Et voilà le chapitre 3 ! J'espere qu'il vous plaira lol ! Desolée, il est un peu court...
Merci à Zairoon, ma béta sur cette fic !
Phénix
(chapitre réédité le 31 mars pour cause de recorrigeage (c'est pas francais je sais) XD)
Chapitre 3
Le lendemain, je suis debout à huit heures. Impossible de dormir, il y a bien trop de bruit dans cette ville. Les klaxons dès le matin, les pompiers, la police, c'est atroce. Je regrette ma petite campagne où seuls les oiseaux te réveillent, et parfois le chien du voisin…
Bougonne, je paresse sous la douche puis enfile ma tenue de la veille – je réserve mes nouveaux vêtements pour Hamburg – et reprends le chemin de « On Rock », « Der Letzte Tag » à fond dans les oreilles.
Mon anxiété de la veille a laissé place à une douce folie et je rêve déjà des discussions – en anglais, bien évidemment – avec Bill, Tom, Gustav et Georg. J'ai hâte !!
Arrivée à « On Rock », je tombe sur Haussmann qui, comme si nous avions gardé les cochons ensemble, me fait la bise. D'abord surprise, je ne dis rien puis il me dit :
-Alors, vous avez passé une bonne journée, hier ?
-Oui, super, je me suis promenée, j'ai fait quelques emplettes, Paris c'est cher, vous savez ?
Il rit doucement puis nous montons dans son bureau et je lui donne le contrat dûment signé. Il le range dans son bureau avec un remerciement puis nous nous mettons à parler de tout et de rien, jusqu'à ce que son téléphone sonne, annonçant l'arrivée d'un rendez-vous. Je le quitte alors avec un peu de regret, il me plait bien ce bonhomme enjoué :
-Bon et bien, passez une bonne après-midi, faites un bon voyage et je contacterai mon attaché de presse une fois que vous serez arrivée à Hamburg.
Je lui serre la main puis me détourne et il me lance :
- Auf Wiedersehen !
Je lui décoche un sourire puis quitte son bureau et erre un moment à l'étage, regardant les photos des groupes de rock qui se sont succédés dans le magazine depuis cinq ans. Je n'en connais pas la moitié mais des têtes ici et là me reviennent. Finalement, je quitte l'immeuble et me balade dans les rues. A midi, je retourne à mon hôtel et remballe mes affaires. Je dépose mon gros sac de voyage près de la porte, dépose dessus les choses qu'il ne faut surtout pas que j'oublie, comme mon billet d'avion, mon portable, mes clefs – même si ça ne me servira à rien pendant une semaine – puis je m'installe sur mon lit avec un vieux magazine trouvé sur le meuble de télévision.
A quinze heures trente, le téléphone de la chambre sonne et l'hôtesse me prie – gentiment – de rejoindre le hall, alors qu'une voiture m'attend. Je m'exécute et, dans le hall d'entrée, le chauffeur qui m'a conduite ici, le chauffeur de Haussmann, me prend mon sac avec un sourire et le balance dans le coffre de la Mercedes noire qu'il conduit. Je monte derrière et nous voilà partis pour l'aéroport d'Orly.
Je stresse. Un avion passe au-dessus de la route et je le regarde se poser non loin de là. Nous sommes arrivés mais le chauffeur contourne quasiment tout l'aéroport pour s'arrêter dans un parking souterrain ouvert à tous vents. Côte à côte, nous nous rendons ensuite au guichet et il dépose mon sac sur le tapis roulant.
-Bon voyage, me fait-il avant de s'éloigner.
Je le remercie d'un sourire puis je donne mon billet à la guichetière et elle me le rend en m'indiquant d'attendre un moment dans la salle d'attente. Je vais donc m'asseoir sur une chaise en plastique d'un dur inimaginable et l'attente commence.
Un quart d'heure, vingt minutes, une demi-heure… Il est seize heures trois à ma montre et j'attends d'une seconde à l'autre un avertissement dans un haut-parleur m'enjoignant à regagner telle ou telle porte.
Enfin, la voix d'une hôtesse retentit clairement dans le hall et des gens se lèvent. J'en fait autant et suis une femme et son mari qui discutent vivement en allemand. Je les écoute distraitement mais je ne comprends strictement rien à ce charabia. Ils parlent trop vite.
