Amis du jour, Bonjour !
Je viens parmi vous avec une nouvelle histoire, ma première dans le registre The Walking Dead ! Je me suis mise à cette série il y a quelques semaines, et franchement, je regrette de ne pas l'avoir regardé avant !
Je me lance donc une histoire basé sur mon personnage favori de la série : Daryl Dixon. Ou plutôt, sur son enfance. Ce sera un Daryl/Carole, parce que je kiffe ce ship ! :D

Disclamer : La série et les personnages appartiennent à Frank Darabont et Robert Kirkman, mais Jane et l'histoire qui suit est de moi !
Bêta : ma Jenn Ship, qui me soutient dans l'écriture de cette histoire !
Précision : Je n'en suis qu'à la saison 4, donc SPOIL sur les quatre premières saisons.

Présence de violence, d'abus de drogues et d'alcool, de racisme. ATTENTION ! En aucun cas, je ne tolère ce genre de choses !
Ceci est une DEAD-FIC, mort d'un des personnages principaux ! (et de plusieurs autres mais hey, c'est The Walking Dead hein ! lol)
Les personnages risquent d'être OOC, j'en prends le risque.
Prend place pendant la saison 2, je la remanie à ma façon, ! Bonne lecture ^^

Réponse review : Jennifer Blake : la réponse à ta question est ici ! :D

Les phrases en italiques sont les rêves et souvenirs.

Bonjour tout le m- *esquive une casserole et une arbalète* HEY OH ! On-se-calme ! Je suis désolée de publier aussi loin, mais vous savez ce qu'on dit : "Ma Muse s'était barrée en vacances à Copacabana !" lol

XOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXO

- Tu crois qu'elle va s'en sortir ? chuchota Andrea. Elle a l'air tellement mal en point.

- T'inquiète pas pour elle, c'est une dure-à-cuire, répondit Merle. Elle se laissera pas mourir à cause d'une simple plaie infectée.

Jane, allongée dans un lit, se tordait de douleur et de fièvre. Andrea et Merle, debout près de la jeune femme, la regardaient, impuissants face à sa souffrance. La pauvre blessée était en proie aux cauchemars, revivant encore et encore cette terrible soirée qui avait coûtée la vie à plusieurs personnes, et laissées Andrea et Jane seules...

Alors que Carole montait une assiette pleine pour Daryl, tous les autres étaient attablés, partageant un repas préparé par toutes les femmes. Herschel, qui avait d'abord refusé, se laissa convaincre par les regards implorants de ses filles.

- Jane ? l'interpella Glenn. Maggie et moi, on voudrait faire un raid jusqu'à l'épicerie du centre-ville. Certains produits nous manquent, et on a besoin de ravitaillements.

Et Shane voudrait aller jusqu'à la clinique médicale pour récupérer des médicaments et des pansements.

- Ok, je t'y conduirai, proposa Jane, se tournant vers Shane. Est-ce que tu-

- Non moi ! coupa Otis. Je voudrais l'y emmener. Pour faire amende honorable. Si j'avais pas tiré sur le p'tit, on en serait pas là.

- Otis... soupira Jane, reconnaissant bien l'homme de cœur. D'accord, mais partez tous cette nuit. Ces endroits grouillent de rôdeurs. Vous pourrez passer inaperçu plus facilement dans le noir. Je vais vous préparer une liste de ce qu'il nous faudra.

- On va prendre des chevaux, pour aller plus vite, annonça Maggie.

Jane hocha la tête, puis termina son repas. Elle se rendit aux écuries avec Glenn, pour lui présenter un des chevaux et les préparer. Enfin, lui et Maggie partirent, sous le regard inquiet de Jane. Le centre-ville était dangereux, même pour quelqu'un d'expérimenter dans ce genre de mission.

Elle regarda Otis et Shane quitter à leur tour la ferme. Ce dernier ne lui plaisait pas, de part sa façon de se comporter, de parler, ou même de regarder les autres. Elle sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale, mais décida d'en faire abstraction. Elle retourna dans la maison, puis entra dans sa chambre.

