Bijour ! Et voici le chapitre 4 qui est un de mes préférés pour l'instant :D
Merci a vous pour vos reviiiiiews !
J'espère que vous aimerez la suite :D
Bonne lecture
Et Charles ? Ca fait 10 min que je me suis barrée, il ne doit même pas me chercher. Je tire doucement mes genoux douloureux pour les coller a mon torse. Je saignais. Oh yeah ! Bravo Maylis, après avoir tué ton pantalon, tu le re-tues avec des taches inlavables.
Et voila comment finis la pauvre vie de Maylis Tuxir. Seule dans un renfoncement sombre de l'Arc de Triomphe. Peut-être qu'on retrouvera mes os dans quelques générations… Je devrais écrire une lettre pour que le bâtiment porte mon nom : L'arc de triomphe de Melle …
- MAYLIS !
Je relève la tête pour voir des yeux bleus remplis de fureur.
-Sortez de là, immédiatement.
Je gémis doucement.
- Ne m'obligez pas à venir vous cherchez.
- J'ai fait un trou à mon pantalon, soupiré-je sans pour autant bouger.
- Allez, bougez!
Je soupire une nouvelle fois pour ramper vers Charles.
- Vous pouvez marcher?
- Oui.
- Parfait.
Il me prend la main. Je sens que la sienne tremble. Je n'ose plus parler. Nous continuons notre ascension dans un silence religieux. Les gens montent et descendent, nous bousculant par la même occasion. Mes genoux me piquent, je me sens si fragile dans ce flux. Charles, lui, reste droit, le regard vers le haut, me tenant la main plus ou moins fort, suivant l'affluence des gens.
Je sens l'air frais arriver, nous approchons du sommet. Puis vient la lumière du jour. Nous sommes enfin sur le toit de l'Arc de Triomphe et la vue est à couper le souffle. Je lâche la main de Charles pour sautiller vers le rebord.
- Charles! Regardez! La tour Eiffel, dis-je totalement euphorique.
Le blond/brun me sourit en tenant son béret qui menace de s'envoler. Il se rapproche de moi et je lui montre les différentes rues autour de nous.
- Vous avez vu? Avec les allées d'arbres, on dirait vraiment une étoile! C'est trop beau!
Je continue à parler, insouciante et heureuse de la vue.
- Et là, ce sont les Champs Élysée!
- Oh, c'est cette rue.
- Oui, car elle mène à la Tour Eiffel!
- Et bien, c'est notre prochaine étape!
- Ouiiii!
Je le regarde, je ne me lasse pas de son petit sourire. Avec plus d'entrain, nous avons descendu les marches du monument et commencé à nous diriger vers la Tour Eiffel.
- Maylis?
- Oui.
- Arrêtons-nous dans ce magasin un instant je vous prie.
Je me retrouve devant un magasin de fringues féminin.
- Oh non, ce n'est pas la peine!
- Si, si, je me sens fautif de ce qui est arrivé à votre pantalon.
- Non, la fautive c'est moi, je n'aurais pas dû prendre la mouche.
Il se fige. Ai-je dit quelque chose qu'il l'a dérangé?
- Comment l'avez-vous prise?
Soudain je comprends. J'éclate de rire devant sa mine déconfite.
- Je m'excuse, encore une fois, c'est une métaphore. Je n'aurais pas dû m'énerver pour si peu. Je ne recommencerai pas, promis.
- Promis?
- Juré!
- Parfait, alors je vous paye un nouveau pantalon, dit-il tout sourire.
- QUOI? Je n'ai jamais dis ça!
- Pardon? Je ne vous entends pas, continue-t-il en allant vers le magasin.
- Je ne rentrerai pas dans ce truc! Crié-je
Il se retourne lentement, prend la pause et déclare posément.
- Très bien, alors je vais vous acheter une robe, une jupe et un short. Et bien sûr, vous n'aurez aucun mot à dire dessus. Restez là, j'en ai pour un instant.
Ce type est fou. Totalement FOU! Je m'élance dans le magasin afin qu'il ne puisse rien acheter. Je cherche des yeux l'endroit où il peut être en prenant bien garde de rester près de la sortie. Pour la fuite, il n'y a rien de mieux.
C'est alors que je sens deux mains se poser sur mes épaules et me pousser vers le rayon pantalon.
- Mais, Charles!
- Il n'y a pas de mais, essayez ce jean.
Je prends le pantalon en soupirant et vais dans la cabine. Waouh, il est beau. Je me tourne et retourne… J'ai toujours un aussi gros cul ma parole. Je vois l'étiquette pendre dans le vide. Je la saisis.
****! POUR UN JEAN?
Il faut que je l'enlève tout de suite!
Le rideau se tire et je vois, grâce au miroir, que Charles vient d'entrer. Je deviens rouge comme une tomate et lui fais face.
- Bon sang! Qu'est-ce que vous faites là?
- Ça fait 5 min que vous ne répondez pas à mes appels, j'ai pensé que vous aviez fait un malaise. Ce jean est parfait, vous ne trouvez pas?
- Euh... Je serre l'étiquette dans ma main.
- Non, je n'aime pas.
Il me sourit narquoisement et attrape ma main.
- Vraiment?
Il lâche ma main et enlève l'étiquette qui est attachée au pantalon par une épingle à nourrice. Puis il tire le rideau et donne le ticket à la vendeuse.
- On le prend! Est-ce que mon amie peut le garder sur elle?
- Bien sûr! Suivez-moi vers la caisse, miaule-t-elle.
