La vie nous surprend toujours quand on si attend le moins !!!

Je voulais avant tout m'excuser de l'énorme retard que j'ai pris…Je n'ai pas trop eu le temps depuis quelque mois de finir ces chapitres là et de les publier…Mais voilà maintenant c'est fait et je voulais remercier tous ceux qui m'ont encourager et envoyer de reviews…Merci a tous et encore pardon pour mon retard… et j'allais oublier JOYEUX NOEL…Lol

Chapitre 7 :

A son réveil, une sensation de chaleur et de bien être envahit Sakura. Paupières encore closes, elle s'imprégnait de ces agréables sensations. Comme elle frottait sa joue contre l'oreiller, une plume lui chatouilla le nez. Elle fit un geste de la main pour la balayer, mais ses doigts effleurèrent alors une sorte de duvet.

Intriguée, elle ouvrit les yeux…

Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant que son oreiller était en réalité une poitrine d'homme ! Et que ce qui lui avait chatouillé le nez, c'étaient les poils qui parsemaient ce torse. Un torse qui se soulevait et s'abaissait régulièrement, au rythme de la respiration tranquille d'un dormeur.

Sakura pense : Lionel ! Mais qu'est ce qu'il fait dans mon lit ?

Ce fut alors que les souvenirs de la nuit lui revinrent à l'esprit…

Les larmes l'avaient épuisée et elle s'était probablement endormie dans les bras de Lionel. Mais pourquoi n'était-il pas retourné sur le canapé ? Sans doute s'était-il lui aussi endormi sans s'en rendre compte.

Se redressant sur un coude, elle se mit à observer Lionel. Il était seulement vêtu d'un caleçon, et elle eut ainsi tout le loisir de passer en revue son superbe corps athlétique : ventre plat et musclé, cuisses puissantes, pectoraux imposants, larges épaules. Un corps décidément irréprochable ! Et qui plus est, une peau hâlée et satinée…

Sakura pense tandis que son cœur se mit à battre un peu plus fort : Quelle texture pouvait-elle bien avoir ?

Elle avança la main, hésitante.

Sakura pense : Est-ce que c'est raisonnable ? Bah, Lionel dort et mon envie de savoir est trop forte : j'ai besoin urgent de savoir si sa peau est aussi douce qu'elle en a l'air.

Retenant son souffle, Sakura effleura du bout des doigts la poitrine de Lionel...

Sakura pense avec un sourire de satisfaction : Son épiderme tient ses promesses.

Ce fut alors qu'elle ressentit une sorte de picotement au bout des doigts, picotements qui se transmirent au reste de son être. Elle frissonna, enivrée par les sensations que lui procuraient ces caresses clandestines. Encore une fois, la voix de la raison voulu s'élever en elle, mais elle la repoussa, submergée par l'exploration palpitante.

Si submergée, d'ailleurs, qu'elle ne se rendit pas compte que la poitrine de Lionel avait cessé de se soulever à un rythme régulier, et que ce dernier prodiguait de gros efforts pour maîtriser sa respiration !

Quand Sakura réalisa enfin qu'il était réveillé, elle se figea, confuse, avant d'oser relever lentement la tête. Elle se heurta alors au regard brillant de Lionel et le temps resta pendant quelques secondes en suspens… Puis, les prunelles de ce dernier dérivèrent dangereusement vers les lèvres de Sakura. Involontairement, celle-ci les humidifia avec le bout de sa langue. Ce mouvement, aussi innocent que sensuel, agit comme un déclencheur sur Lionel : enfouissant fiévreusement ses doigts dans les cheveux de Sakura, il captura ses lèvres.

Ils s'embrassèrent longuement, passionnément, à en perdre le souffle…une langueur troublante s'empara alors de Sakura tandis que le corps de Lionel trahissait outrageusement le désir qu'elle lui inspirait. Le souffle court, il détacha sa bouche de celle de Sakura, et fit glisser sensuellement ses lèvres le long du cou gracile de Sakura.

Sakura d'un ton amoureux : Lionel…

Un maelström de sensations extraordinaires balaya alors son être et la fit basculer dans un vertige fabuleux. Elle n'entendait plus son cœur qui cognait comme un oiseau fou dans sa poitrine, violement, bruyamment…

Soudain, à travers la brume de son cerveau assiégé par la passion, elle eut un doute. Etait-ce réellement son cœur qui battait si fort ?