- Daryl, t'es réveillé ? chuchota-t-elle.
- gnh... ouais, grogna le chasseur, se frottant les yeux.

- Tu veux bien te lever et aller à la douche, que je puisse changer les draps ? demanda-t-elle, grimaçant à l'état desdits draps. J'ai bien l'intention de dormir, mais pas dans ce lit crado et plein de sang. Ton jean est propre, mais ton tee-shirt, tu le vires.

Daryl leva les yeux au ciel, mais obtempéra. Il savait que s'il refusait, la chasseuse ne se gênerait pas pour l'y conduire elle-même. Il récupéra le tee-shirt et le pantalon propre que lui tendait la chasseuse et sortit de la chambre, laissant à Jane le soin de rendre le lit plus accueillant. Il revint quelques minutes plus tard, sentant bon le savon, et ouvrit la porte... avant de la refermer précipitamment.

- Putain, tu pourrais fermer à clef quand tu portes pas d'fringues ! s'énerva-t-il.

Jane rouvrit la porte, mettant son tee-shirt en place. Elle se retint de rire face à la mine déconfite de son ami, puis prépara les bandages propres pour les plaies de Daryl. Ce dernier, vêtu de vêtements propres et pieds nus, s'allongea sur le lit, et releva son haut. Jane pansa le torse, décida de laisser la plaie de la tête à l'air libre, puis rangea le tout, et s'allongea à côté du chasseur.

- Ça te rappelle pas des souvenirs ? sourit-elle, faisant face à son ami.

- Ouais, surtout tes ronflements de phacochère, se moqua Daryl, récoltant un coup d'oreiller, puis retrouva son sérieux. Qu'est-ce qui t'es arrivé, après...

- J'étais dans le coma. Je me suis réveillé deux semaines plus tard, et Mama m'a annoncé ta "mort" et celle de mon père. Lui, je m'en fichais un peu, mais toi, je... J'ai pleuré. Longtemps. Puis Mama est morte, et je suis partie vivre à Atlanta, où j'ai travaillé dans une association pour les victimes de violence. Et toi alors ?

- Merle et moi, on a voulu partir loin, mais ce con n'a pas pu se retenir de mettre une branlée à ton père le lendemain de mon passage à tabac. Il a pris 6 mois de taule, et moi, je suis parti squatter chez des potes, loin de la ville.

- Attends, quoi ? Quand est-ce que Merle a été incarcéré ? coupa Jane, se redressant sur le lit.

- Le lendemain. Ton père fanfaronnait partout qu'il avait fracassé un fils Dixon, et disait à qui voulait l'entendre que c'était moi qui t'avais battu. Merle a pété un câble, il a attrapé ton père en plein centre-ville lui a balancé un poing en pleine face. Les flics l'ont cueilli direct. Trois heures plus tard, il était derrière les barreaux. Ton père avait le bras long, alors il a joué de ses relations pour le faire enfermer.

- Mais... Je comprends plus rien, souffla Jane. Pourquoi m'aurait-elle menti ?

- De quoi tu parles ? s'enquit Daryl.

- Quand je suis sortie du coma, Maman m'a annoncé que tu étais mort. Et que mon père s'était pris une balle en pleine tête, et que la police soupçonnait Merle. Et je dois t'avouer que j'ai douté. Mais là, si tu me dis qu'il était en prison, c'est impossible que ce soit lui. Mais alors, pourquoi m'a-t-elle raconté tous ces mensonges ?

- J'en sais rien, souffla Daryl. En tout cas-

Le chasseur tendit l'oreille, ayant eu l'impression d'entendre quelqu'un crier. Jane fronça les sourcils, et se concentrant, reconnut la voix de Maggie. Elle se leva, enfila un jean et une veste, mit ses chaussures et se rendit à l'extérieur de la maison. Elle retrouva Maggie, en larmes, hurlant sur Lori.

