Miou tout le monde !

Aujourd'hui on repart avec un chap pour valoriser mon Alfie adoré et la FACE family parce que c'est trop bien (selon une déclaration totalement objective de l'auteure).

Bonne lecture !

Disclaimer : Je me demande si Himaruya accepterait de me céder Hetalia en échange d'une bouteille de saké.


Ce fut la jeune femme qui relança la discussion d'origine, quelques minutes plus tard.

- Donc, tu travailles dans les relations politiques internationales. Je comprends mieux pourquoi tes collègues sont difficiles à vivre. Il paraît qu'il y a de vraies teignes dans ce milieu, déclara-t-elle avec une moue dédaigneuse.

- C'est exagéré, la plupart des... gens avec qui je bosse sont sympas. Il y en a juste quelques-uns qui aiment trop l'affrontement.

- Tu en fais partie ? demanda la russe avec un petit sourire en coin.

- Oui, mais moi j'ai pas le choix.

- C'est ce qu'ils doivent penser aussi tu sais.

- Eux n'ont pas le président de la première puissance mondiale qui fait n'importe quoi derrière eux, répliqua Alfred avec un sourire triste.

- Comment ça ? Vous n'êtes pas censés être un peu plus indépendants que ça ?

- En théorie, oui. Nos décisions devraient avoir plus d'impact sur nos politiques respectives.

- Et en pratique ? demanda Anya.

- En pratique... Trump est un imbécile fini qui rejette en masse tout et n'importe quoi. Mon avis ou celui des proches du pouvoir en général n'ont aucun effet sur lui.

- C'est à ce point ? fit-elle avec de grands yeux étonnés.

- J'en suis réduit à passer pour un idiot devant tout le monde pour essayer de les ralentir, parce que je sais que si on est trop productifs, il va tout refuser en bloc.

- C'est à la fois comique et triste.

- C'est le rôle des vrais héros de ne jamais être reconnus à leur juste valeur, déclara-t-il avec un clin d'oeil.

- Tout de même... Ca doit être dur à vivre pour toi à la longue, non ?

- On s'y fait. Le seul truc vraiment dur en réalité, expliqua Alfred dont le sourire avait disparu, c'est de voir qu'ils sont tous complètement convaincus que je suis réellement un abruti.

- J'imagine que c'est assez horrible oui... Et du coup, ta réunion aujourd'hui ?

- Ils commençaient à être trop efficaces, du coup j'ai dû sortir connerie sur connerie pour les ralentir, et ils ont fini par tous m'ignorer et continuer la réunion sur leurs portables en pensant que je ne le remarquais pas.

- Et bien...

Ils restèrent silencieux quelques instants. La mine sombre et triste de l'américain restait sur son visage, comme s'il s'autorisait enfin à le montrer et profitait que quelqu'un l'écoute et le comprenne pour se lâcher un peu.

- Et bien je crois que même si ma réunion a été plus insupportable, ta vie est bien plus dure que la mienne... Zut, ça ne fait même pas un vrai match nul !

Anya avait dit ça en exagérant le ton pour le faire sourire et la tactique fonctionna. Elle continua en lui racontant quelques anecdotes de traductrices et Alfred fit de même avec des souvenirs improbables de meetings internationaux. Un peu plus tard, ils riaient aux éclats tous les deux devant les bêtises qu'ils avaient vu passer dans leur carrière. Après une histoire particulièrement croustillante concernant un des représentants allemands apportant une barbe à papa géante au représentant canadien en pleine réunion, ils se calmèrent un peu et il y eut un silence de quelques secondes, pendant lesquelles ils se regardèrent en souriant, profitant du plaisir simple de passer un bon moment. Puis Alfred vérifia soudainement une date sur son portable, eut un large sourire et reprit la parole.

- Vendredi soir il y a un match de baseball de folie au Yankee Stadium, ça te branche d'y aller ?

- Vendredi... demain soir donc ? demanda Anya.

- Yep !

- Je sais pas trop, normalement je repars samedi midi...

- Allez s'il te plait ! Je te raccompagnerai après !

- Il avait un tel enthousiasme et avait l'air tellement heureux à l'idée d'y assister avec elle qu'elle finit par céder, en le prévenant toutefois.

- Je ne comprends absolument rien au baseball tu sais.

- Pas grave, je t'expliquerai au fur et à mesure !

- D'accord, mais je ne suis quand même pas sûre de réussir à suivre, répliqua-t-elle avec un sourire moqueur.

- Si le héros t'explique, tu vas forcément comprendre ! En plus tu verras, c'est super facile.

- On verra ça demain soir, mais sache que je reste sceptique.

- Mais faut pas !

Il se laissa taquiner encore un peu jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il était dix-huit heures trente. Alfred avait envie que le bon moment qu'il passait continue, mais ne souhaitait pas qu'elle ait des problèmes d'horaires et le lui signala.

- Il va falloir que j'y aille alors, fit-elle d'un air déçu.

- Je me doute. Tiens, pour qu'on finisse de s'organiser pour demain.

Et il lui tendit un bout de papier. Anya l'ouvrit et découvrit un numéro de téléphone, de toute évidence celui de son portable personnel. Il lui laissait le choix de le contacter, et là encore, c'était très prévenant de sa part. Avec un sourire, elle lui promit de lui envoyer un message rapidement. En sortant du café, ils se retrouvèrent comme la veille à devoir prendre des chemins différents, et comme la veille ils se dirent au revoir avant de se saluer brièvement de la main puis se diriger chacun dans une direction différente.