Sakura réalisa : Mais non ! On frappait des coups à la porte de leur chambre ! Des coups frénétiques.

Lionel venait lui aussi de les entendre car, tout comme Sakura, il se figea. Un éclair de lucidité les saisit subitement de plein fouet : que devaient-ils faire ? Ils n'eurent guère le loisir de réfléchir à la question car les coups se mirent à redoubler contre la porte.

Sakura en essayant de se lever : J'y vais !

Lionel roula alors sur le côté, et elle put enfin se lever. Enfilant rapidement son peignoir, elle lissa ses cheveux et tenta de se composer un visage calme avant d'aller ouvrir. De son côté, Lionel avait filé dans la salle de bains.

Prenant une large bouffée d'air, elle entrouvrit prudemment la porte et poussa un petit cri à la vue……….


Chapitre 8 :

Prenant une large bouffée d'air, elle entrouvrit prudemment la porte et poussa un petit cri à la vue de sa sœur.

Sakura joyeusement : Lucy !

Celle-ci paraissait pour sa part fort tourmentée. Elle ne cessait de jeter des coups d'œil par-dessus ses épaules.

Sakura pense : Nul doute qu'elle craint voir surgir notre père d'un instant à l'autre.

Alors, l'attrapant par le bras, elle l'entraîna à l'intérieur et referma soigneusement la porte derrière elles.

Sakura pensa en la serrant dans se bras : Quel bonheur de revoir sa cadette !

Sakura d'une voix tremblant d'émotion : Il est si bon de te revoir ! Si tu savais combien tu m'as manqué !

C'est alors qu'elle se rendit compte de la réserve de sa sœur. Son cœur se serra brusquement. Mon Dieu, se pouvait-il qu'elle se soit trompée sur le sens de cette visite ? Après tout, Lucy campait peut être sur les mêmes positions que Thomas, ce qui n'aurait rien eu de surprenant. A cette triste pensée, Sakura relâcha sa sœur et recula de quelques pas.

Sakura confuse : Navrée pour ces effusions. Les retrouvailles familiales n'étaient certainement pas le but de ta visite.

Lucy hésitante : Au contraire, c'est pour ça que je suis venue ! Mais je craignais tant que tu refuses de me voir….

Sakura : Oh Lucy ! Pas un jour n'est passé sans que je pense à toi et que j'aie envie de te voir.

Lucy : Toi aussi, tu m'as manqué !

Là-dessus, elle se jeta de nouveau dans les bras de sa sœur, et elles se mirent toutes les deux à rire de bonheur, tout en essuyant subrepticement les larmes d'émotion qui coulaient sur leurs joues.

Sakura ordonna en s'écartant de sa cadette : Laisse-moi te regarder ! Comme tu as grandi ! Je ne sais pas si je t'aurais reconnue.

Lucy était devenue une superbe jeune fille de dix-huit ans, elle qui, enfant, avait plutôt l'air d'un garçon manqué.

A cet instant, la porte de la salle de bain s'ouvrit sur Lionel. Il portait qu'une serviette de bain nouée autour de la taille. Il leur adressa à toutes les deux un sourire charmant. A sa vue, Sakura sentit immédiatement son cœur s'emballer, tandis qu'une bouffée de chaleur la submergea.

Lionel salua avec panache : Mesdames !

Sakura en tâchant de cacher sa gêne devant cette apparition fort impudique : Lionel… Voici Lucy, ma sœur.

Lionel sur un ton affable : Ravi de te connaître. Accorde-moi juste le temps de m'habiller, Lucy. Nous pourrons ensuite discuter tranquillement sans que Sakura n'ait à rougir.

Un sourire au lèvres, il traversa le salon et disparut dans le dressing. Lucy éclata de rire tandis que sa sœur lui dit : Ne l'encourage pas, s'il te plaît !

Lucy avec un sens bien senti de la répartit : Rassure-toi, ce rôle, je te le laisse ! Je suis heureuse de constater que tes goûts on évolué en ce qui concerne les hommes. Je dois t'avouer que je n'ai jamais beaucoup apprécié ce Mark ! Il avait l'air de faux-jeton. Je suis certaine qu'il ne tenait jamais ses promesses !

