En se réveillant, Doflamingo remarqua que la place à ses cotés était vide et froide, voulant dire qu'elle était inoccupée depuis plusieurs minutes. Normalement, ce serait lui qui se réveillerait en premier et resterait à regarder Mozart jusqu'à ce qu'elle se réveille, attendant pour voir comment elle réagirait. Depuis quelques mois ils suivaient cette routine : se réveillant toujours à coté l'un de l'autre, une rougissante, l'autre rigolant.
Mozart changeait souvent d'attitude devant son maitre, passant de timide, à peureuse et même affirmée. Ne sachant plus trop quoi penser des ces changements d'humeur, Mingo resta coucha regardant l'haut plafond de sa chambre, réfléchissant. Il n'avait toujours pas avancé dans sa relation avec Mozart. Ils n'avaient jamais dépassé l'étape des petits bisous ou des câlins en publique (bien sûr, c'était elle que le câlinait à chaque fois, il ne montrerait jamais des telles démonstrations d'affection en publique). Certes, elle s'était ouverte à lui considérablement, mais ils n'étaient jamais passés à l'acte.
Plongé dans ses pensés, le Grand Corsaire ne remarqua pas la porte s'ouvrir que lorsque la personne entra.
«Jeune Maitre, je vous ai ramené votre petit déjeuner.» dit Mozart en entrant, un plateau à la main remplit de nourriture, regardant vers le bas pour ne pas tomber. Même si ça ne se voyait pas, elle était plutôt maladroite.
«Oh ma chère canarie tu es finalement de retour» dit-il en se levant, remettant ses lunettes, avançant jusqu'à elle. «Ça ne me semble pas mal du tout comme idée d'être servit au lit, mais j'aurais préféré me réveiller à tes cotés pour qu'on puisse passer un peu de temps ensemble»
En esquivant le baiser que Doflamingo voulait lui donner, Mozart posa le plateau sur le lit «Ne dites pas ce genre de choses Jeune Maitre. Vous êtes Grand Corsaire ainsi que le souverain d'un royaume. Vous avez des devoirs entant que tel.»
«Je t'ai déjà dis de m'appeler Dofy quand on est seuls, n'est ce pas?»
Se retournant, Mozart fit face au torse du Roi, qui ne portait que ses pantalons habituels. Levant sa tête pour regarder son visage, elle se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir l'embrasser. Voyant qu'elle était trop petite (par rapport à lui) pour y arriver toute seule, il ricana en s'inclinant légèrement et reçu le baiser qu'il attendait tant.
«Bonjour, Dofy-sama» dit-elle en souriant
La regardant quelques secondes, il s'écarta et alla chercher une chemise dans son armoire. Revenant habillé, Doflamingo mit sa fameuse veste à plumes et jeta quelque chose à Mozart. Quand celle-ci l'attrapa, elle remarqua que c'était un révolver. Confuse, Mozart regarda Doflamingo, attendant une explication quelconque.
«Il y a un groupe de pirates qui a une grande dette envers la famille Donquixote. Ils refusent de payer donc il va falloir qu'on aille chercher l'argent et les armes nous-mêmes. Ils se trouvent en se moment dans une île hivernale pas très loin d'ici, 2/3 heures si le vent est favorable.»
Regardant toujours l'arme, Mozart ne remarqua Doflamingo que lorsqu'il s'agenouilla devant elle pour attacher deux étuis d'armes sur chacune de ses cuisses. Rangeant les deux armes à leurs places respectives aux cotés de la demoiselle, Mingo s'écarta d'elle la regardant d'haut en bas. Elle portait des habits qui ne la dérangeraient pas dans un combat : des pantalons gris, un débardeur rouge et des bottes marron, donc il ne fit aucune remarque à ce sujet.
«Il faut que le monde apprenne à ne pas se foutre de la famille Donquixote! Je ne te mentirais pas, si tu viens avec nous, tu verras beaucoup de sang. Tu te sens capable de nous accompagner?»
Doflamingo s'arrêta devant la porte ouverte, le dos tourné à Mozart, attendant une réponse. Sans qu'il puisse réagir celle-ci passa devant lui, portant maintenant un manteau de la même couleur que ses bottes, ainsi qu'une écharpe de couleur beige
«Venez, Dofy-sama. Ils ne vont pas se châtier tous seuls, oui ? » demanda-t-elle en lui souriant sensuellement, sans jamais arrêter de marcher. Ces sourires étaient de plus en plus fréquents et il faut dire qu'ils ne le laissaient pas indifférent.
