N/A : Bonjour tout le monde !

Déjà, désolée pour le retard, j'avais prévu de poster hier, mais j'ai eu un petit contretemps, donc le chapitre arrive aujourd'hui.

Ensuite, merci pour toutes vos reviews, qui me font toujours super plaisir ! En plus, la fic a presque 1500 vues et c'est génial.

Merci tout particulièrement à impatiente, Elsa S, LadyEdel, luna noctem, Elina, Misssummer, Analissa, LillyVentury93, Lillubye, Joul, Chupa14, DreamerInTheSky, helimoen et Lovely856.

Vous êtes adorables, et toute ma motivation pour traduire vient de vous =)

Bonne lecture !


Chapitre 4

Caroline était allongée sur le sol froid devant la porte de sa cellule. Elle s'était endormie après avoir passé une heure à supplier les gardes de la libérer, n'étant même pas certaine qu'ils l'entendaient puisqu'ils n'avaient pas regardé une seule fois dans sa direction. Ils s'étaient contentés de regarder fixement la porte principale du donjon, sans jamais en détourner les yeux. Elle savait qu'il y avait d'autres prisonniers avec elle, les ayant vus dans les autres cellules quand elle était arrivée. Pourtant, elle n'avait rien entendu de toute la nuit. Elle se demandait si les autres prisonniers avaient peur de parler. Si c'était le cas, cela voulait dire qu'elle aussi devait avoir peur. Alors, après une heure, elle avait laissé le sommeil venir la prendre.

Sentant une violente douleur dans ses jambes, elle se réveilla en sursaut. Ses yeux s'ouvrirent et elle vit sa peau grésiller dans la lumière du soleil qui brillait à travers la fenêtre. Elle se précipita vers le mur du fond et tomba au sol. Elle sentait des larmes lui brûler les yeux, mais au lieu de rester assise à pleurer comme une enfant, elle décida de s'endurcir. Si elle voulait survivre, elle allait devoir se montrer forte. Elle entendit un craquement venant de la salle principale et essaya de regarder à travers les barreaux de sa cellule sans être touchée par le soleil, en vain. Sa joue fut éclairée par un rayon de soleil et elle recula dans un coin.

Elle entendit quelqu'un marcher vers sa cellule et s'arrêter pour la déverrouiller. Elle avait peur de s'enfuir parce que sans sa bague, elle n'irait pas loin. Un homme brun de grande taille entra dans sa cellule. C'était un humain, elle pouvait entendre les battements de son cœur. Elle devinait à la façon dont il se tenait et à ses habits que ce n'était pas un garde.

- « Comment tu t'appelles ? » demanda-t-il sèchement.

Elle fut soulagée de voir qu'il parlait anglais, n'ayant aucune idée d'où elle se trouvait.

- « Caroline » répondit-elle doucement, en espérant qu'il aurait pitié d'elle et la laisserait partir.

- « Tu es l'une d'entre eux ? » demanda-t-il, et c'était plus une déclaration qu'une question.

- « L'une d'entre eux ? Je ne comprends pas. Je suis juste une fille, qu'est-ce que vous… »

- « Silence ! Contente-toi de répondre à mes questions » ordonna-t-il.

Elle hocha la tête en essayant de cacher sa peur. Elle devait rester forte.

- « Qui t'as transformée ? » demanda-t-il.

- « Je ne sais pas » mentit-elle.

Cela lui paraissait plus simple que la vérité.

- « Tu veux me faire croire que tu as été transformée et laissée seule ? » interrogea-t-il avec scepticisme.

- « Oui » acquiesça-t-elle.

- « Eh bien, tant mieux pour mon Seigneur. La perte de ton créateur sera son gain » fit-il avec un sourire sinistre avant de partir, laissant un garde verrouiller la porte derrière lui.

Elle sentit la colère bouillonner en elle. Elle voulait sortir de ce fichu trou et ne reculerait devant rien pour trouver une sorcière et être renvoyée chez elle. Même si elle trouvait Klaus, elle était certaine qu'il ne se souviendrait pas d'elle. D'ailleurs, savait-il ce que Kol lui avait fait dans le passé ? Pensait-il qu'elle était morte ? Une voix qui se mit à lui parler la tira de ses pensées.

