Bonsoir,
Comme toujours je vous remercie de votre soutien. Je m'excuse auprès de Mogo1902 et de GrenouilleCrea pour ne pas avoir répondu à vos review, je suis vraiment "speedée" par mes exams et continuellement à la course, mais vous vous êtes toujours là et ça c'est génial.
Merci aux deux guests aussi, Luna et Charlotte pour votre gentillesse. Luna c'est vrai que c'est un spoiler mais c'est dans le synopsis je n'ai fait qu'imaginer la rencontre, d'ailleurs la promo parue dans la nuit après mon chapitre prouve que je suis à l'ouest X) J'espère que vous aimerez ce chapitre les filles.
Et merci à tous les autres, les lecteurs dont je ne connais pas le nom, même si je ne peux pas vous remercier en vous citant, je fais un "Merci" collectif ^_^.
Bonne lecture à tous
LA VERITE, RIEN QUE LA VERITE
Felicity était assise sur son fauteuil face à son ordinateur, dans l'ancien bureau d'Oliver, dans l'ancienne tour de Queen Consolidated. Elle était concentrée sur un dossier important, lorsque Ray Palmer entra dans la pièce.
Elle ne releva pas la tête, espérant qu'il n'oserait pas la déranger si elle semblait occupée. Mais il se racla la gorge pour signaler sa présence. Elle n'avait plus le choix, elle dut quitter son ordinateur des yeux pour écouter ce qu'était venu lui dire son patron.
— Je sais que le moment n'est peut être pas le mieux choisi mais j'aimerai vous reparler de mon projet… pour la ville, précisa-t-il. Je me disais que vous pourriez m'aider avec…
— Je ne peux pas, le coupa Felicity en se levant pour se mettre face à lui. Ou du moins, je ne veux pas. Vous me croirez ou non mais j'ai déjà donné dans cette croisade et ce n'est pas une bonne chose. Je ne veux pas recommencer ça, plus jamais. Ça serait trop similaire, rajouta-t-elle à voix basse, plus pour elle que pour lui.
Mais il semblait avoir entendu, il réfléchit quelque seconde avant du murmurer :
— Arrow.
— Pardon ? demanda Felicity qui n'était pas sûre de ce qu'elle avait entendu.
— Vous travaillez avec l'Arrow, déclara-t-il. Je me suis toujours demandé comment il pouvait faire pour s'en sortir avec toutes les technologies qu'il utilise. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. Bien sûr qu'il irait demander de l'aide à la personne la plus douée dans ce domaine.
Felicity demeurait silencieuse, son regard se perdait dans l'immensité de la ville de Starling.
— Mais comment pouviez vous faire deux activités à la fois ? Sauf si vos deux activités n'étaient en fait qu'une seule et même chose, continua de creuser Ray.
Il était sur le point de comprendre. Normalement elle aurait tout fait pour protéger l'identité d'Oliver mais elle n'en avait pas la force et puis quelle excuse pouvait-elle trouver ? Il avait déjà tout compris. Alors elle le laissa poursuivre son monologue.
— Vous travailliez comme assistante personnelle d'Oliver Queen l'an passé et vous êtes membre de l'équipe d'Arrow, posa-t-il telle une équation à résoudre. Comment faire pour quitter le travail quand il y a une urgence ? Je me rends compte d'avoir assisté à plusieurs de ces imprévus, et à plusieurs mauvais mensonges pour couvrir le tout. Pour qu'Oliver Queen n'ait jamais eu de problème avec vos départs en coup de vent c'est que lui aussi devait partir. Oliver Queen est l'Arrow ! s'exclama Palmer, alors qu'il avait enfin élucidé le problème.
Felicity avait soudainement les mains qui tremblaient. L'utilisation du présent dans la phrase de Palmer, lui ramenait à l'esprit tous les doutes qui planaient sur l'existence même d'Oliver. Elle retourna vivement à son siège.
— J'aimerai me remettre au travail, annonça-t-elle, pour ne pas donner de suite à cette conversation.
Mais Ray semblait toujours en train de réfléchir. Il n'avait peut être même pas entendu ce que venait de lui dire Felicity.
— Cela fait plusieurs jours que les activités de l'Arrow sont au point mort même si son partenaire rouge fait quelques apparitions. Et maintenant que j'y pense cela coïncide avec votre changement de comportement et votre arrêt maladie soudain.
Il fit une pause, il remarqua que Felicity n'était plus à ses côtés mais de retour dans son siège. Il s'assit sur une chaise dédiée aux visiteurs face à son bureau.
— Il lui est arrivé quelque chose, lâcha t-il.
Ce n'était pas une question. Il avait définitivement tout compris. Comme s'il n'avait eu besoin que de tirer sur un fil pour démêler toute la pelote de laine.
Elle releva la tête, elle voulait paraitre digne, mais les larmes commençaient de nouveau à brouiller sa vue. Elle n'eut pas le temps d'objecter quoi que ce soit, car il la devança.