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Assise contre le hublot, mon sac sur les genoux, je regarde la piste qui défile sous les ailes de l'avion. Voilà, j'ai quitté le sol français, direction Hamburg où je vais passer une semaine de rêve. Un doute m'assaille soudain… Vite, j'ouvre mon sac et fouille dedans. J'en extirpe une paire de gants, des bonbons, mon chéquier et au fond, je le vois… ouf ! Je n'ai pas oublié mon appareil photo numérique. Je suis soulagée… Remarque, si je l'avais oublié, j'aurais pu en acheter un sur place mais ça m'aurait ennuyée de dépenser l'argent que « On Rock » m'a donné pour ça, alors que je pourrais m'en servir pour autre chose.
Le voyage jusqu'à Hamburg est long, très long, si bien que je finis par m'endormir. Ce sont les secousses de l'appareil qui atterrit qui me tirent de mon sommeil… à moins que ce ne soit les coups de coude de la femme à côté de moi qui fouille dans son sac à main… au choix.
Les yeux fatigués, je quitte l'avion par un long couloir tapissé de rose et de gris, mon sac sur l'épaule, et je regagne un hall où une brusque cacophonie me perce les tympans.
Des Allemands ! Ils sont partout ! Prise d'une légère panique, je me dirige vers un tapis tournant et saisis mon sac rouge vif. Je regarde alors autour de moi et je vois soudain une pancarte qui se balance. Dessus est écrit « Fräulein Marie » avec deux points d'exclamation à la fin. Je m'approche et la femme qui tient la pancarte me demande, en français :
-Vous êtes Mademoiselle Marie, de Paris ?
-Oui, c'est moi et vous êtes ?
-Anna Midlow, attachée de presse allemande pour « On Rock », me répond-elle avec un charmant sourire. Venez, suivez-moi, allons à votre hôtel, qui est le mien également.
Je lui souris en retour puis la suis et nous quittons l'aéroport dans une grosse Hamburge grise, direction le centre de Hamburg.
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-Wouha…
Je me tords le cou pour regarder le hall d'entrée de l'hôtel où je vais vraisemblablement crécher. La vache c'est immense ! C'est au moins un quatre étoiles !
Je regarde Anna accoudée au comptoir. Elle discute avec le jeune homme assit derrière et semble bien le connaître puisqu'ils rigolent ensemble. Je m'approche alors et elle me regarde :
-Marie, voici Franz, un ami à moi. Franz, je te présente Marie, elle est française, elle a gagné une semaine à Hamburg et je suis un peu son guide.
Elle sourit et j'en fais autant. Franz me sourit puis il se tourne, décroche une clef d'un vaste tableau et me dit :
-Voici votre chambre, Marie, elle est située au neuvième étage, à deux pas de celle d'Anna. Passez une bonne semaine et si vous avez besoin de quoi que ce soit, les communications téléphoniques entre les chambres et l'accueil sont gratuites.
Je souris, contente, puis Anna m'entraîne dans un ascenseur et nous nous laissons emporter jusqu'au neuvième étage. Durant le chemin, Anna demande :
-Alors comme ça, non contente d'avoir gagné un voyage à Hamburg, tu vas rencontrer Tokio Hotel ? Je suis jalouse, tu sais ?
Je ne relève pas l'emploi du tutoiement, après tout, elle ne doit avoir que trois ou quatre ans de plus que moi, et je dis :
-Oui, j'ai vraiment de la chance… Tu les connais ?
-Si je les connais ? Bien sûr, voyons ! me fait Anna avec un grand sourire. Quand ils passent par Hamburg, c'est moi qu'ils viennent voir en premier, je suis quasiment sur tous leurs concerts pour la version allemande de « On Rock ».
Un silence passe alors puis Anna ajoute :
-Quand voudrais-tu les rencontrer ?
-Ça m'est égal, je dis avec un haussement d'épaules. Tu sais, j'ai déjà l'impression d'être dans un gros canular alors…
-Je vois. Bien, aujourd'hui, tu vas te reposer, je vais te laisser mon numéro de portable et je vais aller t'organiser quelques excursions, même si Haussmann a du te dire que tu serais libre de faire ce que tu veux.
-Comment pourrais-je me promener seule dans une ville que je ne connais absolument pas ? je dis avec un sourire. Je me débrouille en anglais mais je suis certaine que très peu d'allemands parlent anglais couramment.
-Ha ça… Nous sommes assez loin de l'Angleterre, je dois dire, dit Anna. Pas mal d'entre-nous parlent français par contre. Pas couramment mais il y a toujours un moyen de se comprendre.
