Chapitre 4
Ici, le froid prend forme. Ici la mort délivre, elle embrasse presque chaleureusement ses proies les emmenant vers un inconnu qui n'annonce rien de séduisant. Elle qui les aura peut-être terrifiés pour la plus grande partie de leur vie, elle leur semblera salvatrice qu'après un court instant passé entre ces murs. Voila a quel point la peur de ce que fut la vie étouffe les hommes qui ont l'impudence de survivre à la froideur de leur propre esprit. Voila la puissance de la peur. Voila, Azkaban.
Certains des Hommes et Femmes qui furent enfermés ici connaissaient l'histoire complète de cet endroit avant d'y être incarcéreré. Ils ont craint la prison, ils ont appris sont histoire dans l'absolu certitude de ne jamais s'y retrouver enfermés. Peut-être certain c'étaient ils préparés à une telle éventualité, mettant en place quelques plans pour s'en échapper.
Mais comment vaincre ce qui est soi-même. Cet endroit, empêche de penser. Il ne laisse dans la tête de ses résidents que ce qu'elle veut qu'ils conservent. Ces gens, plus prévenant, perdent bien vite la moindre trace de la connaissance qui aurait pu les libérer.
En son ensemble, elle peut briser tous les esprits. Sans jamais leur faire du mal, elle préfère utiliser la plus cruelle feinte pour y parvenir : Elle les laisse se détruire eux-mêmes.
En partie individuelle, elle offre un avertissement et un mot de bienvenue à ses futurs résidents et à tous ceux qui lui auront échappés. Sa forme est celle du plus grand isolement. Un château immense, au milieu de rien. D'une certaine façon elle pourrait être la plus romantique et la plus fantastique des demeures. Protéger par les flots des hommes, de leurs querelles incessantes et de la peur de la trahison. Elle aurait pu fleurir dans l'insouciance de celui qui s'abrite de sa propre force. Peut-être fut-ce été son utilité à sa création. Mais sa fonction actuelle rend se souvenir même trop heureux pour elle-même. Simple demeure, elle n'a pas la capacité de se rappeler, mais aurait-ce été le cas, elle ne le pourrait probablement pas. Perdu dans les millions de souvenirs désespérés de ses visiteurs et ceux qui y sont maintenant permanent.
Ses gardes incarnent sa nouvelle existence. Ceux qui n'auront jamais le privilège de voir sa grandeur morbide ne gouteront à sa force que part leur biais. Ces créatures sans aspirations autre que de rependre ce pourquoi elles existent comme elle est maintenant; L'angoisse, le regret, le désespoir et la honte.
Cette existence sombre, elle l'a leur doit. Ces créatures du froid et de la mort devaient être placées quelque part. Elles devaient être contrôlées. Et c'est elle, dans la force de sa seule existence qui reçut leur don. Elle les abrite. Elle les nourrit. Ceux qui lui sont confiés, leurs nourritures, elle les protège également de ses gardes. Elle ne leur laisse que ce qu'elle veut leur permettre.
Ces murs sombres, délabré, froid. Aucune lumière ne peut la pénétrer. Le sol et son propre squelette respirent désormais la peur et la noirceur.
Aucune lumière. Aucun courant d'aire.
Aucun espoir. Aucune sortie.
Elle est une prison. Elle est la prison. Elle enferme les gens dans ses murs de pierres froides en même temps qu'elle les force à s'emprisonner dans leur propres souvenirs. Elle leur rappelle par son nom, par sa présence par sa force que beaucoup d'autre sont passé par là avant eux, et que eux non plus, n'ont jamais pu la vaincre.
Elle, est le concept idéal de ce que doit être une prison.
Elle, est ce qui ne devrait pas exister dans un monde où les gens peuvent changer.
Elle, est Azkaban.
Le seul être qui pourrait la vaincre. Est celui qui saura jouer à son propre jeu. Soit celui, qui n'a soit jamais vue le pêcher, ni par lui-même, ni par les autres. Soit celui qui ne cherche plus la lumière, mais la noirceur. Celui qui n'aura plus rien à perdre autre que l'esprit de vengeance et de colère qu'elle veut bien laisser en paix. Celui qui ne vivra que pour cela. Celui la, pourra survivre en ses murs.
Il ne s'en échappera pas, mais il survivra. Jusqu'à ce que quelqu'un qui ne vient pas d'elle, le libère.
