Salut tout le monde !

J'espère que l'attente n'aura pas été trop longue. Désolée de poster ce troisième chapitre un peu en retard, j'ai été pas mal occupée ces derniers temps avec les révisions des partiels et tout ça. Puis ce week-end je suis allée au TGS avec CandySona et BadMonster-Fr (vais en profiter pour leur faire de la pub, si vous n'avez pas lu leur fanfic c'est le moment), vous devez vous douter que cela n'a pas été de tout repos xD J'y étais avec mon cosplay de Lightning, mais je n'ai pas réussis à mettre la perruque, le drame. Je pourrais vous raconter comment ça s'est passé en large et en travers mais je suis sûre que vous avez hâte de lire ce nouveau chapitre. Je vais juste répondre aux reviews des guests :

Guest : Avoir la flemme de se connecter c'est le mal ! Je peux même pas t'harceler de pavé par MP, c'est triste 8D /poutre/ Merci pour tes compliments, ça me va droit au cœur ! J'espère que tu apprécieras autant cette fic et celles qui suivront :) Et je t'avoue que je n'ai pas pris la peine de corriger le dernier chapitre, honte à moi. J'étais trop pressée de le poster xD Normalement il y a aura moins de fautes dans celui-là, enfin je l'espère.

Orang Outan : (j'adore ton pseudo au passage 8D) Héhé ravie d'apprendre que j'embellis tes journées, je suis là pour ça après tout ! (oui j'ai même un costume de super héro étout). Il n'est jamais trop tard pour poster un commentaire. Ça me fait vraiment plaisir de voir que tu as autant apprécié mes derniers écrits ! Et oui je suis particulièrement attachée à cette fic pour cet aspect là, écrire un peu leur enfance c'est vraiment chouette, puis elles sont trop choupi fdklfsdf. Pour ce qui est de leur relation tu vas voir que ça ne s'arrange pas xD Hm Fang est autant fautive que Claire en fait, mais c'est franchement tout con au final, tu verras le moment venu niarniark. J'essayerais d'être moins sadique dans les prochaines chapitres ! Mais je te garantis rien (a) J'espère que cette suite te plairas en tout cas ! Et n'hésite pas à faire un pavé la prochaine fois, j'adore en manger nomnom 8D

BREF. Voilà, je vous laisse découvrir ce chapitre mes petits, bonne lecture !


Fang la fixait droit dans les yeux. Au milieu de ce torrent tumultueux, elle pouvait y voir de la haine, dirigée uniquement vers elle. De la tristesse également, des regrets. Elle n'y comprenait absolument rien. Pour une fois, rien qu'une fois, elle avait décidé de tenter de se rapprocher d'elle. De lui faire comprendre que cette situation devenait insoutenable, en plus d'être ridicule. D'obtenir des réponses, ne seraient-ce qu'infime. Mais voilà tout ce qu'elle recevait en échange : du rejet, du dégoût, de la haine. Qu'est-ce qui clochait chez cette fille ? Peut-être qu'elle était tout simplement folle, qu'elle avait décidé de se faire souffrir inutilement, l'accusant de tous les maux pour elle ne savait qu'elle raison.

La noiraude serra les poings, sa mâchoire se contracta. Elle en avait assez. Voilà comment ses efforts étaient remerciés. Tant pis pour elle, si elle ne voulait rien lui dire et laisser la situation comme telle, soit.

« - Très bien, tu peux aller te faire foutre à présent lâcha-t-elle, amère. »

Et sans attendre de réaction de sa part, elle retourna dans le salon, où son frère la fixait étrangement, les sourcils froncés. Tout comme Serah. Visiblement leur échange n'était pas passé inaperçu. Quoi, ils allaient lui faire la morale ? Ils pouvaient bien aller se faire foutre, tous autant qu'ils sont.

Comme une flèche, l'étudiante sortie de la maison, descendant les marches du perron pour se retrouver sur la chaussée. Ses doigts se serraient et se desserraient à un rythme irrégulier. Elle essaya de retrouver une respiration calme mais malgré l'air frais nocturne, elle n'y arrivait pas. Sa poitrine se contractait au fur et à mesure, lui donnant une douleur qu'elle ne méritait décidément pas. C'est vrai, qu'avait-elle fait de mal après tout ? Rageusement, elle passa ses mains tremblantes sur son visage. Mais rien ! Elle n'avait rien fait ! Alors pourquoi tout semblait de travers ? Pourquoi depuis que Claire avait tout simplement cessé de traîner avec elle, elle avait l'impression que son monde s'écroulait ? Elle tentait de se persuader du contraire, qu'elle vivait très bien cette situation, qu'elle s'amusait parfaitement avec ses amis mais c'était totalement faux. C'était elle qu'elle voulait, elle et personne d'autre. Dans ce cas là, pourquoi la repoussait-elle ? Pourquoi avait-elle mis fin à leur amitié ?

