Let's talk about love

Hello tous ! Ma session est maintenant terminée donc plus de temps pour écrire, hihi ! Je vous présente donc le nouveau chapitre de Let's talk about love. Pour ceux qui suivent mes autres histoires, je suis bien avancée dans les nouveaux chapitres de Pourquoi ne devrions-nous jamais procréer et des Belles histoires des voisins d'en-bas .

Je planche également sur le nouveau chapitre de ma fiction Comment détruire toutes les bonnes bases de Disney, dans lequel vous retrouverez tous vos persos préférés de Harry Potter à la sauce Disney !

Et puis, si je ne reposte pas avant Noël, je vous souhaite tous un beau temps des Fêtes à être entouré de vos proches et à vous goinfrer de desserts sucrés :3

Bisous tous !

Colbie –xxx-

P-S : Merci à mes lecteurs et reviewers :3 Lova you all –xxx-

Chapitre 4 : Let's talk about Harry

- Alors, qui commence ? s'exclama Rogue en examinant ses ongles.

Un silence suivit, durant lequel le sombre professeur de potions tâcha de ne pas trop se concentrer sur Longdubat qui respirait beaucoup trop fort à son goût, question d'éviter une situation d'étranglement impromptue.

Alors qu'il se disait qu'il préférait grandement ces adolescents agaçants lorsqu'ils étaient ainsi, c'est-à-dire silencieux et renfrognés, il pensa à sa jolie vendeuse de glaces, à son doux sourire, à ses mains délicates…

Il ne savait pas grand-chose d'elle, mis à part qu'elle s'appelait Clara et qu'elle était d'une beauté époustouflante. Ne vous m'éprenez surtout pas : Severus Rogue n'avait pas encore eut le courage de l'aborder… Non, c'était le badge qu'elle arborait sur la poitrine qui l'avait renseigné sur son prénom, un prénom qu'il avait désormais l'habitude de répéter dans sa tête un peu trop souvent ces deux dernières semaines.

Clara.

Il ne pouvait laisser ces étudiants aux prises avec leurs hormones interférer entre lui et Clara.

Il voulait se gifler pour avoir envie de glousser comme une petite Poufsouffle à chaque fois que son nom jaillissait dans son esprit. Cette femme lui faisait l'effet d'une oasis apparaissant sous les yeux d'un rescapé du désert n'ayant pas bu depuis des jours.

«Mais il ne se passe rien entre toi et elle, Severus, marmonna sa connasse de petite voix. Comment ces abrutis pourraient-ils interférer entre vous deux

«Un jour, je prendrai mon courage à deux mains et l'inviterai à sortir, tu sauras !», pensa Rogue avec colère.

«Ça fait deux semaines que tu dis cela, Severus», continua sa petite voix intérieure, bien décidé à faire chier un max.

Severus préféra ne pas lui répondre (qui n'a jamais eu de discussions palpitantes avec sa petite voix, hein ? HEIN ?) et reporta son attention sur le castor, le rouquin, le fils de son jadis meilleur ennemi, l'attardé, la commère, Parkinson et Malefoy, tous assis de parts et d'autres de lui.

En soupirant (et en éprouvant à la fois une cruelle satisfaction à ce qu'il s'apprêtait à faire), il se dit que puisqu'aucun ne voulait se lancer à raconter ses ennuyantes histoires d'amour de gamin de 16 ans, il allait choisir lui-même l'infortuné (héhé).

À la surprise générale d'absolument personne, il s'avéra qu'il sélectionna le Survivant de la place, c'est-à-dire Harry Potter, premier du nom.

Le pointant dramatiquement du doigt tandis que Malefoy glapissait littéralement de joie, il aboya, en tant que thérapeute compatissant et pédagogue :

- Potter ! Parlez-nous de vos ennuyantes histoires de cœur !

Ron émit alors un bruyant soupir, comme quoi l'annonce qu'aucun point ne pouvait être enlevés lui avait définitivement bousillé le fusible de la raison. En effet, aucune personne saine d'esprit n'oserait manifester son agacement à Severus Snape, et c'est un Neville pratiquement recroquevillé sous sa chaise qui le rappelait à tout le monde, les yeux écarquillés d'effroi devant la rage émanant de Rogue.

- Un problème, monsieur Weasley ? demanda-t-il d'une manière calme et rationnelle qui jurait merveilleusement bien avec sa mâchoire serrée et son regard pour le moment fou et irrationnel.

- C'est un manque d'originalité flagrant ! Tout le monde savait pertinemment que vous choisiriez Harry, déclara-t-il en hochant la tête, l'air découragé.