Attrapant Mozart par son écharpe, Doflamingo rapprocha leurs visages jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent. «Fufufufufu, il va falloir que tu arrête de faire ça si tu ne veux pas que je te déshabille la prochaine fois qu'on soit seuls» S'écartant d'elle, il lui donna une tape dans les fesses avant de continuer à marcher.
«Jeune Maître !»
/…\\
Le navire venait de partir, s'éloignant de la cote de Dressrosa, pendant que l'équipage à bord s'affolait, courant de gauche à droite pour arriver à destination au plus vite.
Appuyé contre la rambarde était Mozart. Ignorant tous ce qui se passait autours d'elle, la chanteuse essayait de profiter de ce moment de liberté. Même si sa relation avec son maitre avait beaucoup évoluée elle était toujours une esclave. Le fait que Doflamingo ne la laissait jamais sortir seule du palais le lui rappelait ça tous les jours. De plus, elle n'avait pas encore la confiance de toutes les personnes de la Famille.
«N'essaye pas de sauter par-dessous bord, tu n'arriveras pas à t'échapper pour autant» dit Sugar en passant derrière elle un bol de raisins à la main
«Ne t'inquiète pas» répondit Mozart, ayant comme un sourire mélancolique aux lèvres «Je ne pourrais pas même si je le voudrais.»
¨POV Mozart¨
C'est vraie, je leur cachais encore beaucoup de choses. Mais je ne peux rien y faire. Ce n'est pas un secret qui puisse simplement disparaitre et si je leur disais maintenant, il ne me ferait plus jamais confiance… Et c'est la dernière chose que je voudrais. Ma famille ne voulais plus de moi, mes amis non plus…Aussi bizarre que ça puisse sembler je ne voulais pas qu'il m'abandonne, je ne voulais pas le décevoir. Il savait tout sur mon passé.
Une nuit je m'étais réveillée à cause d'un de mes cauchemars et il était à mes cotés. La peur, l'humiliation, la terreur, les morts, le sang... Je lui ai tout dit et il m'a écouté, réconforté. Ça faisait si longtemps depuis la dernière fois qui je me suis sentis… heureuse… comblée.
«Sugar.» l'appela-je avant qu'elle ne s'éloigne trop. «Il y a une corbeille remplie de raisins, cueillis avant notre départ. Elle est dans ta chambre»
«Quoi ?!» dit-elle en se retournant rapidement. Quand elle remarqua ce qu'elle avait fait, Sugar rougit aussi tôt «C-C'est pas comme si ça m'intéressait réellement mais vu que ça a été mis là-bas exprès pour moi… je-j'y vais dés maintenant pour… voilà !» dit-elle en courant vers sa chambre
«Attend Sugar ! Avant que tu partes, est-ce que tu sais où est le Jeune Maitre?»
«Il est dans sa chambre»
«D'accord, merci. Et régale-toi bien!» dis-je en partant, ébouriffant ses cheveux
«Ne me traite pas comme une enfant!
¨POV Externe¨
«Jeune Maitre ? I-Il faut que je vous parle…» dit Mozart en frappant à sa porte.
Elle s'ouvrit laissant place à un Doflamingo beaucoup plus calme que d'habitude. Son visage n'élaborait plus ce sourire narquois de toujours.
«Entre.» dit-il en ouvrant plus la porte laissant à Mozart l'espace pour rentrer dans la pièce, fermant la porte après son passage «J'allais justement te faire appeler. J'ai quelque chose à te demander…»
Mozart sut dés cet instant qui quelque chose troublait son maitre. Il n'était pas le genre de personne qui ̎demandait ̎. Il donnait des ordres et on l'obéissait, c'était aussi simple que ça. Elle s'assit sur son lit et elle fit de même, s'asseyant à ses cotés.
«Ça fait 5 mois depuis que je t'ai retrouvé sur cette barque et que j'ai fais de toi mon esclave…» elle se raidit en l'entendant l'appeler ainsi, et il le remarqua. Elle ne se rappelait plus la dernière fois qu'il avait prononcé ce mot devant elle et elle aurait préférée que cela reste ainsi. «Mais tu as dit remarque que je ne te considère plus comme une esclave, et je ne te traite surement pas comme tel. Je veux que tu rejoignes la Famille.»
Quand le il dit finalement, un poids semblait être enlevé de leurs épaules. Il avait finalement dit ce qu'il voulait. Il s'était admis qu'il ne voulait plus d'elle comme une esclave mais bien plus que ça. Il était un Roi et il ferait d'elle une Reine. Tous ce que Doflamingo voulait, il l'avait. Et s'il devrait tuer pour arriver à son but, ce ne serait pas un problème.