Retirant ses mains de son visage, elle se rendit compte que ces dernières étaient humides. Fais chier, ce n'était pas le moment de pleurer. Et évidemment, Serah choisit ce timing pour apparaître à ses côtés, la faisant presque sursauter. Elle la sondait de son regard clair, à la fois identique et totalement différent de celui de son aînée. Il n'était pas hypotonique, elle n'avait pas envie de s'y plonger et de ne plus jamais en ressortir.

« - Fang... débuta-t-elle, la voix cassée. Qu'est-ce qui se passe ?

- Demande à ta crétine de sœur, moi je n'en sais rien répliqua-t-elle en essayant de contenir ses larmes.

- Elle ne veut rien me dire... Écoutes, je ne sais pas du tout ce qu'il s'est passé entre vous mais peut-être qu'il faut lui laisser du temps ?

- Du temps ? Je lui ai laissé cinq ans Serah, cinq ans. Tu ne penses pas que c'est assez ? »

L'intéressée s'apprêta à répondre mais aucun son ne sortis de sa bouche. Oui, elle ne savait pas quoi répondre à son amie. Tout comme elle, elle était totalement perdue. Elle avait déjà tenté d'en apprendre plus, de questionner sa sœur à ce sujet mais elle se contentait de rester muette. Ou alors, parfois, elle lui disait que c'était une évidence et qu'elle n'était qu'une idiote pour lui poser ce genre de questions. Néanmoins, elle n'était pas aveugle. Elle voyait bien que sa sœur souffrait, autant que Fang d'ailleurs. Cette dernière le montrait beaucoup moins, préférant se cacher derrière le sarcasme, mais elle était meurtrie, elle en avait la preuve formelle actuellement. La cadette Farron ne pouvait décemment pas laisser une telle situation s'éterniser. Mais comment les aider alors qu'elle ignorait tout ?

Elle déglutit difficilement et s'approcha finalement de la brune afin de la prendre dans ses bras. Cette dernière se laissa faire, rendant son étreinte à la plus jeune en passant ses mains dans son dos. Elle savait qu'elle essayait de l'aider mais c'était peine perdue. Elle devrait le voir comme une évidence elle aussi, les choses allaient rester comme telles pour le restant de sa vie. Elle ne la récupérerait plus jamais.

De son côté, dans la maison des Farron, Calix s'était levé après le départ de Fang. Tout comme Serah, il n'avait pas raté une miette de leur échange et son sang ne fit qu'un tour. Il se leva donc pour rejoindre Claire dans sa chambre, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui le fixait avec étonnement.

« - T'as pas fini avec tes conneries toi ? lança-t-il. Je ne sais pas ce que tu t'amuse à faire mais j'espère que tu vas arrêter, et sur le champ.

- P-pardon ? Tu te fiches de moi j'espère répliqua la blonde, les yeux ronds. C'est elle qui vient me chercher des noises et c'est moi la fautive ?

- Exactement. Si tu avais un minimum de jugeote tu verrais bien qu'elle ne cherche aucunement à te faire du mal. »

Depuis quand Calix était-il si observateur ? Claire l'avait toujours vu comme un gars qui se fichait un peu de ce qui l'entourait, sans pour autant être méchant, et qui souhaitait principalement s'amuser. Mais voilà qu'elle découvrait qu'en réalité il accordait une certaine attention à sa sœur, raison pour laquelle il venait lui faire ce genre de remarque. Pourtant cette dernière était totalement infondée aux yeux de l'aînée Farron.

« - C'est une blague ? Elle n'arrête pas de jouer avec moi ! s'insurgea-t-elle.

- La faute à qui, hein ? »

Non mais il voulait vraiment qu'elle le frappe ? Pour dire des idioties pareilles fallait le faire quand même. Elle réussit tout de même à se contenir, lui lançant un regard plus que noir.

« - Si tu es venu pour m'énerver encore plus tu ferais mieux de partir avant que je te casse le nez. »

Nullement impressionné, il bomba le torse comme le ferait un gorille, s'apprêtant à répliquer mais fut interrompu par Lucie, qui était sortie de la cuisine et les observait d'un œil inquiet. Claire esquiva son regard, ne souhaitant aucunement affronter ses yeux inquisiteurs tandis qu'une boule anxieuse se formait dans ses entrailles. Calix quant à lui laissa échapper un soupir, ne voulant pas mêler la mère de la fautive dans cette histoire. Ainsi il se détourna en quitta à son tour la maison pour rejoindre Serah et sa sœur dehors.

La mère de Claire s'approcha de cette dernière, cherchant des réponses dans le regard de sa fille qui ne faisait que l'esquiver.

« - Qu'est-ce qui se passe Claire ? demanda-t-elle en posant sa main sur son bras.

- Rien.

