Yoohh ! Me revoici !
Je viens tout de suite vous dire que... Je posterais deux fois par semaine à partir de la Nouvelle année 2015 ! Pourquoi ? Eh bien parce que mon programme pour ce drabble est déjà tout tracé. Au moment où vous le lisez... je suis en avance de plus de 4 drabble ! Et oui, depuis la rentrée scolaire, je suis devenue une machine et l'inspiration vient ! Donc, je ne peux pas modifier mes projets de publication pour le moment.
Et ENFIN ! Oui enfin ! Je poste mon Bonus et Drabble sur le thème de Sengoku Basara ! Petit Cross-over avec KnB ! Pourquoi ? Je vous ramène deux drabble en arrière, le 6 septembre c'était l'anniversaire de DATE Masamune, et je n'ai pas pu poster mon spécial à ce moment-là. J'ai donc décidé de le reporter plus tard, donc aujourd'hui ! J'vous rassure... ça se passera pas comme ça pour l'anniversaire d'Aomine, il est prévu et presque déjà fini ! (C'est aussi pour ça que je peux pas modifier mon rythme de publication ~)
Je passe aux réponses aux reviews ! Qui soit-disant au passage me font plaisir à lire, alors n'hésitez pas à m'en laisser ! Donc continuez ! Je remercie aussi le nombre de followers qui adorent ce recueil, j'avais des doutes ;_;
Rinkachirikitateku : Je te remercie pour ton vote et l'unique vote qui a fait pencher la balance ! xD Mon but est de frustrer les gens et surtout de les faire entrer dans la lecture sans que ce soit chiant, j'espère réussir =) La fin annonce quelque chose... exact, mais je ne dirais rien sur ça !
Maryry : Bientôt oui ! En faite ce sera peu à peu mis en valeur le long des Drabbles =) Patience !
Chuinlakou : Enfin !Je suis contente que tu ais apprécié ce petit recueil en espérant que ça te plaira toujours !
Bonne lecture à vous !
21 Octobre : « Matsuri »
Le regard émerveillé de ces enfants n'a eu que pour signification d'engendrer encore plus de joie dans le regard du chaperon. C'était un événement annuel qui les rendait aussi imprévisible, mais si mignon. Deux chatons obnubilés par une nouvelle pelote de laine qui intègre en son sein, un super grelot. Humiliante comparaison, s'ils savaient que l'esprit du brun les avait interprété ainsi. Pourtant, c'était malheureusement le cas. Juste à côté de la cuisine ouverte, deux jeunes hommes bavaient, commentaient, devant la télévision. Un événement annuel. Une fête qui avait pour but de retracer le passé de la ville. Rien d'autre qu'un immense moment d'énergie qui se déferlait sur la ville. Rien ne pourrait l'arrêter... et encore moins arrêter ces deux gaillards qui retournaient déjà leurs têtes vers lui. Le brun n'avait même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'ils lui envoyèrent d'innombrables arguments de choc ou non... c'était du bourrage de crâne la majeur partie du temps.
« Il y aura des chars de toutes les couleurs !
- Il y aura des filles !
- Les gens seront déguisés !
- Il y aura des filles !
- On découvrira l'histoire du Japon !
- Et il y aura des filles à gros seins !
- …. P'tain ! Aho' tu penses qu'à ça ?!
- Hein ? À quoi ?
- Aux filles !
- Aah non ! J'ai dit « gros seins » après !
