CHAPITRE 4

Sirius – je ne sais pas comment il s'y prend – m'avait l'air très alaise.

Je regarda mes amies, cherchant de l'aide, et m'aperçus que Lily – à mon plus grand étonnement - n'avait pas l'air mécontente que James se mette à discuter avec elle. Étrange. Très étrange.

Robin, lui, se mit à côté de Mylène et elle m'adressa un sourire rayonnant quand mon regard croisa le sien. Je me tourna vers ma dernière roue de secours ; Dora. Vous devez vous demandez pourquoi je ne compte pas Nikita, en faite, la connaissant depuis pas mal de temps je sais très bien qu'il ne faut absolument pas la déranger quand elle travaillais sauf à souhaiter mourir. A mon plus grand déplaisir Dora était en grande conversation avec Remus Lupin. Vu la façon dont elle le regardais je doute fortement qu'elle soit vraiment intéresser pas les scroutts à pétards.

Sirius Black s'assit près de moi, je ne l'avais jamais vu d'aussi près. Sa beauté en était déroutante.

Je profita du fait qu'il se mette à l'aise pour le détailler un peu plus ; sa mâchoire forte et carré, son nez étonnement droit, ses lèvres parfaites figés en un joli petit sourire et ses yeux. Ses yeux .. d'une couleur incroyable. Clair mais foncés à la fois, exprimant la tristesse et la joie, gris / azur mais sombrement noir, sont-ils transparents ou simplement envoûtant ? Il y avait tellement de nuances de couleurs, un peu comme si tous ses sentiments y était caché et qu'ils se battaient pour nous montrés lequel régnait en ce moment même. Ses yeux parsemés de longs cils noirs de la même couleur que ses sourcils ordonnés et juste assez épais. Ses cheveux noir ébène lui retombaient gracieusement sur les épaules et voletaient en tous sens en fonction du vent, cela le rendait presque irréel.

Je ne su pas combien de temps je le dévisagea ainsi mais un raclement de gorge derrière moi me fis sursauter et me fis revenir à la réalité.

J'étais folle de rage contre moi, m'étais-je transformer en harpie ! Non ! Je m'arracha à la contemplation de l'ange noir et sortis mes livres en ne me donnant pas le peine de savoir de qui provenaient le raclement de gorge. Le manuel de Défense contre les forces du mal me parut bien dérisoire .. il n'avait pas des yeux d'une couleur indéfinissable, lui.

Mon devoir, mon devoir, je me concentra de toute mes forces sur cet objectif. Car c'était pour cela qu'il était là n'est-ce pas ? Il devait m'aider pour un devoir que je n'arrivais pas à faire. Mais là il ne m'aidai vraiment pas, c'était encore pire. Comment pourrais-je me concentré alors qu'il est en train .. de se rapprocher dangereusement. Pourquoi il avait fallut que je pose le livre ouvert sur mes cuisses ? Maintenant il se penchait pour pouvoir lire.

Il n'était plus qu'à quelques centimètres et il tourna les yeux vers moi. Avec toute ma volonté je pris soin de fixer le livre faisant mine de lire en bougeant les yeux de droite à gauche.. un peu trop rapidement pour être crédible peut-être. Il bougea le pied et je remarqua qu'il était encore plus près que je ne le pensais, je pouvais presque le toucher .. idée plutôt plaisante soit dit en passant.

- Je te conseillerais de procéder par ordre logique. D'abord comment on devient un vampire ensuite de définir l'adaptation et leurs habitudes de vie, la façon de les reconnaître et de finir par dire comment on les tues.

Je n'étais pas sur d'avoir tout compris. Bon, ok, il avait pas parler de manière particulièrement intellectuel mais j'avais été un peu troublé, la question est ; par quoi ? Comme si c'était pas évident ! Vous l'avez entendu vous aussi, sa voix ! J'entends d'ici vos : Quoi sa voix ?

Avait-il seulement idée de la somptuosité par laquelle il venait de parler ? J'avais déjà remarquer qu'elle était très belle mais là elle était agréablement différente. Le faisait-il exprès ? Cela ne peut pas être naturel tous de même .. si ?

J'évita soigneusement son regard pour ne pas rougir et me décida à répondre histoire de ne pas passer pour une cruche finis :

- Oui, je vais faire ça, merci.

Je me lança alors dans la rédaction de mon devoir en vérifiant de temps à autre les données sur le livre toujours sur mes cuisses et en posant parfois des questions à l'apollon quand c'était indispensable, et surtout sans jamais le regarder. Pourquoi tenter le diable ?

J'étais tellement absorber par mon devoir qu'une heure après seulement je l'avais terminé.

Mes amies et le reste des Maraudeurs étaient à présent en cercle, discutaient avec entrain et rigolaient à gorge déployer quand l'un d'eux sortait une bêtise.

- Ouf, terminé ! m'exclamais-je.

Je referma le livre sans ménagement et le mis dans mon sac avec mon devoir achever. Je me tourna alors vers Sirius pour la première fois depuis une heure et en ne le regardant toujours pas dans les yeux ce qui me permit de voir qu'un sourire triomphant traversait son visage.

- Tu vois c'était pas si compliqué.

Je lui souris en retour et sans vraiment savoir pourquoi je proposa une activité.

- Tu veux qu'on fasse autre chose ?

Il parut surprit et fronça les sourcils l'air un peu déçus. Traduction ; c'est mort.

- Oh ..

Oulàh, ça sent pas super bon là.

- Il y a un autre devoir que tu n'as pas terminé ? continua t-il.

Hein ?

..

Heeeeiiin !

Sa y est, j'étais passer pour une cruche finis finalement, il me pensait tellement débile qu'il pensait que j'avais besoin d'aide pour encore d'autres devoirs. Il a bien vu pourtant que je suis là depuis un bon moment, il a bien du le remarquer avec mes éclats de voix comme il dit si bien.

- Et bien non, j'ai tout terminé, je pensais à quelque chose de moins .. scolaire.