Alfred partait pour rentrer chez lui, lorsqu'il reçut un message de son père français. Il lui proposait de manger en famille ce soir, juste eux quatre, dans un petit restaurant où on proposait aussi des hamburgers. En souriant, il répondit que le héros acceptait avec plaisir, et vu l'heure se balada un peu au hasard avant de se diriger vers l'adresse indiquée.

Il arriva devant le restaurant avec quelques minutes de retard et donna le nom de son père, suite à quoi il fut conduit à une table un peu à l'écart des salles principales. Les trois autres étaient déjà là.

- Ah, Alfred, enfin ! Depuis le temps qu'on attend ! lança Arthur grognon.

- Je suis à peine en retard de trois minutes daddy !

- Ne l'écoute pas, on est arrivés il y a une minute trente maximum, fit Francis en souriant. Il montre juste qu'il aime râler.

- Shut up, stupid frog !

- Moi aussi je t'aime, mon lapin.

Alfred s'installa à côté de son frère qui souriait, son éternel Kumajiro sur ses genoux. Il le poserait plus tard, quand les plats seraient arrivés. Sa capacité à maintenir le blanc immaculé de sa peluche depuis des siècles avait laissé l'américain perplexe pendant longtemps, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'Arthur n'y était pas pour rien. Ils étudièrent rapidement le menu, mais comme ils avaient tous déjà une bonne idée de ce qu'ils aimaient, leur commande fut rapidement passée. Ils avaient pris des apéritifs et papotaient de tout et de rien jusqu'à ce qu'Alfred pose une question.

- Au fait, c'est en quel honneur cette soirée en famille ?

- On s'est fait la remarque que la dernière commençait sérieusement à dater, expliqua Francis.

- Ouais, c'était pour nos anniversaires... En juillet.

- C'est pas si loin non plus, lança Arthur.

- Quand on est en couple, j'imagine.

- Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? tiqua l'anglais.

- Juste que papa, toi et Mattie avez tous une relation de couple épanouie et que donc vous vous rendez moins compte du temps qui passe.

- Mon trésor, on est désolés si tu t'es senti laissé de côté, tu sais que ce n'est pas le cas, intervint Francis.

- Je sais, t'en fait pas, le héros ne se sent jamais laissé de côté, j'ai toujours beaucoup trop de trucs à faire !

- Dixit celui qui est prêt à tout pour attirer l'attention... grommela Arthur.

- Daddy !

Matthew était intervenu à son tour et ses yeux lançaient un message d'avertissement assez clair. Depuis qu'il était avec Gilbert, il arrivait mieux à s'affirmer et le faisait savoir. En l'occurrence, le sujet de la solitude et du besoin d'attention était sensible pour son jumeau et il tenait à ce que son daddy s'en souvienne. Une légère tension s'installa, fort heureusement interrompue par un serveur qui leur apportait leurs entrées. Finalement, Francis détourna le sujet comme il savait si bien le faire. Il se mit à parler gastronomie pendant une bonne dizaine de minutes, commentant les plats de chacun, réfléchissant à haute voix à des idées qu'il pourrait cuisiner une fois rentré en France, et ainsi de suite. Il était appuyé par le canadien, réussit à emporter sur son terrain de prédilection son deuxième fils, et finalement Arthur céda et participa aussi, suite à quoi la conversation s'orienta plutôt sur les boissons. Au final, le plat principal arriva dans une bonne ambiance et ils continuèrent sur des sujets assez neutres comme le sport et les vacances, qui les occupèrent jusqu'au dessert. Quand ceux-ci arrivèrent, le portable d'Alfred vibra et il entreprit de regarder rapidement qui le contactait. L'écran afficha un numéro non répertorié. Il ouvrit le message et ne put retenir un sourire.

"C'est Anya. A demain, on verra bien si c'est si simple le baseball."

- Qui est-ce qui te contacte pour que tu souries comme ça, mon trésor ? demanda soudain Francis taquin.

- Hein ? Personne pourquoi ?

- Alfred, tu n'es pas crédible une seconde, appuya Arthur.

- Nan mais c'est vrai quoi ! protesta l'américain.

- Alors tu nous le ou la présentes quand ? demanda son père avec un grand sourire.

- Mais je vous dis que c'est pas du tout ça !

- Tu sais, tant que tu te protèges, c'est l'essentiel, continua Francis.

Sa phrase eut pour effet de faire rougir son fils jusqu'aux oreilles. Celui-ci jeta un regard sur son frère qui essayait de cacher son rire naissant en toussant, et comprit qu'il n'aurait pas d'aide de ce côté-là. Quant à son daddy, il avait un air qui oscillait entre le suspicieux et l'hilarité. Finalement, il choisit un petit mensonge.

- Je vois personne !

- Alors c'était qui ? contrattaqua Arthur.

- Trump part peut-être en voyage diplomatique ce weekend, déclara-t-il.

- Point pour Al', jugea Matthew après un silence. A sa place, l'idée de deux jours sans cet abruti au centre décisionnel m'aurait fait le même effet.

- Moi qui me réjouissait à l'idée d'enfin rencontrer un prétendant... fit semblant de se lamenter le français.

Sa phrase eut pour effet de provoquer un rire général, après quoi ils repartirent sur tout ce qu'Arthur avait fait subir à Gilbert quand Matthew et lui s'étaient mis ensemble.


J'espère que ça vous plait toujours, comme d'hab laissez un ptit message si le coeur vous en dit.

Important : pour cause d'exil temporaire à l'autre bout de la France, je risque (exceptionnellement) de ne pas poster samedi mais dimanche soir ce weekend, désolée !

Plein de roses des sables pour vous !