Je lui décoche un sourire puis l'ascenseur s'arrête et nous débarquons sur un palier à la moquette pourpre et épaisse. Des lustres lourds et clinquants sont suspendus au plafond tous les cinq mètres environ, et le large couloir aux murs décorés de boiseries blanches et or me fait penser au palais d'une princesse. Oui, je ne risque pas d'oublier ce voyage de sitôt !
-Voici ta chambre, me dit Anna en tirant de mes pensées. La mienne est la 709. Bonne journée. Je dois aller faire un reportage pour un autre magazine, mais voici ma carte. Appelle-moi si tu as un problème.
Je hoche la tête puis entre dans ma chambre et reste bouche bée. A l'image de l'hôtel, la chambre et splendide. Le court couloir un peu sombre où est entreposé un vestiaire plein de cintres, s'ouvre sur une vaste pièce éclairée par une baie vitrée. Un canapé de style ancien et deux fauteuils entourant une table basse en verre, sur la gauche en entrant, et sur la droite, un bar donne une kitchenette tout équipée bien que l'hôtel compte un restaurant.
Traînant mon sac à roulettes, je contourne le bar sur la droite et découvre deux portes ouvertes et une fermée. La première porte ouverte est une salle de bain modeste, avec une douche et une baignoire, un lavabo et un bidet. La seconde porte est une grande chambre avec un lit double, deux jolies table de chevet en bois ouvragé de chaque côté, une commode et une grosse armoire. Aussitôt, je jette mon sac sur le lit et l'ouvre d'un geste vif. J'ouvre les portes de l'armoire, sort les vêtements à suspendre sur des cintres, comme les chemises et les pantalons, puis je mets mon petit linge et mes t-shirts dans le premier tiroir de la commode. J'aligne mes chaussures sur le fond de l'armoire puis fourre à côté le sac désormais vide.
Dans la salle de bains, je pose mon vanity sur le bidet et dispose mes crèmes et autres produits sur la tablette en verre sous le miroir éclairé par deux spots blancs. Je souris à moi-même, contente d'être là, puis je retourne dans le salon et l'inspecte, plantée au milieu. Je finis par m'installer dans le sofa et je retire mes bottes que je vais mettre dans la chambre.
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Le lendemain matin, je viens à peine de me lever quand on frappe à ma porte. En chemise de nuit à fleurs et robe de chambre en satin vert, je vais ouvrir en prenant soin de rester planquée derrière la porte :
-Hallo ! s'exclame Anna en brandissant un sachet en papier qui sent fichtrement bon.
-Salut, je dis en la laissant entrer.
-Des croissants tout chauds, dit-elle en posant le sachet sur le bar. Je viens de les acheter en bas. Tu te lèves ? fait-elle ensuite en haussant un sourcil.
Je lui souris puis m'assois derrière le bar, les coudes posés dessus, et elle me regarde, la tête penchée sur le côté.
-Quoi ? je demande.
-Hum, non rien…
-Aller, accouche, je dis en me redressant.
Elle fait une grimace puis me dit :
-Tes cheveux, c'est de la paille.
-Wouah, je fais. Quelle franchise… Mais je le savais déjà.
-Aller, finis ton café et vas t'habiller, je t'emmène en ville, dit alors Anna.
-Mais ?
-Je sais, il ne devait pas y avoir de chaperon mais disons que je suis… ta copine avec qui tu vas faire les boutiques, dit Anna en se tortillant sur son tabouret, fière d'elle.
Je pince les lèvres, retenant un fou rire, mais je ne tiens pas et explose. Je me mets à rire puis je dis :
-Je te connais depuis hier mais j'ai l'impression de te connaître depuis toujours. Je t'adore, Anna !
-Merci, fait-elle, contente, la langue entre les dents. Aller, vas t'habiller, au trot !
-Oui, chef ! je réplique en faisant le salut militaire français – ben oui je n'allais quand même pas faire le salut Nazi, ça l'aurait fichu mal…
Anna me sourit puis je vais dans ma chambre et je m'habille en disant :
-Et tu comptes m'emmener où ?
-Chez un coiffeur pour commencer.
-Hein ? Mais j'aime bien mes cheveux… je fais d'une voix larmoyante.
-Peut-être mais tu en as besoin, dit Anna.