Désoler mon gars, les moues, très peu pour moi. Ayant été élever dans une famille de speed, si il y avait bien quelque chose qui m'insupportais c'était les deux de tensions.

Pourtant Sirius Black, Ô grand séducteur ne devait pas en être à sa première invitation. Sans vraiment savoir pourquoi moi même il était en train de me mettre très, très, très en colère. Ma lèvre inférieur se mit d'elle même en avant. Quand je suis très énerver ma lèvre du bas se met en avant et malheur à la personne qui ose s'adresser à moi.

Je rangea les dernière affaires encore éparpiller devant moi avec une force inutile et me leva brusquement. Je l'observa un instant et je le vis fixer le sol réfléchissant pour, visiblement, comprendre ce que j'avais dis.

- Bonne fin de scolarité, dis-je d'un ton sec.

Lentement - un peu trop à mon goût - il commençait à comprendre et il écarquilla les yeux en relevant d'un seul coup son visage dans ma direction.

Il allait dire quelque chose mais trop tard, je partis de manière théâtrale à grands pas, sans un regard pour personne, en fixant la grande porte en face de moi d'un regard noir. J'entendis vaguement un " Hey.., hey ! " insistant dans mon dos mais je traça ma route.

J'allais peut être le regretter, mais je ne serais jamais une groupie ! Plutôt mourir ! Et puis d'ailleurs je pense qu'il en a assez, pas vous ?

Il a été bien sympathique de m'aider et c'est tout. Pourquoi serais-je plus qu'aimable avec lui ? Après tout je ne le connais pas. " Dommage ". Ta gueules la voix. Peut être que j'y était aller un peu fort avec le " bonne fin de scolarité " ça laissait clairement entendre que je ne voulais plus jamais lui parler...

Sans savoir comment j'y étais parvenu, j'étais à présent sur un lit dans un dortoir ... celui des filles j'espère.

Je scruta la pièce un instant et vis les vêtements éparpillés de Mylène sur le sol. C'était une bonne chose, j'étais dans le bon dortoir, je suis fier de toi subconscient.

Je préféra cependant ne pas rester ici car j'étais sur que si je m'allongeais j'allais divaguer dans mes pensées et quitter la terre ferme pour plusieurs heures. Ainsi, je partis avec un parchemin, ma plume fétiche et de l'encre à la main en direction de la volière. Cela faisais longtemps que je n'avais pas donné de nouvelle à mes parents.

Je m'étais assise sur le rebord d'une fenêtre de la volière et avais commencé à écrire, cependant l'inspiration me manquait et plusieurs fois je m'étais surprise à regarder dans le parc. A cette distance je ne pouvais pas distinguer grand chose, mais je pus apercevoir un groupe de personne près du lac que j'identifiai comme mes amies et les maraudeurs. Le cercle qu'ils avaient formés auparavant s'était un peu espacé et deux personnes se couraient après autour du cercle d'amis, riant aux éclats. Malheureusement à cette distance je ne pouvais pas reconnaître qui c'était.

Le temps que je finisse ma lettre et que mes pensées s'égarent vers ma famille, mon enfance en France et toute sortes de choses n'ayant aucun rapport avec les événements actuels, le soleil était presque couché et le parc était désert.

J'appela un hibou de l'école qui avait l'air très heureux de faire une course et lui accrocha la lettre à la patte. Il poussa un petit hululement satisfait et plongea dans la nuit fraîche.

En retournant dans le dortoir je vis que la salle commune était vide ainsi que le dortoir j'en conclus que ce devait être l'heure du dîner. Je pris un bouquin au hasard dans ma table de chevet et dévala les escaliers, une fois dans la salle commune je poussa le tableau de la grosse dame et me dirigea rapidement vers la grande salle.

Le repas c'était dérouler tranquillement vu que je refusais de répondre aux questions de mes amies en me planquant derrière le livre que j'avais prit, qui portait sur les animaux les plus terrifiants de Grande Bretagne ... super ... Je me jura que la prochaine fois je regarderais ce que je prenais.

Une fois remonter dans le dortoir je m'étais empresser de me brosser les dents et de me mettre en pyjama en attendant que mes amies arrivent à leurs tours.

Je reconnus leurs rires qui s'intensifiaient et sortis de la salle de bain. Elles stoppèrent net en me voyant et se jetèrent des regards en biais pour à nouveaux exploser de rire.

Je m'essuya la bouche furtivement au cas où il me resterait du dentifrice au coin de la bouche et jeta un regard sur mon pyjama pour voir si je n'avais pas oublié de mettre le bas. Cependant tout était là et je me résigna à leurs demandés ce qui les faisaient autant rire.

- Qu'est ce qu'il y a de si drôle ?

- Nous repassions au peigne fin la scène que tu nous a offerte dans le parc, répondit Mylène avec un sourire jusqu'aux oreilles.

C'était donc ça. Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elles l'avaient suivie.

- Oui, du froncement de sourcil, au regard noir et au légendaire " bonne fin de scolarité ", renchérit Lily amusé.

Elles éclatèrent toute de rire et je ne pus réprimer un sourire.

- Je crois que le plus drôle était la tête de Black.

- Ça, c'est vrai Nikita ! Il n'a pas l'habitude de faire fuir les filles et encore moins que celle-ci lui interdise de lui adresser la parole avant même d'être sortis avec, pouffa Dora.

Les éclats de rires reprirent et je rigola aussi.

- Mais en fait, on a pas tout suivis, qu'est ce qu'il a dit ? qu'est ce qui a déclencher le scroutt ? demanda Mylène toute excité.

Guère enchantée de la comparaison je fis mine de me renfrogner et croisa les bras sur ma poitrine, néanmoins quand je relava la tête je vis le regard suppliant qu'elle me lançait et je céda :

- Et bien il m'a aidé gentiment et jusque là ça c'est bien passer, mais quand tout eut été terminé je lui est proposé de faire autre chose et il a crut que je parlais devoir et ça m'a fait sortir de mes gonds, expliquais-je.

