Bonjour, bonsoir ect...

C'est MilaDK qui vous parle, je tiens à remercier tout de suites les personnes qui ont laissé des reviews au chapitre précédent, AliceDansLaLune et Mebahiah26. Deux reviews, c'est juste... Particulièrement maigre et un peu décevant, je vous l'avoue. Surtout quand on voit qu'il y a plus de personnes que ça qui viennent lire cette fic, je vous demande pas de nous écrire un roman, un truc super long, moi personnellement j'en ai strictement rien à faire (même si c'est un plus, OK), c'est juste que savoir que les personnes qui viennent lire ont appréciées (ou pas) leur passage c'est bien. Ça nous motives, ça nous permet de savoir qu'on écrit pas uniquement pour nous. Non parce que si on veut, on peut juste écrire pour nous et puis envoyé les chapitres au peu de personnes qui montrent qu'elles sont intéressée par cette histoire. Après si vous lisez même pas ça je peux plus rien pour vous mais si vous le lisez alors franchement soyez un peu moins égoïstes et laissez une review, ça vous fera pas perdre un temps considérable et ça nous encouragera. Je pense que c'est quelque chose de bien non?

Bref, je vous dis ça gentiment, mais la prochaine fois je serais surement moins sympa :D *dit-elle avec un sourire sadique*. Bon, j'espère que ce chapitre vous plaira, il y a plus de Lucretia que d'Hayley mais je je compte changer ça au prochain chapitre MOUAHAHAHAHA.

Bon, j'ai à faire, je vous laisse.

Bonne lecture.

Et n'oubliez pas les REVIEWS! (non je ne suis pas désespérée :D)

AH aussi, ne faites pas attention au fautes.


Chapitre IX

6 Janvier

Hayley marchait d'un pas léger dans les couloirs bondés de l'école Poudlard. Elle s'était levée du bon pied et se sentait d'humeur plutôt généreuse aujoud'hui, chose relativement rare. Pourtant en se levant elle avait vérifié si Lucretia lui avait répondut et non, il n'y avait aucune trace de son écriture de mémé dans le journal.

"Tu as l'air de bonne humeur." Fit observer Kurt qui marchait à côté d'elle.

"Pourquoi? Je ne le suis pas d'ordinaire?" Demanda-t-elle en lui souriant, enjouée.

"Si, mais là tu rayonnes, c'est limite éblouissant." Répondit-il en faisant un clin d'œil à un groupe de quatrièmes années qui l'observaient à la dérobée. Enfin pas tellement puisqu'il avait réussit à les remarquer.

"Je me suis juste levée du bon pied, j'ai l'impression que quelque chose de grandiose va se produire aujourd'hui!"

"Ça fait plaisir de te voir comme ça, bon tu es toujours d'assez bonne humeur mais là, c'est sympa!" Dit Kurt en lui souriant gentiment.

Hayley se sentit presque mal de ne pas vraiment le considérer comme un ami, peut-être était-il sincère avec elle, peut-être était-il vraiment son ami. Mais au fond, qu'est-ce qu'était un ami?

"Hayley Ladwig? Kurt Malfoy?"

Les deux interpellés se retournèrent d'un même mouvement, intrigués. Peut de personnes les interpellaient ainsi, en fait la plus part des élèves se contentaient de les regarder passer, un filet de bave coulant des lèvres. Le garçon qui se tenait en face d'eux devait être en troisième ou quatrième année pas plus, et il arborait une couple en brosse des plus... Sublimes.

"C'est qui ce guignol?" Pensa Hayley tout en conservant son sourire.

"Oui?" Répondit Kurt un peu déboussolé.

Il avait déjà vu ce mec quelque part mais impossible de mettre le doigt dessus. Hayley semblait être plus tendue d'un seul coup, il fallait se débarrasser de ce gêneur le plus vite possible, ils avaient cours de Botanique.

"Je suis Barton Branstone." Fit le Serdaigle. "Je dois vous poser des questions et obtenir des informations digne de ce nom pour pouvoir faire partie du journal de l'école."

Hayley lui lança un regard un peu dégouté avant de regarder Kurt pour voir sa réaction. Il semblait être partagé entre l'envie de frapper le garçon ou bien de lui sourire et lui dire de continuer. Hayley décida pour lui.

"Et bien vas-y, je t'en prie." Dit-elle en lui souriant amicalement.