Le vent ne soufflait plus aussi fort qu'avant. Le soleil s'était relevé, mais rester obstinément emmitouflé derrière les nuages. Harry avait rejoint le quai et la cabane assez facilement. Pour s'être souvent faufiler dans la maison des Dursley sans réveiller personne, il avait réussit à pénétrer dans l'abri et avait trouvé la cheminer au feu émeraude.
Bien qu'il n'avait aucune idée de quoi il s'agissait, il ne s'en était pas approcher. Le calepin disait clairement de ne pas approcher de l'endroit. Mais le froid avait forcé le gamin à entrer, au moins pour la nuit. Il avait donc dormie près du feu, au sec et a l'abri de vent glacial. Heureusement rien de fâcheux ne se produisit.
Maintenant le soleil levé, Harry avait fait le tour de la cabane et n'avait trouvé personne à l'intérieur. Il était tout de même ressortie sans faire de bruit et avait tout remis à l' endroit précis où il l'avait trouvé en entrant.
Il descendit vers le quai et trouva bien rapidement la barque. Il enfonça sa tuque encore plus loin sur ses oreilles. Et referma le vieux foulard qui puait autour de son coup. Il aurait bien aimé le mettre aussi sur son nez mais il préférait renifler un peu que de s'imposer une telle odeur. Il n'avait jamais su ce que c'était exactement mais la tante pétunia le lui avait donné un bon matin avec cette odeur. Il lui semblait que l'écharpe avait appartenu à son oncle. Il ne savait pas ce qui lui avait valu un si bon don, il en était reconnaissant, il pouvait très bien supporter l'odeur mais il ne pouvait pas la mettre directement sur son nez sans s'étouffer.
L'embarcation était une vieille barque, une très vieille et immense barque avec deux grandes rames sur les cotés. Elle se ballottait morbidement au coté du quai, retenu par une simple corde. L'eau était bien basse et la barque devait être à presque 1 mètre sous les pieds d'Harry. Il s'agenouilla près de l'eau, et regarda au loin. Tout ce qu'il pouvait voir était de l'eau, de l'eau jusqu'au delà du mur de brouillard. Il n'aimait pas l'idée d'être seul dans le milieu de toute cette eau. Il ne savait pas nager et craignait la température s'il venait à y tomber. Rien n'était invitant dans la vision qui s'étendait devant lui. Pourtant dans son cœur, une petite voie le narguait.
Vas-tu oser l'abandonner aussi? Comme tout les autres?
Il se sentait mal pour la lumière. Elle était…quelques choses de précieux. Il le sentait. Ses yeux lui brulaient lorsqu'il pensait à l'abandonner dans le froid.
Harry n'était qu'un monstre. Les Dursley lui avaient bien apprit cela. Il n'avait aucune utilité et personne ne le regretterai s'il mourrait. Cette étoile, il ne sait pas si Moony pleurerait s'elle disparaissait. Il ne sait pas si ceux qu'elle aimait vraiment pleureraient s'elle mourrait là-bas toute seule. Mais lui, Harry, serait inconsolable s'elle devait s'éteindre dans le froid et la détresse.
Harry se mit à plat ventre sur le quai et regarda la barque. Elle était bien basse. Il glissa ses jambes par delà le quai et se laissa glisser jusqu'à l'embarcation. Il se retrouva bien vite le corps presque complètement dans le vide, accroché a une planche de bois geler, les pieds dans le vide et aucune idée d'où était l'eau. Harry lâcha donc prise et se retrouva sur le dos, heureusement toujours au sec dans la barque. Il s'était fait un peu mal au flan gauche et avait retordu son, tristement guérie depuis peu, poignet gauche, il pouvait toujours le bouger mais il devra encore lui porter attention pour quelque jours.
L'embarcation tanguait à cause du vent. L'eau était relativement calme. Merci au dieu qui eut cette pitié pour ce petit garçon. La barque était assez grande et le manche des rames étaient presque plus grosses que lui. Harry s'assied sur un des bancs. Il n'eut pas le temps de se demander quoi faire que les rames se soulevèrent d'elles-mêmes et commencèrent à faire les faire avancer vers le large.
De la magie…
Le froid fouettait toujours son visage et il se sentait de plus en plus gelé. Il descendit du banc et s'installa contre les coté du funeste vaisseau. Il se sentait legèrement plus protéger du vent dans cette position.
