Note d'auteur : Bon, ce coup-ci, j'avoue qu'on a UN PEU abusé du lemon. Mais bon, il y en a à qui ça plaît, alors...

Bonne lecture !

Et désolée aux âmes sensibles.

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Cesare était partit se coucher dès qu'il était arrivé chez lui. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'il restait allongé, le bras sur le front, fixant le plafond et ses pensées tournées vers le jeune italien. Que lui arrivait-il ? Il ne connaissait ce môme que depuis la veille, et s'était servi de lui comme d'objet sexuel sans moralité. Il devait l'ignorer. Cela ne servait à rien de se lamenter sur le sort d'un gamin qu'il avait utilisé comme... comme trou pour se soulager. Le brun sera le point. Il se rendit compte qu'il était vraiment immoral mais devait abandonner ce jeune homme. Il n'allait quand même pas éprouver des sentiments pour une catin. Ces pensées lui tourmentèrent encore l'esprit et il finit par s'endormir tôt, bien avant l'heure du dîner, d'un sommeil encore plus agité que celui de la veille.

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Ezio de son côté venait d'être réveillé, comme les autres, par des coups à la porte. On leurs signalait qu'ils devaient se rendre dans la pièce voisine. L'italien observa ses camarades. Les autres garçons se changeaient et mettaient chacun un costume de "serveur", c'est-à-dire un boxer moulant, un nœud papillon avec le "col de chemise", les minis manchettes blanches et les oreilles de latins avec la queue en pompon collée au boxer. Le blond qu'il avait rencontré quelques heures plus tôt lui tendit une tenue. Ezio était désorienté. Il croyait que sa robe de servante l'humiliait mais cette tenue - si c'en était une- n'était vraiment pas mieux!

Il n'osa même pas penser à l'aspect qu'il devait avoir lorsqu'il enfila sa " tenue de travail ". Car c'en était bien une, n'est-ce pas ? Il contempla ses compagnons vêtus ainsi. Ils avaient l'air aussi agacés que lui lorsqu'il avait dû mettre les vêtements ridicules chez Cesare. Mais aucun d'eux n'avaient le choix, et c'est donc la tête haute et le regard dur qu'ils sortirent de la petite pièce. L'homme qui les avaient réveillés sans ménagements il y a quelques minutes - sans doutes était-ce lui - lâcha un sifflement mi moqueur mi appréciateur en les voyant arriver. L'un des trois Arabes lui retourna un visage haineux, ce qui eu pour effet de calmer aussitôt l'homme. Instinctivement, Ezio resta très près du petit groupe. Les tenues étaient certes ridicules, mais flatteuses. Enfin, surtout ridicules.

L 'homme qui les avait sifflés les mena dans deux couloirs mal éclairés, et bientôt retentirent à leurs oreilles une musique étrange, qui semblait pulser dans les murs. Ezio aperçut du coin de l'œil le blond soupirer, et tout ses autres camarades assombrir leur regards. Il étaient tous déjà venus ici, la veille, sauf l'Italien. Il fut tenté de s'enfuir à toutes jambes lorsque l'homme poussa la porte.

Dès qu'elle fut ouverte, une lumière aveuglante, des odeurs de parfums d'encens, une chaleur étouffante et le rythme de la musique assaillirent tout leurs sens. L'homme leur donna à chacun un plateau garni de petits gâteaux et les poussa dans la pièce. Il y avait des divans partout, toute la pièce semblait matelassée dans des tons de couleur chaudes. Cette scène aurait pu être agréable si les divans avaient étés vides.

Ezio remarqua que le blond avait changé de personnalité. Même dans son regard on ne voyait plus l'agneau innocent. C'était peut-être sa façon de supporter ce malheur. L'italien remarqua que d'autres jeunes homme avaient fait de même, comme ses camarades arabes - probablement sous le conseil du blond- et il tenta de faire de même, enfin de retrouver son caractère insolent. Les jeunes hommes entrèrent dans la salle, suite à l'ordre de l'homme qui les avait sifflés.

