Combien de fois l'avait il pris cette nuit ? Dur de le dire, il s'était endormi tandis que lui était encore dans ses chairs et c'était réveillé alors qu'il y était toujours, sauf qu'ils étaient dans une autre position. Marco c'était excusé, mais avait continué sa petite affaire, il était comme inassouvissable.

- Tu devrais aller prendre une douche. Avait il dit en s'habillant.

Sauf que Jean avait beaucoup de mal à faire deux mètres, il se sentait vidé de toute son énergie et il se sentait sale, mais c'était sûrement à cause de toute cette semence qui coulait entre ses jambes. Il ne pourrait plus dormir dans ce lit là non plus.

Le blond resta assis sur le lit, ses yeux posé sur sa cuisse, Marco l'avait griffé et l'avait aussi mordu, moins violemment que la fois précédente, mais c'était tout de même douloureux. Il attrapa la couverture pour essuyer la semence, tremblant de honte, se demandant comment il avait pu le laisser faire sans se débattre. Il aurait dû trouver la force d'y parvenir et, pourtant, il avait laissé le brun aller jusqu'au bout et plusieurs fois sans lui demander d'arrêter, sans ... Se débattre réellement ... Certes, il pouvait prétendre qu'il avait peur des réactions de son geôlier, après tout, l'homme avait changé et était devenu dangereux ... Que lui ferait il si jamais il refusait de se laisser faire ? Ca aussi, ça avait un goût d'excuse ...

N'était il pas entrain de devenir fou ? Cette situation lui semblait si irréelle ?

- Tu n'es pas aller te doucher ?

- Je n'arrive plus à marcher ...

Le ténébreux soupira, lui souriant ironiquement.

- Il faudra mieux manger, dorénavant : je n'aurai aucun scrupule à te faire l'amour, même si tu t'évanouis pendant l'acte !

- Tu m'as violé !

De nouveau, il soupira, s'approchant de lui pour lui saisir le menton, le forçant à le regarder dans les yeux.

- Ca te plairait de le croire, n'est ce pas ? Grinça t'il froidement. Tu ne m'as pas demandé de m'arrêter ! Tu ne m'as pas repoussé ... Et tu as aimer ! Toi aussi tu gémissais ... Ca te plairait de croire que tu n'avais pas le choix, n'est ce pas ?

Jean resta muet, réalisant qu'il n'avait pas tord : il l'avait laissé faire ... Un autre que lui aurait agi autrement, mais lui avait cédé à la facilité parce que se battre n'aurait fait que rendre la chose plus douloureuse. Pourquoi se battre pour éprouver des souffrances inutiles ? Et puis, dans le fond ... Marco avait raison, il avait aimé ... Mais il ne l'avouerait jamais !

Une main agrippa le linge, le sortant de sa torpeur et il écarquilla les yeux en voyant le ténébreux accroupit entre ses jambes. Jean frémit et voulut s'écarter, mais des doigts enlacèrent sa cheville, le maintenant en place et le tissu frôla l'intérieur de la cuisse. Le mouvement était doux et délicat, la prise elle était plus dure. La contraste était terrifiant et le blond se souvint des paroles du traître : il le haïssait et l'aimait, il pouvait être doux ou violent ... Les deux étaient fusionnés comme cette démence entrecoupée de période de douceur qu'il avait noté dans son comportement. Il ne pouvait pas rester là, Marco était dangereux pour lui !


Marco revenait fréquemment, mais toujours après une absence plus ou moins longue, cela ne durait que deux jours au minimum et une semaine dans le meilleur des cas, chaque fois c'était la même chose : Jean tentait de trouver un moyen de s'enfuir, il ne pouvait pas rester là, il devait trouver un moyen de partir.

