ça pique hein, sourit-il. Allez, tire encore et ça aller.

- Sans façon, toussota l'autre. C'est dégueux !

- Moi ça m'aide à oublier mes problèmes.

Le silence retomba dans la voiture pendant que chacun des deux hommes restait perdu dans ses pensées. Finalement, Hidan ne put résister à poer la queston fatale ;

- C'est quoi ton problème avec ton frère en fait ? Vous avez toujours eut cette ambiance de mort ?

Izuna ferma les yeux et respira profondément. Comment répondre ? La moitié de l'histoire était personnelle et ne regardait pas l'argenté... Quoiqu'il pouvait juste "omettre" une partie de l'histoire... Oublier n'était pas mentir...

- Sors de la voiture, je veux pas que le petit entende.

- Il dort.

- Si tu veux que je te réponde, tu sors.

Sur ces mots, il quitta le véhicule et s'adossa contre la carosserie. Quand il entendit la portière s'ouvrir et se refermer, il sut que l'argenté était sortit lui aussi et attendait l'histoire. Hidan se posta à côté de lui, fumant toujours sa cigarette à l'odeur suspecte. Il ne dit rien, sachant que le brun cherchait ses mots.

La tête baissée et les mains enfoncées dans les poches arrières de son pantalon, Izuna eut un long soupir avant de commencer à parler.

- Quand on était gosses on s'entendait bien. C'était mon modèle, je le suivait partout. Je voulais lui ressembler. Si notre père nous à donné la même éducation, ma mère a voulut faire de son enfant légitime le brave petit soldat de la maison. Elle à toujours voulut m'écarter de la succession et me rayer de la liste d'héritage. Pour ça, il a fallut qu'elle crée une rivalité entre nous deux. Quand Mad à eut 12 ans, elle a commencé à lui monter la tête. Elle lui disait que c'était lui l'enfant légitime, et que moi j'étais le sale bâtard qui voulait lui voler sa fortune. J'avais que 2 ans à cette époque ! Elle était totalement à côté de la plaque, complètement barge. Mais elle a réussit.

- C'est quand même pas ça qui a engendré cette haine ?

- Mad était le gosse gâté pourri. Il a toujours tout eut pour lui et les enfants sont très influençables. Si j'avais été à sa place, j'aurais peut-être été comme lui. Qui sait, avec une manipulatrice pareille..

- Même, c'est grave là... Et ton père il faisait rien ?

- Il a commencé à souffrir de son cancer assez tôt, donc il n'était pas souvent présent... Puis elle faisait tout ça dans son dos. Elle me disait que j'étais moche, nul en tout, que je n'aurais jamais ma chance dans ce monde, qu'elle m'écarterais à la mort de mon père et tout. Sympa climat familial quand on est gosse. Du coup, pendant que Mad faisait des études d'économie pour reprendre la boite, j'ai demandé à partir en internat à Bordeaux. Au moins là-bas, personne ne me faisait chier.

- Tu m'étonne... c'est rien que ça ? Ton frère est vraiment con... En tout cas c'est une salope. Le dénigrement qu'elle t'a fait ça s'appelle du harcèlement moral. T'aurais pu porter plainte.

- Pff, ça aurait servit à rien du tout...

Il n'aperçut pas le léger tic qu'eut Izuna avant de croiser les bras et d'essayer de trouver une position plus confortable.

- Mais c'est à cause de moi que ma relation avec Mad a atteint le point de non-retour.

- N'importe quoi... c'est elle la tarée !

- Non c'est pas ça. Quand j'étais en internat à Bordeau, pendant mon année de première j'ai mis ma copine enceinte...

Les fins sourcils de l'argenté se haussèrent. Qu'est-ce que c'était que cette histoire encore ?

- Sérieux ? Tu t'es pas protégé ?

-Bah non, elle disait prendre la pilulle. Bref, quand mon père l'a su il a rit – ne me demande pas pourquoi – et l'autre tarée à pété un cable. Pour Mad, ça a été la preuve que j'allais ruiner la famille intentionnellement. Il pensait que c'était une combine pour siffler tout l'héritage. Je t'ai dis qu'ils sont vraiment fous...