Les chefs d'entreprises, cadres et mafieux étaient tous en costume. Certains étaient seuls tandis que d'autres venaient avec un ou deux amis ou collègues. Ezio observait les hommes tout en déambulant dans la salle. Il remarqua qu' Altaïr surveillait discrètement Malik et ce dernier veillait aussi discrètement sur son petit frère. Beaucoup d'hommes riches étaient assis sur les canapés en cuir et d'autres étaient débout et discutaient comme s'il s'agissait d'une simple réception. L'italien remarqua les regards de deux hommes qui s'était posé sur lui. Les deux regards étaient brûlant mais l'un était d'un magnifique violet et l'autre était d'un brun profond.

L'arrivée du petit groupe de serveurs provoqua à nouveau des sifflements appréciateurs, des rires pour la plupart et des paroles dans une langue inconnue, aux sonorités tranchantes mais mélodieuses à la fois. Ezio ne put identifier quel langage il venait d'entendre, et quelque part, s'en moquait un peu. Sous ses pieds il sentit la moquette le chatouiller lorsqu'il avança vers l'une des assemblées.

Les jeunes hommes se dispersèrent aux quatre coins de la pièce. Certains se déplacèrent avec aisance au milieu de tous ces riches dont les mains venaient parfois les effleurer, d'autres retenaient leurs sanglots lorsque un bras les enlaçaient et que des lèvres leur chuchotaient des mots qui leur faisaient peur. Des doigts piochaient dans les plateaux qu'ils portaient, d'autres plongeaient jouer avec leur tenue ridicule.

Ezio gardait au mieux son sang froid. Beaucoup d'hommes le regardaient, il était le nouveau du groupe. Son physique attirait plus que les deux regards qui s'étaient déjà posé sur lui. Beaucoup d'hommes riches avaient passé la quarantaine mais certains étaient assez jeune, pour leur niveau hiérarchique en tout cas. Certains frôlaient seulement la trentaine d'années. Il sentit des mains profiter de leurs rapprochements pour lui caresser les fesses ou le ventre.

Le mafieux à la chemise dorée et au regard violet, s'était levé de son fauteuil en cuir proche de celui de son ami et s'était approché d' Ezio par derrière et posa ses mains sur les hanches de ce dernier alors qu'il servait d'autres hommes en costumes qui l'admiraient. Ezio se raidit en sentant le contact étranger. Il faillit en lâcher son plateau, mais il décida de ne pas attirer encore plus l'attention. L'homme aux yeux violets avait le toucher doux - agréable, si l'on pouvait dire - mais il ne s'autorisa pas à réagir à ses caresses. Il avait déjà bien assez l'air d'une catin comme cela sans en plus se laisser aller. Il resta donc de marbre.

Les mains de l'inconnu se faisait de plus en plus joueuses, triturant la queue de lapin ridicule dont on avait affublé l'Italien. Il le sentait tirer doucement sur l'élastique du boxer, jusqu'à ce qu'il claque sur sa taille. C'en était trop. Il chercha du regard ses camarades, et vit avec compassion que le plus jeune des trois Arabes était dans la même situation que lui, ainsi que tous les autres. Mais où était passé le blond ? Fronçant les sourcils alors que l'inconnu - décidément très fort - commençait à jouer des lèvres contre son cou, il aperçut un groupe d'hommes en costumes noirs réunis en cercle. Il ne fut pas surpris d'y reconnaître le blond, qui reculait et se retrouvait maintenant piégé au milieu de ces hommes qui se resserraient autour de lui.

Ezio tenta de se décoller de son assaillant, la séparation de seulement quelques millimètres fut longue de seulement quelques secondes. L'italien sentait le souffle chaud du mafieux qui s'amusait avec lui sur sa nuque. Il ne pouvait plus supporter cet échange. Il se sentait encore plus humilié qu'avec Cesare. Il savait qu'il était tombé bien bas, mais là, il ne se demanda si il allait continuer de chuter ou non. Malgré cette perte d'estime pour soi qu'il s'écroulait elle aussi, le jeune garçon sentit encore les mains de son nouveau "maître" pour la soirée qui le tripotait de plus en plus. Ces mains en questions commençaient à le chauffer. Il ne comprenait pas, il n'avait pourtant pas envi de faire quoi que ce soit mais ces doigts laissaient des traces invisibles et brûlantes sur la peau du jeune homme. L'autre homme qui avait été en compagnie du mafieux c'était rejoint à eux, leur murmurant d'aller dans une des nombreuses chambres prévues pour des faits pas très catholiques