"Super." Fit-il sans lui rendre le sourire. " Déjà, de nombreuses rumeurs circulent sur votre soit disant amitié, personne n'est vraiment sur de la nature de cette relation, alors je vais aller droit au but. Est-ce que vous couchez ensembles?"

Hayley haussa les sourcils, elle savait que tout le monde pensait ça mais jusque là personne n'avait vraiment émit cette hypothèse à haute voix devant eux. Mais elle n'était pas tellement surprise, il fallait bien que cela arrive un jour ou l'autre.

"On est amis. C'est pas parce qu'on est proche qu'on doit forcément s'envoyer en l'air." Répondit Kurt d'un ton maitrisé.

"C'est ce qu'on dit." Lança Barton d'un air suffisant. "Hayley, d'après certaines de mes sources tu as de la drogue cachée sous ton lit."

Kurt se mit à tousser et Hayley se contrôla pour ne pas écarquiller les yeux. Il y avait fort à parier que c'était cette peste de Arie qui était sa source.

"C'est stupide, tu penses franchement que je pourrais avoir ce teint en prenant de la drogue tout les soirs en cachette?"

Cela sembla désarçonner le Serdaigle puisqu'il ne trouva rien à ajouter et partit le plus vite possible, apparemment le regard noir de Kurt y était pour quelque chose.

"Comme si toi tu allais te droguer. Je veux dire, c'est pas du tout ton genre. Mais je me demande qui a bien pu essayer de lancer une telle rumeur sur toi."

"Bah t'en fais pas, c'est pas la première fois et c'est certainement pas la dernière."

"C'est fou ce que les gens peuvent être jaloux."

"Tu l'as dit. Maintenant, go botanique!"

Au moment du repas Hayley passa dans son dortoir pour voir si Lucretia avait répondu et elle fut déçue de ne voir aucun nouveau message dans le vieux journal intime. Et après avoir déjeuner elle partit en cours d'Histoire de la Magie, à contre cœur, Binns était tellement soporifique, elle était prête à parier ses pompons qu'elle allait dormir. Et pourtant, au moment même où il annonça le nouveau thème d'étude elle su qu'elle allait rester éveillée.

"Nous allons étudier de plus près les familles de sorciers, pour voir comment les arbres généalogiques sont croisés, et comment certains d'entre vous sont liés sans même le savoir. Mais nous ferons cela dans un second temps. Pour commencer je voudrais que vous choisissiez une famille de sorcier, cela peut-être la votre ou pas je n'en ai cure, mais je veux que vous me fassiez au moins deux rouleaux de parchemins dessus d'ici la semaine prochaine. Vous pouvez par exemple prendre la famille Black qui était une famille de sorcier très ancienne et..." Commença le professeur Binns.

"Très éteinte." L'interrompis Kurt.

"Qui souhaite prendre cette famille?" Demanda le fantôme en ignorant la remarque du Gryffondor.

"Moi!" S'exclama Hayley en levant la main aussi vite qu'elle le pouvait.

Au moment même où elle avait entendu le nom Black elle était devenue soudainement plus qu'attentive.

"Et bien, Hayley Ladwig travaillera sur la famille Black. Il vous faudra faire leur arbre généalogique n'est-ce pas." Hayley pâlit et le professeur parut satisfait." J'aurais pensé que vous prendriez votre famille."

Hayley poussa un léger soupir en entendant la remarque du professeur, qu'est-ce qu'il en avait à foutre? Elle faisait ce qu'elle voulait même si d'un seul coup elle n'avait plus du tout envie de faire l'arbre généalogique des Black, parce que même si ils étaient éteints ils étaient vraiment nombreux, tout comme les Weasley, m'enfin pour eux c'était un peu différent, ils étaient une bande de lapin en rut.

"Il y a une raison spéciale pour laquelle tu as choisis les Black pour ce travail?" Demanda Kurt lorsqu'ils sortirent de la salle d'histoire.

"Ça m'intéresse." Répondit vaguement la jeune femme tout en se dirigeant vers leur prochain cours.

"Pourtant tu as toutes les informations qu'il faut pour faire le devoir sur ta famille, je sais que faire du travail supplémentaire ne te dérange pas mais quand même. Ça fait pas mal d'années qu'il n'y a plus de Black."

Le travail supplémentaire ne la dérangeait pas? Déjà qu'écouter en classe lui faisait horreur alors le boulot! M'enfin, ça il ne le savait pas.