- Abruti !... »
La conversation semblait dégénérer. L'un était énervé devant le fiasco futur de sa persuasion et l'autre qui ne comprenait pas pourquoi son acolyte s'emballait ne lui donnait qu'une bonne raison pour s'énerver aussi. Deux chatons qui se chamaillaient pour une magnifique pelote de laine rouge flash et au super grelot argenté en son centre. Cette vision devenait de plus en plus réaliste aux yeux du plus âgé. Un soupire s'échappa d'entre les lèvres du brun qui finit par retourner à sa tâche qu'était de laver cette vaisselle. Si seulement, ils pouvaient simplement demander, au lieu de montrer un plan pour le convaincre et par la suite le foirer pour s'engueuler. Un quotidien bancal. Une vie pleine de rebondissement. Un épuisement continu. Voilà à quoi se résumait la vie de Kiyoshi depuis qu'il était en colocation avec ces deux félins. Ses pensées vagabondèrent ici et là entre de nombreuses interrogations. Pourquoi avait-il accepté de cohabiter avec eux ? À vrai dire, cette question trottait déjà depuis un moment dans le crâne de ce jeune homme, il ne savait pas pourquoi, mais rapidement il remettait en doute tous les fondements de sa relation avec eux. N'était-il pas en train de mettre son avenir en l'air à les supporter ? Le doute s'instaurait maintenant dans son cœur. Était-ce la meilleure solution pour lui que d'accepter de dépendre d'eux ? D'une certaine manière, ils l'empêchaient de sombrer, de se perdre loin dans un futur trop proche à son goût. C'était trop près pour qu'il puisse accepter ce que cela lui offrait comme destin. Il préférait encore reculer et se blottir contre des faux-semblants que son âme lui présentait. Malgré les sourires qu'il offrait, c'était comme des masques qu'il enfile : de la joie non-sincère. Des rires, des sourires, des larmes de bonheur qui ne montraient qu'une chose : sa faiblesse. Des mots pensés qui le blessent, qui le rendent aussi faible, il n'arrive pas à penser plus loin, il ne peut se confronter contre elle. Mur inaccessible et indestructible, il reste là à se morfondre dans ses mensonges.
Ses gestes sont mécaniques, il frotte l'assiette sans vérifier si elle était propre depuis un long moment, il continue son manège. Il se perd dans ses pensées. L'eau ruisselle à chaque fois qu'il sort l'éponge de l'évier, il l'applique avec douceur, c'est comme s'il était hypnotisé, amené à faire le même cheminement aussi longtemps que son esprit le lui dictera. Il sursaute pourtant à l'entente d'un bruit. Son visage se tourne lentement, puis son buste et enfin son corps en lui-même. Il s'essuie vaguement les mains, avançant. Ses pas le menèrent vers le canapé qu'il contourna pour observer avec étonnement deux félins qui se chamaillaient. C'est surtout la mini panthère qui l'aperçu en premier. Négligemment installé sur le dos, celle-ci observait de son regard fatigué le maître des lieux tout en retenant le mini tigre qui cherchait à faire admettre une quelconque suprématie. La main du basané dans les cheveux de feu de l'autre l'empêchait d'avancer. L'autre main sur l'épaule du tigre le retenait elle aussi, alors que le coude de l'animal de la jungle bloquait l'épaule de ce membre accusateur qui laissait ses doigts se faufiler entre ses mèches. L'animal était bien installé, à califourchon sur la paresseuse panthère, il pouvait avoir un emplacement de choix si cette même créature sous lui n'avait pas enroulé ses jambes autour de sa taille. Une scène bien comique sous le regard bienveillant de l'humain. Pris sur le fait, ils ne bougeaient plus, ils ne cherchaient pas du tout à mettre la faute sur l'autre, au contraire, ils étaient silencieux les yeux grand ouvert, stupéfait devant ce sourire qu'arborait Kiyoshi. C'était le plus sincère qu'il avait, peut-être même un vrai sourire. Ils auraient pu rester des heures à l'observer sourire ainsi, mais chaque chose sont éphémère et cette perle en faisait partie. Ce sourire sera toutefois toujours dans leur mémoire.
« Pas la peine de vous battre, nous irons au Festival. Allez préparer vos sacs. Nous prendrons le train cet après-midi. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. C'est avec empressement qu'ils allèrent faire leur sac, c'était touchant de les voir ainsi, mais il fallait qu'il retombe sur terre, il devait acheter des billets et cela ne serait pas facile, c'était la date butoir. Mais rien ne résistait à son entêtement.