- « C'est qui ? » lança-t-elle.

- « Chut, par ici. »

Elle regarda le mur qui était relié à une autre cellule. Elle remarqua un petit trou où une brique avait été enlevée et vit un œil la dévisager. Elle rampa vers le trou en prenant soin d'éviter la lumière du soleil.

- « Qui êtes-vous ? » souffla-t-elle en espérant que les gardes ne l'entendraient pas.

Elle avait besoin de réponses et c'était sa meilleure chance.

- « Je m'appelle Jonas. Je vous demanderais bien votre nom, mais je dois avouer que j'ai écouté tout à l'heure, Caroline » fit-il en prononçant son prénom d'une manière déplaisante.

Elle écarta la pensée de son esprit.

- « Où sommes-nous ? » demanda-t-elle d'une voix suppliante.

- « Ma dame, vous êtes dans le donjon d'un homme très dangereux. Les hommes et les femmes qui l'ont rencontré n'ont jamais survécu pour en parler » répondit-il avec une note de peur dans la voix.

Elle déglutit avec difficulté et continua ses questions :

- « Que vont-ils faire de nous ? »

- « Cela dépend. Etes-vous humaine ? » demanda-t-il, ses yeux pressés contre le trou pour essayer de mieux la voir.

Elle réfléchit un instant et décida de prendre le risque.

- « Non » déclara-t-elle.

- « Eh bien, ma dame, vous allez être mise aux enchères et vendue au plus offrant » répondit-il. « Moi, je suis humain. Je vais donc soit être transformé et forcé de servir ici, soit être mis à mort. »

- « Pourquoi n'êtes-vous pas mis aux enchères aussi ? Ils ne peuvent pas vous transformer avant ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

Elle avait peur de demander quel était le but de cette vente aux enchères. Elle l'entendit rire doucement.

- « Ils préfèrent les jolies petites dames comme toi » murmura-t-il.

Elle frissonna.

Elle l'entendit avoir un petit rire et il plongea sa main dans l'interstice. Il l'attrapa par le poignet et tira son bras dans sa cellule.

- « S'il te plaît, touche-moi, tu es tellement belle. »

Il posa sa main sur son torse tandis qu'elle essayait de se dégager.

- « Quoi ? Lâche-moi, espèce de monstre ! »

Elle déchira son torse avec ses ongles et retira sa main du trou.

Elle l'entendit pousser un cri de douleur. Elle recula dans un coin de la cellule et s'assit, les genoux repliés contre sa poitrine, se couvrant les oreilles pour ne plus entendre ses cris.

Elle se demandait quand la vente aux enchères aurait lieu.

Elle resta dans sa cellule toute la journée ; les gardes lui apportèrent une vieille tasse en étain remplie de sang quand le soleil commença à se coucher. Elle en fut reconnaissante, elle avait vraiment faim. Jonas avait été emmené plus tôt dans la journée à cause de sa blessure au torse. Elle aimait l'idée qu'il soit mis à mort. Quelque chose en lui l'effrayait.

Le soleil s'était couché et elle essayait de s'installer confortablement pour une autre nuit lorsqu'elle entendit quelqu'un ouvrir la porte de sa cellule. Elle se leva tandis que deux gardes entraient. Ils l'attrapèrent par le bras et la firent sortir du donjon, l'emmenant dans les profondeurs du château. Ils s'arrêtèrent devant une porte et frappèrent avant d'entrer. A sa grande surprise, une femme âgée avec des cheveux gris l'attendait, sourire aux lèvres. Les gardes la poussèrent à l'intérieur et claquèrent la porte. Ils les enfermèrent à l'intérieur.

- « Bonjour, jeune fille, je m'appelle Maria. Je suis ici pour te préparer pour ce soir. Suis-moi, s'il te plaît. »

La femme semblait gentille, mais Caroline savait que c'était aussi un vampire.

Caroline la suivit dans une autre pièce beaucoup plus petite. A son centre, elle vit un petit escabeau recouvert d'un épais tissu.

Maria fit signe à Caroline de monter sur un tabouret avant d'appeler deux autres femmes. Elles étaient humaines et beaucoup plus jeunes que Maria. Elles gardèrent les yeux baissés en entrant dans la pièce et Caroline devina que c'était des servantes. Maria s'éloigna dans un coin de la pièce et s'assit dans un grand fauteuil. Elle saisit un tissu et une aiguille et se mit à coudre comme si elle était seule.