- Je vois bien que c'est faux. Pourquoi Calix s'est-il énervé ? Que se passe-t-il avec Fang ? Tu sais très bien que tu peux tout me dire.

- Oh arrête ! Tu sais très bien que tu mens, je ne peux pas tout te dire ! »

Pour le coup, Lucie ne trouva pas les mots pour répondre à sa fille. Son propre sang, comment pouvait-elle penser des choses pareilles ? Après tout la famille ça servait à ça : se confier sur tout et n'importe quoi afin de pouvoir recevoir le soutien nécessaire. S'imaginait-elle réellement qu'elle allait la juger ? Ou la rejeter, pour elle ne savait quelle raison ? C'était absurde.

Mais avant qu'elle n'ait pu reprendre ses esprits, voilà que Claire était retournée dans sa chambre, claquant la porte de cette dernière. Sa mère lâcha un long soupir. Plus ils grandissaient, plus il y avait de problème. Il lui fallait sans doute du temps, après tout elle n'avait jamais été très bavarde, pas depuis qu'elle avait grandit en tout cas. Qu'est-ce qu'elle avait raté ? Son travail lui prenait-il autant de temps au point qu'elle ne voyait même pas ce qui tracassait sa fille ? C'était le noir complet.


Lentement, Noel récupéra une carte dans son deck avant de la poser, face découverte, sur son autre tas de carte. Immédiatement, les yeux de Claire se posèrent sur son propre tas, observant s'il y avait des similitudes entre la carte de son ami et la sienne. Mais non, elles n'étaient pas identiques. Hope, également présent, avait fait de même mais il ne leva pas sa main. Au centre de la table où se trouvaient leurs cartes, il y avait le totem qui attendait gentiment d'être récupéré par l'un des trois jeunes. Et ces derniers étaient totalement concentrés sur leur jeu, attendant le moment opportun pour se jeter sur leur proie et remporter le victoire.

A son tour, Claire déposa une de ses cartes, qui était identique à celle de Hope. Aussi vite que la lumière, tel la foudre s'abattant sur sa cible, elle récupéra le totem en griffant la main de Hope au passage et tendit en l'air l'objet de la victoire.

« - Ah ah !

- Nooon Claire, c'est affreux ce que tu fais ! se lamenta le jeune homme qui observait le tas de carte qu'il allait devoir récupérer.

- Cherche pas on arrivera jamais à gagner contre elle soupira le brun en secouant la tête.

- Il a raison, vous feriez mieux d'abandonner avant de crouler sous les cartes répondit Claire sur un ton victorieux. »

Les deux garçons lui lancèrent un regard noir. Nos trois amis se trouvaient dans la cafétéria du premier étage, à la fac, où ils se retrouvaient assez souvent pour des parties de Jungle Speed pendant leurs heures de pause ou à la fin des cours. C'était les moments que Claire appréciait le plus lorsqu'elle était à la fac. Là où elle s'amusait vraiment. Enfin, c'était sans compter Jihl et sa bande qui, malheureusement, venait aussi passer du temps ici. D'ailleurs, elle venait de franchir le seuil de la porte, toujours vêtue d'une tenue aguicheuse. Claire avait reposé le totem et lançait à présent un regard de dégoût à la châtain, qui balayait les lieux de son regard habituellement hautain. Sa présence fut comme une douche froide pour les étudiants. Hope avait maintenant le regard baissé sur ses cartes, refusant de voir la nouvelle arrivante et Noël avait levé les yeux au ciel, sachant pertinemment ce qui les attendait.

Jihl avança donc dans la pièce et s'arrêta devant Claire, un sourire sournois sur le visage. La blonde ne se démonta pas et soutint le regard, prête à en découdre. Autour d'elles, tout était à présent silencieux et chacun avait porté son attention sur le duel qui se profilait. La tension était à son comble et tous étaient prêts à réagir si la situation l'exigeait. Après tout, les deux folles furieuses de la fac se faisaient face, cela ne pouvait que présager des dégâts.

« - Alors Farron, on s'amuse à jouer aux cartes ? Comme c'est mignon ironisa la peste.

- C'est vrai que tu es trop bête pour ce genre de jeu, désolée de te déstabiliser répliqua son interlocutrice en croisant les bras.

- J'ai surtout mieux à faire, désolée de te forcer à faire face à ta vie minable.

- Tu me forces simplement à supporter ta tronche actuellement.

- C'est vrai, tu préfère les brunes, j'avais presque oublié. »

Le sang de l'étudiante modèle ne fit qu'un tour, sans vraiment savoir pourquoi, et elle attrapa son adversaire par le col, rapprochant ainsi son visage du sien.

« - Je préfère que l'on rampe à mes pieds, ce que tu vas bientôt faire cracha-t-elle.