- Et ..

- Et quoi ?

- Et c'est tout ? me questionna Nikita.

- Non bien sur ! Il a comprit ce à quoi je faisait allusion à la vitesse que Mylène met à sortir du lit le matin !

- Hey ! grogna l'intéresser.

- Mais .. tu t'es énerver pour si peu ? Et qu'est ce qu'il a dit après avoir comprit ?

- J'en sais rien, je suis partis.

Elles me regardèrent toute de manière incrédules et stupéfaites, sauf Dora qui, pour une raison mystérieuse, avait enfouit sa tête dans ses mains et la remuait frénétiquement de droite à gauche.

- Ophélie, intervint Lily d'une voix douce et poser, tu n'es pas sérieusement partit alors qu'il allait peu être faire quelque chose avec toi ?

Tu sais combien de filles, rien qu'en sixième année, en rêvent ?

- Tu en fais partie ?

La question était sortit d'elle même et la voix tranchante avec laquelle je l'avais prononcé me désarçonna. Que m'arrivai t-il ?

Lily échangea un bref regard surpris vers Dora et Mylène.

Cette dernière me regardait suspicieuse. Mauvais signe, que savait-elle de moi que j'ignorais encore ?

- Bien sur que non, rétorqua Lily d'une voix ferme en levant le menton vers le haut. Son air surprit avait laissé place à un air hautain qui laissait clairement entendre qu'en disant cela, je l'avais offensé.

- Elle préfère largement les binoclards à crinière, hein Lily ?

Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux et jeta l'oreiller du lit le plus proche en plein sur Nikita. Celle-ci le rattrapa aisément et lui fis un clin d'œil ce qui nous fis partir dans un fou rire incontrôlable, même Lily riait de bon cœur.

- C'est dommage que tu sois partis si vite, tu aurais vus Lily courir après James qui venait de lui piquer son petit carnet rose .. tu sais, celui où elle écrit tout ses petits secrets.

Lily tourna au rouge écrevisse, arrêta de rire et jeta un nouvel oreiller sur Nikita, qui, cette fois-ci, n'arriva pas à le rattraper.

Cela expliquait ce que j'avais vu de la fenêtre de la volière. Nous rîmes encore à nous en tordre l'estomac.

- Je ne comprends pas, avais-je réussit à articulé entre deux éclats de rire, je croyais que tu ne le supportais pas.

- Que veux- tu, les hormones se mettent en marche, plaisanta la rouquine.

D'abord surpris que Lily , la miss préfète du groupe, avoue une chose pareil, nous ne dîmes rien, puis après un silence choqué, nous rigolâmes à nouveau.

Mon ventre me faisait fichtrement mal, il fallait que j'arrête de rire ou alors on devrait m'emmener à Sainte Mangouste avant demain matin.

- 5 gallions qu'ils sont ensemble dans moins de deux mois, lança gaiement Nikita.

- Tenu ! Cria Dora en même temps que Mylène et moi.

Lily ,alias miss-pudique, bouda une bonne parti de la soirée. En effet, avec les autres nous prévoyions toutes sortes de ruses pour les faire succomber, certaines remarques de Dora était parfois un peu perverses, et nous faisaient beaucoup rire. Un bain de minuit totalement nu était peu être un peu rapide pour un premier rendez-vous dans une gondole, à Venise, après avoir dîner aux chandelles, sur la plage, avec une horde de musiciens qui les suivaient partout, vous ne pensez pas ?

Après avoir débattu jusqu'à une heure avancée de la soirée et essayer de convaincre Nikita qu'un combat de dragons n'était pas du tout une activité romantique, nous allâmes nous couchés épuisés.

Le lendemain fut une journée des plus normal sauf en comptant le fait que les maraudeurs nous saluaient chaleureusement ce qui n'était jamais arrivé avant. James me lançait à chaque couloir où nous nous croisions : " Alors le roquet, t'es pas énerver aujourd'hui ? " ou alors il chuchotait de manière très indiscrète et audible à Robin Stones à côté de lui " Scrute son visage, vois comme la colère est dissimulé sous son masque de bonne humeur, elle pourrait te manger en moins de 5 secondes que tu n'aurais même pas eu le temps de faire une dernière prière " et son ami me regardait avec de grands yeux faignant la terreur et quand je m'approchais de lui, il prenait ses jambes à son coup en criant à l'assassin.

Après le déjeuner, avec les filles, nous étions aller au cours de sortilèges et avions prit nos places habituelles, au fond de la classe, qui étaient, malheureusement pour moi, juste à côté de celles des maraudeurs. L'exercice du jour était de détruire, à l'aide d'un sortilège que nous venions d'étudier, un petit vase en verre. Le sortilège consistait à détruite l'objet de l'intérieur et si on y mettait trop de puissance, des bouts de verres éclataient en tout sens.

- Hey, Davies ! m'avait lancer Robin en me faisant un clin d'œil, pourquoi tu ne viendrais pas toi même détruire ce vase, un coup de poing devrait suffire non ?, il paraît que c'est ta spécialité ces dernier temps !

C'était assez surprenant de voir Robin Stone se réveiller, lui qui était de ces personnes souvent désintéresser qui sortait sans s'en rendre compte des vannes désopilantes, qui parlait sans subtilité aucune, ou encore qui avait le don de mettre les gens dans un profond embarras.

Pour toute réponse, je lui avait lancer le vase que je devais détruire, mais il s'était baisser juste à temps pour l'évité et le vase avait finit sa course contre le mur, provoquant un énorme bruit de verre cassé. Cela avait valut 5 points de moins à Gryffondor de la part de Flitwick, et de nouvelles railleries de mes prétendues amies soutenuent par les terreurs masculines.

