Le matin ne fut pas très agréable.

Sa tête lui faisait mal, sa gorge était sèche et son corps lui faisait mal aussi.

Au début il avait ignoré tout ces symptômes et avait tenté de descendre pour rentrer chez lui mais ses jambes l'avaient lâché et il avait dévalé les escaliers.

-АНГЛИЯ !

Il ne reconnaissait pas la voix de Russie.

En fait, ce n'était pas Russie qui avait crié son nom.

-Pourquoi il s'est levé de son lit ce con ? dit une autre voix.

-Arrête de le critiquer et aide moi à le porter putain !

Il sentit des bras le soulever par les épaules et par les jambes.

-On va devoir le porter jusqu'à en haut !?

-Abbess, il est malade donc OUI.

-Il est complètement con surtout !

-Encore un mot et je t'arrache la langue putain !

-T'es méchant mon amour !

-Je ne suis pas ton amour blyat !

-Mais si, mais si !

-Ferme la et remontons le !

Arthur entendait mais ne pouvais pas répondre même si il aurait aimé le faire, surtout à cet impertinent d'Algérie parce que oui, il avait reconnu l'ancien petit frère de ce stupid frog !

Quelle éducation il donne à ses frères et soeur celui-là ?!

En quelques minutes, il sentit à nouveau la douce chaleur du lit dans lequel il a dormi et s'endormit rapidement. Les autres vont s'inquiéter si il ne rentre pas rapidement mais bon, c'est pas de sa faute.

Son sommeil était agitée. Il bougeait beaucoup et parlait sans que ses mots ai un sens. Il a même réussit à inquiéter Algérie qui pourtant, ne l'aime pas trop.

-Mais pourquoi Ivan et les autres ne rentrent pas ! se plaignit le maghrébin en surveillant le malade.

-J'en sais rien putain, ils vont pas rentrer avant ce soir donc on va devoir s'occuper de lui !

-Pas que ça à foutre et puis je l'aime pas !

-Je ne te laisse pas le choix.

Nej se rendit dans la salle de bain, chercher de quoi soigner Angleterre, pendant qu'Algérie se plaignait d'être traité comme un esclave.

Pas qu'il soit contre si c'est Tchétchénie son maitre mais il aurait aimé recevoir des ordres un peu plus...drôle ?

Ou excitant si Nej décide de s'amuser un peu mais ça risque pas.

-Tu pense qu'il ira bien si je lui fait bouffer des doliprane ? demanda le tchétchène en entrant dans la chambre, une grosse boite dans les bras.

-J'en sais rien, je prend jamais de médocs quand j'suis malade.

-Non, mais tu viens pleurnicher chez moi.

-Tu t'occupe si bien de moi en même temps !

-C'est pas comme si tu me laissais le choix ! Bon, aide moi à lui enlever la chemise ou il va crever de chaud !

Algérie obéit et retira la chemise du malade sans aucune délicatesse. Parce qu'il l'aime pas.

-Abbess, je vais t'en foutre une !

-Mais je le déteste ce con !

-Tu préfère qu'Ivan t'arrache les mains pour avoir maltraité un invité ?

Abbess se figea et se promit d'être plus gentil avec l'anglais parce qu'il tient à ses magnifiques mains toute douces.

Nej fit avaler des médicament à Arthur puis sortit de la chambre en tirant l'arabe, ou le kabyle on sait toujours pas, derrière lui pour laisser la nation se reposer.

Et plus tard, aux alentours de minuit, Arthur se réveilla ENCORE. Il se sentait mieux par rapport à ce matin même si il n'était pas encore complètement guérit.

Il cligna plusieurs fois des yeux jusqu'à s'habituer à l'obscurité puis il posa son regard sur Ivan qui dormait, sa tête dans ses bras croisés sur le lit.

Il ne réagit pas pendant quelques secondes puis essaya de réveiller le russe. Il dormait profondément et ne faisait que gémir à chaque fois qu'Arthur lui tapotait l'épaule.

-Russia...Russia, wake up...!

-Mmmh...encore un peu...

Il essaya de sortir du lit vu qu'il ne se réveillait pas mais il se retrouva cloué au lit par Ivan.

-Tu dois te reposer Англия.

-Mais...R-Russia, lâche m-moi..., bégaya Arthur en rougissant.

Ivan haussa un sourcil, ne comprenant pas pourquoi l'autre nation était dans cet état, puis il remarqua leur position et rougit aussi avant de se reculer et de s'asseoir sur une chaise à côté du lit.

-Désoler...

-C'est rien...quand est-ce que je pourrais rentrer ?

-Tu es si pressé de partir ? sourit le slave.

