Bonsoir ou bonjour,

comme à mon habitude, je remercie mes chers reviewers: Aniyaoi, Fredee, Lilisurnatural, Fire 666 et Mogusa.

Un grand merci à vous.

Réponses aux anonymes:

-Fredee : si tu savais combien je suis contente de voir que tu suis toujours cette fic ^.^ Et oui, le fameux rat que personne ne s'attendait à voir MDR Merci beaucoup pour ta review.

-Lilisurnatural : Je ne sais pas si ça donne vraiment une telle angoisse et ou une impression de réel pour les lecteurs. Néanmoins, si c'est l'effet que ça te fait et que ça te plait, j'en suis heureuse.

Merci beaucoup pour ta review.

Je remercie également les lecteurs, bien évidemment. ;-)

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.


Quatrième chapitre

Lorsque Sam se réveilla le lendemain matin, il constata qu'il ne s'était pas réveillé de la nuit, chose devenue extrêmement rare depuis le début de l'affaire. Le second constat qu'il put faire était qu'il avait le nez dans un vêtement plutôt doux au toucher et que quelque chose l'empêchait de bouger à sa guise. Il décida d'ouvrir les yeux et lorsqu'il y parvint, il les ouvrit en grand. Un grognement se fit entendre alors qu'il tentait de sortir de l'étreinte de son aîné. Car oui, il avait le nez dans le col de son tee-shirt et ce qui l'empêchait de bouger était les bras de son frère qui l'encerclaient.

Il tenta de nouveau de s'extirper de l'étreinte. Il y parvint au troisième grognement de son frère. Il se redressa et partit en direction de la cuisine. Il lança la machine à café et attendit devant qu'elle ait fini son œuvre. Une fois fait, il se servit une tasse du breuvage et s'assit autour de la table. Il resta ainsi, immobile, les mains autour de l'objet pendant près d'une vingtaine de minutes. Ce fut lorsqu'une main se posa sur son front qu'il sursauta. Il leva la tête et rencontra les sourcils froncés de John.

« Tu ferais mieux d'être dans ton lit au lieu d'être debout.

-Je vais bien, tenta le plus jeune. »

Seulement, le sourcil levé de son père lui confirma qu'il en doutait fortement. Il le vit se servir une tasse du liquide fumant, avant qu'il ne s'installe en face de lui. Après avoir bu une gorgée et prit son journal, il demanda :

« Tu ne veux pas dire ce qui te dérange au point que tu ne parviennes pas à dormir ?

-Ce n'est rien, Papa. Laisse tomber.

-Sammy…

-Je croyais t'avoir interdit de boire un café le matin. »

Ils se tournèrent vers le nouvel arrivant qui n'était autre que l'aîné des deux frères. Il s'approcha de son cadet et lui montra la tasse qu'il tenait.

« Dean… je n'ai plus dix ans, j'en ai seize.

-Peut-être mais, pour le moment, tu n'es pas encore majeur. Donc, tu dois m'écouter.

-Il n'y a que ça qui me maintient éveillé, protesta le plus jeune.

-Tu n'as qu'à dormir la nuit au lieu de te prendre pour Rambo. »

Cette phrase acheva le plus jeune qui en prit pour son grade. Il baissa la tête et s'il avait pu, il aurait voulu disparaitre à cet instant précis. Son aîné, qui se retourna, tasse en main, grimaça. Il n'avait pas pensé à l'autre sens de sa phrase et l'attitude crève-cœur de son cadet lui fit comprendre qu'il avait pensé justement à cela.

« Je ne voulais pas dire ça, Sammy. Tu ne m'as pas eu. Il en faudra plus pour me tuer.

-J'ai tout de même failli…

-Failli n'est pas tuer. Allez, on arrête de penser à ça et on se concentre sur notre affaire. »

La discussion reprit bien qu'il semblait que les deux plus vieux cherchaient à comprendre ce qui avait bien pu passer par la tête du plus jeune. Même si c'était le cas, aucun mot n'en fut dit. Finalement, il fut décidé qu'ils se rendraient une nouvelle fois à la fête foraine, ensemble, afin d'en savoir plus sur le meurtre commis la veille, comme les fois précédentes. Cela les faisait rager, car ils étaient surement proches de la solution mais, ne l'avaient pas encore. Et, de ce fait, des gens innocents mouraient. C'était un peu, voire beaucoup, de leur faute. Sam voulut les rassurer mais, ne fit rien suite à la boutade que lui envoya son aîné.

Le jeune homme pensa que cette inspection serait une chance pour lui de revoir le clown et de lui demander, s'il y arrivait, des explications. Bien qu'il n'était pas rassuré, il n'avait pas le choix. Il n'aimait pas voir son frère dans un tel état de défaite, même s'il le cachait sous ses traits d'humour. Et puis, peut-être qu'ainsi, il pourrait moins culpabiliser sur ce qu'il avait failli faire la veille.