Caroline se figea de stupéfaction quand l'une des filles lui retira sa robe. Elle poussa un soupir et observa la deuxième fille amener un grand seau et une éponge. Ce n'était pas l'idée qu'elle se faisait d'une douche, mais c'était mieux que rien. La dernière fois qu'elle s'était lavée remontait au jour où elle avait croisé Kol et Elijah dans le bar. Cela lui semblait remonter à des années.

La fille avec le seau s'assit et commença à laver Caroline. Elle resta immobile, complètement nue, mais avant de pouvoir perdre les pédales, elle s'aperçut que l'autre fille était revenue dans la pièce. Elle était partie avec sa robe blanche et était retournée avec une belle robe bleu pâle et crème. Elle en resta bouche bée d'admiration. Cette robe lui rappelait celles qu'avaient les femmes dans les romans de Jane Austen et elle ne pouvait s'empêcher d'être excitée à l'idée de la porter.

Après avoir été lavée et séchée, les femmes l'aidèrent à enfiler la robe. Elle était magnifique, bien qu'un peu dure à mettre et plutôt lourde. Toutefois, cela en valait la peine, Caroline avait l'impression d'être une princesse. Elle se mit à virevolter dans la pièce, faisant tournoyer la robe autour d'elle. Cependant, elle réalisa rapidement qu'elle n'était pas une princesse et que ce n'était pas un conte de fées. Elle n'allait pas à un bal pour rencontrer son prince charmant. Non, ce soir, elle irait à une vente aux enchères où elle serait vendue à un vieux pervers pour son corps. Elle poussa un soupir dégoûté tandis que Maria s'approchait d'elle.

- « Tu es magnifique. Je suis certaine que beaucoup d'hommes feront de bonnes offres sur toi, jeune fille » fit Maria en coiffant les cheveux de Caroline en un chignon lâche.

- « Est-ce que vous pouvez m'expliquer cette vente aux enchères ? » demanda Caroline d'un ton aussi amical que possible étant donné les circonstances.

Elle estimait qu'il était plus judicieux de rester dans les bonnes grâces de Maria.

- « Que veux-tu savoir ? » l'interrogea Maria en continuant d'arranger ses cheveux.

- « Tout » répondit-elle en levant les yeux pour croiser ceux de Maria.

- « Eh bien, beaucoup de nobles aiment la compagnie d'une belle femme. Ces hommes sont des vampires comme nous et ils aiment les acheter » répondit-elle.

- « Je ne comprends pas pourquoi ils ne se trouvent pas simplement une jolie fille dans un village du coin pour la transformer. Pourquoi faire tout ça ? » demanda-t-elle avec impatience.

- « Ces hommes sont… différents » répondit Maria en choisissant ses mots avec soin. « Disons juste qu'ils ont trop de temps et d'argent, et qu'ils aiment le frisson que la vente aux enchères leur procure. Allez, assez de questions, les invités vont bientôt arriver et tu dois rejoindre les autres filles. Vous ne serez que huit ce soir. »

Maria se dirigea vers la porte et frappa. Un instant plus tard, elle était déverrouillée par un garde et Caroline fut conduite dans une autre pièce où elle fut encore enfermée.

Elle devait s'échapper et retrouver sa bague, mais la porte était gardée. Elle vit une jeune fille d'environ seize ans s'approcher d'elle. Elle essaya de se détourner, mais elle se retrouva nez à nez avec elle lorsque celle-ci utilisa sa vitesse de vampire. Que voulait-elle ? Caroline s'attendait à ce qu'elle soit une garce à l'expression de son visage mais elle se trompait.

- « Salut, je m'appelle Marissa. As-tu hâte de rencontrer les hommes qui seront là ce soir ? Moi oui. Je veux dire, les garçons de mon village sont tous tellement gamins et maintenant je vais rencontrer… » commença la jeune fille d'une voix aiguë.

- « Excuse-moi ? » s'exclama Caroline, plus fort qu'elle ne l'avait prévue.