Elle se sentait tellement soulagée. Il voulait qu'elle soit à ses cotés. Il voulait qu'elle soit avec lui, non comme une esclave, mais comme un membre de sa famille. Elle savait qu'il ferait tout pour protéger sa précieuse famille quitte à tuer. Et s'il voulait l'intégrer à cette grande famille c'était parce qu'il lui faisait confiance. C'est tout ce que Mozart voulait.
«Tu pourras sortir seule. Tu feras ce que tu voudras sans avoir besoin d'être accompagnée. Ta liberté te sera redonnée à la seule condition, que tu intègre la Famille Doquixote. Tu auras besoin d'entrainement, c'est sûr. Tu participeras sûrement à des combats et je ne veux pas que tu te blesses»
«Jeune Maitre, c'est justement de ça que je voulais vous parler… pour me défendre, je…je n'ai pas vraiment besoin des armes pour ça…» dit Mozart timidement, tournant une des armes que Mingo l'avait donné plus tôt dans la journée, dans ses mains.
«Que veux-tu dire?» demanda Doflamingo intrigué
«A-Avant.. J'avais peur que vous m'enfermiez, que vous craindriez que j'essaye de vous blesser, donc je ne vous ai rien dis. Mais maintenant je vous fais confiance.» se levant, Mozart passa les deux armes sur le bureau de la chambre, dans lequel étaient posés quelques cartes et des stylos. Se retournant, Mozart marche jusqu'à être face à son maitre et en inspirant un grand coup, elle continua «Il faut que je vous le dise maintenant. À Marijoie, je portais toujours ce collier en granite marin, même lorsque je chantais… Ils ne me le l'enlevaient que quand les Dragons Célestes voulaient un spectacle… comment dire diffèrent. Lorsque j'ai essayée de m'échapper quand je n'avais pas le collier, j'ai reçue une balle à l'épaule…» Dit elle en baissant la manche de son débardeur pour montrer une cicatrice entièrement guérit mais qui laisserait une marque éternelle. S'agenouillant face à lui, tout en gardant l'équilibre sur ses deux pieds, elle prit la main de Doflamingo dans les siennes et le ramena à sa poitrine, la posant à cet endroit, mais plus précisément sur son collier en forme de goutte d'eau . Doflamingo l'avait remarqué, elle le portait toujours, jour et nuit. Lorsque ses doigts touchèrent la goutte il le sentit, cette faiblesse qu'il détestait. ET en voyant sa réaction, Mozart poursuivit. «Je pense que vous avez compris. Je le porte toujours de peur que de façon involontaire j'ouvre un portail jusqu'aux enfers…»
«Dit moi maintenant à quoi tout ça rime..!» dit Doflamingo retirant sa main, perdant patience
«Jeune Maitre !» dit un homme en entrant dans la pièce essoufflé
«Quoi?!» cria Doflamingo en se levant, encore plus énervé d'être interrompu. Et un hasard très ironique fit qu'un boulet de canon touche l'eau à coté du navire au moment exacte où il cria
«L-Le navire de Fumei! On est e-entourés de 5 navires et ils – ils nous bombardent! Deux de ses navires ce rapprochent et l'équipage à bord à sortit ses armes ! F-Fumei est dans un des navires !»
Comme pour confirmer ses propos, des cris se firent entendre et des hommes armés passèrent devant la porte ouverte courant vers la direction d'où provenaient les cris : le pont.
«Reste ici» dit Doflamingo en mettant sa veste, un sourire carnassier se formait dans ses lèvres «Je reviens tout de suite» en sortant de la pièce accompagné par son subordonné, Doflamingo ferma la porte à clef
«Attendez! Jeune Maitre ! Ouvrez, je vous en prie!» dit Mozart en tapant contre la porte. Mais ses cris étaient camouflés par les combats qui avaient pris cours sur le navire.
Ne sachant quel autre moyen utiliser pour sortir de la pièce, Mozart prit son arme à deux mains et tira sur la serrure de la porte, trois fois, jusqu'à ce qu'elle lâche. Courant vers le pont, Mozart dut esquiver plusieurs combats de peur d'être prise dedans. Un homme s'arrêta devant elle et il ne faisait pas parti de l'équipage de Doflamingo, il ne portait pas les mêmes vêtements que les membres de la famille.
«Où est-ce aue tu pense aller comme ça poupée?»