Sakura pense : Comment Lucy, qui n'était encore qu'une enfant, avait-elle pu deviner d'instinct ce qu'elle-même n'avait découvert que bien trop tard ?

Sakura : Si tu étais aussi savante, pourquoi ne m'as-tu pas mise en garde ?

Lucy prenant un air fataliste : Tu ne m'aurais pas crue !

Sakura : Je suppose que tu as raison !

Lucy : En revanche, ton Lionel m'inspire pleinement confiance. C'est un homme exquis !

Sakura murmura du bout des lèvres : Peut-être !

Sans être si catégorique que sa sœur, elle devait bien admettre que cette affirmation la troublait. Tout naturellement, ce fut cet instant que choisit Lionel pour sortir du dressing. Il portait un pantalon noir qui soulignait l'élégance de sa taille et une chemise blanche sous laquelle saillaient les muscles de ses bras puissants.

Il enleva rapidement la couette et l'oreiller qui se trouvaient sur le canapé. Comme Lucy jetait un curieux coup d'œil dans sa direction, Lionel crut bon de préciser :

Lionel : Ta sœur et moi, nous nous sommes disputés. J'ai passé une partie de la nuit sur le canapé.

Lucy d'un air mi-malicieux, mi-détaché : Une partie seulement ?

Lionel en lançant un regard ouvertement provocateur à Sakura : Nous nous sommes réconciliés.

Encore une fois, les joues de cette dernière s'empourprèrent, et pour garder une contenance, elle désigna le canapé à Lucy.

Lucy en s'asseyant : Malheureusement, je ne vais pas pouvoir rester longtemps sinon le général va lancer un avis de recherche !

Lionel : Je suis heureux de voir que tu n'as pas le même comportement que ton frère envers Sakura !

Lucy : Il n'est pas toujours facile de résister aux pressions redoutables que notre père exerce sur nous !

Sakura : Désolé d'avoir déserté le navire.

Lucy : Rassure-toi, je te comprends parfaitement ! Lorsque papa nous a ordonné de ne plus te voir ou de te parler, j'étais révoltée ! Dernièrement, il a même décrété que plus jamais nous ne devions prononcer ton nom à la maison. Là, je me suis mise à le haïr ! Tu es ma sœur, et quoi qu'il puisse dire ou faire, il ne peut rien y changer. Je suis navrée de ne pas t'avoir adressé la parole hier soir, mais je ne voulais pas que le général fasse ensuite une scène à maman. J'ai préféré attendre ce matin pour échapper à sa surveillance.

Lionel en souriant : Les femmes de la famille m'on l'air plus fortes que les hommes. Cela a-t-il un rapport avec la couleur de cheveux.

Les deux sœurs possédaient en effet la même chevelure flamboyante !

Lucy : Comparée à Sakura, je suis une poule mouillée. Quand elle est en colère, il ne faut mieux pas se trouvé sur son chemin.

Sakura : Lucy !

Lucy : C'est vrai ! Tu es la plus passionnée de nous trois.

A ces mots, une lueur approbatrice brilla dans le regard de Lionel – une lueur pleine de sous-entendus qui ne trompait pas Sakura et la révolta. Ce deuxième baiser, elle ne l'avait pas souhaité, pas davantage que le premier ! Ce n'était pas sa faute si son corps avait trahi sa raison. Elle devait absolument se défendre.

Sakura : J'ai beaucoup changé, Lucy. Cinq ans, ce n'est pas rien. La vie m'a appris à ne pas céder à mes impulsions.

Lucy : Pourquoi n'as-tu jamais donné de tes nouvelles durant tout ce temps ?

Sakura : Je ne voulais pas que à cause de moi, tu sois déchirée entre ton sens du devoir et tes sentiments.

Lucy : On ne vit pas éternellement dans une bulle protégée, tu sais. D'ailleurs, dernièrement…

A ces mots, le beau visage de Lucy s'assombrit et le cœur de Sakura se serra.

Sakura soudain inquiète : Que ce passe-t-il, Lucy ?

Comme Lucy s'apprêtait à répondre, l'horloge au-dessus de la cheminée sonna huit heures. Lucy se leva d'un bond.

Lucy : Je dois absolument filer ! Papa a commandé le déjeuner pour nous trois dans sa chambre. Mais je te promets que nous reparlerons.