"Kurt, s'il te plait, il n'y a pas de raison spéciale. J'ai juste eu envie de prendre cette famille, c'est tout." Répondit-elle en lui adressant un sourire éclatant, alors qu'en fait elle avait juste envie de lui dire d'aller se faire voir. Mais bien sur, elle n'en fit rien.

Après avoir passé deux heures interminables dans une salle de potions en compagnie de son groupe d'amis Hayley commençait sérieusement à avoir des pulsions meurtrières. Elle aimait bien avoir toute l'intention sur elle mais elle avait également des moments où elle préférait avoir la paix, et là elle avait un de ces moments, parce qu'entendre Arie glousser à longueur de temps devenait plus qu'éprouvant pour les nerfs de la jeune fille. Heureusement pour elle la cloche retentit et elle pu sortir de la pièce aussi rapidement que ses jambes le lui permettait. La journée de cours était enfin terminée et elle pouvait enfin faire ce qu'elle avait envie, c'est à dire rien du tout. Elle marcha seule jusqu'à son dortoir, en saluant un bon paquet d'élèves sur le chemin, et lorsqu'elle arriva dans sa chambre elle s'étala sur son lit en poussant un soupire de contentement. Au bout de quelques minutes elle se redressa brusquement, peut-être que Lucretia lui avait répondue! Elle attrapa le journal et l'ouvrit d'un geste brusque. Elle regarda la page sur laquelle elle avait écrit la veille, il n'y avait que son écriture, pas celle de la Black. Hayley passa sa main dans ses longs cheveux blonds en soupirant à nouveau, c'était injuste. Elle saisit une plume et de l'encre dans son sac et commença à écrire de nouveau:

Hey! T'as le droit de me répondre! Si tu ne le fais pas, je te jure que je vais te harceler!


- Minerva ! Appela une voix féminine dans le Hall presque désert du château. Minerva !

Tournant la tête vers la propriétaire de la voix, une jeune fille à la coiffure stricte et aux lunettes carrées sourit à la vue d'une autre brune arrivant vers elle d'une démarche pleine d'assurance.

- Désolée Lucretia, je ne t'avais pas entendue. J'étais occupée à aider le jeune Rubeus, il a encore eu des problèmes avec Peeves. Ce fantôme est une vraie plaie !

Le fameux Peeves passait à ce moment dans le Hall et lança à Minerva un regard mauvais en jacassant d'une voix désagréable " Un esprit ! Pas un fantôme ! Nous ne parlons pas la même langue !"

- Et susceptible avec ça, soupira amusée la Gryffondor. Vraiment, il est insupportable !

La brune sourit en voyant son amie s'égosiller sur l'esprit frappeur et regarda l'élève trempé qui était à côté d'elle, visiblement, Peeves avait ressorti ses bombes à eaux. D'ailleurs, ce gamin était anormalement grand pour un première année. Une potion de gavage peut-être ? Qu'importe, il était à Gryffondor, pas à Serpentard, il ne faisait pas partit de ses responsabilités. Lassée de le voir gesticuler d'un pied à l'autre, elle claqua mécaniquement la langue contre son palais d'un air agacé.

- Désolé, bafouilla le "petit" garçon, de plus en plus mal à l'aise face à la jeune fille.

- Ne t'inquiètes pas Rubeus, dit gentiment Minerva, Lucretia est la préfète des Serpentards, mais ça ne l'empêche pas d'être très gentille. Son petit frère doit d'ailleurs être dans ta classe de potion.

La jeune Black eu un rictus mauvais, avant de se reprendre et de lui faire un sourire mielleux.

- Je serais à ta place Minerva, je ferais attention à mes paroles, avertie d'une voix froide, mais toujours souriante, Lucretia, à t'entendre, on pourrait croire que les autres Serpentards sont cruels et que tu les méprisses.

La jeune MacGonagall jaugea du regard sa camarade, l'interrogeant silencieusement. Le garçon interloqué, regardait les deux préfètes se fixer comme si elles pouvaient se parler par le regard.

La Gryffondor était vraiment étonnée, elle savait Tia froide et un peu trop " sang-pure" mais ... Cette voix était si sèche, si méprisante... Même lorsqu'elles étaient entourées, Lucretia se montrait agréable avec elle, et actuellement, le Hall était désert, il n'y avait donc pas à craindre pour un quelconque problème de popularité. Que lui arrivait-il alors ? Minerva ne parvenait pas à comprendre.