- Je n'ai peut-être pas le pouvoir de vous enlever des points en ce moment, Weasley, mais sachez que je ne me priverai pas de vous en enlever cinquante en potions, ce lundi ! s'écria-t-il.

Hermione la Juste, qui ne manquait pas une occasion de souligner les nombreuses injustices que Rogue aimait leur infliger, s'écria alors :

- Monsieur ! Vous faites de l'abus de pouvoir !

Tous la regardèrent, les sourcils haussés.

- C'est pas nouveau, merde, s'exclama Pansy Parkinson qui s'était très bien remise de sa blessure de guerre.

- Elle n'a pas tort, dit Parvatil, ne manquant jamais une occasion de lancer Hermione sous le bus.

Depuis que la sale peste était allée au Bal avec le joeur de Quidditch sur qui elle fantasmait un max, c'est-à-dire Viktor Krum, toutes les raisons étaient bonnes pour lui faire comprendre qu'elle la détestait.

Avec un haussement d'épaules, Ron se dit que pour une fois que la vieille chauve-souris ne pouvait rien contre lui, il allait bien en profiter. Neville l'incitait, toutefois, au contraire avec de grandes mimiques paniquées.

Pensant à sa jolie crémière (question d'éviter un sordide meurtre), Rogue se dit que plus vite ils auraient confessé leurs idiotes histoires de cœur, plus vite il serait débarrassé de son ridicule poste de thérapeute amateur.

Mettant de l'eau dans son vin (mettez un jour férié à sa date, car cela n'arrivait définitivement pas souvent), il se pinça l'arête du nom et marmonna un «vous verrez bien lundi».

Pour faire changement, Rogue soupira et s'exclama :

- Potter, nous sommes en mai, alors n'attendez pas qu'il neige avant de commencer ! Vous qui aimez tant les feux de la rampe, vous êtes servi, nous sommes toute ouïe, asséna-t-il alors que Parvatil se manucurait les ongles et que Neville cherchait une issue des yeux en paniquant.

Seul Malefoy avait ses fesses pointues bien posées au rebord de la chaise, un air avide peignant ses traits de personne détestable.

Avec un haussement d'épaules, Harry déclara, en martelant bien chaque mot comme un enfant de 3 ans:

- Je-n'ai-pas-de-problèmes-de-cœur !

- Mais-tu-en-as-entre-les-deux-oreilles, hurla Pansy en s'écrasant de rire, tandis que Parvatil se retenait de pouffer.

- Miss Parkinson, calmez-vous, dit Rogue en inscrivant cette vanne dans son carnet mental MTG (Moqueries en Tout Genre).

- Ouais, étouffe toi avec ta salive de bulldog répugnant, Pansy, s'écria Hermione tandis que Ron approuvait de vigoureux hochements de tête.

- Toi, le castor, va branler Weasley et…

- SILENCE ! ragea Rogue en se levant.

Il se leva et alla assener une bonne taloche à Ron et Harry – ignorant d'une façon totalement prévisible les Serpentards qui ricanèrent de plus belle.

Harry, son air de victime incomprise sur le visage, s'écria :

- Hey, mais je n'ai rien fait !

- C'est pour ne pas vouloir vous confier, Potter !

- Pensez-vous sincèrement que quelqu'un ici à envie de se confier dans une atmosphère aussi lourde ? s'exclama Hermione en montrant d'une main le décor navrant qui s'offrait à eux, à savoir Neville qui tremblait, Parvatil qui prenait en notes tous les futurs potins qui allaient bientôt sortir de la bouche Potterdienne et Pansy et Malefoy qui lançaient des quolibets à tout rompre.

- C'est ma thérapie donc c'est moi qui décide quelle sera l'atmosphère, Granger ! maugréa Rogue en pensant qu'après le déjeuner, il aurait sans doute le temps de passer à la crèmerie Givrez-vous le bec.

Il y eut un silence inconfortable durant lequel Harry maintenu sa mâchoire bien vissée et où Rogue refoula, évidemment, toute forme de compréhension.

- Potter, parlez immédiatement ! dit Rogue en caressant sa baguette d'un air menaçant.

Si nous aurions été dans le conte d'Ali baba, Neville aurait représenté la caverne et la baguette de Rogue, le mot de passe la faisant s'ouvrir car, en effet, dès que Rogue la sortit de sa poche, le Gryffondor poussa un glapissement effrayé et babilla :

- C'est Ginny Weasley, professeur.

- Neville, bordel ! T'es censé être de notre côté, merde ! s'exclama Ron tandis que Harry se coinçait l'arête du nez entre ses doigts.