- Voilà, votre après-shampooing, votre putain de crème pour les mains et vos vitamines !

- Maggie, calme-toi s'il te plaît, ordonna Jane, retenant la jeune femme par les épaules. Dis-moi ce qu'il se passe.

- Glenn a voulu qu'on fasse un détour par la petite pharmacie à côté de l'épicerie, parce que Madame avait besoin d'hydrater ses putains de cheveux, cracha Maggie. Mais on s'est retrouvé avec un rôdeur qui a bien failli me mordre ! Sans Glenn, je serais morte à l'heure qu'il est !

Jane lança un regard noir à la mère de famille, et proposa à Maggie d'aller se reposer dans la maison avec Glenn. Les deux jeunes acceptèrent, sous le regard contrit de Lori. La chasseuse récupéra la boîte de vitamines sur le sol, et fronça les sourcils en reconnaissant ce que prenait les femmes enceintes pour subvenir aux besoins du fœtus.

- Je rêve, souffla Jane. C'est l'Apocalypse, et vous vous offrez le luxe de faire un bébé ?

Tous hoquetèrent de surprise à l'annonce, regardant la mère de famille. Cette dernière haussa le menton, snobant Jane, et récupéra son butin. Rick ouvrit la bouche pour répliquer, mais un bruit de cavalcade le fit se tourner vers le chemin de terre. Il aperçut Shane revenir en courant difficilement, traînant des sacs derrière lui.

- Shane ? Mais que-

- On s'est fait attaqué ! cria l'ancien adjoint du Shérif. Une horde nous a pris par surprise, et on s'est vite retrouvé sans munition.

- Où est Otis ? demanda Patricia, la femme de ce dernier. Pourquoi n'est-il pas avec vous ?

- Il est mort, annonça Shane. Quand il a vu qu'on n'allait pas s'en sortir, il m'a tendu son sac et m'a dit de courir pour me mettre à l'abri. Il a dit que c'était vital de ramener ces produits de soins.

Patricia s'effondra en larmes au sol, vite rattrapée par Maggie et Beth. Les trois femmes pleurèrent la perte d'Otis, alors qu'Herschel prononça une prière silencieuse pour le pauvre homme.

- Tu veux dire qu'Otis s'est sacrifié pour des compresses et du désinfectant ? demanda Jane, les sourcils froncés.

- Il était blessé à la jambe, il était ralenti, ajouta Shane, regardant la chasseuse avec colère. Il a dû faire ça pour s'excuser d'avoir tiré sur le petit.

- Ah, parce qu'il était blessé à la jambe ? Pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ? railla Jane. C'est marrant comment ça change tout ton discours.

- Jane, serais-tu en train d'accuser Shane de raconter des mensonges ? s'offusqua Herschel. Je pense que s'il dit tout cela, c'est que c'est vrai.

- Désolé, mais je suis du même avis qu'elle, renchérit Daryl, débarquant de la maison. Et puis, t'aurais très bien pu laisser les sacs sur place et l'aider à avancer. On aurait pu revenir les récupérer plus tard.

- Ouais, bin j'ai pas réfléchi quand j'étais entouré de rôdeurs, s'énerva Shane, continuant de fixer la chasseuse. On en avait besoin pour soigner Carl. Tu te souviens ? Le petit garçon qu'a plombé Otis.

- Ça suffit ! Arrêtez tous les deux ! coupa Rick. Ce n'est pas le moment pour ça. On est tous fatigués, on a eu une dure journée. Je propose qu'on aille se reposer, et on reparlera de tout ça demain.

- Oh mais non, continuons à parler ! éructa l'ancien adjoint du Shérif. Tiens, vu qu'on en est à se juger, on en parle de tous ces rôdeurs que vous gardez dans la grange ? Y'en a une bonne dizaine, pas vrai ? Et qui les a ramenés ? Ce cher Otis !

- Et alors ? A-t-il fait du mal à qui que ce soit ? Non. Il croyait juste qu'on pouvait les soigner, gronda Maggie.