- Bon, je voulais juste te rappeler que nous faisions nos rondes ensembles ce soir, sur ce, annonça Lucretia en partant vers la Grande Salle.

Stoppée devant l'immense porte de chêne, Lucretia soupira de mal-être, jeta un dernier regard à son amie qui la regardait toujours étonnée, et remit son masque de froideur en ouvrant la porte. Elle avait besoin de parler, s'en était devenue maladif, elle était devenue dépassée par les événements. L'image du journal s'imposa dans son esprit, mais elle la fit partir aussitôt. Non, il n'y avait que sur Minerva qu'elle pouvait compter. Après tout, elles se connaissaient depuis plus de douze ans désormais. Écossaise depuis plusieurs générations, la famille Macgonagal avait toujours habité dans ses merveilleux paysages. Il se trouva qu'un grand oncle lointain de la famille Black avait légué dans son testament le manoir au père de Lucretia et qu'ils passaient désormais toutes les vacances là-bas. Dès que les deux fillettes qu'elles étaient à l'époque c'étaient vu, elles avaient su qu'elles s'entendraient bien. Leur intuition ne les avait pas trompé. Oui, se dit intérieurement la jeune Black en s'installant à table, s'il y avait une personne pouvant se vanter d'être son amie, c'était Minerva, mais elle ne lui avait jamais avoué, à ça non, elle avait sa fierté !

- Lucretia, s'exclama Cybele, tu en as mis du temps pour venir !
- Je devais régler des détails concernant ma ronde de ce soir, répondit Lucretia en se servant à peine.
- Oh, tu ne serras pas là pour la réunion de ce soir ? Demanda hypocritement Druella
- Malheureusement non, mais je comptes sur Cybele et Marva pour me retranscrire ce qui est important.
- Comme si Held allait être conviée, cracha Walburga en regardant Marva d'un air qui se voulait effrayant.

Au fond, peut-être l'était-il, puisque Marva sembla se faire encore plus petite qu'à son habitude. Sèchement et durement, Lucretia assise en face d'elle lui donna un coup de pied sous la table. Surprise, Marva releva la tête pour croiser le regard gris insondable de la jeune Black. Elle frissonna, il était froid et bien plus effrayant que celui de Walburga. Elle déglutit en comprenant le message.

- Que ..Que.. je saches, ce n'est pas.. pas toi qui organise la réunion, lança t-elle à Wlaburga. Je..J'ai été invité et je ... je comptes y aller.
- Pitoyable, ricana celle-ci en voyant les maigres efforts d'Held.
- Elle a pourtant soulevé un point intéressant, elle a été invité. Or nous savons tous que Kaith Williams n'inviteras jamais n'importe qui à une réunion du Clan. Mais tu as peut-être une suggestion concernant cette invitation, Walburga ? Siffla Lucretia en fixant méchamment sa cousine
- N..Non. Grommela, énervée, la concernée.

S'ils ne l'avaient pas encore compris, tous ceux présent plus ou moins proches comprirent que Lucretia était de forte méchante humeur et qu'il n'était dans l'intérêt de personne de contrarier la petite princesse. Ils firent donc de leur possible pour éviter tout sujet fâcheux jusqu'à la fin du repas. Lucretia ne mangea que peu, l'estomac noué, les nerfs trop à fleur de peau pour avaler quoi que ce soit. Quand vint la fin du repas, c'est avec soulagement qu'elle quitta la pièce, Cybele et Marva sur ses pas. Arrivées dans la salle commune, Cybele proposa d'aller chercher les affaires manquantes pour les cours de l'après-midi. La brune se dirigea vers le fauteuil près du feu, laissant Marva debout, et mal à l'aise.

Pensant à la nuit dernière, elle crispa ces mains. Son plan s'était pourtant déroulé à merveille, Rusard était bien aller chercher l'idiot de service comme elle l'avait prédit, et elle avait pu se rendre à bibliothèque sans personne pour lui poser des questions. Seulement, non seulement elle n'avait rien trouvé dans les livres concernant les journaux et les voyages dans le temps, mais alors qu'elle s'apprêtait à chercher dans la réserve, elle avait découvert un faible rayon de lumière dans celle-ci.