Cependant ce n'était pas facile de plaisanter avec les maraudeurs quand on avait décidés de ne plus adresser la parole à l'un d'eux. Du coup, le plus souvent je me contentais de rire, leur tiré la langues ou leur jeter des choses à la figure, quand ils me taquinaient. Il m'avait sembler que, une fois, au détour d'un couloir, Sirius avait ouvert la bouche pour ajouter son petit grain de sel à la plaisanterie mais qu'il l'avait refermer aussitôt semblant furieux contre lui même.

Je me sentis coupable, en fin de journée, quand il avait fallut que je rende mon devoir de DCFM au professeur Sullivan, il m'avait souris car j'avais des note plutôt pourris dans cette matière et souvent il me faisait des souris encourageant. Il arrêtait pas de me répété de sa voix enrhumée " Miss Dabies, je sais que vous poubez faire bieu " mais cela me rappela qu'on m'avait aidé et que j'avais bien mal remercier la personne.

Après la fin des cours j'étais directement monter à la salle commune pour rapidement finir mes devoirs.

Une fois tout terminé, je referma tous les bouquins disposés sur la table avec un soupir de soulagement. Lily souleva la tête de ses parchemins pour me toisée quelques instants et retourner à sa besogne aussitôt. Dora, elle, regardait par la fenêtre d'un air distrait, cela faisait maintenant une bonne demi-heure et je me demandais ce à quoi elle pouvait bien penser. Mylène et Nikita, non loin de moi, discutaient avec animation des derniers potins de l'école.

Dora tourna la tête vers les maraudeurs et sembla sortir de sa rêverie instantanément. Quelques secondes plus tard, toujours en regardant le quatuor masculin, elle vint s'asseoir près de moi.

- Je me demande ce qu'ils complotent, me dit-elle en me montrant du menton les maraudeurs qui parlaient à vois basse, sur une table non loin de la cheminée, au dessus de multiples parchemins éparpillés un peu partout.

- Tu penses qu'il préparent un mauvais coup ? me demanda t-elle.

- Dora, s'ils préparaient un mauvais coup, tu crois vraiment qu'ils le feraient au beau milieu de la salle commune, là où pleins d'oreilles indiscrètes pourraient les entendre ?répondis-je.

- Mouaais .. N'empêche que c'est louche !

- Si tu t'arrêtais à chaque choses louches qu'ils font, tu risquerais d'y passer ta vie.

Elle jeta un dernier regard dans leurs direction et sembla s'en désintéresser complètement. Elle sortit alors un miroir et commença à changer la couleurs de ses yeux à une vitesse folle.

- Dora, s'il te plait arrête ça, tu me donne le tournis.

Peut être que j'ai oublié de mentionner, que mon ami ici présente, était métamorphomage de naissance. Inutile de préciser que moi aussi j'aimerais changer d'apparence à volonté rien que pour pouvoir dompter mes cheveux bouclés le matin.

- J'essaie de voir quelle couleur me va le mieux.

Comme si une couleur ne lui allait pas ! Si elle avait un vêtement d'une quelconque couleur il lui suffisait de changer la couleur de ses cheveux pour qu'ils aillent ensemble et que ça la mette le plus possible à son avantage.

- Tu es exaspérante .. répondis-je lasse, avec cependant une once de jalousie.

Elle choisis finalement une couleur orangé qui s'assortissait à merveille sur ses cheveux violet du jour.

Puis je me rappela de quelque chose et le lui demanda vu que cela me brûlait les lèvres depuis pas mal de temps.

- Quel est ta véritable apparence, enfin .. je veux dire .. tu sais, tu changes tout le temps de couleur de yeux et de cheveux .. en revanche tu ne changes jamais de forme de visage sauf pour nous amuser.. est-ce que tu sais quelles sont tes vraies couleurs ?

- En vérité mon vrai corps et mon vrai visage sont ceux que tu vois actuellement, je ne veux pas changer cela, je me sent moi comme ça m'expliqua t-elle, par contre je change souvent la couleur car j'aime bien varié, mais je dois avoué que je ne sais quelle sont les couleurs de mes yeux et cheveux.

Je me concentra un peu plus pour saisir le sens de ce qu'elle me disais, cela voulait dire qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle était réellement ? Avant que j'ai pu le lui demander elle enchaîna :

- Tu dois te dire que peu être je ne sais pas qui je suis, d'une certaine manière c'est vrai. Je ne peux pas dire si mes cheveux sont bruns, blonds ou roux ..etc , ou s'ils sont bouclés, ondulés ou raides, mais ça ne compte pas vraiment car pour une métamorphomage comme moi, tous ces aspects différents font partie de ce que je suis. Quand je suis née mes cheveux étaient blonds et sont devenus roux, après bleu et ainsi de suite, par toute les couleurs imaginable. En bref, toutes ses couleurs c'est moi; en prenant des couleurs flash, par exemple, je montre ma personnalité tel que je la vois.

Je resta bouche bée devant à son récit. Puis après avoir retrouvé mes esprits je lacha un " Ouaaa " admiratif.

Elle souria, me fis un clin d'œil et regarda sa montre.

- Hé les filles, c'est l'heure de dîner !

Mylène, Nikita et Lily sursautèrent et elles regardèrent les alentours. En regardant moi aussi, je remarqua que la salle commune était presque vide, il ne restait que deux troisièmes années qui se disputaient à voix basse dans un coin, près du tableau de la grosse dame.

Nous nous levâmes en parfaite synchronisation, et partîmes d'un pas rapide. Quand nous passâmes devant les deux filles qui se disputaient elles se turent le temps qu'on passe et on put entendre que l'une d'elle s'était mise à criée, même après que le tableau se soit refermé derrière nous.

Dans la grande salle, les autres avaient déjà commencer à manger et pratiquement tout les élèves tournèrent la tête au moment où nous franchissions la porte.

Toute rouge, nous nous empressâmes de nous asseoir à la table des rouges et or au seul endroit où nous pouvions toute rentrées et ironie du sort vers les Maraudeurs .. super ... Non que je ne les aimaient pas mais je n'avais vraiment pas envie qu'ils me charrient encore.