- Désolé les mecs, mais il devait savoir ! dit Neville d'un air grave.

Une minute de plus dans cette salle pleine de mauvaises vibrations et il se mettrait à jeter des sorts partout. Rogue et les Serpentards le rendaient bien trop nerveux.

- Non, bordel, il avait pas à savoir ! dit Harry, exaspéré.

- Harry, ça va te faire du bien de te confier, dit Parvatil qui n'avait absolument rien à foutre de l'exercice thérapeutique de la situation mais qui ne pouvait vivre sans sa dose quotidienne de potins. Confie toi.

D'un geste excessivement peu naturel, elle tapota maladroitement le genou de Harry dans une tentative de créer une atmosphère propice à la confession de potins potentiels.

- Pour quel idiot vous me prenez ? s'écria Harry. Vous allez vous dépêcher de tout aller raconter ce que je vais dire !

- Sois pas parano ! s'exclama Parvatil, qui avait déjà fait un pacte avec Lavande pour tout se raconter ce qui allait se dire dans leur salle de «thérapie» respective.

Avec un soupir, Harry se résigna : s'il ne voulait pas passer les huit prochains mois ici, il se devait de raconter les détails de sa vie privée à des gens irrespectueux. Au moins, comme il était le premier à passer à l'abattoir, ses déclarations seraient moins fraîches à l'esprit des autres à la fin de ces horribles heures de «thérapie».

- Bon, alors voilà, commença-t-il tandis que Malefoy riait déjà. Moi et Ginny avons quelques problèmes de couple.

- Non, pour vrai ! C'est teeeellement étonnant ! ricana Malefoy alors qu'il prenait des notes dans son calepin.

Préférant l'ignorer, Harry continua sur sa lancée :

- Je crois que nous avons un… un problème… un problème de confiance.

Voilà, il suffisait d'être le plus général possible. De toutes façons, Rogue se contrefoutait de les aider : il ne chercherait pas à creuser plus loin. Il voulait seulement pouvoir dire à Dumbledore qu'ils s'étaient tous confiés, et c'est tout.

Mais c'était sans compter sur Neville qui, manifestement, prenait le concept de la thérapie de groupe très à cœur.

- C'est à cause de ses multiples infidélités, c'est ça, Harry ? dit-il gentiment en se penchant en avant.

- Potter le cocu, Potter le cocu, s'écria Malefoy qui ne perdait jamais une occasion de se moquer de son ennemi mortel.

Pansy la Suiveuse éclata de rire elle aussi :

- Je savais que Weasmoche au féminin n'était qu'une grosse salope !

Ron prit naturellement cela comme une déclaration de guerre sainte.

- Ne parle pas comme ça de ma sœur, Parkinson !

- Weasley, pas de hurlements dans ma salle de thérapie, hurla Rogue en ignorant délibérément le fait que c'était les Serpentards qui avaient commencé.

- J'essaie de me confier ! s'écria Harry qui voulait en finir au plus vite.

Tout d'un coup, il se tourna vers Neville, l'air incrédule.

- Comment ça, toutes ses infidélités ? Elle ne m'a trompé qu'une seule fois et elle l'a avoué.

- En fait, elle te l'a avoué car tu l'avais surprise dans ton lit avec Seamus, rectifia Neville, bien décidé à retourner le couteau dans la plaie.

- On s'en fout, Neville ! s'emporta Harry. Le problème, c'est que tu insinues que ma copine m'a trompé à plusieurs reprises !

Il y eu un silence gêné… Bien, un silence chez les Gryffondor, car Drago et Pansy ricanaient de façon démentielle dans leur coin.

Harry fut soudain mal à l'aise.

- Euh… C'était que des insinuations, pas vrai ?

Parvatil décida de prendre la relève car, les potins scabreux, eh bien, c'était son domaine !

- En fait, elle a embrassé Michael Corner, Dean Thomas, elle s'est essayée avec quelques Serdaigle et a couché très certainement, selon Lavande, avec un dénommé Charlot, barman de son état, récita-t-elle en comptant sur ses doigts.

- Quoi! dit un Harry livide, n'en croyant pas ses oreilles.

- Ça, c'était seulement le mois dernier, crût-elle bon de préciser avec un petit sourire entendu.

- Tu es en train de me dire que Ginny me trompe ? s'exclama-t-il, les yeux exorbités.

- Oui, c'est cela, acquiesça la jeune fille.

C'est à ce moment que Malefoy crû bon d'hurler :

- Potter le cocu !

- Oh mon Dieu, s'écria Harry en s'arrachant pratiquement les cheveux.

