Heya !

Je vous informe juste que j'ai rapidement corrigé les 3 premiers chapitres ! Je repasserai sur celui là dans quelques jours, pour retirer le plus de faute possible. Si d'ici là vous en voyait une ou plusieurs, n'hésitez pas à me le dire (comme d'habitude). De même pour les incohérences.

Bonne lecture !


Yami avait plutôt mal dormi. Le Futon que lui avait installé Yugi était plutôt confortable. Mais il ne savait pas comment réagir à ce qu'il venait d'apprendre : Yugi ? Un tueur ? Il n'avait pas osé poser la question à son mini-lui. Après tout, il avait appris ce "détail" en lisant quelque chose qu'il n'était pas censé lire. Le tricolore avait finalement réussi à retrouver son calme quand une pensée simple effleura son esprit : "Du calme Yami ! Rien ne te dit qu'il a tué sa mère ! Peut-être qu'il a été accusé à tort ! » Mais cette pensée fut vite balayée par une autre : "Ok… mais si c'était effectivement le cas ? »

Il était tiraillé entre essayer de défendre son ami contre lui-même et avoir une attitude d'auto-préservation. Mais quelques parts au fond de lui, il trouvait son attitude vraiment stupide. Il avait même fixé le petit pendant tout le petit-déjeuner pour essayer de l'imaginer en tueur. Ça ne collait pas ! Il n'a la carrure d'un tueur ! Alors pourquoi il doutait ? Afin de prendre une "bonne décision", Yami s'était finalement dit que le mieux serait de se renseigner le plus possible sur cette affaire.

C'est pourquoi, les quelques jours qui ont suivi, Yami avait passé son temps sur internet pour faire des recherches sur Yugi. Il avait découvert, sur son ami, pas mal de détail sur son passé, mais rien qui lui permettait d'être serein : il avait découvert que son mini-lui avait participé et gagné plusieurs tournois de divers jeux, non loin de Tokyo, dont les échecs, Magic, Duel de Monstres et même les Dames ! Il avait aussi découvert que sa mère avait été retrouvée morte, le soir d'un de ces tournois, et que, quand la police est arrivée, Yugi la tenait dans ses bras. Mais les articles sur le sujet n'étaient pas plus précis que ça. Et le tricolore savait que les journaux modifiaient parfois des "détails" de la réalité pour attirer plus de lecteurs.

Il n'avait donc rien trouvé lui permettant de se positionner sur la question. Cette nouvelle lui prenait tellement la tête que pendant quelques jours, il en avait même oublié l'existence d'Alias.


Ça faisait maintenant 3 semaines que Yami avait commencé son investigation sur le passé de Yugi. Il n'était presque plus attentif en cours, ses notes avaient légèrement chuté sans pour autant que ça devienne alarmant et il ne parlait plus de jeux avec ses amis… ce qui inquiétait ses amis. Tous ses amis. Absolument tous. Même Anzu avec qui il parlait une fois tous les 36 du mois.

- Yami ? YAMI ?! YAAAAAAAAMIIIIII ?!

- Hein ? Quoi ? Ah Yugi, c'est toi... ça va ?

- Ce serait plutôt à moi de te poser la question…

- Je vais bien, je te remercie

- Tu es sur ? Parce que bon, ça fait 3 semaines que tu n'as pas ramené de jeu au lycée.

- J'y ai pas pensé...

- Tu n'as pas pensé à regarder l'heure aussi ? Parce que ça fait 20 minutes que le cours est fini et que tu restes planté là, le regarde dans le vide.

Yami regarda alors l'heure sur son portable pour s'apercevoir qu'il était effectivement l'heure de manger. Il regarda son camarade qui semblait inquiet et presque aussi pensif que lui. Finalement, il sortit son bento avant de… Oh non… Ça aussi, ça lui été sorti de la tête. Il pria pour que le contenu de son bento ne soit pas un test culinaire de sa mère et… si. Il adressa un regard désemparé à son petit clone en lui lançant un "On échange ?" que Yugi accepta avec grand plaisir.

Les deux échangèrent donc leur repas : Yugi se retrouva avec de gelée d'anguille et des haricots verts et Yami avec de simples sandwichs. Yami mangea ces derniers en observant attentivement Yugi : le regarder manger les tests de sa mère était pour lui un tel spectacle qu'il en avait oublié pendant quelques instants le problème qu'il lui prenait la tête ces derniers que, cette fois-ci, le plat avait vraiment l'air dégoûtant.