Lionel en se dirigeant vers la porte : Je vais vérifier si la voie est libre !

Les deux femmes se serrèrent dans les bras l'une et de l'autre affectueusement, et Sakura fit promettre à Lucy de tout lui dire avant la fin du week-end, ce à quoi Lucy lui promis.

Lionel à Lucy : Tu peux partir sans encombre.

Lucy se glissa alors hors de la pièce et avant de disparaître à l'angle du couloir, fit un dernier petit signe de main. Une fois la porte fermée, Lionel déclara :

Lionel : Charmant jeune fille ! Il est amusant qu'un homme comme Sir Dominique, qui ne supporte pas la moindre contradiction, ait deux filles dotées d'une aussi forte personnalité. Il doit être mortifié que son fils soit le plus faible des ses enfants.

Sakura avec ironie : Il aurait dû le prévoir, puisque les cheveux roux, cela vient de son côté ! Or, Thomas à hériter les cheveux bruns de notre mère ! (Dsl pour ceux qui adore Thomas, car là je le fait passé pour une poule mouillé, mais je vous jure qu'il se rattrapera dans la suite de l'histoire !)

Leurs regards se croisèrent et ils éclatèrent de rire. Mais leurs rires moururent rapidement car ils venaient de se rappeler où ils en étaient avant que Lucy ne les interrompe. Soudain une tension presque palpable emplit l'atmosphère.

Peu désireuse de délibérer, Sakura déclara d'un ton ferme :

Sakura : a propos de ce qui s'est passé tout à l'heure… C'était une erreur.

Lionel en un ton impénétrable : Entièrement d'accord avec toi !

Sakura : Je continuerai à jouer mon rôle comme prévu, mais il vaut mieux que désormais nous gardions nos distances. Il n'y aura pas de troisième fois, je peux te le certifier ! (Ne dit-on pas jamais deux sans trois !).

Lionel : Encore une fois, je ne peux qu'approuver tes propos. Je déplore, moi aussi cette attirance physique entre nous. Mais découvrir ce feu en toi ne m'a pas beaucoup aidé. Finalement, il aurait mieux fallut que le mur de glace dans lequel tu te cachais ne fonde pas.

Sakura : Ecoute bien ! Cette carapace de glace est entièrement sortie de ton imagination ! Ma prétendue froideur, c'était toi, par ton comportement agaçant, qui la provoquait !

Lionel avec philosophie : Tu vois, Sakura, il aurait mieux valu pour nous que tu continu à être froide envers moi.

Sakura : Mais je n'ai jamais cessé de le faire ! Et d'ailleurs, en ce moment, je te déteste plus que jamais !

Lionel : Dans ces conditions, pourquoi n'as-tu pas protesté quand je t'ai embrassé ?

Sakura furieuse: Es-tu entrain de dire que tout est de ma faute ? Je te rappelle au passage que c'est toi qui m'as embrassé hier soir, sous prétexte que Jenna aurait trouvé curieux que le clair de lune ne nous rende pas romantique !

Lionel commençant à perdre le contrôle de lui-même : Arrête Sakura ! Tu sais comme moi que ni l'un ni l'autre avions prévus que ce baiser serait aussi ardent ! Et d'ailleurs, qui ce matin, caressait le corps de l'autre ?

Agacée, elle haussa les épaules.

Sakura pense : Que répondre ? Que je le croyais endormi et que je n'ai pas pu résister à la tentation !

Elle décida de contre-attaquer.

Sakura : Merci de me le rappeler ! C'est d'une délicatesse extrême !!!

Lionel ordonna soudain : Calme toi, Sakura ! Il n'est pas nécessaire de désigner un coupable, nous sommes tous les deux fautifs !

Lionel continua : soyons réalistes : l'attirance physique dont nous sommes victimes ne va pas disparaître comme par enchantement ! Nous devons regarder le phénomène en face pour mieux le maîtriser. Nous ne serons pas toujours sauvés in extremis par une porte qui claque ou une visite imprévue !

Sakura : Tu as raison. A partir de maintenant, plus de baiser, plus rien. Nous gardons nos distances !

Sakura pense : Ce qui n'est tout de même insurmontable ! Nous partons le lendemain, il ne nous rentait plus que vingt-quatre heures à jouer ce petit jeu dangereux. Nous pouvons nous s'en sortir.