«Je ne te préviendrais qu'une seule fois: disparais! Maintenant! »
«Et si je ne bouge pas, que vas-tu faire, hein?» dit il en levant son épée
«Ouvre-toi… chemin de l'éventreur.» dit Mozart et levant sa main droite devant elle faisant apparaitre un cercle bleu nuit, presque entièrement noir. Dans son autre main était le pendentif en forme de goutte d'eau. Le cercle noir grandit de plus en plus couvrant complètement le corps de Mozart aux yeux de son assaillant. «Je t'avais prévenu. Rippã»
Sans qu'il le remarque, l'homme s'est senti se faire coupé dans l'abdomen. Mozart ignora son cri de douleur et poursuivit son chemin. Elle savait déjà ce qu'allait suivre. Sans qu'il puisse réagir, son corps fut complètement couvert de coupures et il s'écroula, se vidant de son sang.
«Tu commençais à me manquer Mozart-chan» dit une ombre qui flottait à ses cotés, portant une faux
«Si j'avais le choix, je ne t'aurais pas fait sortir»
«Ne soit pas si méchante… Kukukukuku. On savait que tu allais le faire tôt au tard, depuis que tu as rencontré ce Corsaire »
Rougissant, Mozart continua de courir, arrivant finalement au pont du navire où une grande partie de l'équipage adverse était déjà à terre «Je vous ai déjà dit d'arrêter d'utiliser mes yeux comme un de vos maudits portails pour ce monde! Lock» dit elle en tendant son bras horizontalement faisant disparaitre l'ombre
Tout autour d'elle, il n'y avait que du sang. Mais elle y était déjà habituée. Dans son village natal, les habitants l'avaient chargée de la protection de lieux contre les pirates, malgré son très jeune âge. C'était en partie la raison pour laquelle ils ne l'ont pas acceptée à son retour de Marijoie, elle en était sûre. En cherchant Doflamingo du regard, elle le trouva en train de découper deux hommes avec son fruit du démon. Derrière ceux-ci se trouvait un autre homme : Fumei. Elle l'a reconnue de l'affiche de recherche qu'on lui avait montrée plus tôt dans la journée. Doflamingo sorti alors une arme à feu et lui tira dessous 2 fois. Mais quand l'homme tomba à terre, son chapeau tomba ainsi que la barbe qu'il portait comme déguisement. Confus Doflamingo regarda autour de lui cherchant le vrai Fumei. Mozart fit de même et vit au loin le vrai, montant sur le navire et s'arrêtant au milieu du pont. 'Il était caché tout ce temps ?!' Il prit le fusil qu'il avait en main et se mit en position de tire, visant le Capitaine Corsaire. Sans réfléchir Mozart s'interposa pour l'invoquer. Fumei, ignorant complètement, tira. La balle frôla l'avant bras de Mozart, et pendant ce court instant, elle senti que celle-ci était en granit marin. Le bruit du détonement, atira l'attention de Donflamingo, qui vit sa canarie, faire face à un capitaine pirate armé, seule.
«Mozart!»
«Viens à moi Empereur des loups. Shukenja Õkami» dit Mozart en levant ses bras en l'air
Le même trou noir apparu derrière elle et une patte de la taille d'une femme adulte apparue. Elle était de couleur gris clair avec des taches vertes, la jambe et le corps se suivirent, tous couverts de ces taches vertes, des espèces différentes de champignons. Lorsque Loup sorti entièrement, plus personne ne bougeait dans le pont: leurs ennemis, de stupéfaction et ceux de la Doquixote, de surprise. Le Loup leva sa patte et l'abaissa sur Fumei, ne le laissant pas la chance de s'échapper.
«Maintenant, tu donnera tous ce que vous devez à la Famille Doquixote. Dit a tes hommes de se dépêcher, si tu ne veux pas que le poids augmente encore plus et tes os se brisent un par un.» dit Mozart n'ayant pas changée de position. Le regard qu'elle lui donnait était tellement froid. Personne dans se navire l'avait jamais vu ainsi.
Quand il ne répondit pas, Mozart dut le forcer «Õkami-san»
Le Loup de coucha alors, gardant tout son poids sur Fumei.
«Arrrgh! Vous ne l'avez pas entendu ?! Bougez maintenant!»
Satisfaite, Mozart s'assit par terre, appuyée contre Õkami le caressant, pendant que les memebres de l'autre équipage se pressait à trouvez tous ce qu'il fallait donner á Doflamingo, et encore plus.
«Mozart.»
En entendant Doflamingo l'appeler, son sang se glaça. Elle savait qu'elle aurait des problèmes, et même Õkami senti sa nervosité. En se retournant, le regard de Doflamingo ne put que confirmer ses pensés : elle va avoir beaucoup de problèmes.