- Quelle idiote ! S'insulta t-elle mentalement. Quel besoin avait-elle eu d'expliquer son plan à Jedusor ! Si elle avait tout prévu, c'était justement pour que personne ne sache ce qu'elle cherchait ! Si elle avait su qu'il voulait se rendre lui aussi dans la réserve, elle ne lui aurait rien dit ! Elle lui avait expliquer pour que Rusard ai plus de personne à chercher, pas pour qu'il fasse tomber ses plans à l'eau !

Marva vit les mains de sa camarade relâcher la jupe qu'elle avait agrippé inconsciemment, visiblement énervée. Elle avait à présent l'air perdue dans ses pensées, et regardait le feu comme s'il pouvait lui apportait une réponse à un problème. Elle soupira, comme elle aimerait comprendre Lucretia Black, cette si étrange héritière au titre presque princier qui vous laissait croire qu'elle avait un cœur, pour ensuite vous montrez qu'il était aussi glacé que l'acier.

- Lu..Lucretia ? Appela t-elle, hésitante
- Humm ?
- Je ... Je ...
- HELD ! Combien de fois t'ai-je dit de parler correctement ! Comment veux-tu que les gens te respectent si ils voient que tu hésites ! S'agaça Lucretia en regardant enfin sa camarade

Elle remarqua que celle-ci semblait au bord des larmes et soupira. Elle avait du être choqué de l'entendre la nommer par son nom de famille. Qu'importe, elle n'aimait pas Marva. Enfin, pas vraiment. Elle lui était tellement inférieure que s'en était indécent. Pourtant, depuis leur première année, elle avait eu la bonté d'âme de l'accepter près d'elle. Oui, la bonté ! C'était un cadeau exceptionnel qu'elle lui avait fait. La famille Held n'était pas puissante et sa grand-mère sang-de-bourbe leur faisait honte. Si elle n'avait pas eu le soutient de Lucretia, et donc des Black, Marva aurait été le souffre douleur de leur année. C'était grâce à Lucretia qu'elle avait évité cela, et il serait tant qu'elle s'en souvienne !

- Excuses-moi ! Je suis désolée ! Je t'ai encore fait honte ! Je..J'ai perdu tout mes moyens face à Walburga... Je le savais pourtant, tu avais été claire dessus, tu ne m'acceptais avec toi que si je me montrais digne de ma maison et moi ... Je ... Je ... je suis nulle... Mais laisse-moi encore une chance, une seule !
- Finalement Walburga avait raison, siffla, mauvaise, Lucretia en regardant de nouveau le feu, tu es pitoyable. Une véritable Serpentarde, sang-pur ou non, ne se serait jamais abaissé à faire des excuses ! Regardes-toi, tes yeux pleins de larmes, tes lèvres tremblotantes ! Tu ne ressembles à rien. Je ne me souviens pas d'avoir accepter une souillon à mes côtés, cracha t-elle.

Marva hoqueta, et partit précipitamment vers son dortoir, bousculant Cybele qui se tenait droite dans le couloir. Doucement et avec prudence, la blonde vint s'asseoir à côté de son amie près du feu. Le silence régna un instant, la jeune Malefoy n'osant pas l'interrompre.

- Tu ne vas pas me dire que j'ai été trop dure avec elle ? Lança enfin Lucretia
- Non, sourit Cybele, je t'ai trouvé splendide, comme d'habitude.

Lucretia ricana, il n'y avait qu'elle pour sortir de telles sornettes. Mais elle se tourna vers elle, l'invitant à poursuivre.

- Ce que tu as fait à l'époque pour elle, aucun sang-pur ne l'aurait fait.
- Aucun n'aurait pu se permettre d'agir comme moi. Répondit la brune
- Bien sûr, bien sûr. Mais je ne parlais pas seulement de ça. Tu l'as empêché d'être la risée de Serpentard mais tu as fais bien plus pour elle. Et je suis convaincue que même si elle doit te haïr parfois, elle sait que toutes les paroles dures, froides et blessantes que tu lui as dit avaient pour but de la faire devenir plus forte. Plus résistante aux insultes. Tu lui as appris, et tu continues de le faire, à être digne, fière de ce qu'elle est en la poussant ainsi.
- Ou alors, je suis une fille au cœur de pierre, à l'âme aussi noire que les ténèbres qui prend plaisir à faire souffrir les autres, suggéra ironiquement Lucretia.