- Je suis désolée, Harry, dit Hermione d'un ton navré, mais c'est la vérité. En fait, je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas t'en rendre compte: c'est le sujet numéro 1 de toute la salle commune depuis des semaines.

Haussant les épaules d'un air contrit, elle ajouta :

- Même moi je suis au courant de cela, ça veut tout dire !

Il eut un silence embarrassant, de ce genre qui opprime tous ceux en faisant partis.

Enfin, mise à part Pansy qui, sans aucune considération pour la déchirure émotionnelle d'Harry, gueula :

- J'avais raison, la belette. T'as sœur, c'est qu'une grosse salope !

- Va te faire foutre, Pansy ! Ma sœur se cherche, c'est tout !

- On se calme, dit Rogue en se tournant vers le Gryffondor honni. Continuez les révélations-chocs, Potter et compagnie.

Finalement, ces rencontres pouvaient avoir du bon : en ce moment, il s'amusait comme un petit fou, bien qu'il ne le laissait pas paraître… Un Potter trahi et détruit, quelle délectation !

Ce dernier était bouleversé : il avait pardonné à Ginny de l'avoir trompé, avait accepté toutes ses excuses et ses promesses qu'une telle situation ne se reproduirait plus jamais… Mais là, mais là ! Elle l'avait cocufié à de nombreuses reprises et le pire, c'est que tout le monde le savait.

«Tout le monde sauf moi », pensa-t-il avec amertume.

En tant que thérapeute, Rogue décida de sauver Harry de ses pensées moroses.

- Consolez-vous, Potter : contrairement aux classes de potions, vous avez au moins eu une bonne réponse… En effet, vous aviez raison pour le problème flagrant de confiance dans votre couple !

Cette remarque fut ponctuée d'un rire moqueur (évidemment) de Drago et compagnie, soit sa Pansy de poche.

Harry, complètement anéanti et le regard triste, se tourna alors vers Ron et Hermione:

- Je devrais faire quoi selon vous, les amis ?

Naturellement, bien que cette remarque ne s'adressait qu'aux deux personnes mentionnées plus haut, chacun y alla de son commentaire bien senti :

- Eh bien, ma mère a déjà commencé à magasiner une robe de mariée donc, honnêtement, ça lui briserait le cœur de devoir cesser toute préparation… Tu sais combien elle t'aime, Harry !

- N'importe quoi ! Si tu la largues, Potter, la mère de Weasmoche sera bien plus heureuse : elle n'aura pas à se prostituer pour l'argent du mariage !

- Connard de…

- Harry, tu dois suivre ton cœur !

- J'avais oublié de mentionner sa brève aventure avec Cormac McLaggen, tout à l'heure.

- Potter le Cocu !

- Laisse la tomber, elle ne te respecte pas ! Ma sœur est très respectueuse, toutefois… Tu sais, Padma !

- Baissez immédiatement le ton !

Et dans un bourdonnement assourdissant d'élèves plein de bonnes (et mauvaises) intentions, deux légers coups se firent entendre à la porte.

Tous se la fermèrent instantanément alors que le professeur Rogue marmonna un «Oui ?» étrangement audible.

La porte s'ouvrit alors sur Albus Dumbledore qui les regardait en souriant :

- Et puis, cette thérapie ?

- Nous avions terminé, professeur, dit alors Rogue en se levant de son siège.

- Ah, et comment cela se passe-t-il ?

En regardant uniquement ce qui se passait derrière lui, à savoir le regard d'outre-tombe de Harry et les regards de haine que se lançaient Gryffondor et Serpentard, il aurait eu sa réponse. Toutefois, il regarda obligeamment Rogue qui, en soupirant, s'exclama :

- Cela pourrait être pire, j'imagine.

- Bien, s'exclama joyeusement le Directeur aux curieuses idées. Vous vous retrouverez donc samedi prochain.

Un silence de mort lui répondit.

Et voilàààà ! :D Comme me l'a suggéré Fio dans sa review, j'ai fait un chapitre plus long que les autres. C'est beaucoup plus facile depuis qu'on entre dans les histoires de couple hihi ! Et puis, comment avez-vous trouvé ? Dans l'autre chapitre, nous verrons la confrontation Ginny/Harry et la mystérieuse Clara du professeur Rogue ! Promis, ce n'est pas une Mary-Sue hihi ! Qui souhaitez-vous voir interroger par Rogue au prochain chapitre ?

La suite bientôt (genre la semaine prochaine ))

Dites-moi si vous avez aimé !

Joyeuses Fêtes mes lapins 3

Colbie –xxx-