Une course folle. Des poumons qui sont morts à peine quelques mètres de franchis, il y avait une énorme différence entre le footing et ça... Kagami courait comme il pouvait avec ses trois sacs, il n'arrivait pas à suivre, il avait du mal c'était comme faire le parcours du combattant mais en pire. Pas très loin à côté de lui, le brun suivait avec deux sacs. C'était une course à la montre. Une course pour avoir cette chose qu'ils désiraient. Le rouquin leva la main pour poser son pass sur la machine, mais une main se posa sur sa tête pour l'écraser et le faire tomber. Une carte activa la porte coulissante, un corps passa, alors qu'une masse s'échoua sur le bitume. Il était comme un rapace vif comme l'éclair, agile comme un félin, il n'avait pas raté son entrée en scène, mais aussi con comme la lune. Cette personne se fit attraper la cheville et se rétama sur le sol sans aucune grâce. La masse rousse dépassa l'agile bleuet pour courir vers le quais, suivi par un brun téméraire qui choppa le bleu pour le porter sur ses épaules. C'est dans un saut qu'ils entrèrent tous les deux sous les cris du rouge. Étalés sur le sol, ils ne bougeaient pas. C'est le rire de ce gosse qui allégea l'atmosphère. Le bleu se releva en riant, mais un poing s'écrasa sur le haut de son crâne.
« Connard ! J'aurais pu me faire mal !
- Ata-taaaa... Bakagami, t'es pas mort, alors ta gueule ! J'pourrais en dire de même avec ma cheville !
- Enflure...
- Calmez-vous..., tenta Kiyoshi sans grands espoirs. »
C'était perdu d'avance, ils avaient déjà leur front l'un contre l'autre, se bouffant le museau sans aucune attention à l'environnement qui les entourait. Tous deux avaient attrapé la veste de l'autre, se maintenant contre l'autre le plus longtemps possible, il ne restait plus qu'à attendre qui mordrait l'autre. C'est sur cette vision de deux mâles en mal de complexe d'infériorité que le brun se détourna pour amener ses valises vers leur cabine. Il avait été déjà très difficile d'obtenir des billets pour Kyoto, alors s'il devait supporter les humeurs changeantes de ces deux félins, non merci. Il préférait encore s'isoler dans la cabine.
Ce train comportait des cabines personnelles, c'est à dire un espace pour deux à quatre personnes facilement si on ne s'entassait pas. C'était comme dans les vieux trains en occident avant que ce soit modernisé. Il s'installa du côté fenêtre après avoir rangé ses valises au-dessus de lui. Le siège était confortable et il pouvait étendre sa jambe pour reposer son genou. Parfois, celui-ci l'élançait douloureusement, mais il ne s'en plaignait pas... c'était dans ces moment-là qu'Aomine venait avec des steaks et les posait sur le genou sans rien dire. Kagami arrivait toujours peu de temps après en beuglant que le futur repas avait disparu et pour toute défense le bleu levait les mains et sortait une phrase digne d'un : « C'était pour les décongeler plus vite ! J'ai la dalle... » cela l'avait fait sourire car il connaissait la véritable raison de son geste, mais celui-ci ne semblait pas l'avouer et avait rougit plus d'une fois. Sa tempe contre la vitre, il regarda le paysage défiler, c'est après quelques minutes qu'il entendit la porte s'ouvrir, il les regarda. Taiga entrait avec ses valises les plaçant au-dessus des sièges. Il allait s'asseoir quand Daiki qui refourgua dans le ventre son sac et déclara revenir dans une heure ou deux, après avoir vu une superbe créature à obus de taille E, le roux râla un bon coup en le voyant partir rapidement.
« On le changera pas Taiga.
- J'sais... mais il est putain de chiant...
- C'est pour ça que tu l'aimes.