Lionel : Parfait !

Il s'ensuivit un silence gêné durant lequel chacun jaugea l'autre avec méfiance. Leur ancienne relation n'existait plus, ils devaient faire face à une situation inédite dont ils ne connaissaient absolument pas les règles. Un seul principe prévalait : ne pas déclencher de nouvel « incident » !

Soudain, les yeux de Lionel glissèrent sur le corps de Sakura : elle était encore en peignoir !

Lionel d'un ton sarcastique : Et si tu commençait par t'habiller ? Tu me prouverais ainsi ta bonne volonté !

Sakura eut alors le souffle court.

Comment Lionel osait-il lui faire un tel reproche, lui qui avait paradé avec uns simple serviette de toilette nouée à la taille devant sa sœur ?

Sakura en rongeant son frein : Si tu es encore en vie à la fin de la journée, tu pourras t'estimer heureux !

Puis, elle se dirigea vers son dressing.

Lionel avec un air indifférent : N'oublies qu'ensuite, nous devons rendre visite à ma soeur !

Quand Sakura réintégra la chambre pour se rendre dans la selle de bain, Lionel était au téléphone. Elle fut consciente de son regard rivé obstinément sur ses hanches tandis qu'elle traversait la pièce – ainsi que des frissons qui la parcouraient.

Sakura pense : Seigneur, une bonne douche me ferra le plus grand bien ! Mais froide, pour me rafraîchir les idées !

Hélas ! Alors qu'elle se savonnait, Lionel vint de nouveau hanter ses pensées. Impossible de nier l'attirance qu'elle éprouvait pour lui. Que lui arrivait-il ? Ne l'avait-elle pas toujours trouvée insupportable ; n'avait-elle pas toujours condamné son attitude avec les femmes ?

Sakura pense : Allons, un peu d'honnêteté ! Cette attirance physique entre nous n'a pas surgit du néant. La première fois que je l'ai vu, ne m'avait-il pas troublée durant quelques secondes jusqu'à ce que je me rappelle à qui j'avais affaire ? A un séducteur, le genre de mec que je devais absolument éviter ! Par réflexe de survie, je me suis alors cachée derrière ce masque de la froideur. Dès ce moment là, nous avons passé notre temps à ce disputer sans ce rendre compte que nos disputes publics et revendiquées cachait ce que nous venons de découvrir durant ce week-end : une attirance mutuelle et puissante. Jusqu'à présent, chacun tentait de la nier avec fermeté en se réfugiant dans les marques quotidiennes. Mais désormais, nous avons retiré nos préjugés et nous devons faire face à notre passion. La passion ? Non, il ne peut s'agir que de cela entre nous ! (Qu'est ce que t'en sais, c'est moi qui écrit l'histoire que je sache, donc c'est moi qui choisit, ok ? De toute façon même si ta réponse est non, je m'en faux ! Nan !!!). Néanmoins, la tension planait désormais au dessus de notre tête. Encore heureux que Lionel se soit montré raisonnable et ait, comme moi, reconnu la nécessité pour chacun de combattre notre maladive attirance !

Forte de cette pensée, Sakura ressortit de la salle de bains vêtue d'une jupe de soie couleur lavande, et d'un chemisier à ramages orange et violet. Hélas, son assurance vacilla dangereusement dès qu'elle aperçut Lionel.

Lionel : Quelque chose ne va pas ?

Sakura en mentant : Non… Je…Je me demandais seulement où j'avais mis mes escarpins.

Sakura ajouta en se dirigeant vers son dressing : Penses-tu que ta mère soit chez ta sœur ?

Lionel en riant : Ma mère ne montre jamais le bout de son nez avant midi. C'est le temps qu'il lui faut pour se faire une beauté ! Mais nous devons nous dépêcher avant que les demoiselles d'honneur ne viennent aider ma sœur à s'habiller. Tu es prête ?

Sakura en sortant du dressing : Oui, j'ai retrouvé mes escarpins. Je mettrais ma veste plus tard, lorsque nous irons à l'église.

Lionel : Moi aussi, je ne porterai l'habit réglementaire que pour la cérémonie.

Sakura : Tu es parfait comme ça !

Lionel sourcillant : Nos nouvelles règles n'excluent-elle pas les compliments ?