- Oh non arrête, j'ai peur. Je vais me faire manger par une sale gouine. Quoi ? Tu n'aime pas quand je dis ça ? Dommage, parce que c'est pourtant ce que tu es.

- Non mais t'as pas finis de raconter des conneries Nabaat ?

- Si c'était des conneries, tu ne serais pas en train de te mettre dans tous tes états ma chère. Qu'est-ce que tu crois ? Je n'ai jamais été aveugle. Je sais déceler les faiblesses de chacun et m'en servir pour m'amuser un peu expliqua-t-elle avec un sourire mauvais. »

Claire fronça les sourcils. Elle ne savait pas trop pourquoi elle lui disait tout ça mais cela n'envisageait rien de bon. Elle ne voulait pas non plus lui demander plus d'explication. Avec Jihl, les dialogues qui s'allongeaient ce n'était jamais très bon. Ainsi, elle la relâcha, décidant qu'elle ferait mieux de ne pas rentrer dans son jeu.

« - Oh, aurais-je touché une corde sensible ? continua-t-elle en posant une main sur la hanche.

- Non, je n'ai juste pas envie de perdre mon temps avec toi.

- C'est ça, admets donc la défaite pour une fois. »

Mais elle ne reçut aucune réponse. Son ennemie se contenta de se rasseoir, détournant ainsi son attention d'elle. Serrant les poings, elle se retint de l'attraper et de la secouer de toutes ses forces. Elle qui, d'habitude, était si réactive à ses provocations, voilà qu'elle se décidait à l'ignorer totalement. Mais cela voulait au moins dire une chose : elle avait réellement touché une corde sensible et elle n'allait pas se gêner pour exploiter cette faille. Elle l'avait toujours sur, Claire Farron était de l'autre bord. Beaucoup se ferait une joie d'apprendre ça. Son regard marron rencontra deux orbes vertes qui la fixaient avec mépris. Tient, elle profiterait de cette brèche pour faire souffrir Fang également. Cela promettait d'être très amusant.

C'est donc sans se départir de son sourire qu'elle s'installa à une table libre avec ses amies avant de commencer à glousser. De son côté, Fang lâcha un soupir. Jihl n'hésitait jamais à venir mettre le feu au poudre en cherchant des noises à n'importe qui qui croiserait son chemin. Ce n'était pas nouveau de la voir s'en prendre à Claire, comme à n'importe qui d'ailleurs. Et puis l'insulter de la sorte... Elle avait toujours su qu'elle ne portait pas les homosexuels dans son cœur, comme beaucoup d'autres groupes de personnes, mais là ça dépassait les bornes. De toute façon, si Claire était lesbienne ça se saurait. Elle le saurait. Mais vu comment elle avait changé, cela ne l'étonnerait même pas d'être dans l'ignorance totale à ce sujet. Et étrangement, cette pensée la plongeait dans un soudain malaise. Comme tout ce qui se rapprochait de Claire en réalité. Mais elle devait arrêter de penser à elle, ça ne menait strictement à rien.

Elle soupira de nouveau et reporta son attention sur Vanille et Snow, qui étaient à présent en train de critiquer la pimbêche de service. A l'autre bout de la pièce, ils avaient ainsi évité d'être mêlé à cette histoire, ce qui semblait déplaire au grand baraqué.

« - Si j'avais été plus près je me serais pas gêné pour lui mettre mon poing dans la figure grogna-t-il. Elle ne se rend pas compte que dés qu'elle entre dans une pièce l'ambiance devient tout de suite morose ?

- Bien sûr que si, et ça l'amuse répondit Fang.

- Une vraie peste soupira Vanille. Mais hé, on va pas gâcher notre journée à cause d'elle ! Vous savez ce que j'ai réussis à apprendre ? Apparemment Yuj et Lebreau sont ensemble !

- Sérieusement ? s'étonna Snow

- Oui ! Je l'ai appris il y a quelques jours.

- J'aimerais bien savoir comment tu l'as su ricana la noiraude.

- Tu sais très bien que je ne révélerais jamais mes secrets ! »

Son amie sourit. Elle savait très bien que Vanille passait son temps à espionner tout le monde, n'importe où et surtout n'importe quand. Toujours la première qui prenait connaissance des ragots. Non, pire, c'était elle qui les créait. C'était d'ailleurs comme ça qu'elles s'étaient rencontrées, ou plutôt que leur amitié a commencé.