Elle était choquée par la façon dont cette fille voyait les choses qui allaient se passer. Elle eut un petit rire quand elle réalisa que les adolescentes n'avaient pas beaucoup changé depuis.

- « Quoi, tu n'as pas hâte de rencontrer un grand seigneur ? Qu'il paye pour toi ? En tout cas, je ne te laisserais pas gâcher ma soirée » répliqua Marissa avant de se diriger vers les autres filles.

Malgré elle, elle entendait leurs conversations ; elles semblaient pour la plupart enthousiastes à l'idée qu'un homme enchérisse sur elles, même si elles étaient bien conscientes qu'elles ne seraient rien de plus que des maîtresses. Caroline trouvait cela stupide et décida de s'isoler dans un coin. Elle attendit en silence jusqu'à ce que la porte s'ouvre, moment où les autres filles lissèrent leur robe en riant. Elles devaient être dingues pour vouloir cela, même si elle n'avait aucune idée de ce que pouvait être de vivre dans un village. Peut-être qu'à cette époque devenir une maîtresse et vivre dans un château était tout ce que vous pouviez espérer. Elle secoua la tête à cette pensée et suivit les filles, quittant la pièce.

Elles furent escortées sur ce qui semblait être une scène. Elles faisaient face à un grand rideau derrière lequel résonnaient des voix d'hommes.

Elle essaya de se concentrer sur ce qu'ils disaient :

- « Je cherche une rousse fougueuse. Elles sont toujours tellement attirantes ! » déclara un homme.

- « Très peu pour moi, je veux une blonde pas commode. Je m'amuserais avec elle avant de la jeter aux loups. »

Elle entendit un rire sadique et grimaça à l'idée d'être achetée par cet homme. Elle se fit une note mentale de ne pas oublier sa voix.

Le rideau fut ouvert et elle vit une somptueuse salle de bal remplie d'une cinquantaine d'hommes. Elle fut surprise qu'ils soient si nombreux alors qu'il n'y avait que huit femmes, mais elle supposa que c'était une réunion de seigneurs et que la vente aux enchères n'était qu'une petite partie de ce qu'ils faisaient.

- « Messieurs, permettez-moi d'attirer votre attention sur les belles jeunes femmes ici présentes » lança le présentateur.

Tous les hommes se tournèrent vers elles avec de grands sourires. Ils se dirigèrent lentement vers la scène et les entourèrent en faisant des commentaires sarcastiques. Un des hommes semblait même leur renifler les cheveux. Elle sentit un frisson parcourir son échine. Elle était à la fin de la ligne et les hommes s'avançaient lentement vers elle.

Plusieurs hommes la regardèrent de la tête aux pieds et firent quelques commentaires grossiers sur sa beauté. Soudain, elle entendit la voix de l'homme qui cherchait une blonde. Il était grand, musclé, avec des cheveux sombres, et ses yeux étaient noirs comme du charbon. Il tendit la main pour lui caresser la joue et instinctivement, elle l'écarta d'une tape. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire sinistre. Il se lécha les lèvres et se pencha à son oreille.

- « Tu seras à moi, chérie. »

Il s'éloigna au moment où le dernier homme l'examinait. Il semblait indifférent à ce qui se passait et avait longé les filles en leur adressant à toutes un signe de la tête. Il ne lui fallut qu'une seconde pour le reconnaître. C'était Klaus. Elle fut surprise de son soulagement, mais il passa devant elle avec un simple hochement de tête, le même qu'à toutes les autres filles.

Il ne la reconnaissait pas. Elle sentit son cœur se serrer, sachant ce que cela signifiait. Elle serait achetée par l'autre monstre. Pourquoi s'était-elle attendue à ce que Klaus se souvienne d'elle ? Elle n'avait passé que quelques jours avec sa famille et n'était même pas sûre du temps qui s'était écoulé depuis pour lui. Elle aurait voulu savoir en quelle année elle se trouvait et elle décida de demander à la fille à côté d'elle, mais le présentateur choisit cet instant pour commencer la vente aux enchères. Elle serait la dernière, étant en fin de ligne.