-NON ! Enfin...je te remercie de t'être occupé de moi comme ça...pourquoi tu es si gentil avec moi d'ailleurs ? On ne s'est jamais vraiment entendu.

Ivan haussa les épaules et se prit d'intérêt pour le parquet.

-Russia...quand est-ce que je vais pouvoir rentrer ?

Il se traita mentalement d'imbécile pour avoir encore plus gâché l'ambiance. Il ne voulait pas que Russie s'énerve, comme tout le monde en fait, même si là, il avait plus l'air triste qu'autre chose.

-Tu rentrera quand tu te sentira capable de le faire.

-Je vais partir demain alors sinon Alfred et Francis vont m'enquiquiner.

-Bien, je vais te trouver un manteau plus épais. Le tien est beaucoup trop fin.

Il ne l'était pas. Absolument pas. Mais il était adapté que pour les hivers de Londres ou de l'Europe en général, pas pour ceux de chez Russie qui sont terribles.

-Ce n'est pas contre toi hein ! Je veux juste pas que ces deux wanker m'embêtent.

-Ne mens pas, je sais bien que tu n'as pas envie de rester et honnêtement, je ne suis pas sûr de supporter ta présence non plus donc tu peux dire la vérité plutôt que d'inventer une excuse.

Le ton glacial qu'avait employé Ivan le fit frémir. Il ne l'aimait vraiment pas et c'est plus ou moins réciproque.

Mais là tout de suite, il ne trouvait pas la présence du slave désagréable, au contraire, c'est plutôt lui qui en a marre de le supporter et ça se comprend.

Mais il avait l'air triste et Arthur n'aimait pas ça.

Russie est rarement triste, d'habitude il sourit et fait peur à tout le monde mais là...

Il avait envie de le prendre dans ses bras et de le réconforter car même avec cette expression, il est adorable.

L'albion se leva de son lit et s'approcha d'Ivan. Il s'assit sur ses cuisses et serra son corps entre ses bras.

-Англия ? s'étouffa le russe en regardant le malade avec un air d'incompréhension.

Il ne rêvait pas là, le tsundere le plus tsundere de tout les tsundere est actuellement en train de lui faire un câlin ?

C'est ses prétendants qui risquent d'être jaloux.

-Don't be sad Russia, I do not like this...

-Mais...mais qu'est ce qui te prend...?

-C'est bizarre de te voir aussi triste et j'aime pas ça.

-C'est bien la première fois que tu te préoccupe de ce que je ressens...

-Oui mais...tu t'es occupé de moi et...je t'en suis très reconnaissant donc ne sois pas triste je...je ne pars pas parce que je ne t'apprécie pas juste que...Francis et Alfred s'inquiètent pour un rien quand ça me concerne. Je ne pense pas que tu ai envie de les voir débarquer ici.

-En effet, je suis loin de les vouloir chez moi...hem...t-tu peux me lâcher...?

-Hm...je sais pas ~

-Quoi...?

-Là tout de suite, je ne suis pas sûr que tu aille bien. Un peu de tendresse ne te fera pas de mal ~

Est-ce que c'est vraiment le vrai Angleterre là ?

Non parce que il a un léger doute.

Angleterre ne s'amuse pas à provoquer les gens comme ça d'habitude.

Il fût coupé dans ses réflexion par les lèvres de l'albion qui s'accaparèrent les siennes. Il ne savait pas quoi faire à part rester les bras ballants, à attendre que le blond se détache de lui. Ce qu'il fit au bout de deux longues minutes.

-А...Англия ?

Il caressa sa lèvre inférieur, fixant l'européen sans comprendre son geste.

Ce dernier sourit et lécha la bouche du russe en un geste aguicheur.

-Je te l'ai dis Russia, je veux te réconforter et en général, je le fais de cette manière.

-Ça veut dire que quand tu réconforte Fredka ou Matve tu...

-Non ! Ce sont mes fils tout de même ! Mais je faisais ça avec des humains, une bande de punk avec qui je trainais et ça marchait plutôt bien. Tu veux essayer ?

Était-il sérieusement en train de lui proposer de coucher avec lui ?

Si ça avait été Francis, il aurait compris mais pas lui...

Il ne pensa plus à ça, se reconcentrant sur le punk assit sur ses cuisses.

Il le souleva et l'allongea sur le lit.

Pourquoi ne pas en profiter après tout ?

Tout le monde convoite Angleterre.

La dernière phrase est véridique, tout le monde convoite Arthur, c'est pas nouveau.

C'est la pute des nations en fait...Ivan aussi...et Francis...et Alfred...La FACE family Ivan= Les salopes des nations.

Même Matthew on peut le foutre avec n'importe qui...