- Je... n-non ! C'-c'est pas pour ça ! Je... grmbl... »
Le plus vieux s'accorda un rire discret alors que le visage de son interlocuteur devenait plus que rouge. Touché au vif, il n'avait pu refréner ce sentiment qui le rongeait de l'intérieur. C'était comme lui demander de ne plus manger, il en serait frustré. Le train avait quitté la gare à dix-sept heure et il était maintenant vingt heure. Le repas se passa en silence et en tête à tête sans le dragueur. Ils auraient pu sortir et se diriger au wagon restaurant, mais tous deux étaient fatigués et c'était aussi pour ménager le genou de l'ancien pivot.
Vingt-deux heure trente trois. L'heure à laquelle Aomine rentra, il vit alors un Kiyoshi épuisé et endormi, alors que de l'autre côté, un Kagami courroucé le fixait comme s'il avait piqué le dernier hamburger du Maji Burger. Il vint s'asseoir, il voulait s'expliquer, mais seul la main du roux vint se poser sur sa tête pour l'obliger à se coucher sur lui. C'est en se blottissant l'un contre l'autre : un bleu enlaçant la taille d'un cou qui entourait son cou de ses bras, qu'ils s'endormirent. Un soupir de bien-être qui envahit la cabine de ce train en direction de Kyoto. Demain serait un grand jour. La nuit se fit silencieuse et pourtant mélodieuse dans les sons inaudible. C'était un ballet silencieux qui se déroulait autour de l'engin de fer. Le temps s'en mêlait, ralentissant ou accélérant le temps. La lune déjà bien haute descendait pour fuir sa consœur le soleil qui arriva bien trop vite au goût de cet astre de la nuit. À présent le soleil était bien haut, la matinée s'avançait. Cette journée allait être pleine de rebondissement.
Arrivé à la gare de Kyoto, le trio avança vers l'hôtel qu'ils avaient réservé. La ville se réveillait lentement, mais les préparatifs étaient présent et avançaient rapidement. Les chars se construisaient, les gens y mettaient du leur, pendant que les temples se préparaient à recevoir cette grande festivité. Les enfants étaient surexcités et n'hésitaient pas à demander si les adultes avaient besoin d'aide. Les rires et sourires étaient là. L'effervescence était incontrôlable et c'était sous cette vision qu'un Aomine curieux s'était arrêté, barre de chocolat en bouche, il était surexcité lui-aussi. Il voulait aider, mais il avait eu pour mission de ramener le ravitaillement. C'est donc avec une vitesse fulgurante qu'il reprit son chemin en courant sans prendre de pause. C'est bien une panthère qui entra en trombe dans la chambre en hurlant.
« IL FAUT PARTICIPER ! J'M'EN FOUS ! COMME LE FAIT MIDORIMA, J'VOUS FAIS MON CAPRICE DE LA JOURNÉE !
- Tu nous en fais tous les jours des caprices...
- TA GUEULE ! JE VEUX ! »
Et c'est sur un Aomine qui se jette sur le lit en frappant de ses poings le matelas que ce milieu de matinée s'annonça épuisant. La panthère nous faisait un caprice digne d'un gamin de huit ans, mais comment lui en vouloir ? Il était aussi excité que le tigre. Un doux sourire étira les lèvres du chaperon de ces deux félins.