Je m'assis le plus loin possible d'eux mais je craignais que ça ne les empêches pas de me taquiner même si pour cela ils devraient hurler à s'en décrocher la voix.

Mylène et Nikita étaient de part et d'autre de moi et Lily et Dora en face. Je remarqua que la personne à côté de laquelle je m'étais assise c'était raidit et s'éloignait autant qu'elle pouvait avec la place qui le lui permettait. Je tourna la tête pour voir qui c'était et vis Costin.

Je me sentis bouillir de rage et bien qu'il m'ait vu, il fit tous son possible pour ne pas regarder dans ma direction et évitait avec soin mon regard assassin.

Le repas se passa sans encombres vu que je ne répondais plus à James et Robin qui était très, très en forme ce soir là. Remus se contentait de me faire des sourires d'excuses et compatissant mais il rigolait quand même bien aux vannes de ses meilleurs amis.

Sirius Black avait reprit du service en tant que tombeur de ses dames et retrouvait sa bonne humeur - s'il l'avait perdu. Il plaisantait avec ses amis et les miennes sans en revanche m'adresser la parole une seule fois, ce dont je me contentais très bien.

Le ventre remplit ,les filles et moi remontâmes à la salle commune. Vannées, Lily, Dora et Mylène montèrent directement au dortoir mais Nikita resta avec moi dans la salle commune.

Étant remonter dans les premières, la meilleure place de la salle commune était libre.

Je m'installa donc, par terre près du feu, accouder au fauteuil confortable dans lequel venait de s'affaler Nikita. Nous sortîmes toutes deux un livre. Celui de mon amie était le manuel d'études des runes, option que je n'avais pas prise. En réalité je n'avais pris que deux options; divination - inutile de préciser que je l'avais amèrement regretter - et arithmancie. L'arithmancie était une matière intéressante mais elle demandait un travail long et difficile pour comprendre ne serais-ce qu'un petit sort de lévitation.

Depuis que j'ai commencer cette matière je crois bien que j'ai améliorer mes notes en sortilèges où je parvient de mieux en mieux à maîtriser les sorts et ce de plus en plus vite.

Je commença donc ma lecture et oublia rapidement où j'étais et ce que je faisais, complètement absorbé par l'ouvrage. Je remarqua à peine qu'un groupe de personnes étaient venue s'asseoir sur les fauteuil encore libres mais je ne pris pas la peine de lever la tête.

Les personnes étaient néanmoins dérangeantes, elles parlaient fort et rigolaient sans retenue.

Les yeux commencèrent à me piquer et je baya sans discrétion. Je changea de position puisque mes fesses commençaient à me faire mal et me mis à plats ventre, mon coude posé d'une drôle de manière sur le sol, tenant mon avant-bras droit qui lui même soutenait ma tête.

Je fixa le vide un instant et repensa aux événements récents; Costin le relou, mon coup de poing dans sa tête de babouin, les éloges de Sirius Black par rapport à celui-ci, l'aide aux devoirs, ma colère, Sirius Black, Lily qui commence à apprécier James, Mylène qui avait deviner quelque chose sur moi que j'ignorais, les taquineries des rouges et or, Sirius Black ... J'allais fermer mon livre distraitement, sans pour autant cesser de fixer droit devant moi, quand je vis qu'une main passait et repassait devant mes yeux, comme quand on essayait de réveiller ou de faire réagir quelqu'un.

Je regarda la personne et vis Nikita qui arborait un sourire tendre sur les lèvres.

- Bienvenue sur terre amazone de l'espace, me dit-elle.

J'ouvris plus grand les yeux et remarqua que j'avais le coude qui me faisait mal, ce qui signifiait que j'étais resté ainsi à me repasser les derniers événement pendant pas mal de temps.

Je me remis en position assise et j'eus le tournis de m'être redresser si vite, je vacilla.

Nikita me retins juste avant que je ne me scratch par terre. Je la regarda à nouveau, le tournis passer, avec la tête pencher sur le côté et elle explosa de rire.

J'aurais ris aussi si la personne dans cet état n'était pas moi même.

J'imaginais bien l'action; l'amie acharné qui essayait de ramener sur terre la rêveuse que j'étais, perdue dans mes pensées et que quand je me réveillais enfin, je manquais de tomber tête la première sur le sol.

Ça devait être la fatigue ..

Je me releva avec difficulté et partis très lentement, en titubant, vers mon dortoir. J'avais réussis à parcourir deux mètres quand on s'adressa à moi.

- Bonne nuit.

Je me retourna stupéfaite et faillit tombé sous l'effet de la surprise. Sur les fauteuils à côté desquels je m'étais assise, était installé les maraudeurs au grand complet. Si je ne me trompais pas, la personne qui venait de prononcé ces deux mots était Sirius Black.

J'ouvris encore plus grands les yeux que précédemment et ouvris la bouche en un petit o. Sirius me sourit pour confirmer que c'était lui qui venait de parler. Ses amis aussi le regardait avec une expression de surprise. Je devais vraiment avoir l'air d'une dératé car après quelques instants, où je n'avais rien fait d'autre que de rester planté où j'étais la bouche ouverte, ils explosèrent de rire.

Non mais sincèrement pourquoi me parlait-il maintenant ? Je ne m'étais pas encore excusé. " Ah ? parce que t'y avais songé ? "

J'ignora la voix et essaya d'articuler quelque chose mais aucun son ne sortis de ma bouche.

Vexer qu'ils se moquent de moi je fronça les sourcils et leurs lança un regard noir. Je tourna ensuite les talons et manqua de trébucher à cause d'un coussin quitraînait par terre et que je n'avais pas vu, ce qui fit redoubler l'intensité de leurs rires.