Cette fois, le ténébreux était parti presque deux semaines, l'explorateur avait réussi à trouver un cordage pour descendre du mur, mais ne s'était pas aventuré sur la plaine où quatre Titans trainaient, il n'aurait aucune chance d'atteindre un lieu sécurisant avant qu'ils ne le voient. En attendant, il devait dissimuler le cordage pour éviter que Marco ne tombe dessus, une fois, il avait trouvé plusieurs draps fixé ensemble et l'avait battu en lui hurlant dessus, Jean avait mis plusieurs jours à se remettre du mauvais traitement.

Le Titan était revenu, il avait nettoyé la plaine : même si la structure murale était solide, il ne voulait pas laisser les Titans s'amasser autour du mur. Lorsqu'il le vit les tuer sous une forme titanesque qu'il eut du mal à voir de là où il était, il sut qu'il devait profité de l'instant où il partait en nettoyant le terrain pour quitter les lieux, alors lorsque Marco repartit en détruisant tout sur son passage, Jean en avait profité pour tenter une descente. Il était arrivé à un dilemme lorsque la corde fut entièrement déroulée : il manquait bien sept mètres pour atteindre le sol. S'il descendait, il ne pourrait pas revenir se réfugier dans les murs sombres ...

Lui qui pourtant était un éternel pessimiste voulait croire qu'il pouvait y parvenir, que ses amis de la cent quatrième brigade ne l'avait pas oublié et qu'ils le cherchaient, même s'il ne savait pas ce qu'ils pensaient de sa disparition : avec son caractère, il aurait pu se faire égorger par un étranger qu'il aurait croisé dans la rue, mais il voulait quand même y croire, juste quelques instants. Armin trouverait peut être ça soupçonneux, d'autant qu'il lui avait parlé de l'homme qui le suivait ... Et même s'ils ne le cherchaient pas spécialement, peut être que de leur côté, ils approchaient de ce lieu, qu'il tomberait peut être sur eux une fois ? Qui pouvait savoir ce que l'avenir lui réservait en continuant. Il y avait un cheval dans l'enceinte du mur, peut être en trouverait il un et qu'il pourrait s'en servir ...

Il lâcha prise, se fit mal à l'épaule, mais profita du temps qu'il avait pour courir vers ce qui semblait être la forêt la plus proche. Il eut de la chance : aucun Titan n'apparut pendant la journée, mais il mit également une partie de la nuit à trouver un refuge pour se reposer, il ne devait pas voyager de jour, sa situation était déjà suffisamment dangereuse, pas la peine de prendre de risque inutile. Il se réfugia entre les racines des arbres et se cacha autant que possible, grelottant de froid. Peut être aurait il dû attendre que le temps froid passe ?

Lorsqu'il se réveilla, le matin, il faisait encore plus froid, mais décidé à échapper à son tortionnaire et à cette situation, c'était entrain de se faire, il s'échappait et il était entrain d'y arriver. Du moins le croyait il : trois jours plus tard, un Titan le bloqua en pleine nuit contre un tronc d'arbre, s'approchant dangereusement de lui. Il n'aurait pas dû être capable de bouger, cela faisait plusieurs heures que la nuit était tombée. La Créature l'observa quelques secondes, il semblait être en colère et finit par l'attraper, sa prise était puissante et Jean n'avait pas la moindre arme pour se défendre, il eut beau frapper le poing, le monstre le mena jusqu'à sa bouche ... Et les dents se refermèrent sur l'air frais.


Marco avait attaché les poignets dans le dos et l'avait ramené dans une cellule et il était allé chercher un seau d'eau pour le réveiller en l'aspergeant, cela le fit sursauter et il parut terrifié, un peu normal.

- T'avais besoin d'une douche. Grinça Marco en s'accroupissant près de sa proie. Retour à la case départ ... Impressionnant quand même, j'avais pensée que tu ne prendrais pas le risque de descendre, mais je me suis trompé ... Tu es incorrigible, Jean !

Le ténébreux se mit alors à frapper le blond, lui donnant un coup de pied dans le ventre, il lui attrapa les cheveux pour lui relever le visage et lui assena un coup de poing et continua, possédé par la colère qu'il éprouvait contre l'homme qui avait tenté de s'échapper. Il aurait continué jusqu'à le tuer si quelqu'un ne l'avait pas attrapé pour l'écarter, hurlant son nom et tentant de le raisonner.