Sakura : Ce n'est pas la première fois que je te complimente quand même !

Lionel : Ok ! Mais c'était avant que nous ne découvrions notre attirance mutuelle.

Sakura : Ce genre d'observation, par contre, est interdit par notre nouveau règlement !

Lionel : Ce n'est pas en pratiquant la politique de l'autruche que nous résoudrons le problème !

Sakura : Ecoute, nous parlerons de tout cela plus tard ! Tu m'as dit qu'il fallait se dépêcher.

Sans répondre, il ouvrit la porte et la conduisit à travers un dédale de couloirs jusqu'à la chambre de Caroline.

Sakura : Mon Dieu ! Cette maison est un vrai labyrinthe ! Je ne retrouverai jamais mon chemin seule.

Lionel : Caroline occupe l'aile du manoir qui ne donne pas sur le lac. Elle a la phobie de l'eau depuis que son père s'est noyé !

Sakura : Quelle horreur ! Je comprends tout à fait sa phobie. Son père était le deuxième mari de ta mère ?

Lionel : Exact ! Un flûtiste de renommée internationale, mais un être humain abominable. Heureusement, Caroline a hérité de son talent, pas de son ego ! Et voilà, nous y sommes.

A cet instant, il frappa deux coups secs à la porte, suivis d'une série de quatre.

Sakura : C'est un code ?

Lionel : Oui. Dans notre enfance, chacun avait le sien. Ainsi, nous répondions en fonction de la personne qui frappait.

Sakura : Qui cherchais-tu à éviter ?

Lionel avec un sourire malicieux : Ma mère bien sûr !

Sakura pense paniquer : Seigneur, cet air canaille le rend encore plus irrésistible !

Brusquement, les battements de son cœur s'accélérèrent et son souffle se fit plus court…

Une personne en se jetant dans les bras de Lionel : Lionel !!! Enfin, tu te décides à venir me voir.

A cet instant, Caroline aperçut Sakura.

Caroline : Oh, désolé ! Je ne vous avais pas vu !

Lionel : Je te présente Sakura. Sakura voici Caroline, ma sœur.

Sakura : Ravie de vous connaître.

Caroline : Tout le plaisir est pour moi. Lionel, que se passe-t-il ? Pourquoi surveilles-tu le couloir comme si tu fuyais quelqu'un ?

Lionel d'une voix grave en refermant la porte sur eux : Caroline, nous devons discuter avec toi en tête à tête et personne ne doit savoir que nous sommes là.

Caroline : Qu'as-tu encore fait ?...

Lionel immédiatement : pourquoi, me suspectes-tu toujours du pire ?

Caroline : Parce que je te connais !

A cet instant, Sakura toussota légèrement pour abréger les railleries fraternelles.

Lionel : Caroline, nous sommes venus te parler de Sir Dominique.

Caroline très surprise : Pourquoi ?

Lionel sans préambule : Ok, Sakura est la fille de Sir Dominique.

Caroline de plus en plus stupéfaite : Sa fille ? Mais je croyait que…

Sakura : Qu'il en avait qu'une, n'est-ce pas ? Il m'a reniée il y a cinq ans. Il m'a mise à la porte de chez moi en m'ordonnant de ne jamais revenir. J'ai pris le nom de ma mère, Kinomoto, et je n'ai jamais cherché à revoir ma famille, menant mon propre chemin.

Caroline : Maintenant que vous le dites, je vois la ressemblance entre vous et Lucy.

Sakura : Tu peux me tutoyé. Ne te méprend pas sur ma démarche, je ne veux pas te convaincre de ne pas épouser mon frère. Mais Lionel tenait à ce que tu saches dans quelle famille tu vas entrer. Le général, je veux dire, mon père, possède une personnalité très affirmée.

Caroline tranquillement : J'ai toujours pensé que c'était un tyran.

Sakura étonnée : Vraiment ?

Caroline : Ainsi, vous l'appeliez général ? Cela lui convint très bien. Il est très gentil à toi de vouloir me prévenir, mais je suis déjà au courant. Il y a longtemps que j'ai percé Sir Dominique à jour ! Tomas est un homme adorable, mais dés qu'il est en présence de son père, il n'est plus le même. Il retombe sous son influence. D'ailleurs, il en a pleinement conscience, ce qui le rend furieux et agressif. Thomas n'est pas le fils dont ton père rêvait et cela l'angoisse terriblement. Mais avec moi, il est complètement différent. Doux, charmant…Il est par ailleurs très talentueux. Sais-tu par exemple que c'est un excellent aquarelliste ?