BONUS : 22 Octobre : « Jidai Matsuri »
Les tambours font résonner leur rythme dans le parc. Chaque bruits sourds frappent avec force le sol, les vibrations s'enchaînent, alors que les shamisens suivent le rythme de près. Une procession d'hommes se mettent en marche, ils ont un objectif et personne ne pourra les arrêter. Armures d'époques, armes dans leurs fourreaux l'armée se met en marche. Allure lente et militarisé, le même mouvement à l'unisson, la même fervente attention de suivre le conquérant sur son destrier. Le Daïmios du clan Meiji s'avance sans avoir peur de l'armée qui peut se retrouver à la fin du voyage. Les drapeaux levés bien haut dévoilent la puissance et le nom de cette grande armée. Les équidés trottent d'un pas impérieux, la procession continue, l'ère du temps défile, le clan Toyotomi se dévoile, ils n'ont de cesse de piétiner le sol de leur marche impérieuse. Ils sont l'avenir du peuple. Sous ce spectacle, une procession se dévoile, caché parmi tant d'autre, l'emblème se soulève pour dévoiler deux oiseaux et une couronne de laurier qui englobent le monde. Cette marche cavalière éclipse la beauté des autres clans. Une première ligne de cavalier suivi par des fantassins tous aussi bien équipés les uns que les autres. Leur étendard levé bien haut, ils sont considérés comme invincible. Tous de bleu vêtu, ils avancent, ils gardent la tête bien haute, ces seigneurs n'en suivent qu'un seul un cavalier qui galope au milieu de ce beau monde, les soldats le laissent passer, mais parfois, il zigzague pour en éviter un. Son kabuto à croissant de lune asymétrique se fait reconnaître. Un événement à Kyoto qui se mélange avec les parodies qui en découlent. L'armée charge. Les cris sont hystériques, les armures font un bruit métallique assourdissant. Les armes, les lances sont baissées et attendent avec soif une percée dans le ventre de l'ennemi. La course est endiablée. Le cavalier dégaine et brandit son katana, un hurlement, un cri de guerre, se fait entendre. Ce spectacle est très bien respecté, les passants sont subjugués par tant de beauté et de réalisme, les fans sont sans doute déjà dans un état lamentable de béatitude.
Un charisme qui envoûte les soldats, mais aussi bien que le peuple, un simple voile bleu qui les enchaîne dans un désir commun de conquête du monde. Dans le désir de gouverner le Japon tout entier, c'est de là que parte la grande armée de cette énergumène excentrique qu'est Masamune Date. Une prestation qui rende les fans de cette saga fou de joie, une façon aux réalisateurs des jeux et de l'animation de rendre autant hommage à son public qu'à l'histoire réelle de bon nombre de personnes. C'était sous ce même regard émerveillé que le bleuet à la perruque rasée et ressemblant à la coupe des samouraïs hurla sa joie d'être enfin présent à ce festival. Il brandissait son épée en plastique avec frénésie comme le ferait un enfant... non, comme le font les enfants qui étaient justement à côté de lui. Une vision bien insolite, mais aussi honteuse et fidèlement enregistrée par le caméscope de ce bon vieux loup. Il était amusé de voir un Daiki enfant et souriant, ça changeait des regards hautains et des tronches de soupe au lait qu'il sortait quand quelque chose n'allait pas dans son sens. Une vision bien pittoresque donc, mais d'un autre côté, le rougeoyant n'était pas bien calme non plus, il se retenait de se placarder contre les rambardes de sécurités. C'était de véritables gosses qui s'éclataient à emmerder leur mère ou encore de se jeter sur la première attraction qu'ils voyaient. C'était cette pensée fugace qui flottait dans le crâne du vieil animal et chaperon de ces deux jeunes bambins.