Yugi avala une bouchée. "Comme d'habitude, c'est très bon !" dit-il avait de devenir rouge et de tomber à la reverse. Yami s'était précipité vers lui, criant des "Yugi ! YUGI ! Est-ce que ça va ?" sans recevoir de réponse. Après quelques secondes, Yugi dit très faiblement "Pi-quant" avant de s'évanouir.


Yami avait porté Yugi jusqu'à l'infirmerie. Il se sentait tellement coupable qu'il avait presque aussitôt appelé l'hôpital avant de se faire stopper par l'infirmière. Cette dernière lui avait dit que son camarade n'avait rien de grave, mais que la prochaine fois, il faudrait mettre un peu moins de piment dans la gelée d'anguille. Elle avait dit ça avec un air de dégoût, ne comprenant pas pourquoi quelqu'un préparerait quelques choses d'aussi immangeable.

Le tricolore se promit de demander à sa mère pourquoi cette dernière avait tenté de le tuer. Puis il demanda la permission à l'infirmière de rester, justifiant que de toute façon, il serait beaucoup trop inquiet pour suivre les cours… et qu'il était premier de la classe. Cette dernière acquiesça puis sortit de la salle avec un paquet de feuilles et une boite de gâteaux pour "faire des photocopies".

Il s'en voulait beaucoup, il n'avait pas été à la hauteur du grand stratège qu'il était habituellement. Il avait passé 3 semaines à douter de son ami et maintenant, il était là, devant lui et la seule chose qu'il lui vint en tête, pour la seconde fois, était un "Il est mignon quand il dort". Il faisait quand même attention à sa température, on ne sait jamais.

Au bout d'une dizaine de minutes, Yugi se réveilla. Il demanda rapidement à son maxi-lui où il était et où était l'infirmière avant d'engager une discussion plus sérieuse.

- Dis Yami, tu n'aurais pas lu les papiers qui était sur mon bureau quand tu es venu dormir chez moi l'autre jour ?

- Pourquoi tu…

- Juste, réponds-moi

- ...Oui, comment ?

- Je ne suis pas stupide. Tu es bizarre depuis ce jour-là.

- … Je suis désolé. Je ne voulais pas m'immiscer dans ta vie privée sans ta permission. Le papier en question était par terre et je l'ai ramassé alors…

- C'est pas grave, tu sais. Je voulais juste savoir si tu l'avais lu. Maintenant je sais.

Yugi avait dit cette dernière phrase avec un doux sourire dont il avait le secret. Yami avait honte, il ne savait toujours pas quoi penser de cette nouvelle. Il baissa la tête et un silence gênant s'installa pendant quelques secondes.

- Yugi, je… j'aimerais savoir ce qu'il s'est passé, si ça ne te dérange pas...

- Je suis désolé, à mon tour, mais je n'ai vraiment pas envie de raconter cette histoire. Je ne suis juste pas encore "prêt"

- Je comprends

- Et je comprendrais si tu ne voulais plus être mon ami, lui dit-il en posant sa main sur son épaule, toujours avec son sourire.

- Ne dis pas de telles bêtises ! Je veux juste savoir et j'attendrais tout le temps qu'il faut.

- D'accord, mais ne me cache pas des choses qui me concernent.

- Bien.

L'infirmière revint à ce moment-là avec une pile de photocopies et une boite de gâteaux vide. Elle examina Yugi pour être sûre qu'il soit en bonne santé, mais ne renvoya que Yami en cours pour "avoir une discussion privée" avec le plus petit.


C'est après s'être violemment disputé avec sa mère que Yami alla dans sa chambre, sans avoir mangé, en claquant la porte. La dispute s'était ponctuée par des "Arrête d'essayer de nous tuer avec tes plats mortels !", des "Je n'arrêterais jamais mon ART", des "TOUTES tes tentatives sont des échecs, il va falloir que tu admettes que tu n'es simplement pas douée pour ça !", des "Comment tu parles à TA MÈRE ?!", des "Tes plats sont dégueu !" et des "TU DIS ÇA PARCE QUE TU NE COMPRENDS PAS MON ART !". Finalement, il en avait eu marre de constater que sa mère était parfois… sa mère et était monté dans sa chambre.