Cela faisait une heure qu'ils se trouvaient sur le lieu du meurtre et ses environs, et toujours aucune trace du clown. Sam commençait à désespérer quand soudain, il reconnut la touffe de cheveux orange un peu plus loin. Il se tourna vers lui. Il avait, comme toujours, ses ballons et le regardait tristement. Seulement, un sourire éclaira son visage quand il vit le jeune chasseur venir en sa direction, après qu'il se soit assuré que ni son père ni son frère ne le voyait faire. Il le rejoignit, réprimant son envie de partir en courant. Il repensa à sa faute de la veille et repoussa sa terreur au loin.

Le clown s'éloigna un peu, en direction de la forêt, juxtaposée à quelques mètres de la fête foraine, et se retourna pour voir si Sam le suivait, ce qui était le cas. Ce dernier le suivit durant une bonne centaine de mètres avant que le clown ne s'arrête et se tourne vers lui. À cet instant bien précis, le jeune chasseur avait vraiment envie de partir. Mais, il souffla, les yeux fermés, avant de murmurer :

« Qui êtes-vous exactement ? Comment se faisait-il que vous saviez qu'ils allaient se faire attaquer ? »

Seulement, le clown ne lui répondit pas et inclina sa tête sur le côté.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Sam, méfiant et presqu'apeuré. »

Le clown hocha négativement la tête avant que le décor ne change brusquement autour d'eux. Ils se trouvaient, à présent, dans un cirque, enfin sous le chapiteau du cirque. Celui-ci était vide, hormis le clown qui se trouvait sur la piste en train de s'entrainer avec des couteaux qu'il jetait en l'air. Un poste d'où s'échappait de la musique était posé sur l'un des nombreux bancs. Sam regarda bizarrement l'esprit qui était posté à ses côtés avant de revenir sur la scène. Il était évident que le clown du souvenir n'était pas doué avec les objets tranchants mais, il s'entrainait avec un tel entrain que l'adolescent se sentit triste pour lui.

Puis, son regard se déporta sur le côté, là où il avait aperçu quelque chose bouger légèrement. Il fronça les sourcils. L'ombre s'avança jusqu'à la lumière, se dévoilant par la même occasion. Encore un clown. Cheveux bleus, large pantalon blanc à pois rouges, des longues chaussures rouges, le nez rouge également. Un clown quoi. Mais, son sourire glaça le sang de Sam. Il était horrible, déformant tous les traits de son visage et la lueur malsaine de ses yeux n'arrangeait rien à cela. Il s'avança vers l'autre clown, les mains en avant.

Sam le regarda avec effroi placer ses mains sur la gorge de sa victime. Cette dernière tenta vainement de se défendre, en vain. Tout s'enchaina rapidement. Suite à un mauvais geste effectué par le futur esprit, ils tombèrent au sol. Le clown au rictus à en faire peur attrapa l'un des couteaux et trancha d'un geste vif la langue de son compère. L'adolescent plaqua ses mains sur sa bouche. Puis, il le vit lui trancher la gorge. Le souvenir s'arrêta là et le décor changea de nouveau. Ils se retrouvaient dans la forêt.

Le jeune homme se laissa tomber au sol, ses jambes ne le supportant plus. Il ramena ses jambes contre son torse et posa sa tête dessus. Le clown resta à ses côtés, le fixant tristement. Finalement, Sam brisa le silence, en relevant le visage.

« Vous ne pouvez pas me répondre parce qu'il vous a… »

Le clown acquiesça.

« C'est horrible, murmura l'autre, et… c'était qui ? Vous le connaissez, non ? »

De nouveau, le même mouvement de tête.

« Qui…

-SAM ! »

L'appelé regarda dans la direction de la voix. Son aîné avait décidément un bon instinct pour venir le chercher jusqu'ici. Quelques secondes plus tard, il se retrouvait devant lui.

« Bon sang, Sam. Où étais-tu passé ? Tu sais qu'on est sur une affaire de meurtre ? Tu es malade en plus. On se balade pas comme ça dans les forêts.

-Désolé. Je…

-On verra ça plus tard. Papa nous attend. Viens. »

Et, l'aîné repartit. Sam jeta un coup d'œil en arrière mais, le clown avait disparu.

« SAM !

-J'arrive. »

Il rejoignit son frère qui s'était arrêté plus loin. Puis, ils allèrent à la rencontre de leur père.


Quand ils avaient rejoint leur père, celui-ci avait tout d'abord passé un savon à son cadet avant de décréter qu'ils se rendaient à la bibliothèque. Sam fut, en quelque sorte, heureux. Ainsi, il pouvait avoir plus de renseignements sur ce clown et peut-être également le meurtrier. Il lui fallut une bonne heure pour trouver ce qu'il cherchait, tout en faisant en sorte que son père ne le voie pas faire.

