Danny
arriva au bureau en dernier. Jack, Sam et Vivian étaient déjà
arrivés, et faisaient du rangement.
Jack alla vers le tableau
blanc, le regarda un moment, et détacha la photo de Martin d'un
geste lent, plein de regrets. En se retournant, il remarqua que Danny
était là.
Jack : Danny...
Danny : On ne peut pas faire
ça. Tu ne peux pas faire ça Jack. Tu ne peux pas.
Jack : On a
reçu le papier officiel ce matin à la première heure. On n'a pas
le choix.
FLASH-BACK
Jack
arriva à son bureau, et vit une enveloppe à son nom.
Après
avoir lu la lettre, il s'assit brusquement et prit sa tête entre ses
mains. Sam et Vivian arrivèrent en discutant, et se turent en voyant
le visage et la posture de leur collègue.
-
De quel côté est-ce qu'on cherche aujourd'hui Jack ?
-
Aucun. On ne cherche pas.
-
Tu sais où est Martin ?!
-
Non.
-
Alors pourquoi...
-
Ordre du directeur. Ca fait quatre mois et on n'a aucune piste. C'est
terminé...
FIN
FLASH-BACK
Danny jeta un regard plein d'incompréhension à Jack, puis à Sam, et enfin à Vivian. Tous avaient les larmes aux yeux, mais semblaient dire la même chose : c'était terminé.
Danny : Comment
est-ce que vous pouvez...
Vivian : Danny...
Danny : Comment
est-ce que vous pouvez juste... accepter ça ?! Je croyais que
c'était votre ami, notre ami, notre Martin !
Sam : On ne peut
pas le chercher éternellement...
Jack : Tu savais qu'un jour les
recherches cesseraient.
Danny : Non Jack ! Non ! J'espérais
juste que... qu'on le retrouverait et qu'on ne lâcherait rien tant
qu'il ne serait pas sorti d'affaire ! La seule chose que je savais,
c'est que je désire retrouver Martin plus que tout au monde !
Jack
: Danny, calme-toi !
Danny : Non, je ne me calmerai pas ! On ne
peut pas juste considérer que Martin s'est évaporé et faire comme
s'il n'avait jamais existé !
Sam : On n'a jamais insinué une
chose pareille Danny !
Jack : Martin a existé, mais il serait
temps d'accepter qu'il... Il n'est plus là. Il est mort.
Danny :
Martin n'est pas mort tant qu'on n'a pas de corps Jack ! Martin n'est
pas mort tant que...
Quelques larmes coulèrent sur les joues de Danny, qu'il essuya rapidement.
Danny : Comment est-ce que
vous pouvez rester debout comme ça, sans rien dire, alors que...
Vivian : Ne crois pas qu'on ne ressent ni rage ni tristesse Danny
! Seulement... On aurait du se préparer à ça, mais nos rapports
avec Martin ont fait qu'on a voulu y croire jusqu'au bout, même
quand il n'y avait plus de raison d'y croire. Maintenant, il est
temps d'accepter ce qu'on sait depuis le début, depuis que Martin
s'est enfuit : on ne le retrouvera pas.
Danny était arrivé au bureau en avance. Il triait de vieux dossier en attendant le reste de l'équipe.
Trois semaines. Trois semaines s'étaient écoulées depuis la dispute qui avait éclaté entre les agents. Depuis, Danny commençait à faire son deuil, même s'il ne pouvait s'empêcher d'espérer. Comme tout le monde.
Jack et Vivian arrivèrent au bureau en discutant. Un agent se présenta à eux.
... : Bonjour, agent Stephen Hoacklan.
Jack : Agent Jack Malone, que puis-je pour vous ?
S Hoacklan : J'ai un dossier à vous montrer.
Jack prit le dossier que l'agent lui tendait, mais ne l'ouvrit pas.
Jack : Je crois qu'il y a erreur agent Hoacklan. Ici nous recherchons les personnes disparues, les corps que vous retrouvez ne nous concernent pas.
S Hoacklan : A votre place j'y jetterais quand même un coup d'oeil...
Jack : Bonne journée.
Il posa le dossier sur son bureau sans y prêter attention, et alla voir Danny.
Jack : Bonjour Danny. Tu vas bien ?
Danny : Jack, arrête de me demander si je vais bien. Tu sais que je ne vais pas bien. Je fais comme je peux avec ce que j'ai, comme tout le monde ici. Mais je m'en sors.
Jack tourna la tête, et eut un moment de doute. Il retourna à son bureau,et ouvrit le dossier que lui avait donné l'agent Hoacklan.
Lorsque Sam arriva, un café à la main, elle vit des feuilles voler dans tous les sens, s'échappant d'un dossier tombé à terre. En levant les yeux, elle vit alors Jack, la bouche semi-ouverte, les mains encore en position pour porter le dossier.
Vivian : Jack ?! Ca va ?
Jack : Ils ont retrouvé un cadavre, près Chicago, dans un hangar désaffecté. La mort remonte à plus de quatre mois. Overdose.
Il ramassa une des feuilles tombées à terre, et la montra aux autres.
Jack : Les résultats des tests ADN sont arrivés dans la nuit. Le corps est celui de l'homme sur cette photo.
Vivian : Bonjour Martin. Ca fait bizarre d'être ici, comme ça, après cinq mois... Je... Je sais que j'ai toujours été la maman de l'équipe, celle qui peut réconforter les autres et... Je ne peux plus être cette personne. Plus maintenant. J'ai échoué avec toi. J'ai essayé de trouver les bons mots, surtout pour Danny, mais... Au fond de moi j'ai toujours voulu croire que tu reviendrais. Alors, je ne sais plus quoi espérer... Peut-être simplement... Que tu me pardonnes...
Sam : Salut toi. Tu... Je ne sais pas ce que je pourrais te dire... A part que je regrette. Je me suis rendue compte que je... Je ne te connaissais pas vraiment quand on a fouillé dans ta vie, dans tes affaires... Et je regrette de ne pas avoir appris à te connaître mieux que ça, malgré notre histoire, notre passé... Je crois que je devrai vivre avec ces regrets toute ma vie... Et c'est dur.
Jack : J'ai craqué Martin. Moi qui ai toujours dirigé l'équipe d'une main de fer, sans montrer mes faiblesses ou mes sentiments, j'ai craqué devant tout le monde. Je crois simplement que... C'était trop pour moi. Mais pour la première fois, j'ai eu l'impression d'être humain face aux autres. Je me suis vu et me suis montré tel que je suis vraiment. Et pour ça, je dois te dire merci... Pas que pour ça... Merci.
Danny : J'ai essayé Martin. J'ai essayé de t'aider, mais je n'ai pas pu. Je ne sais pas pourquoi, j'ai échoué. J'ai mis du temps à l'admettre, mais je n'ai pas pu sauver mon meilleur ami. Je... Je doute de moi. J'ai peur de ne plus être capable de... faire ce travail. Pas après tout ce qui s'est passé ces cinq derniers mois. Toute l'équipe me dit de continuer mais... Si je le fais, sache que ce ne sera que pour toi, que pour ne plus avoir à faire ce que je fais aujourd'hui. Plus jamais...
Victor Fitzgerald : Je ne te l'ai sans doute jamais dit, mais... Je t'aime fils, et... Tu me manques...
FIN