Puisant les dernières forces qui lui restait, la petite brune se hissa en hauteur, serrant fortement la barre métallique. Elle voyait les nuages blancs dans cette mer bleue se rapprocher, son souffle se coupa pendant quelques instants. C'était comme si elle s'apprêtait à toucher le ciel à l'aide de ses doigts. Difficilement, elle enroula un de ses bras autours du métal chaud une fois qu'il arriva à la hauteur de son buste afin de soulager la pression qu'elle exerçait sur ses bras. Sa jambe suivit ensuite le même mouvement alors que son corps se penchait dangereusement en avant, attiré vers la terre. Finalement, elle réussit à se hisser sur la barre à l'aide de ses jambes, prenant soudainement de la hauteur. Maintenant comme elle pouvait son équilibre, elle porta un regard différent sur le monde. Les arbres semblaient plus petits, les maisons au loin également, tout comme les gens. Inspirant une grand bouffée d'air, elle leva la tête vers le ciel, un sourire idiot sur les lèvres. C'était amusant de se sentir un peu comme le maître du monde.

Mais sans qu'elle puisse le prévoir, une bourrasque vint faire trembler ses petites jambes, la faisant tanguer sur son perchoir, avant de se retrouver lamentablement au sol, avalant par la même occasion des grains de sable. Toussant furieusement, elle pesta contre le vent, qui avait la défaire de son trône.

« - Est-ce que ça va ? »

Ses yeux se posèrent sur la provenance de la voix douce et drôle, une fille de son âge aux cheveux roux flamboyants. Ses yeux verts pétillants laissaient entrevoir une certaine inquiétude pour sa personne. Fang accepta la main qu'elle lui tendait afin de se remettre sur pied, époussetant ses vêtements au passage.

« - Oui ça va merci. C'était la honte comme chute !

- T'as quand même réussit à monter dessus, c'était vachement impressionnant s'extasia la petite fille avec un sourire. »

La noiraude se contenta de hausser les épaules. Dans sa tête elle avait tout de même échouée, vaincue lamentablement par le vent.

« - On est dans la même école non ? demanda la fille pétillante. Je m'appelle Vanille ! Tu viens m'aider à construire un château ? »

Elle désigna le bac à sable, où des enfants plus jeunes creusaient gaiement dedans. L'intéressée hoche la tête, se disant qu'elle n'avait jamais essayé de monter un château de sable et que cela pourrait être une expérience intéressante.

« - Moi c'est Fang lui dit-elle en la suivant. Et oui, je crois t'avoir déjà vu dans la cour. »

La dénommée Vanille lui sourit avant de récupérer une pelle et un sceau tout en s'agenouillant dans le sable. La brunette l'imita, observant les ustensiles d'un air curieux. Comment cela marchait-il ? Fallait-il creuser afin de remplir le sceau ? C'était ce que semblait faire les autres enfants mais le résultat, une fois retourné, ne ressemblait qu'à un tas de sable difforme. Haussant les épaules, la jeune fille à la peau mâte décida tout de même de s'atteler à la tâche.

« - A l'école y en a beaucoup qui disent que tu ressembles à une sauvage mais moi je trouve pas ! T'es même plutôt cool avec tes cheveux n'importe comment et quand tu t'amuse à grimper partout lui avoua soudainement sa camarade avec un sourire radieux. »

Immédiatement, sa vis-à-vis éclata de rire, appréciant grandement la sincérité de la petite fille. Il était vrai que la plupart de ses camarades la trouvait étrange avec sa manie de chercher à tout prix l'aventure mais son esprit était toujours en quête d'imagination.

« - Tu sais que le soir, y a un fantôme qui se promène près de l'école ? continua la rouquine. Tu voudrais venir le voir avec moi ?

- Pourquoi pas ! T'as pas peur ?

- Non ! Le danger ? Je me ris du danger ! »

Elle avait imité parfaitement la voix de Simba du Roi Lion ce qui fit de nouveau rire Fang. Elle trouvait Vanille vraiment gentille et drôle, en plus de posséder une très grande franchise, ce qui ne lui déplaisait absolument pas. Elle voyait déjà en elle une très bonne amie, avec qui elle pourrait partager de drôles d'aventures et plein d'autre chose.

Son seau était à présent rempli ainsi, elle le retourna sur le sable avant de le retirer lentement, dévoilant une petite tour qui ne tarda pas à s'effondrer. Fronçant les sourcils, elle grommela des paroles incompréhensibles tandis que sa nouvelle amie se moquait gentiment d'elle. Une belle après-midi au parc en somme.


En repensant à ce vieux souvenir, un sourire se dessina sur les lèvres de Fang. Elle s'étonnerait toujours de la facilité des enfants à nouer des liens, puisque ce n'était pas à son âge qu'elle allait faire de pareille rencontre. Comme prévu, elles étaient bel et bien allées aux alentours de l'école la nuit, s'évadant de chez elles. Mais à part se faire poursuivre par un chat visiblement fou, elles n'avaient croisé aucun fantôme. Et ce genre de situations se répétèrent les jours suivant, toujours grâce aux pseudos sources de Vanille. Comme quoi, c'était bien sa manie de déformer la réalité que leur avait permis de se lier d'amitié, et Fang ne le regrettait absolument pas.

« - Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? »

Tournant la tête, elle croisa le regard vert pétillant se sa meilleure amie, qui reflétait parfaitement sa curiosité prononcée à l'aide de sa question.

« - Oh je repensais simplement à notre première rencontre. Tu ne t'es pas arrangée avec l'âge se moqua-t-elle en souriant.

- Attention à ce que tu dis Fang, mon petit ami imaginaire va venir te hanter autrement répliqua-t-elle en levant son doigt, comme le ferait un parent grondant son enfant.

- En parlant de petit ami... Tu n'aurais pas des vues sur Hope ? s'interposa Snow.

- Quoi ? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles !

- Arrêtes Pinocchio, ton nez s'allonge rigola la noiraude. »

Et pour toute réponse la rouquine croisa les bras et afficha une mine boudeuse, ce qui fit encore plus rire ses deux amis.

De son côté, Claire avait raflé le totem de nombreuses fois, écrasant pas la même occasion ses adversaires, imposant son règne. Les deux garçons ne pouvaient que se ratatiner sur la table face à une telle puissance et maîtrise. Néanmoins, un coup d'œil sur son téléphone indiqua à la reine du Jungle Speed qu'il était temps pour elle de quitter son royaume pour aller en terre ennemie. Lâchant un soupir elle récupéra donc son sac et se redressa, posant son regard sur ses deux amis.

« - Bon, il est temps que j'y aille, le commissariat m'attend expliqua-t-elle, faisant mine d'être réjouie.

- Tu leur feras coucou de ma part nargua Noël. »

Fronçant les sourcils, la blonde lui ébouriffa les cheveux sans ménagement. Ces deux là étaient bien les seuls avec lesquels elle se permettait de se lâcher un peu. Après tout, c'était ses deux vrais amis, ceux sur lesquels elle pouvait vraiment compter lorsqu'il fallait et avec qui elle s'amusait réellement. Sans oublier le fait qu'elle ne portait pas grand intérêt aux autres jeunes de son âge, trouvant qu'ils se ressemblaient tous. Hope et Noël étaient les seuls à être différents et c'était bien mieux comme ça.

« - Tu nous tiendras au courant ? demanda le plus jeune.

- Oui bien sûr. Si jamais vous ne recevez pas de mes nouvelles, vous pourrez vous battre pour mes affaires. »

Sur ces mots, elle leur adressa un dernier sourire avant de quitter la pièce, rejoignant le rez-de-chaussée. Elle n'avait aucune envie de se rendre au commissariat mais si elle n'y allait pas, elle savait qu'elle aurait encore plus d'ennuis. Néanmoins elle ne savait pas ce qui était le pire. Devoir se rendre au commissariat ou payer une somme vertigineuse ? Elle ne savait pas ce qui l'attendait une fois sur place et c'était bien ça qui l'inquiétait.

Quittant le bâtiment, elle se dirigea vers l'arrêt de bus qui ne se trouvait qu'à quelques mètres. Pas mal d'étudiants y patientaient, comme toujours lorsqu'il était dix-sept heures. Le bus ne tarda pas à pointer le bout de son nez, tout de vert vêtu qui le rendait absolument immonde aux yeux de la blonde. Elle se demandait bien qui était la personne qui avait décidé de coloré les bus de cette façon et surtout pourquoi elle avait aussi mauvais goût. Mais qu'importe la couleur, ce moyen de locomotion restait tout de même très pratique. Sauf lorsque l'on se retrouvait serrés comme des sardines, ce qui était le cas actuellement. L'étudiante réussit à se faufiler parmi la masse afin de trouver un coin avec un peu plus d'espace mais cette situation restait tout de même étouffante. Une odeur de transpiration flottait dans l'air accompagné d'un brouhaha désagréable. Heureusement, il lui fallut seulement une dizaine de minutes pour arriver à destination, respirant à plein poumon l'air de nouveau frais.

En face d'elle, le commissariat ressemblerait presque à un monstre la gueule ouverte, prête à la dévorer. Pas très rassurant. Malgré tout, elle pénétra dans le bâtiment comme si de rien n'était. L'entrée donnait sur une pièce assez large qui débouchait sur plusieurs couloirs. Plusieurs personnes patientaient sur des chaises qui semblaient loin d'être confortables tandis que d'autres demandaient toute sorte de chose aux policiers chargés de l'accueil. Un d'eux, aux cheveux gris et au regard loin d'être abordable fit signe à Claire de s'approcher, ce qu'elle fit sans hésiter.

« - Bonjour, c'est pour quoi ? Demanda-t-il sur un ton peu rassurant.

- Bonjour, j'ai reçu une convocation expliqua-t-elle en lui montrant le bout de papier. »

L'homme prit la lettre, la lut rapidement et releva les yeux vers elle, une étrange lueur présente dans son regard.