Il avait donc commencé ses devoirs et au bout d'une heure, son père était quand même monté lui apporter de quoi se nourrir. Ils avaient eu une légère discussion se concluant par "Tu devrais quand même aller t'excuser auprès de ta mère". Yami lui promit de le faire le lendemain matin, mais pas ce soit, car il était trop en colère contre elle, puis il alluma son ordi.

- Yo Alias !

- Salut Pharaon, ça faisait longtemps.

- Oui… ça va ?

- Pas trop, je vais probablement perdre un ami, et toi ?

- Bah… ça va. S'il te laisse, c'est que ce n'était surement pas un vrai ami.

- Tu as surement raison.

- En fait, je te dois une partie de Magic !

- C'est vrai, je me connecte.

Yami démarra son jeu MTG : Arena. Il se demanda quel Deck il allait prendre : il hésitait entre son Deck Noir/Vert ou son Deck Bleu/Rouge. Finalement, son choix se porta sur son Deck Bleu/Rouge. La partie commença. Pas de chance pour Alias, ce dernier n'avait visiblement pas de bonnes cartes puisqu'il effectua un mulligan*. Yami avait eu plus de chance.

Cette partie était plutôt étrange pour Yami : d'habitude, au bout du 5e tour, ses adversaires invoquaient des créatures plus puissantes. Mais ce ne fut pas le cas d'Alias, qui ne posait que des créatures "faibles", qu'il utilisait pour protéger ses points de vie. Et de temps en temps, quelques créatures avec le lien de vie**, qui ne restait jamais bien longtemps.

Yami pensa alors qu'il gagnerait sans grandes difficultés, ayant réussi à rassembler suffisamment de terrains pour poser le Monstrosaure Chargeur, une créature avec piétement et célérité***. Il commença donc à "grignoter" les points de vie de son adversaire. Il regardait les cartes présentes sur terrain de son adversaire pour essayer de deviner ce qu'aller jouer son adversaire. Mais il n'avait que des cartes terrain "Porte de la guilde" et d'autres cartes sans grand danger.

Au fur et à mesure de la partie, le nombre de "Porte de la guilde" avait augmenté, jusqu'à atteindre le nombre de 10, chacune avec un nom différent. Mais les créatures utilisées étaient toujours aussi "faibles". Yami pensait qu'il gagnerait au prochain tour, c'était sûr ! Il ne restait que 6 points de vie à Alias et ce dernier n'avait même pas essayé de l'attaquer.

Finalement, Alias posa la carte "Fin du Labyrinthe" ce qui mit fin à la partie ****. Le tricolore était sur le cul : la stratégie entière d'Alias consistait simplement à aller chercher des Portes pour gagner sans avoir à "se battre". Et comme il ne s'agissait "que" de cartes terrains, Yami n'y avait même pas fait attention.

- Gagné ! J'imagine que tu voudras une revanche.

- Bien joué… Je l'ai pas vu venir. Et, évidemment.

- Cool. A une prochaine fois !

Alias se déconnecta aussitôt, laissant Yami seul avec sa défaite. Mais cette fois, il n'était pas en colère. Au contraire, il était plutôt satisfait.


Voici quelques explications pour ceux qui ne connaissent pas Magic :

*Un mulligan c'est la possibilité de changer sa main en début de parti avec comme contre partie d'avoir une carte en moins. Donc, si on fait un seul Mulligan, on commence la parti avec 6 cartes au lieu de 7. Si on en refait un deuxième 5, etc...

** Lien de vie est une capacité de certaines créatures qui fait gagné des points de vie à son propriétaire à chaque blessure infligé, quelques soit la cible.

*** Piétinement et Célérité sont deux capacités de créatures. Si une créature a piétinement, elle peut infliger des dégâts au joueur adverse avec ce qu'il lui "reste" de point d'attaque après avoir détruits ses bloqueurs. Célérité permet de ne pas voir le "mal de l'invocation" et de ne pas être engagé après que la créature ait effectué une attaque.

**** La fin du Labyrinthe est une carte terrain qui fait gagner le joueur qui la pose sur le terrain si ce dernier a 10 cartes de types "Portes" ayant des noms différents sur son terrain.

Tout ça n'est qu'une rapide explication. Pour mieux comprendre, je vous conseils de vous renseigner sur le jeu. Mais ce n'est pas nécessaire pour comprendre ce qu'il se passe.