- Ah ouais ? Bin venez, on va les soigner à ma manière !

Shane récupéra son fusil et fonça droit sur la bâtisse en bois, sous les cris d'indignation des autres personnes présentes. Il attrapa une pioche posée contre la grange, et entreprit de casser le cadenas qui maintenait les grandes portes fermées. Réussissant son coup, ils les ouvrit en grand, laissant apparaître des rôdeurs.

- Voilà, ce que faisait votre Otis ! Il gardait ces monstres bien à l'abri, attendant le moment où ils auraient réussi à sortir pour tous nous tuer ! éructa Shane.

Il braqua son arme et tira sur le premier rôdeur, visant la tête. Daryl, Rick et T-Dog l'imitèrent, n'ayant pas le choix pour sauver leurs vies. Après en avoir abattu une quinzaine sous le regard effondré d'Herschel, ils baissèrent leurs armes encore fumantes. Shane se tourna vers Jane, un sourire vainqueur sur les lèvres.

- T'es content de toi, abruti ? cracha-t-elle. Maintenant tu-

Un léger grognement sortit de la grange, lui coupant la parole. Tous attendirent de voir le dernier rôdeur sortir, leurs armes pointées sur les grandes portes. Dans le ciel, la lune éclairait la scène avec une clarté exceptionnelle.

Et tous purent voir Sophia, la fille disparue de Carole, sortir. Transformée. Carole hurla de douleur, voyant son unique enfant avancer avec difficulté, la peau grisâtre, le regard vitreux. Shane recula, laissant la petite rôdeuse venir à eux.

Daryl rattrapa Carole alors que cette dernière s'affalait au sol, meurtrie. Il lui cacha le visage contre son torse, l'empêchant de regarder la scène. Carl, en larmes, tomba dans les bras de sa mère, cherchant du réconfort.

Rick s'avança, son revolver à la main, prêt à abattre la pauvre petite. Sa main tremblait, des larmes coulaient sur son visage, qui reflétait toute la colère et le dégoût de ce qu'avait fait ce virus sur un être aussi innocent. Une main douce se posa sur son épaule, l'obligeant à se tourner.

- Je vais le faire, murmura Jane, tout aussi effondrée que l'ancien Shérif. N'aies pas cette croix à porter pour le reste de ta vie.

Elle sortit son couteau de chasse, et s'approcha de Sophia, essuyant ses larmes. La petite grognait, claquant ses dents comme une menace. Jane ôta sa veste, l'enroula autour de la bouche de Sophia, étouffant ses bruits de gorge et se protégeant ainsi d'une éventuelle morsure. Elle la serra contre elle, comme un dernier câlin d'adieu.

- Je suis désolée Sophia, souffla Jane, tout en enfonçant sa lame à l'arrière du crâne de la pauvre petite. Je suis désolée...

Elle reposa le corps mort au sol avec une infinie douceur, et récupéra sa veste. Elle se tourna vers Shane, son couteau toujours en main, les mains tremblantes de rage.

- Et en plus, vous cachiez Sophia dans la grange, cracha-t-il. Vous deviez prendre votre pied en nous regardant la chercher partout.

Jane fonça sur l'ancien flic, prête à planter son couteau dans le corps de cet homme immonde. Elle fut stopper en pleine course par Rick, lui ordonnant de se calmer.

- Arrête, ça sert à rien ! cria l'ancien Shérif. Laisse-le vomir ses paroles, si ça lui fait plaisir !

- Je ne fais que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, continua Shane. Ils ont caché des rôdeurs dans la grange. Il savait que Sophia était dedans et-

- Otis le savait, mais pas nous ! le coupa Patricia. Et encore, je ne pense même pas qu'il avait fait le rapprochement entre votre fille perdue et celle de la grange.

- Peu importe, vous avez gardé des monstres cachés, insista l'ancien adjoint, puis se tourna de nouveau vers Jane. Et toi, tu te la joues innocente, mais t'es aussi tarée qu'eux. T'as pas hésité pour achever la gamine.