Et pour une fois, Cybele avait raison car lorsque Marva revint dans la salle commune, toutes traces de larmes avaient disparues, et elle avait retrouvé une allure digne, calquée sur celle de Lucretia. Lorsqu'elle se dirigea vers ses camarades, elle croisa Walburga qui la regardait avec supériorité.

- C'est quoi ton problème, Black ? Siffla t-elle
- Tu veux vraiment savoir ce qu'est mon problème ? S'énerva Walburga
- Nooon, c'était une question rhétorique, ricana Marva en continuant son chemin vers les jeunes filles près du feu.

Cybele portait un sourire moqueur sur son visage, regardant Walburga traiter Marva de tout les noms dans son coin. S'asseyant, la jeune Held soupira discrètement, soulagée. Elle l'avait fait, elle ne s'était pas laisser faire ! Hésitante, elle leva les yeux vers Lucretia. Toujours ce noble visage indéchiffrable. Que pensait-elle vraiment ?

Lucretia vit Marva l'observer. Était-elle satisfaite de voir son plan visant à la rendre plus forte fonctionner ? Ou était-elle triste de voir cette jeune fille si innocente à son origine se transformer en une mini-elle ? En une sale pourriture remplie d'orgueil, trop fière pour l'avouer à voix haute. Trop vaniteuse pour laisser tomber le masque de sa froideur légendaire. Trop misérable pour perdre la seule chose qu'elle savait faire. Elle porta une main à son cou, au poids qu'elle portait sur une chaine. L'armoirie de la noble et très ancienne maison des Black. Elle n'avait pas le choix, sa vie ne se reposait que sur ce masque.

Elle sourit à Marva. Elle était une pourriture, autant l'assumer jusqu'au bout.

La journée passa, et bientôt, Minerva s'attelait à faire les cents pas en attendant une certaine Serpentarde dans le Hall. Lucretia avait toujours eu cette fâcheuse habitude que de se faire attendre. Or elle détestait les gens manquant de ponctualité.

- Quand arrivera t-elle un jour à l'heure ! S'exclama la Gryffondor à voix haute
- Quand les dragons cracheront de l'eau, répondit la jeune fille en arrivant derrière elle tout sourire.

Elles commencèrent peu après à faire leur ronde, quand elles furent sûre d'être à l'abri des oreilles indiscrètes, Minerva se lança.

- Sans vouloir te vexer, je te connais un minimum.
- Je ne vois pas en quoi c'est sensé me vexer, c'est même plutôt flatteur.
- Ce que je voulais dire, reprit la rouge et or, c'est que je commence à comprendre quand quelque chose te préoccupe, surtout après la scène de ce matin. Tu voulais me parler non ?

Hésitante, Lucretia s'arrêta et vérifia les environs.

- Il se passe quelque chose, je le sens. Quelque chose de très mauvais ...
- Expliques-toi, quel est le rapport avec ta réflexion de ce matin ?
- Tu sais que ma maison déteste les moldus, les nés-moldus et les inférieurs depuis sa fondation.
- Comme tout le monde à Poudlard, oui je suis au courant.
- Ce n'est qu'une impression, bien sûr, mais ... J'ai la sensation que cette haine grandit de jour en jour. Les injures se font de plus en plus violentes, les propos tenus dans la salle commune de plus en plus racistes...
- Attends, tu ne penses tout de même pas qu'ils pensent à s'attaquer aux moldus et aux autres ? S'exclama Minerva en voyant où elle voulait en venir. Enfin, Lucretia, c'est ridicule, jamais le ministère ne laisserait passer ça ! Encore moins à Poudlard, sous les yeux de Dippet !

La jeune fille grimaça, elle aurait pensé que Minerva, si pacifiste avec les sang-de-bourbe aurait compris. Pas que Lucretia s'inquiétait vraiment pour ces moldus, hein, elle s'en fichait un peu en réalité. Qu'ils soient là ou non, sa vie ne changerait pas. Non, c'était cette vague de haine qu'elle sentait grandir chez ses camarades qui l'inquiétait. Comme si depuis un ou deux ans, il y avait quelques choses qui avait éveiller leur colère ... Quelque chose ... Ou quelqu'un ... Elle secoua la tête pour chasser cette idée ridicule, il n'avait que treize ans, un gamin comme lui ne pouvait pas faire ça. Impossible ... Pourtant ... Kaith ne lui avait jamais soumis l'idée de faire une réunion du Clan avant cette année, et il avait toujours détester les moldus. Preuve qu'il y avait bien quelques choses qui se tramait cette année ! Et puis que pouvait bien lire Tom dans la réserve le soir dernier ?