Je remonta rapidement les escalier, me glissa dans mon lit après m'être brosser les dents et avoir enfiler mon pyjama et me sentis un peu coupable d'avoir laisser Nikita seul avec les Gryffondors enragés. Cependant quand elle arriva au dortoir, quelques minutes après que je me sois couché, elle arborait un grand sourire et j'oublia instantanément ma compassion à son égard.

Après une nuit agité et sans rêve - du moins que je me souvienne - je me leva difficilement 10 minutes après que le réveil est sonné.

Dora sautillait devant la porte, déjà toute habillé et prête, comme à son habitude et hurlait à Lily et Mylène que c'était le MATIIIIIN !.

Je pris une douche express et quand j'en sortis et que je me regarda dans la glace je poussa un profond soupir devant mon reflet. Mes cheveux partait comme des tentacules et étaient parfaitement incoiffable. Je ne pris même pas la peine de passer un coup de brosse sachant à l'avance que cela ne ferait qu'empirer ma gouffa. Je mis cependant un peu d'eau pour que les cheveux rebelles se collent à ceux - à peu près - ordonnés. Je passa un rapide coup de mascara sur mes cils et me recula du miroir pour " m'admirer ". Mon teint encore plus pâle que d'habitude me désespéra et je retourna dans la chambre, serviette autour du corps, grommelant contre ma tête blanche comme un c.. heu ... linge.

Mylène entra en trombe dans la salle de bain en jurant contre Dora avec son réveil " trop brutal ". Je m'habilla rapidement d'une chemise blanche et mis mon pull fin gris, uniforme de l'école, par dessus. J'enfila ensuite ma jupe allant avec le pull fin, de la même couleur. Dora - trop heureuse de se rendre utile - me mit maladroitement ma cravate aux couleurs de Gryffondor que je glissa à l'intérieur du pull. Je balança ensuite négligemment toute les affaires de cours que j'avais besoin pour la journée dans mon sac.

Nikita était installé sur son lit, lisant encore son manuel de runes. Je n'avais jamais réussit à me lever avant elle et cela l'amusait beaucoup.

5 minutes après que j'eus terminé, Lily était prête mais on attendait toujours Mylène. Après 3 minutes supplémentaires, elle sortit - enfin - de la salle de bain ni coiffer, ni maquiller, ni habiller. Je regarda Nikita, qui avait daigner lever la tête de son livre, Dora qui dévisageait Mylène et Lily qui faisait son lit. D'un regard entendu nous commençâmes le rituel du matin. Peut-être faudrait-il que je sois plus clair ?

:

Lily alla automatiquement chercher les affaires de Mylène et lui enfila en même temps ses sous vêtement à l'aide d'un sort, Nikita faisait son sac de cours et je m'occupais de la maquiller légèrement et de coiffer ses cheveux comme je pouvais avec ma baguette magique.

Une fois que Lily eut choisis des habits, elle habilla ma chère sœur avec l'aide de Dora. Ainsi en quelques secondes Mylène fut prête.

Il n'en fallait pas moins chaque matin, tous les jours de l'année, pour préparer Mylène et surtout ne pas être en retard.

Avec Lily, Dora et Nikita nous avions fait un espèce de planning des taches au début de l'année, ainsi chacune savait quoi faire dans les situations où Mylène pouvait éventuellement nous mettre en retard.

Nous descendiment et priment notre petit déjeuner ensemble. Dora monologuait. C'était la seule à parler, vu que nous autres - sauf Nikita qui lisais encore - étions encore dans un état second dut au matin.

Ce matin c'était Vendredi, dernier jour de la semaine. " Non, t'es sur ? " Et Dora manifestait sa joie pour nous toute réunis.

Nous avions le matin ; Histoire de la magie - youpi -, double cours de DCFM et l'après midi ; Divination - ... - et métamorphose. Le seul point positif était que j'avais métamorphose, ma matière préféré avec Sortilèges.

J'étais en train de compter le nombre de céréales que j'avais dans mon bol quand j'entendis l'arrivée bruyante des maraudeurs. Toujours en train de rigoler ceux là. J'engloutis littéralement les céréales qui me restaient ( 23 ) et attrapa quelques toast. Je me leva rapidement de table et marmonna aux filles que j'allais en histoire. Je serais en avance d'au moins 20 minutes mais peu m'importait, je n'avais vraiment pas envie qu'ils relatent la façon dont j'avais faillis me viander hier soir.

Je fis le tour de la table, passant derrière celle des Pouffsoufle et la longea jusqu'à la porte. J'avais peut être parcourut la moitié de la grande salle pour les évités mais au moins je serais tranquille pendant .. voyons .. 30 minutes.

Je parcourus les couloirs d'un pas rapide la tête basse pour que personne ne puisse m'arrêter en chemin.

J'arriva devant la salle d'histoire de la magie et ne fus pas surprise de voir qu'il n'y avais encore personne. Je me mis contre le mur de pierre froide et me laissa glisser jusqu'au sol. Je ferma les yeux quelques instants savourant le soleil sur mon visage qui passait à travers les carreaux des fenêtres, puis je sortis un carnet à dessin et me mis à dessiner. Quand je dessine ,en générale, je ne sais ce que cela représente qu'une fois que c'est terminé. C'est ainsi que je me mit à dessiner un espèce de losange où j'ajouta deux petits cercles ovales en son bas, puis après une forme indéfinissable. Petit à petit, à mesure que j'ajoutais des formes tous droits sorties de mon imagination, le schéma pris la forme d'un oiseau. Je rectifie; un oiseau encore non répertorié mais qui ressemblait de beaucoup à un merle. J'avais toujours été doué en dessin et mon oiseau était particulièrement réussit.

Des élèves de Serdaigle - qui partageaient le cours d'Histoire de la Magie avec les Gryffondors - commencèrent à arrivés et je rangea mon carnet à dessin sans pour autant me relever.

Après quelques minutes supplémentaires, mes amies arrivèrent et je me releva.

- Qu'est ce qui ta pris de partir comme ça ?, me demanda Dora.