- Parce que toi, bien sûr, t'aurais pleuré toutes les larmes de ton corps avant de lui tirer une balle en pleine tête, répondit Jane, toujours retenue par l'ancien Shérif. Comme t'hésiterais pas à abattre Rick, juste pour récupérer sa place de leader dans votre groupe. Et tout ça pourquoi ? Pour une femme ?

Shane dégaina son arme et la pointa sur Jane, récoltant des cris de protestations de l'ensemble des personnes présentes. Cette dernière se défit de l'emprise de Rick, et se planta face à Shane, la tête haute.

- Bin vas-y, tire, montre-moi qui c'est l'homme, gronda Jane. Mais rate pas ton coup.

- Vous voyez ? J'vous l'avez dit, on aurait dû se barrer depuis longtemps ! criait Shane, écartant les bras. On n'a récolté que des emmerdes depuis qu'on est là. Carl, Daryl, Sophia, tout ça, c'est à cause d'eux !

Une lame se ficha en plein dans sa poitrine, lui coupant efficacement la parole. Il baissa la tête, et regarda le manche du couteau de Jane dépasser entre ses pectoraux. Il s'effondra au sol, rendant son dernier souffle. Jane, le bras encore tendu devant elle, regarda la scène avec horreur et stupéfaction.

- C'est bon, c'est fini, souffla Rick, lui faisant baisser le bras. Tout le monde se calme.

Jane récupéra son couteau, l'essuya sur le tee-shirt de Shane, et le rangea dans son étui. Elle se tourna vers le groupe, et reçut une gifle retentissante.

- T'as tué Shane ! Pourquoi t'as fais ça ? pleura Lori, la main encore levée. Je l'aimais !

Des grognements se firent entendre, semblant provenir de la forêt environnante. Tous se tournèrent vers les arbres, retenant leurs souffles. Soudain, des dizaines de rôdeurs surgirent de l'obscurité, et foncèrent droit sur le groupe.

- Courrez ! Allez au véhicule ! hurla Rick, attrapant Carl par le bras. ALLEZ !

Tous sortirent de leurs torpeurs et obéirent à l'ordre. Jane fonça droit dans la maison, et courut jusqu'à sa chambre. Elle y récupéra ses armes et une petite boîte puis ressortie de la bâtisse, pour se retrouver presque cernée par les rôdeurs.

- Jane ! hurla Daryl. Allez, magne-toi !

La chasseuse se faufila dans une brèche dans la horde, et rejoignit son ami. Ce dernier démarra sa moto, et commença à suivre la file de voiture. Mais des hennissements le firent s'arrêter. Jane se redressa sur les cales-pieds de la moto pour voir plus loin.

- Et merde, les chevaux ! cria-t-elle, descendant du deux-roues. Hors de question que je les laisse crever !

Elle courut jusqu'à l'écurie, faisant fi des cris de colère de Daryl. Elle ouvrit les portes battantes, mais ce fut trop tard. Des rôdeurs avaient réussis à entrer par une brèche, et dévoraient les chevaux. Jane hurla de colère de tristesse, attirant l'attention des monstres. Une main s'abattit sur son épaule, la faisant sursauter.

- Viens, dépêche-toi ! hurla Andrea. C'est trop tard pour eux, tu peux plus rien faire !

Les deux femmes rebroussèrent chemin, mais se stoppèrent en voyant que la horde était encore plus grande. Jane grimaça en remarquant que le cadavre de Shane avait repris vie. Elles contournèrent la troupe de morts, et coururent vers les véhicules. Des coups de feu retentirent, faisant s'écrouler plusieurs rôdeurs. Elles virent Rick, Glenn et même Carl tirer sur leurs poursuivants. Mais alors qu'elles se rapprochaient des voitures, le cri d'une femme les firent s'arrêter.

- Patricia ! hurla Jane, courant vers la maison.