- Laisse moi le tuer ! Hurlait le traître de rage.

Mais Bertold, parce que c'était bien lui, le retint et le tira même hors de la cellule, la refermant à coup de pied avant de traîner Marco dans la pièce d'à côté, le poussant dedans et restant devant la porte comme un rempart infranchissable.

Les deux infiltrés étaient de retour, en fait, ils étaient rentrés tout les trois, mais peu importait. Ils allaient devoir vivre en cohabitation pendant quelques temps, jusqu'à ce qu'ils aient réglé leurs problèmes avec les êtres humains vivant dans le mur au moins. Il fallut quelques heures à Marco pour calmer sa rage, en fait, il eut tant besoin de se défouler qu'il alla faire un tour hors du refuge pour démolir quelques Titans. Une fois la nuit tombée, il revint.

Reiner et Bertold l'attendaient de pied ferme.

- Qu'est c'que tu prévois pour lui ? Demanda le blond avec mauvaise humeur.

- L'avenir d'un humain te toucherait il ? Répliqua ironiquement Marco. Tu as oublié que ce n'étaient tous que des bêtes ? Des chiens qu'on devait absolument éradiquer ?

- Je n'ai pas oublié, mais ...

- Fais pas comme si ça te plairait pas d'avoir ton petit favori à porter de mains, prisonnier, ici ... Et tu pourrais lui faire ce que tu veux ... Tout ce que tu rêves depuis toujours de lui faire ...

- Marco, je ...

- Tu pourras répondre à tes aspects les plus primitifs comme ton besoin de faire tien cette personne ... Et si elle te repousse ... Hé bien réagis comme tu le ferais ici ! Montre lui qui est le maître !

- Marco ...

Reiner ne semblait pas aimer ces réflexions, il frappa la table et s'approcha de son allié qui ne bougea pas d'un pouce, le fixant de plus en plus amusé, sachant qu'en réalité, c'est ce que voulait le blond : redevenir ce guerrier craint et respecté, le terrifiant Titan Cuirassé ...

- Et enfonce toi dans ses chairs les plus profondes ! Acheva t'il.

- Comme toi tu le ferais avec Jean ? Hurla de rage Reiner qui l'attrapa au col de sa chemise, le plaquant contre le mur. Je ne suis pas comme toi, Marco !

- Comme j'ai fait avec Jean ! Rectifia le ténébreux. Je l'ai pris, je ne m'en lasserai pas ... Je le reprendrai encore et encore ! Et toi ? Vas tu faire comme si tu n'éprouvais rien, Soldat ?

Il trembla quelques instants devant lui avant de daigner le relâcher, quittant la pièce pour aller rejoindre sa chambre. Il était énervé parce qu'il savait au plus profond de lui même que Marco avait raison. Il sourit ironiquement en se tournant vers Bertold, il n'avait rien perdu de la conversation.

- Merci de m'avoir retenu, je m'en serai voulu si je l'avais tué.

- J'aurai dû te laisser le tuer, au moins n'aurait il plus souffert de ton comportement. Répliqua amer le géant.

- Tu te fiches de ce qui pourrait lui arriver, tout ce qui t'inquiète toi, c'est l'état de Reiner ... Où est le Guerrier ? T'as pensé à essayer de le faire revenir ?

- Occupe toi de tes affaires.

- On a besoin du Guerrier et pas de ce foutu Soldat ...

- J'ai dit "occupe toi de tes affaires" ! Grinça dangereusement le géant qui se décolla du mur.

Lui aussi, ça ne lui plaisait pas de perdre leur camarade, leur mentalité d'acier cédait face à ce sentiment humain qui les avait envahis après avoir infiltré les murs ... Compassion et toutes ces autres merdes.