Je voulus d'abord répondre puis jugeant que ce n'était pas nécessaire je me contenta d'hausser les épaules. Elle leva un sourcil puis à son tour haussa les épaules. Les autres ayant suivit l'échange firent le même mouvement avec une seconde de retard ce qui me fis rire.

Le professeur Binns arriva pile à l'heure et je m'installa à ma place habituel et tant convoiter par les élèves ; le fond.

Devant moi, il y avait une de ces personnes qu'on appelle des géants, ce qui était une bénédiction ; je pouvais dormir autant que je le souhaitais et ne même pas prendre la peine de sortir mes affaires que cela passait inexorablement inaperçus. Je cala donc mon sac de cours sur la table et le tapa énergiquement afin qu'ils soit plus confortable, puis je plongea ma tête dedans n'attendant même pas l'arrivée des derniers élève et le début du cours. Quelques minutes après m'être si élégamment affaler, je m'endormis.

- Ophélie !

Quelqu'un me secoua.

- Oho !

On me secoua plus fort.

- Ophélie, réveille toi !

J'ouvris un œil.

- On peut même plus dormir sans être déranger pendant 5 minutes ? râlais-je.

- Non en effet c'est impossible, me dit Lily, mais là on a notre prochain cours dans 2 minutes.

J'ouvris l'autre œil et me redressa d'un coup. Les rayons de soleils dans la classe s'étaient intensifiés et elle était presque vide. Le professeur Binns était à son bureau et rangeait des copies.

Je poussa un juron et balança mon sac sur mon épaule.

Les filles nous attendaient à la porte et toutes ensemble nous nous miment à courir vers notre prochain cours.

Nous parcourûment les couloirs à la vitesse du son - façon de parler hein - en criant à ceux qui nous gênait de dégagé le terrain.

Ainsi, quand à bout de souffle nous arrivâmes enfin à destination, le dernier élève venait d'entré dans la salle de classe.

Nous rentrâmes en respirant bruyamment et nous nous asseyâmes à nos places respectives. Certains élèves me regardaient amusés et je me demandais bien pourquoi ..

A côté de moi, à ma gauche, il y avait Nikita, sur le bureau de devant Mylène et Dora et sur celui à leurs gauche Lily.

Le cours commença comme n'importe quel cours de Défense Contre les Forces du mal, il portait sur les réactions et réflexes à avoir en cas de situation quelconque potentiellement mortel. Le professeur Sullivan sillonnait les rangées de bureaux en parlant avec entrain et passion des situations ardues desquelles il s'était sortit de justesse. Quand il commençait comme ça personne ne pouvait l'arrêter et il ne s'interrompait pratiquement jamais. Pourtant, aujourd'hui, quand il passa dans ma rangée et posa le regard sur moi, il s'interrompit. Il me jaugea un court instant et rigola.

- Vous sortez d'Histoire de la Magie, j'imagine ? pouffa t-il à mon intention.

Puis, sans attendre de réponse, il repartit dans son récit passionné.

Je regarda Nikita et l'interrogea du regard mais elle semblait aussi pantoise que moi.

Mylène se retourna et souris avec affection.

- Ophélie, dit-elle à voix basse afin que seule moi puisse l'entendre, s'il te plaît frotte moi cette joue tu as encore la trace de ton sac dessus.

Et elle se retourna.

Gênée, je frotta avec discrétion ma joue et me sentit rougir. C'est ce qu'on appelle la honte international.

Moi qui me demandais pourquoi tout le monde me regardait amusé quand j'étais rentré ! Personne ne m'avait dit que j'avais la trace de mon sac incrusté sur le visage ! Quels fils de cognards !

Furieuse je passa le reste du cours à fusiller M. Sullivan du regard qui ne semblait pas s'en apercevoir ou ne pas y prêter attention. A la fin du cours il annonça qu'il avait corrigé nos devoirs sur les vampires et d'un coup de baguette magique sur la pille de copie posées son bureau, il nous les rendis.

Un millième de seconde après que la feuille se soit posé devant moi je la rapprocha de mon visage, avide de savoir ma note.

Oulàh je crois qu'il c'est trompé. Je regarde le nom sur la copie :

Ophélie Davies

Aux dernières nouvelles c'est moi. " Tu crois ? "

Si quelqu'un ne fait pas taire cette voix je crois que je vais l'assassiner !

" Ah ouais et tu vas t'y prendre comment ?, je te rappelle que je suis dans ta tête pauvre taré ! "

J'abandonna.

Je crois que je rêve, moi, Ophélie Davies, " mais c'est qu'elle s'acharne ", ait reçus un OPTIMAL en DCFM !

YEEEEAAAAHAAA !

Si je ne m'étais pas retenue je crois bien que je me serais mise à danser sur ma chaise devant tous le monde. Toute fière je voulus montrer ma note à mes amies quand je me rappela que je n'avais pas fait ce travail toute seule, loin de là ! Je me tourna la tête vers le fond à droite pour regarder le maraudeur qui m'avait aidé mais la cloche venait de retentir et il sortait déjà accompagné de ses amis encore plus bruyants que d'habitude.

Renonçant à faire des excuses pour le moment je me retourna vers mes amies qui elles aussi avaient eu de bonnes notes. Riant et parlant fort nous nous dirigeâmes vers la grande salle afin de prendre notre déjeuner.

Le repas fut rapide. Comme aujourd'hui il faisait miraculeusement soleil nous avions mangé rapidement afin d'en profiter un peu.

Toutes joyeuses nous nous étions rendu dans le parc et nous étions installés au bord du lac.

Le soleil était là mais il y avait un petit courant d'air et quelques nuages, il ne faisait pas très beau mais la température était agréable et les conversations allaient bon train.

Mylène était en pleine description d'un groupe masculin de Pouffsoufle. Certains étaient plus beaux que d'autres mais pas terrible pour autant. Avec Nikita elles commençaient à glousser comme des débiles et j'allais leurs demander de faire moins de bruit quand mon attention fut attiré ailleurs.