Il avança ainsi jusqu'au mur de brouillard. Tout était devenue humide en plus de glacés. Harry ne pouvait s'empêcher de frissonner. L'air humide traversait ses vêtements bien plus facilement que le vent fouettard qu'il avait affronté sur la berge. Cela prit quelques minutes, il ne pu plus voir le quai. Puis il ne pu plus apercevoir la berge. Il n'y avait plus rien derrière lui. Et il ne pouvait toujours rien distinguer devant lui. La barque semblait pourtant savoir où aller et elle continuait son mouvement dans un rythme lent et régulier. Montant rapidement et se rabattant sur la surface de l'eau, puis elles tiraient l'eau d'une telle lenteur qu'on aurait put croire qu'elles laissaient leur dernier souffle à chaque fois qu'elles ressortaient de l'eau. Pourtant elles ne s'arrêtaient pas. La barque avançait toujours et Harry ne pouvait plus reculer. Non pas qu'il le réalisait. Pour lui, tout ce qui importait c'était retrouver cette étoile. Elle ne devait pas être là! Elle devait être heureuse. Il allait tout faire pour qu'elle soit heureuse. Il s'en était fait serment. Et jamais un petit garçon ne pourrait rompt un tel serment.
Le froid se fit encore plus glacial. Harry sentit toutes émotions le quitter. Il se sentait vide et a la fois rempli de peur. Pour un cours instant, il cru voir l'ombre qui le poursuivait dans ses rêves passer au delà de l'eau. Curieusement il ne s'en souciait presque pas. Il avait une sorte de vide dans sa tête. Il ne sentait plus rien. Il ne désirait plus rien. Même l'étoile avait disparue de son esprit. Il laissait la barque continuer son chemin. Il ne remarqua même pas la gigantesque silhouette se dessiner dans le brouillard. Pendant un court instant ses yeux ne voyaient plus rien. Il n'entendait plus rien.
Le silence ne dura que quelque minute. Aussitôt Harry releva ses yeux du point indéfini qu'il fixait depuis quelques instant et qu'il aperçut un ombre gigantesque droit devant lui qu'il les entendit.
Tellement de pleure, tellement de cris de douleur. Une sorte de déchirement de tout ce qui l'entourait et de tout ce qu'il ressentait. Il ne pouvait comprendre les voies, il ne savait pas d'où elles venaient. Tout ce qu'il comprenait en cette instant c'était que là, dans l'endroit le plus froid du monde, des centaines de voies pleuraient et hurlaient. Elles ne lui inspiraient pas confiance, ni même de pitié. Il avait mal de les entendre. Car même la créature la plus meurtrière peut pousser le crie le plus déchirant jamais entendu. La vie lui donne cette faculté. Et Harry pouvait ressentir les cris non entendus de tous ceux qui avaient péries dans cette froideur. Il pouvait entendre les noms que ces gens appelaient. Il pouvait sentir leur souffrance. La plupart pleuraient de regret. Ses voies proclamaient leurs plus grandes pénitences et leur peur démesurée de leur sort. D'autre hurlaient leur refus d'être dans cet endroit. Elles prophétisaient leur sortie et leur vengeance dans les détails les plus morbides et aussi tordus que ce qui restait de leur esprit. Les autres étaient éteintes. Il n'y avait plus la capacité de comprendre ce qui se passait. Pourtant elles continuaient d'émettre une sorte de sifflement sans vie.
Harry pouvait les entendre, toutes à la fois. Il ne voulait pas les voir. Elles l'effrayaient. Leur douleur était accompagnée de toutes leurs erreurs. Et il sentait qu'aucune ne devaient être libérer. Il ne voulait pas les libérer. Il voulait s'enfuir lui aussi. Il ne voulait plus rester là. Il ne voulait plus s'approcher. Mais la barque continuait son chemin. Il ne pouvait même plus bouger. Il aurait voulu sauter dans l'eau et nager jusqu'à la berge. Ne plus ressentir cette peur. Cette douleur. Cette colère. Mais il ne pouvait même pas tourner les yeux. Sa tête lui tournait.
La dernière chose qu'il vit fut l'ombre de cet endroit traverser le brouillard et atteindre la barque. Il sentie le froid détruire ce qui lui restait de chaleur et d'espoir et se laissa s'endormir.
Plus rien n'importait.
Il n'y avait plus rien à espérer.
Plus rien qui vaille la peine de se réveiller.
Plus rien…nulle part. Ni en dedans, ni en dehors…