La première fille avait l'air d'avoir environ dix-sept ans et était une beauté aux cheveux noirs. Elle lui rappelait Elena. Les hommes enchérissaient calmement, comme s'ils essayaient d'acheter un objet. Elle ne connaissait pas la monnaie qu'ils utilisaient, elle n'entendait que des numéros. La jeune fille fut achetée pour 42. Elle espérait que ce n'était pas l'équivalent du dollar, parce qu'en son temps cela voudrait dire que la fille ne valait pas grand-chose.

Marissa était la suivante et fut vendue pour 60 à un jeune homme qui semblait prendre plaisir à se vanter de ses autres maîtresses et des choses qu'elles lui faisaient. Elle ne put s'empêcher de ressentir de la tristesse à l'idée que Marissa puisse vouloir d'une telle vie.

Toutes les filles avaient maintenant été vendues, quelques-unes avaient fini en guerre d'enchères et l'offre la plus élevée avait été de 400. C'était pour une fille qui n'était pas vraiment belle mais qui semblait être la plus jeune, âgée d'environ quinze ans.

Elle était la suivante et le présentateur la tira sur le devant de la scène, tandis que les hommes commençaient à enchérir. Cela commença avec une douzaine d'hommes, mais une fois que les offres eurent dépassé 80, ils n'étaient plus que deux. Elle aperçut Klaus dans un coin de la pièce. Il avait passé la majorité de la vente aux enchères à parler avec des hommes qui semblaient indifférents à ce qui se passait devant eux.

Les deux hommes qui continuaient d'enchérir sur elle étaient, bien sûr, le monstre brun et un jeune homme avec un sourire mauvais. Elle espérait qu'il allait gagner, même si elle avait le pressentiment qu'il serait tout aussi cruel.

Le nombre atteignit 240 et le deuxième homme leva la main pour signifier qu'il arrêtait. L'autre homme, le monstre, avait retroussé ses lèvres en un sourire diabolique et ses yeux s'attardaient sur son corps avec lubricité. Le commissaire-priseur était sur le point d'annoncer le gagnant quand elle entendit « 300 ».

Elle regarda dans la foule et vit Klaus s'avancer. Elle ne put s'empêcher de sourire ; il se souvenait d'elle. Du moins, elle l'espérait. De toute façon, elle préférait de loin être achetée par lui.

- « 350 » grogna l'homme.

- « 400 » répliqua Klaus d'une voix douce.

C'était comme une musique à ses oreilles.

- « 500 » répondit l'homme avant d'ajouter ; « Oh allez, Niklaus, tu n'as pas besoin d'elle, elle serait trop fougueuse pour toi. »

- « 600 » rétorqua Klaus en se tournant vers l'homme et en lui souriant. « On verra bien, mon pote. »

- « 1000 » lança l'homme, les yeux rivés dans ceux de Klaus.

Elle observa l'échange et attendit que Klaus contre son offre. Elle retenait son souffle lorsqu'elle entendit « vendu ! »

Quoi ? Non ? Le monstre s'avança vers elle et l'attrapa brutalement par le bras, plongeant ses lèvres sur les siennes. Elle essaya de le repousser, mais cela ne servait à rien. Il força sa langue dans sa bouche quelques secondes avant de s'écarter pour regarder Klaus.

- « Si vous voulez bien m'excuser, j'ai des projets pour ce soir » siffla-t-il avec un sourire mauvais.

Klaus haussa les épaules avec indifférence, sans même daigner regarder Caroline.

- « C'est mieux comme ça, elle n'est pas tellement mon genre en fait » répondit-il en s'éloignant.

Elle avait envie de vomir. Il ne se souvenait pas d'elle. Et s'il se souvenait, il devait certainement la détester. Peut-être ne lui restait-il plus aucune humanité. Elle regarda dans la direction de Klaus et le vit parler et rire avec un autre homme, comme si rien ne s'était passé. Elle était anéantie. Elle aurait dû se ficher de ce qu'il pensait d'elle, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être déçue. Elle avait espéré qu'après l'épisode du bracelet, ils seraient au moins amis.

Elle fut brutalement tirée de la salle de bal et jetée à l'arrière d'une calèche. Le monstre lui avait dit qu'il s'appelait John et il posa une main sur sa cuisse. Elle frappa sa main ce qui le fit rire.

- « Je t'aime beaucoup, chérie, et plus tu me repousses, plus j'ai envie de toi » lui murmura-t-il doucement à l'oreille tout en essayant de l'embrasser dans le cou.