Jean avait encore mal partout lorsque Marco revint le voir, le moment où il était venu le battre et cet instant était impossible à évaluer pour le blond qui n'avait pas bougé d'un pouce, terrifié par ce que l'autre pouvait lui faire. Il était à sa merci et ne pouvait rien faire contre cela. S'évader ne semblait pas être une possibilité abordable, plus en cette saison tout du moins et il avait éprouvé la peur de se faire dévorer vivant par un Titan ...

- Tu as froid ? Demanda le ténébreux.

Bien sûr que oui, il faisait froid ici et en plus il était trempé jusqu'aux os ! Il préféra garder le silence par peur de dire des choses qu'il regretterait par la suite, sachant qu'il avait à la base un comportement suffisamment énervant. Il ne savait plus comment agir avec cet homme, il ne le reconnaissait plus du tout.

- Jean, ne fais pas semblant de dormir, allez, lève toi. Ordonna sèchement Marco.

Le blond obéit par peur, il n'avait plus envie d'éprouver de la douleur inutilement, il s'assit contre un des murs, observant son geôlier qui lui rendait son regard en retour.

- Quand accepteras tu de ne plus te débattre ? Interrogea le traître.

Jean décida de ne pas répondre, lançant un regard plein d'arrogance à cet homme qui voulait le dominer par son esprit.

- Il n'y a plus d'espoir pour toi. Continua Marco.

- Parce que tu vas m'empêcher de franchir le mur ? Répliqua amer le blond.

- Oui, ça, tu peux en être sûr ! Je ne te laisserai plus l'occasion de monter dessus ... Et ne crois pas pouvoir creuser un trou : les parois descendent profondément sous la terre ...

- Sauf que je suis sûr qu'un jour, les explorateurs passeront par là ! Grinça Jean. Ils trouveront cet endroit et me trouveront ! J'en suis certain ! Ils me libéreront !

Marco s'approcha de lui, devait il le craindre ou non ? Il préféra rester sur ses gardes, mais le ténébreux frôla délicatement ses cheveux, les caressant si tendrement que cela en devenait malsain. Jean était mal à l'aise.

- Peu importe ce que tu crois ou espère, ce qui m'intéresse est de savoir si tu as compris que tu es à moi, n'est ce pas ? Que tu ne peux que te résigner, jusqu'à ce que tes amis te sortent de là.

- J'avais compris ça ! Grinça de mécontentement le blond.

- Alors prouve le moi ...

Jean resta sceptique, les doigts glissant toujours dans ses cheveux, observant avec attention les réactions de Marco. Il se méfiait de l'homme qui était devant lui.

- Prouve moi que je suis le maître !

Le blond resta muet devant son geôlier, comprenant parfaitement ce qu'il attendait alors de lui et ne sachant pas s'il pouvait accepter ça ou non. Le traître continuait d'être doux et délicat, il s'accroupit devant lui, frôlant sa joue avec bien trop de tendresse.

- Parce que je suis le maître ... Et si ça t'arrange, je te forcerai à chaque fois ... Même si dans le fond, tu sais que tu aimes ça, n'est ce pas, Jean ?

- Ne te fous pas de ...

- Toi, ne te fous pas de moi ! Tu as jouis quand je t'ai pris et tu recommenceras ... Ca te plaira tant que tu me demanderas de toi même de te faire du bien.

Et sans qu'il comprenne pourquoi, les lèvres du ténébreux se posèrent contre les siennes, l'embrassant chastement et ses mains frôlant maintenant ses hanches. Il semblait vouloir aller plus loin et n'attendait pas vraiment l'avis du blond, se montrant de plus en plus entreprenant dans ses mouvements, retirant ses vêtements et glissant sa bouche sur chaque partie de son corps dénudé et il l'allongea au sol. Que pouvait il pour combattre cela sans être frappé ? Ou sans risquer de se faire violer ... Laisser faire ?

Ils viendraient ... Ses amis viendraient le trouver, ils le libéreraient !