Elle la trouva, allongée sur le sol, la gorge ouverte, saignant abondamment. La femme d'Otis mourut en quelques instant sous le regard horrifiée de la chasseuse. Andrea tenta de la tirer avec elle, mais Jane prit le temps de planter son couteau dans le crâne de la femme, l'empêchant ainsi de devenir un rôdeur. Elle se releva et suivit la blonde, mais se retrouvèrent rapidement encerclées.

Au loin, elles entendirent Rick et et Daryl les appeler, mais c'était trop tard, elles étaient coincées, à la merci d'une horde de morts-vivants...

Daryl se réveilla en hurlant, le cœur battant à tout rompre, le corps couvert de sueur. Rapidement, Rick se planta face au chasseur, le visage encore brouillé par la fatigue.

- C'bon, ça va, grogna Daryl, rejetant son plaid sale. J'vais faire un tour.

- Encore un cauchemar de Jane et Andrea ? demanda Rick, suivant le chasseur. Tu sais, tu peux m'en parler, c'est pas moi qui vais te juger. Ça fait 3 mois qu'on les a perdu et-

- Elles sont pas mortes, contra Daryl, chargeant son arbalète sur son épaule. Jane est débrouillarde, j'suis sûre qu'elle a réussi à se sauver. Et Andrea aussi, parce qu'elle la laissera pas crever.

Rick hocha la tête, silencieux. Un mois qu'ils étaient partis en catastrophe de la ferme, laissant les deux femmes derrière eux. L'ancien Shérif avait eu du mal à contenir sa colère contre Lori, qui n'avait fait que pleurer la mort de Shane, mais s'était montré fort pour son fils. Malheureusement, Daryl ne s'était pas montré aussi calme, et avait balancé ses quatre vérités à la mère de famille.

Carole avait alors entrepris de garder le chasseur à l'œil, se récoltant moult insultes et brimades, qu'elle avait effacé d'un revers de la main. Daryl, dans ses moments de calme, avait su la soutenir dans le deuil de Sophia, l'écoutant parler de la petite fille si joyeuse. Un lien se tissait lentement entre eux, une sorte d'amitié triste, partageant leurs douleurs et leurs peines d'avoir perdu un être cher.

Hélas, ils avaient dû essuyer une autre perte. En effet, Dale s'était fait mordre pendant l'attaque de la horde, et était décédé quelques heures plus tard, achevé par Daryl. L'homme au camping-car l'avait supplié de l'aider à mourir, souffrant le martyr. Cela avait agrandi la douleur présente dans le cœur du chasseur.

Et aujourd'hui, un mois après toute cette histoire, Daryl n'arrivait toujours pas à dormir correctement, faisant cauchemars sur cauchemars. Tantôt, il voyait Jane revenir en rôdeur. Une autre fois, c'était Merle qu'il voyait dévorer le corps d'un inconnu. Puis Andrea, qui lui tirait dessus en l'accusant de l'avoir laisser mourir. Mais le pire, c'était celui où il revoyait encore et encore la petite Sophia sortir de la grange, et mourir dans les bras de Jane. Ils avait que la chasseuse ne s'en remettrait jamais d'avoir dû donner la mort à une enfant, fut-elle déjà morte à cause du virus.

Et tout cela, il le raconta à Rick, se fichant complètement de ce que pouvait penser l'ancien Shérif. Il avait besoin de se vider la tête, d'essayer de sortir ces images horribles de son cerveau.

Rick n'ajouta rien, suivant le chasseur à travers la forêt. Ils marchèrent ainsi une bonne heure, profitant de la fraîcheur de la nuit, écoutant les quelques bruits d'animaux nocturnes, et les rares râles de rôdeurs. Demain serait un autre jour, où ils devront fuir pour leur survie. Mais cette nuit-là, lorsqu'ils retournèrent à leurs campement, Daryl put dormir, sans cauchemars.

XOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXO

Et voilà le pourquoi du comment ils se sont retrouvés séparés ! :D

Et n'oubliez pas, une petite review, c'est gratuit et c'est bon pour le moral !