Elle réussit à le repousser et le gifla.

Son visage devint dur et sinistre. Il découvrit ses crocs et lui brisa le cou.

Elle se réveilla dans une pièce sombre, toujours vêtue de sa robe. Le soleil n'était pas encore levé mais elle devinait qu'il ferait bientôt jour. Sans sa bague, elle resterait emprisonnée ici, avec lui. Elle se recroquevilla sur le lit et se mit à pleurer. Pourquoi Elijah l'avait-il envoyé à cette époque, à cet endroit ? Manifestement, Klaus ne tenait pas à elle, pas comme dans le futur. Elle n'était vraiment qu'un jouet pour lui. Elle était heureuse de n'avoir jamais cédé à ses avances et d'être restée fidèle à Tyler.

Elle passa la journée enfermée dans la chambre. Elle était seule, pas une seule personne n'entra dans la pièce. Personne ne lui apporta de la nourriture ou des vêtements propres, rien. Elle supposait que c'était sa façon à lui d'essayer de la briser. La rendre folle avec le silence et la solitude jusqu'à ce qu'elle accepte n'importe quelle compagnie, même la sienne. Elle était néanmoins soulagée qu'il reste loin d'elle, ne sachant pas ce qu'il lui ferait. L'idée de coucher avec lui lui donnait envie de vomir. Il était plutôt séduisant, mais il était aussi le mal incarné.

Le soleil s'était couché lorsque, allongée sur le lit à attendre le sommeil, elle entendit la porte s'ouvrir. Elle savait que c'était lui. Elle ferma les yeux, espérant qu'il la croirait endormie et s'en irait, mais il continua d'avancer vers le lit.

Elle savait qu'il n'y avait plus aucun espoir. Aucun Originel ne la ramènerait dans le présent. Personne ne savait qu'elle était là, sauf Klaus, et elle ne l'intéressait pas. Elle garda les yeux fermés, attendant le bon moment pour attaquer.


POV de Klaus à la vente aux enchères

Le soleil venait de se coucher et il se préparait à partir pour la fête. Les participants étaient à chaque fois les mêmes et en temps normal, il n'aurait aucune raison d'y participer. Ils se réunissaient toujours à endroits différents et ce soir, ce serait au château de Kol. Il ne l'avait pas vu depuis plusieurs décennies et pensait que ce serait l'occasion rêvée de voir ce que son petit frère complotait. Si Kol était celui qui accueillait, nul doute que la soirée serait inoubliable.

Il arriva un peu après minuit. Il avait raison, tous les hommes habituels étaient présents, et il se retrouva rapidement entouré de discussions inintéressantes. Ses yeux balayèrent la salle sans trouver Kol. Il décida de quitter la pièce pour partir à sa recherche. Les autres invités avaient commencé à se nourrir des filles que les serviteurs avaient amenées, c'était le moment idéal. Tout le monde était trop occupé pour remarquer qu'il s'éclipsait.

Il ne fallut pas longtemps à Klaus pour le trouver. Kol s'attendait à son apparition. Il savait que Klaus ne restait jamais loin bien longtemps.

- « Bonjour, mon frère » fit Kol avec un sourire sinistre.

- « Kol. Ca faisait longtemps. Toujours aussi doué pour organiser des fêtes à ce que je vois » fit Klaus en gardant les yeux rivés dans ceux de Kol.

Ils avaient tous les deux des difficultés à faire confiance et ne baissaient jamais leur garde.

- « Oui, deux décennies, à cause de ta fichue obsession. Briser cette malédiction et tout ça. Je n'ai toujours aucune envie de passer mes journées à t'aider à devenir le membre dominant de notre famille, mon frère » siffla Kol d'un air irrité.

- « Alors, je suppose que je te reverrais dans quelques autres décennies. Evidemment, il ne me faudra pas tout ce temps pour briser la malédiction » répondit Klaus avant de se détourner. « Juste pour que nous soyons clair, mon frère, je suis le dominant de cette famille. Ne l'oublie jamais. »

Klaus retourna dans la salle de bal en se disant qu'il pourrait tout aussi bien manger un peu avant de partir, mais il se retrouva entouré par ce qu'il considérait comme des groupies masculines. Ils voulaient tous la même chose de lui, sa confiance. Il était trop intelligent pour cela, il savait que tous les hommes dans cette salle le trahiraient à la première occasion. Il l'avait vu de nombreuses fois au fil des années. Il donnait un peu et ils prenaient ça comme une faiblesse, essayant de l'abattre. Non, il ne se ferait plus jamais avoir.