« - Suivez-moi. »

Il se leva alors et s'engagea dans un des couloirs, l'étudiante à ses talons. Cette dernière fronçait les sourcils, se demandant où il pouvait bien l'emmener. Est-ce qu'il allait lui faire subir un interrogatoire musclé, comme on pouvait le voir à la télévision ? Non, non, c'était ridicule, elle n'avait tué personne après tout.

L'agent s'arrêta devant une porte qu'il ouvrit et entra dans la pièce. Cette dernière était assez petite, ne comprenant qu'un seul bureau avec quelques chaises et une étagère collée au mur. Quelques rayons de soleil filtrait à travers les rideaux métalliques, offrant au lieu une ambiance inquiétante. La siège du bureau était occupé par un homme assez âgé, la tête recouverte d'un couvre-chef de policier. Son regard sévère se posa sur la blonde qui ne se démonta pas malgré tout.

« - Monsieur, cette jeune fille a été convoqué pour de faux appels répétitifs. »

Serrant les poings, Claire se retint de répliquer, sachant pertinemment que si elle le faisait elle aurait encore plus d'ennuis. Mais c'était insupportable d'être jugé coupable alors que c'était tout l'inverse. Croisant les mains, l'homme assit au bureau hocha la tête et fit signe au policier de quitter la pièce, ce qu'il fit immédiatement en lui laissant la convocation. Après avoir jeté un coup d'œil à cette dernière il reporta son attention sur la fautive.

« - Vous pouvez vous asseoir mademoiselle. »

L'intéressée s'exécuta en silence, le remerciant néanmoins d'un signe de tête.

« - Alors, si j'ai bien compris vous nous avez contacté plusieurs fois pour tapage nocturne alors que nos agents n'ont rien trouvé sur place. Comment expliquez-vous cela ? Vous vous amusez à faire perdre du temps aux gardiens de la paix ?

- Non, bien sûr que non ! Vous allez peut-être trouvé cette histoire stupide mais presque tous les week-end, du vendredi au dimanche, ma voisine fait des fêtes insupportables. Ma sœur s'y rend régulièrement et par je ne sais quel miracle elle sait quand est-ce que je j'appelle le commissariat, ce qui lui permet de prévenir les invités pour mettre fin rapidement à la fête. »

Elle avait expliqué tout ça le plus sérieusement possible, ne lâcha pas le policier du regard. Ce dernier se gratta le menton pendant quelques instants, pensif, avant de secouer la tête.

« - En effet, cette histoire est stupide. »

Levant les yeux au ciel, la blonde se retint de répliquer. Cette situation était affreusement frustrante. Depuis quand le mensonge devait prendre la place de la vérité ? C'était totalement injuste !

« - Je pense surtout que vous êtes le genre de jeune s'amusant à braver l'autorité, ne sachant que très peu réfléchir. »

Pardon ? Elle avait bien entendu ? Serait-il réellement en train de la juger là ? Il se prenait pour qui ce vieux aux airs suffisant ? Il se croyait mieux affalé sur son siège de ministre à s'imaginer sauver le monde ? La mâchoire serré, elle se retint de lui cracher tout ce qu'elle pensait au visage, bien que son regard lançait des éclairs.

« - Normalement je devrais vous envoyer en prison pour ça, et vous faire payer une belle somme d'argent mais je vais être clément. »

La prison ? Mais il ne racontait que des conneries. Claire s'était bien informée sur le sujet, et la prison était loin dans les punitions. Ce type était-il vraiment flic ou était-ce une vaste blague ? Elle ne put s'empêcher de jeter des regards dans les coins de la pièce, afin de vérifier qu'il n'y avait pas de caméra cachée.

« - Vous allez effectuer des travaux d'intérêt général tous les mercredis, de dix-sept heures à vingt-heures, afin de nettoyer les routes. »

Elle pouvait dorénavant commencer à creuser sa propre tombe. Elle était innocente et voilà qu'en plus elle devait nettoyer les déchets de tous ces porcs qui passaient sur la route. La vie était vraiment injuste. Respirant un grand coup, elle tenta de se calmer et acquiesça simplement. Dans quelques années elle n'aura plus besoin de supporter ce genre de personne. Elle sera en pleine nature, sans une bande d'idiots autour d'elle. Plus de jeux de pouvoir, juste le calme. Bon, elle rêvait peut-être un peu trop mais comment ne pas le faire face à un imbécile pareil ?

Il lui fit signe qu'elle pouvait s'en aller, lui disant simplement de se rendre au commissariat mercredi prochain, et Claire quitta la pièce sans plus attendre, claquant sans aucune gêne la porte. Elle s'étonnait de son self contrôle. S'il n'avait pas été gardien de la paix, elle ne se serait pas gênée pour lui casser le nez. Elle savait pourtant que ce genre d'attitude était ridicule, que cela ne servait à rien de s'emporter mais c'était plus fort qu'elle. Se servir de ses poings étaient souvent plus facile que de chercher les mots. Au final, peut-être qu'elle ne valait pas mieux que lui, de vouloir réagir au quart de tour.