- Le Clan se réunit ce soir, lâcha t-elle comme une bombe

Minerva cessa le monologue qu'elle était en train de faire sur la paranoïa de son amie pour la regarder très sérieuse.

- Par le Clan, tu sous entends ...
- Une réunion de tout les sorciers descendants des grandes familles de sang-pur et les futurs personnes prometteuses. En soit, ce n'est rien d'inquiétant, ce qui est inquiétant c'est qu'il n'a pas eu lieu depuis une bonne dizaine d'année, mon père en avait fait partit à son époque.
- Ils ne doivent surement pas parler de choses importantes ... Supposa nerveusement Minerva en jouant avec ses lunettes.
- Minerva, le Clan ne s'est pas rassembler avant aujourd'hui, et comme de par hasard, depuis Noël, il y a une vague anti-moldus. Tu ne trouves pas tout ça un peu gros ?
- Tu te fais des idées Tia.
- Et ces moldus retrouvés morts, œuvre de Grindelwald ? Ce n'était pas une vague anti-moldu peut-être ?

Elles restèrent silencieuses quelques secondes, avant que Minerva ne lui demande :

- Tu proposes quoi ?
- Moi ? Rien. Que veux-tu que j'y fasses, je suis une Black, je méprise les Sang-de-bourbes.

Minerva grimaça face à tant de mépris, elle les aimait bien les moldus elle, ils étaient amusants dans leur façon de voir les sorcières avec des nez crochus et tout l'attirail. Et ils faisaient des trucs plutôt amusant...

- En revanche, toi ce que tu peux faire, c'est éviter de d'afficher avec des ... personnes qui peuvent t'attirer des ennuis. Pas que ce qui t'arrive m'importe, mais si tu es vue comme une traître à ton sang c'est mon image qui en prend un coup.

Minerva aurait pu se fâcher, mais elle avait tellement l'habitude des mots durs de Lucretia qu'elle ne dit rien. Elle avait fini par la connaître, et il ne fallait pas tout prendre aux mots avec elle. Enfin, elle espérait que c'était ça ... Peut-être avait-elle pris trop ces paroles aux seconds degrés ? Elle lui parlait gentiment en règles général, il fallait juste ne pas être trop proche d'elle lorsqu'elle était de mauvais humeur, ou alors ne pas être susceptible.

- Tu ferras attention, hein ? Demanda d'une voix timide Lucretia en détournant le regard les joues rouges
- Je ferais attention, sourit Minerva, soulagée. C'est tout ce qui te préoccupait ?
- Pas vraiment, répondit vaguement la brune au bout d'un temps.
- Tu veux en parler ?
- Si tu sais que quelque chose est dangereux, que tu fais des recherches pour en savoir plus mais que tu ne trouves rien, est-ce que ... qu'il vaut mieux s'en débarrasser ou bien ... chercher à en savoir plus, via cet objet qui pourrait t'apporter beaucoup de réponse ?
- Qu'est-ce que tu as encore fait ? Reprocha la Gryffondor sur un ton professoral
- Rien !
- Bon, disons que je te crois, tu n'as rien trouvé à la bibliothèque ?
- J'ai pas eu le temps de chercher dans la réserve ...
- Tia !
- Mais quoi ? S'agaça la jeune fille. Ne me fais pas croire que tu n'as jamais contourné le règlement !

Devant le regard que lui lança la jeune fille, Lucretia ouvrit grand les yeux.

- Nooooon ? Ne me dis pas que ... Tu n'as jamais contourné le règlement ? Sans blague ?
- Et bien quoi, c'est si rare les élèves sérieux ? Non, ne réponds pas.
- Je suis sûre que tout ça c'est parce que tu voues un culte à ce fou ! Grogna la jeune Black
- Le professeur Dumbledore n'est pas fou, c'est un génie !

Lucretia roula des yeux, mais sourit, au moins Minerva allait cesser de lui faire la morale sur son manque de discipline.

- Dis, tu serais pas un peu amoureuse de lui, toi ? Se moqua Lucretia en continuant leur ronde


Voilààààà! Et un chapitre de bouclé un! :D

J'espère qu'il vous a plus en tout cas, et que vous allez mettre des reviews =_= je vous observe!

A la prochaine :)