— Je suis terriblement et sincèrement désolé, Felicity.
Puis, il se leva car il savait que la meilleure chose à faire maintenant était de la laisser seule.
Depuis leur première rencontre, il pensait qu'ils se comprenaient, qu'ils étaient similaires. Mais aujourd'hui alors qu'il l'avait vraiment comprise, ils ne pouvaient pas paraitre plus différents. Il savait que le peu de chose qu'il avait envisagé avec elle, était désormais impossible. C'est pour ça qu'avant de franchir le seuil de la porte, il se retourna et lui dit :
— Je sais que ce n'est pas ce que vous avez envie d'entendre mais je me sens obligé de vous le révéler. Je me sentirais mal vis-à-vis d'Oliver si je gardai ça pour moi. Je dois vous avouer que j'ai été jaloux d'Oliver Queen à la seconde où je l'ai vu avec vous. A la seconde où je suis entré dans ce bureau, j'ai senti la force qu'il dégageait et la façon dont sa posture indiquait qu'il vous protégeait. Mais surtout j'ai vu la façon dont vous, vous l'admiriez lors de son discours. J'ai peut être voulu prendre sa place, en vous embauchant et en m'immisçant dans votre vie. Et je suis désolé de vous avoir contraint à vous éloigner de lui, parce que je le vois maintenant, vous l'aimez.
Elle retint sa respiration, pour éviter de pleurer ou bien pour ne pas lui hurler que oui elle l'aimait. Pourquoi tout le monde devait se borner à dire ça maintenant que cet amour ne pouvait plus être partagé ?
Lorsque Felicity baissa les yeux sur son ordinateur, il partit sans rien ajouter de plus. Felicity essaya de se replonger dans son travail mais sans succès.
Plus tard dans la journée, après son travail elle se rendit au Verdant. Elle était distraite et entra dans la boite pour se rendre au sous-sol par la porte du haut. Lorsqu'elle vit Thea en train de bouger des cartons derrière le bar, elle se raidit, elle voulut faire demi-tour rapidement mais Thea l'aperçut avant même qu'elle se tourne.
— Felicity ? Que fais-tu ici ? demanda Thea, stupéfaite par cette visite.
— Hum, je cherchais Roy mais visiblement il n'est pas là, mentit Felicity en désignant les cartons d'un signe de la main pour rendre crédible son ton non assuré.
— Ne t'inquiète pas ces bras sont plus solides qu'ils en ont l'air, ricana Thea.
Je veux bien le croire, pensa Felicity, assez pour tirer trois flèches dans l'abdomen de Sara. Puis elle voulut éloigner rapidement cette pensée de son esprit, ce n'était pas de sa faute, au du moins pas entièrement, c'est Merlyn qui la manipulait.
— Felicity, tu es partie où là ? demanda Thea amusée par la distraction de la jeune blonde.
— Pardonne-moi, tu disais ? s'excusa Felicity en revenant à la réalité.
— Je te demandais si tu voulais attendre Roy ici, mais tu semblais dans tes pensées.
— Oui, je suis désolée, je suis distraite ces derniers temps. Et pour répondre à ta question, je ne pense pas attendre Roy, j'ai plein de chose à faire, donc je repasserai sûrement plus tard. Bon courage pour les cartons, lança la jeune femme d'un air jovial, tout en s'éloignant vers la sortie.
Thea posa ses bouteilles sur le comptoir et courut vers Felicity.
— Attends !
Felicity eut immédiatement la gorge sèche. Elle voulait éviter cette conversation, elle voulait disparaitre dans un trou de souris sur le champ.
Thea l'attrapa par le bras, pour qu'elle se retourne. La blonde se força à sourire espérant qu'elle ne lui demanderait que la marque de son sac ou la boutique où elle avait trouvé sa robe.
— C'est au sujet de mon frère.
Non, malheureusement, il n'était pas question de mode à cet instant.
— Avant j'aurais demandé ça à Laurel mais je vois bien qu'elle n'a plus la même place dans le cœur d'Oliver, reprit Thea.
De toute façon, elle ne pourrait pas te répondre, elle est trop occupée à devenir l'alter ego de sa sœur, pour se rendre compte de la disparition d'Oliver, pensa amèrement Felicity.
— Je n'ai pas revu Oliver depuis sa dernière visite au loft, continua Thea. Plus j'y repense, plus je trouve que son discours avait des accents d'adieux. Je suis sûre qu'à toi, il t'a dit la vérité. Où est parti mon frère Felicity?
Qu'allait-elle pouvoir lui répondre ?
Je sais que c'est un chapitre court (comme les autres) mais c'est normal, je ne souhaite pas faire une grande fiction/roman c'est juste quelques petits chapitres pour me faire patienter avant la reprise de la série, et pour me permettre d'évacuer mon stress. J'espère que ce n'est pas trop un inconvénient.
Je vous retrouve la semaine prochaine pour la suite.
Passez un bon week-end et à très vite !