Les maraudeurs au grand complet, se dirigeaient gracieusement vers l'hêtre de la dernière fois. Sirius Black resta debout sous l'arbre, me tournant le dos, et son petit groupe d'amis s'étaient assis devant lui.

Je regarda Dora qui avait suivis mon regard et elle me sourit puis elle se mit, elle aussi, à commenter le groupe de Pouffsoufle. Lily essayait de les raisonnés en disant qu'ils n'étaient pas beaux et qu'il fallait qu'elles s'achètent des lunettes. Il n'en fut pas plus à ma sœur adorée pour lancer le sujet :

- Tiens, en parlant de lunette, comment va ton bigleux ?

Elle adorait James autant que moi, mais elle savait que Lily n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça et cela devenait d'autant plus drôle.

- Ne l'appelle pas comme ça, lança Lily énerver.

- Franchement Lily, commença Nikita très sérieuse, tu ne sort même pas encore avec et tu prends déjà son parti ?

Lily s'empourpra et assura qu'elle ne sortirait pas avec lui.

- Tu sais en tant que préfète exemplaire, tu ne devrais pas mentir, reprit Nikita en tapotant la tête de la rouquine dans un geste qui se voulait bienveillant.

Dora qui s'était mise entre les trois assaillantes, comptait les points et hurlait des : " ET VLAAH un point pour elle ! "

Amusé, je suivis l'échange de répliques sanglantes quelques minutes puis je tourna à nouveau la tête vers les 4 Gryffondors sous l'hêtre.

Sans vraiment réfléchir je pris dans mon sac mon devoir sur les vampire sur lequel était écrit en rouge " OPTIMAL " et me dirigea vers les maraudeurs, ou plus exactement vers Sirius Black.

Le vent caressait agréablement mon visage et je marchais avec précaution regardant si il n'y avait pas de racine ou autre obstacle pouvant m'empêcher d'atteindre le petit groupe d'amis sans tomber.

J'arriva sous l'hêtre mais Sirius me tournait toujours le dos.

- Hey ! lançais-je.

Il se retourna mais ne put pas me voir car je venais de tendre le bras et ma copie touchait pratiquement son visage.

- Je voulais m'excuser, continuais-je.

J'étais consciente qu'il ne devait pas savoir qui parlait, il ne m'avais pas entendu suffisamment de fois pour déjà reconnaître ma voix.

Il recula le visage de quelques centimètres afin de voir ce qui était écrit dessus et prit la copie dans ses mains.

Il la contempla quelques instant puis j'ajouta :

- Et je voulais te remercier aussi.

Il releva la tête mais je me mis à regarder le sol, ne voulant pas le regarder dans les yeux.

- Y'a pas de quoi, dit-il en haussant les épaules.

Je releva les yeux et vis qu'il arborait un petit sourire en coin satisfait. Il savait que j'allais avoir un Optimal ? Je releva un peu plus la tête et je croisa son regard.

Oulàh . Meydey Meydey ! Sortez moi de là !

Mais trop tard je plongea mes yeux dans les siens et me retrouva emprisonnée par leurs intensités. Je ne pouvais toujours pas distinguer leurs couleur exact mais à cet instant ils étaient plus bleu pâle que noir ou encore gris. Ils brillaient telles deux magnifiques étoiles et je pouvais voir beaucoup de choses; son humour, la tristesse immense qu'il cache enfouit au fond de lui, l'amitié qu'il porte à ses amis, son côté séducteur, sa détermination à obtenir ce qu'il désire, son intelligence et sa malice. Ses iris bleu clair me faisait pensé au ciel un matin d'été et je pus distinguer autre chose .. mais je n'arrivais pas à l'identifier.

Sirius est de ces personnes qui cache ce qu'ils ressentent. Mais lui c'est un peu différent, c'est comme si dans ses yeux il cachait tout ses sentiments et qu'en les regardant au bon moment on pouvait deviner ce qu'il ressentait.

Lui aussi détaillait mes yeux et ce qu'il y vis sembla lui plaire car il afficha un sourire encore plus grand mais ces yeux devinrent insondable, avec dedans cette chose que je n'arrivait pas à distinguer.

Consciente de son regard sur moi je rougis et détourna les yeux. Je ne sus pas combien de temps nous étions resté là à nous regardé dans les yeux mais j'en conclus que ça n'avait pas duré plus de quelques secondes vus que ses amis ne s'étaient toujours pas aperçus que j'étais là.

- Enfin .. voilà c'était juste pour te dire ça .. , gênée je me tortillait les mains. Puis ne sachant pas quoi faire je me rapprocha de lui et repris ma copie. Sans que je puisse refréner mes ardeurs je l'embrassa sur la joue et tourna les talons afin de retrouver mes amies.

Je parcourus quelques mètres et stoppa net.

Venais-je vraiment de faire ce que je venais de faire ? Par Merlin, AU SECOURS !

Il fallait partir, peut être que si je m'y prenais maintenant dans quelques heures j'aurais fait ma valise et je serais au Tibet dans une grotte à la montagne. Peut être que le yéti des neige voudra bien partager sa maison avec moi ? Si je lui dit que je suis une sorcière il voudra sûrement !

Quelqu'un éclata de rire derrière moi, je reconnus tous de suite le rire semblable à un aboiement de Sirius, ce qui me fis sortir de mes plans d'exil.

Je me retourna et en le voyant rire de ma bêtise je souris et repris le chemin vers mes amies qui me regardaient avec des yeux ronds.

Au final, je n'allais peut être pas me rendre au Tibet à la rencontre du yéti des neiges.

Le cœur léger et d'humeur joyeuse je retourna m'asseoir à côté de Dora qui m'assaillait de questions.

Je m'allongea dans l'herbe, sur le dos, et regarda le ciel, le sourire aux lèvres. Il faisait incroyablement beau aujourd'hui.