Il entendit le présentateur commencer à parler et le rideau fut tiré, dévoilant huit filles alignées. Evidemment, Kol mettait ces stupides vampires aux enchères. Ces hommes les ramèneraient chez eux et les mettraient en pièces. Lui aussi appréciait d'avoir une jolie dame dans son lit et l'idée de l'acheter y ajoutait un frisson, mais pas ce soir. Ce soir, il voulait partir, le voyage de retour serait long.

Il décida de quitter la fête et de s'échapper du groupe d'hommes qui l'entourait. Il se retournait pour regarder les femmes une dernière fois lorsqu'il la vit. Il détourna rapidement le regard avant de la dévisager du coin de l'œil.

C'était impossible. Kol s'était vanté de l'avoir tuée. Klaus avait trouvé le bracelet qu'il lui avait offert sur un sol tâché de son sang. Son corps avait disparu, mais il avait pensé qu'un loup ou qu'un autre animal l'avait emporté. Comment avait-elle survécu ? Kol lui avait-il menti ?

Si Kol savait qu'elle était en vie, il avait dû la mettre dans sa vente aux enchères exprès. En sachant que Klaus serait là ce soir. Il n'avait pas pensé à elle depuis si longtemps. Ils s'étaient rencontrés quatre siècles plus tôt. Il devait admettre qu'à certains moments, quand une blonde se promenait à travers une foule, il espérait que ce soit elle. Il la connaissait à peine et pourtant, après la nuit où Henrik était mort, la nuit où elle l'avait tenu dans ses bras même quand il avait essayé de la repousser, la nuit où elle lui avait montré de la compassion, cette nuit-là elle s'était glissée dans une petite partie de son cœur.

Il vit Jonathan lui parler sur scène, lui disant qu'elle serait à lui. Klaus savait qu'il ne pouvait pas laisser cela arriver. Jonathan était tristement célèbre pour la sauvagerie avec laquelle il traitait ses maîtresses. Klaus savait qu'il devait l'aider comme elle l'avait aidé. Ils seraient quittes et il ne se permettrait plus jamais d'avoir une dette envers quelqu'un.

Klaus se rendit sur la scène et adressa un signe de tête à chaque jeune fille, les yeux discrètement posés sur Caroline. Il ne voulait pas qu'elle sache qu'il l'avait remarquée. Il n'était même pas certain qu'elle se souvienne de lui, ils s'étaient rencontrés il y a si longtemps. Il était préférable de la laisser partir, de la laisser continuer sa vie sans savoir l'aide qu'elle avait reçu. Il allait l'acheter puis un de ses hommes l'emmènerait dans un village voisin et la libérerait.

Il descendit de l'estrade et alla au fond de la salle. Il discuta avec une bande de vampires irrespectueux qu'il pourrait s'amuser à tuer plus tard pour lui avoir parlé avec si peu d'égard. Quand ce fut le tour de Caroline, il ne put nier qu'elle était une vraie beauté. Toutes les autres filles étaient insignifiantes à côté d'elle. Elle ressemblait à un ange, ses yeux brillaient de cette lueur si particulière, et soudain, elle redevint spéciale. Elle était digne d'être sauvée.

Jonathan et un autre homme, Thomas, enchérissaient, et il écoutait attentivement. Thomas était tout aussi monstrueux que Jonathan et le laisser gagner n'était même pas une option. Thomas abandonna et Klaus prit rapidement la parole. Jonathan se tourna et lui lança un regard, mais il ne lui prêta aucune attention.

Klaus se dirigea vers la scène sans regarder Caroline et se concentra sur Jonathan.

- « 350 » grogna Jonathan.

Klaus sut à cet instant que Jonathan serait mort avant le lendemain. Aucun homme n'avait le droit de le traiter avec une telle insolence.

- « 400 » répliqua Klaus d'une voix douce.