Sans même un regard pour le type qui l'avait accompagné jusqu'à son supérieur, semblait-il, elle sortit du bâtiment et commença à sillonner les rues aléatoirement. Elle n'avait pas envie de rentrer tout de suite. Marcher un peu lui permettrait sans doute de se vider un peu la tête, d'oublier que tout semblait être contre elle.


Volant des les mains, Fang essaya d'effectuer le virage correctement mais c'était sans compter sur Serah qui lui lança une tortue, l'arrêtant dans son élan. Lâchant un juron, la brune donna un coup de coude à la cadette Farron qui riait de bon cœur. A côté d'elle, son père semblait être totalement plongé dans le jeu, ignorant le petit duel entre les deux jeunes filles. Snow, qui était près de la noiraude, essayant de comprendre comment fonctionnait le volant qu'il avait dans les mains.

« - Mais comment on avance avec ce putain de truc ? Ça aurait été plus sympa de jouer à Smash Bross !

- Non tu gagnes tout le temps, c'est pas drôle répliqua Serah qui lui tira la langue.

- Mauvaise joueuse. »

Il lui accorda néanmoins un sourire tendre, ne pouvant décemment que sourire face à son visage. Et alors que les quatre compères se jetèrent dans la compétition, enchaînant les courses, Lucie finit par les rejoindre en descendant les escaliers, observant les alentours.

« - Claire n'est toujours pas rentrée ? demanda-t-elle.

- Elle m'a dit qu'elle se promenait un peu expliqua Serah avant lâcher un cri à cause de Fang qui lui avait foncé dedans.

- Je vois... Vous êtes partants pour aller au parc aquatique ce week-end ? J'ai réussis à trouver des places à moitié prix sur internet.

- Et comment ! s'exclamèrent-ils à l'unisson. »

Face à tant d'entrain la mère Farron ne put que rire franchement.

« - Tu en parleras à ton père et ton frère Fang. »

Avant que l'intéressée ne puisse répondre, la porte de l'entrée s'ouvrit, laissant entrer Claire avec son visage neutre, comme à son habitude. Son regard se posa immédiatement sur le canapé et elle lâcha un soupir d'exaspération. Même chez elle elle arrivait à croiser Fang, si c'était pas malheureux ça.

« - Coucou ma chérie, comment ça s'est passé ? Lui demanda sa mère en s'approchant d'elle.

- Travaux d'intérêt général marmonna simplement sa fille, se dirigeant déjà vers sa chambre. »

Par la même occasion elle accorda un regard noir à sa sœur, qui la fixait les yeux remplis de regrets. A présent que la sanction était tombée elle se sentait encore plus mal pour son aînée. Peut-être qu'elle avait bel et bien raison. Peut-être qu'elle s'était montrée vraiment égoïste le tout avec une attitude d'idiote. Stéphane profita de ce moment d'inattention pour l'éjecter dans le décor, prenant ainsi la première place.

« - Claire, réserve ton samedi, nous allons au parc aquatique lui informa Lucie avant qu'elle ne s'enferme dans sa chambre. »

La blonde leva les yeux au ciel. Super, les Yun seront sûrement de la partie alors elle allait devoir se farcir Fang pendant toute la journée. Un de ces jours on la retrouverait sans doute morte dans un coin et ce jour là, personne ne devrait s'étonner vu tout ce qu'ils la forçait à endurer.

Dans le salon, malgré le sourire qu'elle affichait, Fang n'était pas plus rassurée que sa voisine. La dernière fois qu'elle s'était rendue au parc aquatique elle devait être âgée de treize ans et elle en gardait de très bons souvenirs comme de mauvais. Elle ressentait toujours une forte rancœur envers Claire par rapport à leur dernier échange mais elle craignait de ne pas réussir à garder la tête froide ce samedi. Comme elle l'avait fait il y a quelques années. Dans la merde, elle était vraiment dans la merde. Que fallait-il faire lorsque son corps n'était pas du tout en accord avec sa tête ? La décapitation peut-être. Un long soupir s'échappa de ses lèvres et elle observa d'un air absent son personnage se faire dévorer par une plante carnivore. Elle allait devoir se préparer mentalement à tout ça.


Vous avez hâte de découvrir ce qui va se passer pendant leur virée au parc aquatique, hein hein hein ? Je vous avoue que moi aussi. Et pour ceux qui se posent des questions par rapport à Jihl, elle réapparaîtra très bientôt, surtout que je compte bien m'attarder un peu sur elle héhé. Et à votre avis, quels sont les deux policiers que Claire à rencontré ? La suite ne devrait pas trop tarder, j'essayerais d'être plus rapide que pour ce chapitre. J'espère que ça vous a plu, à la prochaine !