Attendez là. Est-ce que j'ai bien suivi toute la scène? Il a dit que j'étais son AMIE! Son amie!
Genre Amie = Copine? Ou genre Amie = Petite copine? Je reste dans la cabine à bugger jusqu'à ce qu'il vienne me chercher.
- Alors? Vous faites encore la tête?
Il fait une petite moue de chien battu. Non, ne craque pas Maylis, ne craque pas…
- Oh, s'il vous plaît.
- Bon, mais c'est la dernière fois?
- Bien sûr.
Arg … J'ai craqué. L'être humain est faible. Il sourit devant mon air dépité. Et nous repartons vers la Tour Eiffel.
- Je peux vous poser une question? fis-je avec une voix si basse que je doutais qu'il m'ait entendu
- Oui, dites moi?
- Euh… Je ne veux pas vous vexer ou vous énerver, mais...
- Mais? M'encouragea-t-il.
- Pourquoi étiez-vous en colère tout à l'heure?
Nous arrivons près de la tour de fer. Il s'arrête et se pince l'arête du nez pour me dire:
- J'étais plus inquiet qu'en colère.
- Ah bon?
- Évidemment, vous êtes partie en courant sans rien me dire. J'ai essayé de vous suivre, je suis monté, descendu, j'ai cru vous avoir perdu. J'ai même demandé à un agent de sécurité s'il vous avez vu. C'est un couple de personnes âgées qui m'a indiqué que vous n'alliez pas très bien et que vous étiez dans un renfoncement du mur des escaliers.
- Je suis désolée.
- C'est du passé. Mais à l'avenir, dites-moi les choses au lieu de vous enfuir!
- Promis.
Nos paroles nous conduisent devant l'édifice le plus visité en France. La Tour Eiffel.
- Alors, vous ne faîtes pas l'historique?
- Dès que je trouve un panneau, je réponds en tirant la langue.
Il rit et nous nous dirigeons vers les ascenseurs.
- Cette fois, JE paye. Et ne dites rien. Allez, restez ici le temps que j'aille acheter les billets.
Sans plus attendre, je me dirige vers la caisse, demande 2 tickets pour les ascenseurs, les paye et retourne vers Charles. Il est assis sur un banc près d'un buisson. Le pied droit sur le banc et l'autre sur le sol, ses bras enroulant son genou droit, son visage tourné vers le Trocadéro, ses cheveux noirs volant au rythme du vent, j'imagine ses yeux bleus cachés par les lunettes. Rien que comme ça, il me fait penser à un mannequin. Si j'avais été un mec, j'aurais saigné du nez rien qu'en le voyant ainsi. Si j'avais su, j'aurais pris mon appareil photo.
- Charles? L'appelé-je.
- Oui, j'arrive.
Il y a beaucoup de monde dans l'ascenseur, si bien que je suis collée à Charles. Les enfants crient, les couples s'embrassent, et moi, moi je me drogue. Le parfum de Charles, malgré ses nouveaux habits, est toujours présent. Et qu'est ce qu'il sent bon! Je me sens bien dans ses bras. A travers nos vêtements, je sens ses muscles se contracter, sa peau se tendre, son cœur battre. Cette sensation est très agréable. Un petit 'Cling', me sort de ma rêverie. L'air frais frappe avec force mon visage, je vois du coin de l'œil Charles qui tient tant bien que mal sa perruque et son béret. Je souris.
- C'est magnifique!
Pas autant que toi, Baby!
- Oui, vous avez totalement raison! Regardez, c'est l'Arc de Triomphe que nous venons de quitter. Vous avez vu, ça fait vraiment une étoile!
- Effectivement.
Je ne sais pas combien de temps nous avons commenté la ville, mais nous l'avons fait avec plaisir, et tout au fond de moi, je savais que cela allait se terminer. Nous sortons de la Tour Eiffel en riant et en nous moquant des touristes chinois.
Ensuite, nous prenons le métro tous les deux. Je ne savais pas où nous allions, mais je le suivais et j'avais confiance. Il est 17h30 lorsque nous arrivons sur la place de la Concorde.
- Je vous remercie pour cette journée, elle a été formidable. Si je ne vous avez pas rencontrée ce matin, je crois que je n'aurais pas pu vivre une telle aventure dans Paris.
- Oh, ça c'est de la petite aventure. Si vous passez dans le coin de La Baule, je vous montrerai bien plus!
Il me sourit tendrement, nos pas se sont arrêtés devant l'hôtel Crillon.
- Bon, ici je n'ai plus besoin de me cacher. Faisant acte de ses paroles, il retire sa perruque et ses lunettes.
- Pour ne rien vous cacher, ça donne chaud!
Je rigole. Jusqu'à ce qu'on entende:
- Oh mon dieu, c'est lui! Les filles, il est là!
Des cris hystériques envahissent la place de la Concorde. J'ose me retourner pour voir une marrée de filles courir dans notre direction en hurlant un nom:
- Charlie Bewley! CHARLIIIE! ON T'AIME!
Je suis stupéfaite, je regarde Charles pour comprendre, et je vois deux gorilles l'attraper et le pousser dans l'hôtel.
Les filles me submergent tandis que je bugge. J'ai passé ma journée avec Charlie Bewley… Mon cerveau tourne au ralenti… J'ai passé ma journée avec CHARLIE BEWLEY!
Ouaaaaaaais! TROOOOP BIIIIEN!
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...
Mais attends … C'est qui Charlie Bewley?
Pensée du jour : A votre avis ? Quelle est la tradition après avoir lu une fic ?