-Anna…
Elle ne répond pas et, en soutient-gorge, je reviens dans l'appartement en disant :
-Aller, t'as gagné, après tout, ça ne fera pas de mal de changer de tête.
Elle tire la langue, me sourit puis j'enfile un pull beige moulant orné d'une ceinture qui tombe pile sur mes hanches. Mon jean bleu délavé traîne sur la moquette de la pièce et Anna dit :
-On ira aussi faire les boutiques.
-Mes vêtements sont à la mode en France… je réplique, les sourcils froncés.
-Oui, mais ici, les fringues sont chouettes et pas chères !
Décidément, je ne peux rien lui refuser à cette fille que je ne connais que depuis quelques heures. Je cède encore à son caprice et file finir de me préparer dans la salle de bain. Un quart d'heure plus tard, je reviens en passant mes doigts dans mes courts cheveux et j'enfile mes bottes en deux temps trois mouvements.
-J'adore tes bottes, me dit alors Anna.
-Ha ! je fais. Enfin un compliment ! Merci.
Elle hausse les sourcils, surprise, puis nous piquons un fou rire et son écho s'entend encore dans l'hôtel alors que nous quittons l'ascenseur dans le hall, quelques minutes plus tard.
-Regarde, me dit Anna en brandissant un magazine allemand de coiffure. C'est chouette ça, non ?
-Mouais… Un peu trop jaune à mon goût…
-Oh bah évidemment, mais tu peux rester châtain ou faire rouge…
Nous sommes dans le salon d'un coiffeur apparemment renommé. Des photos de stars allemandes et américaines s'affichent sur la vitrine et je soupire. Voilà une heure que nous attendons en épluchant les magazines.
Enfin, une coiffeuse me fait signe et je me lève, telle un automate.
Elle baragouine quelques mots en allemand et Anna me traduit :
-Elle te demande si tu veux faire plus court ou non.
-Dis-lui qu'elle m'enlève la moitié de la longueur et qu'elle s'arrange pour que le reste fasse plus jeune. S'il te plait, je réponds.
Anna hoche la tête, traduit ma réponse, puis la coiffeuse me fait asseoir sur un siège en cuir. Elle passe ses mains dans mes cheveux et sourit. Visiblement, ma chevelure lui plait. Elle empoigne ensuite un ciseau et s'attaque à raccourcir les mèches qui me tombent sur la nuque.
Soudain, le bipper d'Anna s'énerve et elle le regarde en me disant :
-Ha, mon boss a besoin de moi. Je vais t'abandonner une heure ou deux, si tu as fini avant que je sois revenue, attends-moi au café à côté.
Je lui fais un signe de tête puis la coiffeuse revient et me demande quelque chose en allemand. Je secoue la tête puis dit, en anglais :
-Je ne parle pas allemand, mademoiselle. Mais si vous parlez anglais, on pourra se comprendre.
Elle semble réfléchir un moment puis elle me répond, dans un anglais approximatif mais juste :
-Ha très bien ! Où est votre amie ?
-Son travail l'appelle, je dis en regardant la jeune femme par le biais du miroir.
Elle me sourit puis nous conversons en anglais pendant tout le temps qu'elle met à couper mes cheveux, puis à les laver, et enfin à les teindre dans un rouge très foncé qu'elle parsème de mèche blondes.
Au bout d'une heure et demi, et après avoir lu une douzaine de magazines állemands, Anna est de retour et elle semble choquée de me voir avec des papillotes en papier d'alu sur le crâne.
-Ha bah t'es belle ! me fait-elle. Ça mérite une photo.
-Fais ça et je me venge, je grogne entre mes dents.
Elle me tire la langue puis me fait un clin d'œil et va s'asseoir sur un drôle de siège en forme de selle que les coiffeuses utilisent pour mieux tourner autour de leur « victime ».
La coiffeuse revient alors, retire les papillotes en papier argenté puis elle m'entraîne vers un lavabo, enfile des gants médicaux et entreprend de me laver la tête.
Humm… Elle est d'une délicatesse… Elle me laboure le crâne avec ses ongles, frotte mes tempes pour virer les marques de teinture… C'est la dernière fois que je fais une couleur.
Enfin, le calvaire terminé, je retourne m'asseoir, une serviette sur les épaules, en face d'Anna qui sourit un peu bêtement, attendant la suite avec impatience.
See you later !
Et oubliez pas de mettre une tite review ! Merciiiiiii !
Phénix