Les tambours résonnèrent rapidement, d'un rythme lent, ils devinrent effrénés. L'armée s'écarta pour faire place en son centre. Le rythme s'emballa, se fraya un chemin en ce centre devenu unique champ de vision des visiteurs. Un guitariste se posta sur le bord et entama une mélodie, entraînante et rock. Un autre le suivit. Un bassiste s'approcha et donna le ton à suivre. Deux cavalier firent de grands cerces au milieu, avant de sortir du cercle pour laisser l'acteur qui jouait le dragon borgne faire des tours de cercle. Une vague bleue qui n'échappa à personne, alors qu'une rouge s'y mêla. Trouble fête qui fait rire le cavalier. Le Tigre et le Dragon qui n'hésitèrent pas à faire une démonstration de leurs techniques. Une lance qui s'élève, alors que des hommes vêtus de rouge firent leur apparition, se mêlant à la cohue bleue. L'excitation était palpable, mais le spectacle était saisissant. La compagnie qui avait adapté ce jeu en animation, puis en livre, ne faisait pas dans la dentelle. Le tout rendait Kyoto encore plus attractive. Le festival rayonnait d'une gloire perdue. C'était comme si le monde tournait autour de cette époque pour une journée, comme si rien de toute la technologie n'avait jamais existé. Les cris de guerre, les lances, les poings levés, toute cette reconstitution rendait possible l'ascension du Dragon. Le tambour tonne encore, la guitare accompagne le rythme imposé par la basse, rien n'est arrêté... Le tonnerre est au rendez-vous, les variations atmosphériques sont là avec cette musique d'un autre temps, quelque chose de rock dans une avancée féodale. Tout se mélange, rien ne s'arrête. En confirmation, la musique change de rythme, plus saccadé et funk, elle continue de tonner, mais change de registre. Les deux commandants tournent en rond et se fixe dans le blanc de l'œil, ils arborent un sourire, puis se mettent côte à côte pour avancer d'un pas. La journée avance plus vite qu'ils ne le croient, la nuit s'apprête à envahir Kyoto.
Une à une, les torches s'allument comme une traînée de poudre, c'est à ce moment là que la musique se tait, les violons sont présents, mais disparaissent pour que la guitare reprenne leur rythme effréné. La procession reprend sa marche autour de ce cercle bleu et rouge, les cavaliers descendent, se font face avant d'enchaîner des attaques. Si ce n'était pas un spectacle, on pourrait croire que ce serait vrai, mais il n'y avait pas de raison. C'était de la strict comédie. Les regards émerveillés des deux félins étaient équivalant à tout l'or du monde à ce moment précis. Ils étaient comme ces enfants sur le côté, mais il y avait de quoi paraître étonné et émerveillé. Ce n'était pas tous les jours que l'on voyait une telle prestation de lance et de sabre. Les trois musiciens jouaient en rythme avec les coups d'estocs, jouant les notes qu'il fallait quand il le fallait, c'était d'une incroyable précision. La guitare continuait son rythme endiablé, avant de laisser place au tambour qui donnait la pulsion suffisante pour les pas des hommes, c'est de cette idée que ce violon amène la clarté de ses notes pour alléger la pression guerrière qui s'installait. Un dernier musicien approcha pour donner le son grave de la pulsation la basse déroulant son cortège de son. Ce spectacle était inoubliable, mais surtout les mouvements gracieux, malgré la représentation guerrière de ces créatures. Le Tigre et le Dragon s'affrontant pour l'éternité dans l'idée de montrer la puissance qu'ils ont. C'est un aperçu des événements que peuvent montrer ces gens d'une ère moderne qui veulent glorifier d'anciens personnages fondateurs du pays pionniers de l'ère féodal.
C'est d'un regard perçant que le spectacle se termina, sous le regard bleu et brun de ces hommes. Sous les lances et sabres de ces créatures. La force de leur caractère coupant le souffle aux touristes et habitants de Kyoto. Une à une les lumières entraînent la pénombre. Le noir apparaît, il n'y a plus de lumière, plus rien. Une flamme rouge et bleu tracent sur le sol une traînée de lumière pour dévoiler à la fin le mot de cette opus à succès. Sengoku Basara. Rien d'autre n'est dévoilé.
Souvenir qui reste gravé dans les mémoires des trois esprits qui ont participé au festival. C'est dans le train qu'ils y repensent encore, comme si c'était un souvenir important et précieux cette année encore le Jidai Matsuri porte bien son nom et c'est grâce à la participation de l'entreprise qui à bien parodié l'histoire nippon. Des têtes pleine de pensées héroïques et de guerre. C'est un rêve qui les prend tous les deux. Les félins sont pris au piège de cette illusion magnifique de ce monde féodal de la saga dont le Tigre et le Dragon appartiennent... Un retour au calme après un souffle coupé.