Son mystérieux clown se nommait Nathan McAleer. Né dans les années 1960, il avait toujours vécu dans le milieu du cirque. En fait, ses parents étaient tous deux des clowns. Ils vagabondaient de ville en ville et ce, jusqu'à l'arrivée du second enfant, Anthony. La famille arrêta toute activité et s'installa dans le New Jersey.
Jusque là, il n'y avait pas eu trop de problèmes pour trouver des informations. Ce fut par la suite que cela se compliqua. À l'âge de vingt ans, Nathan s'était fait engagé en tant que clown. Il avait souhaité reprendre le flambeau familial, à la mort de leurs parents. Au contraire, son cadet s'était engagé dans l'armée. Seulement, les ravages de la guerre avaient fini par payer et il mourut au combat. À partir de là, il ne trouva plus d'informations, jusqu'à l'article annonçant que Nathan s'était fait sauvagement attaqué et tué lors d'un entrainement.

L'adolescent chercha une photo de la famille mais ne trouva rien. De plus, toute cette histoire le dérangeait. D'un, il avait pour témoin un clown qui ne pouvait pas lui parler. Et, de deux, il ne savait pas à quoi ressemblait le meurtrier. Oui, c'était un clown mais, le maquillage cachait son vrai visage. Il se prit la tête dans les mains, réfléchissant au meilleur moyen d'en savoir plus. En parler avec sa famille ? Est-ce que son père et son frère ne le prendraient pas pour un fou ? Quand même pas… Ils en avaient vu des pires tout de même.
Ce fut pourquoi il attendit qu'ils rentrent au motel et qu'ils soient rassemblés autour de la table de la cuisine avant d'oser prendre la parole.

« Dean ? Papa ? »

Presqu'immédiatement, les deux têtes se tournèrent vers lui. Il rougit en baissant la tête. Il n'aimait pas être comme ça le centre d'attention de tout le monde.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le père, d'une voix bourrue.

-J-je… Je crois que j'ai des indices pour notre chasse.

-Comment ça ? »

Sam sortit de son sac un dossier qu'il déposa sur la table. Il l'ouvrit et étendit des articles de journaux, des feuilles imprimées, des photos… Un vrai travail de chasseur. John en attrapa une et la fixa.

« Et ? Qu'est-ce que cela peut bien prouver ?

-Je ne sais pas par quoi commencer.

-Comment ça ? demanda son frère.

-Je me dis qu'une fois que j'aurai dit ce que j'ai découvert, vous me prendrez pour un fou ou un autre truc du même genre.

-Ok. Tente quand même, l'incita Dean.

-Je… en fait, depuis le début de l'affaire, je…

-Tu ? »

Sam se passa une main sur le visage en soupirant fortement.

« Je vois un esprit. Un clown pour être plus précis. Seulement, vous semblez ne pas le voir. Je crois que je suis le seul, même.

-Tu vois un clown ? Tu es sûr que…

-Non. Ce n'est pas parce que j'en ai peur. Je… il était là depuis le début de l'enquête. En fait, il m'a même montré la rue lors de la première attaque à laquelle on a pu assisté. Enfin bref, il s'est avéré que tout à l'heure, il m'a demandé de le suivre dans la forêt. Là, il m'a montré les souvenirs qu'il avait de sa mort. Le tueur est un clown mais, je n'ai toujours pas trouvé qui c'était.

-Et ton clown ne t'a pas dit ?

-Eh bien… il ne parle pas. Il a la langue coupée.

-Oh, je vois. Donc, tu vois un clown. Seulement toi. Il te montre sa mort et son tueur, qui est un autre clown en passant. Et lorsqu'il peut te dire qui c'est, il a la langue coupée et ne peut donc prononcer aucune parole. »
Le ton de son père était sarcastique et Sam l'avait bien compris. Il se sentit mal sur le coup et cela s'accentua lorsque Dean se mit à rire.

« Je ne pensais pas que mon histoire allait autant te traumatiser, Sammy. Sérieusement, des clowns ?

-Je…je savais que je devais pas vous en parler. Juste… je croyais qu'avec tout ce qu'on avait vécu, vous comprendriez. Désolé. Je vous embête plus avec ça. »

L'adolescent récupéra ses papiers et son dossier et sortit de la pièce.

« Sam…, commença son père. »

Seul, le claquement de la porte lui répondit. John regarda son aîné qui lui sourit avant de rigoler encore une fois. Le plus vieux soupira mais avait tout de même le sourire aux lèvres. Si son cadet se mettait à raconter toutes sortes d'histoires, où allait le monde ?


Et voici un nouveau chapitre de fini.

Vos impressions ? Aimez-vous toujours autant ?

Pensez à laisser un petit commentaire au moins un, ça ne fait pas de mal ^^

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine de travail ou de flemme si vous parvenez à rester chez vous grâce à notre amie la neige...

malheureusement, ce n'est pas mon cas =_=

Bisous et à bientôt.

Jubei/Kazuki.