Sakura : Non, je l'ignorais. Mon père lui a toujours banni les activités qu'il considérait comme peu viriles.

Caroline : Ben moi, au contraire, je l'encourage à peindre. D'ailleurs, j'ignorais que la peinture aquarelles était réservée aux femmes ! J'aime Thomas et j'entends bien l'arracher définitivement des griffes de ton père dès que nous serons mariés.

Sakura émut par la détermination de Caroline : Es-tu sincère en affirmant que tu aimes Thomas ?

Caroline : Bien sûr ! Sinon pourquoi je l'épouserais ?

Sakura en désignant Lionel du regard: J'ai entendu dire que tu cherchais à tout prix à te marier.

Lionel murmura à Sakura: Tu me le payeras !

Caroline : Lionel a un gros problème avec l'amour et le mariage. D'après lui, l'amour n'existe pas, et le mariage ne dure pas. Je dois dire qu'à une certaine période de ma vie, je n'étais pas loin de partager ce cynisme, mais depuis que j'ai rencontré Thomas, je sais que c'est faux. L'amour existe et le mariage n'est pas nécessairement voué à l'échec. (A son frère) : Je suis certaine qu'un jour, toi aussi tu réviseras ton jugement.

Lionel : Il se trouve que moi, je ne suis pas à la recherche de l'amour avec un grand A !

Caroline : On ne cherche pas l'amour, il nous tombe dessus. J'aimerais être là le jour où la magie de l'amour te frappera à ton tour.

Lionel en riant : Je crois que tu peux attendre encore longtemps, soeurette. Et à présent, nous devons te laisser. Je te souhaite d'être heureuse.

Caroline : J'ai bien l'intention de l'être !

Sakura en prenant Caroline dans ses bras : Thomas a beaucoup de chance de t'avoir !

Caroline : Non, c'est moi qui suis chanceuse ! Tu viendras avec Lionel, nous rendre visite à la maison, après le mariage.

Sakura : Discutes en d'abord avec Thomas !

Caroline : Je comprends tes hésitations, mais tout cela appartient désormais au passé. Je suis certaine que Thomas sera ravi de te recevoir chez nous !

Sakura peu convaincu : Peut-être feras-tu des miracles, qui sait ?

A cet instant, on frappa à la porte.

Caroline : Ce sont sans doute mes demoiselles d'honneur. Mère ne va pas tarder non plus.

Lionel : Dans ces conditions, il est grand temps pour nous de partir. Nous nous retrouvons à l'église.

Une fois dans le couloir.

Lionel : Je dois bien avouer que ma petite soeur me surprend, cette fois ! (Attend, je l'ai pas appeler Caroline pour rien !!! Toutes les Caroline sont des filles pleines de surprises !)

Sakura : Peut-être parce qu'elle a grandi. Comme Lucy. Penses-tu qu'elle ait raison au sujet de Thomas ?

Lionel : Désormais plus rien ne m'étonne d'elle. Il faut lui faire confiance.

Sakura : J'aime beaucoup ta soeur. En fait, plus je découvre ta famille, plus elle me plaît !

Lionel : Et moi, suis-je inclus dans le lot ?

Malgré eux, leurs regards se rivèrent l'un et l'autre et Sakura sentit qu'ils étaient aux bord du précipite… Au prix d'un gros effort, elle parvint enfin à détourner les yeux.

Cette fois, ils ne s'étaient même pas effleurés ! Il avait suffi d'un regard pour que renaisse cette curieuse alchimie entre eux. C'en devenait ridicule !

Sakura tendu : Allons déjeuner ! Je meurs de faim.

Une façon comme une autre de ne pas rester seule avec Lionel, car en réalité elle n'avait pas le moindre appétit.

Sakura pense plus inquiète que jamais : Mon Dieu, comment ce week-end allait-il se terminer ? Trouverais-je suffisamment de faux-fuyants jusqu'à notre retour ???

Ben voilà la fin du chapitre 8...Bisous à tous et laisser bcp de commentaire...