- Mais... il s'est passé quoi après ?

- Elle a voulut garder l'enfant, répondit Izuna d'une voix cassée.

Hidan remarqua qu'il gonfla sa poitrine d'air alors que sa respiration se faisait irrégulière. Surement un souvenir très dur pour lui...

- Je savais pas qu'elle faisait de grosses crises d'anémies... Elle est morte en couche à 17 ans. Le placenta s'était morcelé ce qui a provoqué une hémorragie et elle était trop épuisée. Je l'ai jamais revue depuis qu'elle été admise aux urgences. Ses parents m'ont interdit de la voir et de venir à l'enterrement. J'ai jamais vu mon gosse non plus.

- Merde je savais pas. Désolé...

Hidan ne su pas comment réagir. De toute évidence le souvenir avait remonté toute la tristesse enfouie au plus profond du brun qui respira profondément avant de marcher quelques pas sans but véritable. Les mains enfoncées dans ses poches, il fixait le ciel, les yeux brillants. L'argenté hésita avant de l'enlacer par derrière, posant son menton sur son épaule. Le brun ne bougea pas, trop occupé à réprimer un sanglot. Sa voix était cassée par l'émotion.

- C'est un fardeau que je porterais toute ma vie et ils le savent, ils s'amusent à me faire culpabiliser avec ça mais je tiens le coup... Ils le font exprès pour que je me casse et que j'abandonne l'héritage. Elle râle parce que mon père m'a légué une grande partie du domaine et qu'il nous a partagé le manoir à moi et Mad.

Hidan ne rajouta rien. Izuna savait qu'il ne comprenait rien à sa situation. Il devait penser qu'il était bête et masochiste de rester près de sa famille. Mais il ne pouvait tout simplement pas partir. Partir signifiait abandonner le lieu de son enfance, les seuls souvenirs qu'il avait de son père et quelque chose de plus profond que tout. Une chose que peu connaissaient...

Il entendit un léger toc-toc contre la vitre de la voiture. Il se retourna pour voir que Sasuke était réveillé. Dieu, rien que la vue de cet enfant lui mettait du baume au coeur. Cependant, quand il s'approcha de la voiture la vue de la joue gonflée de l'enfant le déchira de l'intérieur. Il avait envie de hurler. Il s'était juré que, la prochaine fois que Madara leverait la main sur lui, il le tuerait...

Il profita du moment d'intimité qu'il avait lui pendant qu'Hidan finissait sa cigarette pour tendre un papier au petit garçon.

- Sas'ke, garde ça secret, ok ? C'est mon numéro de téléphone, je veux que tu m'appelle dès que papa te frappe encore, c'est comprit ? Même si je suis loin, je viendrais te chercher.

- Papa dis que c'est pas grave... qu'il a le droit de tout faire... balbutia le garçonnet.

- Non, l'avocat ici c'est moi, et moi je te dis qu'il a pas le droit, c'est comprit ? Jure-le moi Sas'ke...

Le petit garçon hocha la tête et fourra le papier dans la poche de son pantalon. Izuna s'assit un instant à l'arrière et le prit dans ses bras. Sasuke se blottit contre lui et l'adulte lui caressa sa joue blessée.

- On va acheter de la glace, hein...

- Maman dit que ça sert à rien la glace... Elle, elle met de la pommade et du fond de teint...

- Elle ne te met pas de fond de teint à toi ?

- Non, elle le met sur elle...

Izuna se mordit la lèvre. Décidément, si Madara se mettait à frapper Maya aussi, c'était vraiment le bordel dans cette famille... Mais il ne pouvait rien faire. Madara nierait et Maya se rangerait du côté de son mari, par peur, plutôt que d'avouer et de les protéger elle et le petit... Cette saleté d'éducation à deux ronds commençait à lui taper le système... Pour sortir le petit de là, il lui faudrait un document spécial qui serait très dur à trouver...

Cependant, il se jura qu'il le trouverait et tirerait le petit de cet enfer avant que tout ne parte en vrille.


Bon les révélations sont croissantes, mais c'est encore nécessaire :)

Vous en pensez quoi ? :)