Il vit du coin de l'œil le visage de Caroline s'adoucir. Il la surprit même à sourire avant que Jonathan reprenne la parole.

- « 500 » répliqua Jonathan avant d'ajouter : « Oh allez, Niklaus, tu n'as pas besoin d'elle, elle serait trop fougueuse pour toi. »

- « 600 » répondit Klaus en se tournant vers l'homme et en souriant : « On verra bien, mon pote. »

Oui, pensa Klaus, je vais m'assurer de lui infliger une mort lente et douloureuse.

- « 1000 » lança Jonathan, les yeux rivés dans ceux de Klaus.

Klaus en avait assez. Tous les hommes de la salle le dévisageaient, attendant de voir comment il allait réagir face à quelqu'un avec si peu de respect pour un Originel. Il aurait dû le mettre en pièces sur-le-champ, mais non, Klaus le ferait plus tard, dans un endroit où il pourrait passer des jours à le torturer et ensuite s'assurer d'envoyer un morceau de lui à chacun de ses hommes en avertissement.

Klaus regarda Jonathan se diriger vers Caroline et avoir l'audace de l'embrasser. Pas un simple baiser, non, un baiser profond et agressif. Caroline essaya de le repousser et il eut toutes les peines du monde à cacher sa colère. Il en avait assez, il devait partir pour commencer à planifier ce qu'il ferait ensuite.

- « Si vous voulez bien m'excuser, j'ai des projets pour ce soir » siffla Jonathan avec un sourire mauvais.

Klaus haussa les épaules d'un air indifférent.

- « C'est mieux comme ça, elle n'est pas tellement mon genre en fait » répondit-il en s'éloignant.

C'était la chose la plus difficile qu'il ait jamais eu à dire. Il vit la douleur dans ses yeux. Oui, il avait une dette envers elle et il s'en acquitterait, mais pourquoi était-il si triste ? Elle était belle mais il devait se concentrer sur sa malédiction, pas sur une fille qui ne s'intéresserait jamais à un monstre comme lui de toute façon. Il était humain lors de leur rencontre. A présent, tout était différent, il était différent.

Il allait pour quitter la salle quand un autre groupe d'hommes osa lui parler. L'un d'eux fit même une plaisanterie pour essayer de détendre l'atmosphère. Du coin de l'œil, il vit Jonathan obliger Caroline à quitter la pièce et il se contraignit à faire semblant de rire de la blague. Quand elle fut hors de vue, il plongea sa main dans le torse de l'homme et lui arracha le cœur. Comment ces imbéciles osaient-ils oublier qui il était ? Après ce soir, ils s'en souviendraient. Après ce soir, son nom serait de nouveau craint.

Il avait prévu de leur envoyer un message par la mort de Jonathan, mais après ce qu'ils avaient vu, il était certain qu'ils prendraient le meurtre de Jonathan comme une faiblesse, une perte de contrôle. Il ne pouvait permettre cela. Sans un mot, il se mit à tuer un par un les autres vampires. Il prit son temps avec quelques-uns et quand il n'en resta plus que deux, les plus irritants, il les mit lentement en pièces. Il pensait à Caroline et à Jonathan, à la façon dont il essaierait de la salir, d'abuser d'elle, de la tuer. Il fut submergé par la colère. Il jeta le dernier cœur et quitta le château.

Il ne savait pas que, dissimulé dans un recoin, Kol avait assisté à toute la scène. Il avait été tout aussi surpris de reconnaître Caroline parmi les autres filles. En voyant son frère massacrer tous les vampires puis quitter précipitamment le château, il avait deviné qu'il partait la sauver. Il n'avait jamais vu son frère tenir à quelqu'un d'autre que sa famille. Kol savait ce qu'il allait faire, tout comme il savait qu'il allait encore s'amuser ce soir.


J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Aïe, aïe, aïe, Caroline est en mauvaise posture. Que pensez-vous qu'il va lui arriver ? Et Klaus, va-t-il arriver à temps ? La question mérite d'être posée, parce que visiblement, Kol a un plan en tête. Et vu qu'il est plutôt machiavélique, ça risque d'être mouvementé ^^

Alors, vos avis ? Comme toujours, c'est vous qui faîtes avancer cette fic (oui sérieux, sans vous je me démotiverais très vite ^^). Je continue ?