L'assistance s'était rapprochée du spectacle du blond qui était contraint de se replier de plus en plus sur lui même pour éviter tout contact avec ces hommes qui ne rêvaient que d'un seule et même chose. Ezio se sentit poussé par les deux hommes, et se laissa faire sans résistance. Il avait l'impression que son corps fonctionnait par automatisme. Il entendit une porte se refermer derrière eux trois. La peur lui donna la chair de poule, et il savait qu'elle pouvait se lire sur son visage. La musique continua de battre à travers la porte, plus diffuse, mais toujours présente, et bientôt retentirent les cris moqueurs des mafieux restés de l'autre côté. L'italien entendit clairement une exclamation qui le fit rougir par sa vulgarité.

Il se recentra sur ses propres problèmes, manifestés par un roux aux yeux violets et un brun si calculateur qu'il lui fit froid dans le dos. Leur regards se croisèrent un instant, et cela suffit à faire comprendre à Ezio qu'il n'allait pas aimer ce qui allait suivre. Il crut voir naître un sourire sur les lèvres minces du roux, mais si fugace qu'il pensa l'avoir inventé. L'étreinte de la main du brun qui l'avait mené ici se resserra doucement sur le poignet d' Ezio, pour finalement revenir s'emmêler dans ses doigts. Ezio baissa la tête. Ce fut comme si ce serrement de main était la sentence d'un condamné à perpétuité. Ce sentiment se renforça lorsque des lèvres l'embrassèrent sans avertissement, le faisant plisser les yeux pour retenir des larmes.

Les deux corps étaient collés au jeune italien. Tandis que l'un, qui était dans son dos, lui laissait des marques dans le cou et jouait avec ses boutons de chair, l'autre l'embrassait en lui pelotant les fesses. Ezio en tremblait et ne savait que faire. Il répondait timidement aux baisers, ne voulant pas trop exciter son vis-à-vis. Le mafieux qui était derrière lui, avait sortit un billet assez conséquent, lui chuchotant " laisse-nous faire et tu auras tout l'argent que tu voudras".

La vue du billet à plusieurs chiffres fit ciller Ezio. Après tout, ce genre d'action allait devenir quotidienne pour lui, c'était sa nouvelle vie, et bien qu'elle ne l'enchante guère, il fut contraint d'accepter. Il ne pouvait de toute manière en aucun cas refuser, il doutait même qu'on lui laisse le choix. Il avait été acheté, avec les même billets qu'agitait le brun devant lui. Sa liberté s'était donc envolée, emportant avec elle tout ce qui faisait de lui ce qu'il était. Mais il garda en lui la conviction qu'il prendrait sa revanche. Peut-être qu'à force d'argent, il se rachèterait. Et là, enfin là il irait retrouver l'homme qui l'avait réduit à cela.

C'est donc avec une nouvelle détermination qu'il se laissa examiner sous toutes les coutures par les deux hommes, sentant non sans une certaine gêne les mains le caresser, pincer par endroits, et s'attarder. Ce n'était pas désagréable ceci dit, et il répondit avec le mordant qu'il avait autrefois aux provocations des deux mafieux qui semblaient se délecter de son changement soudain.

Les deux hommes l'avaient poussé sur le lit, le plaçant au centre et lui attachant les mains aux angles du lit à l'aide de menottes. Il regardait les deux hommes se déshabiller tandis qu'il écartait les jambes sensuellement, lançant des regards aguicheurs pour les attirer. Si cela devait son quotidien, autant en profiter quand son ou ses maîtres de la soirée étaient mignons.

Les hommes étaient montés sur le lit. Continuant à s'attarder sur certains points de son corps. Le roux avait vite trouvé ses zones érogènes et en profitait désormais avec son ami. Ils enlevèrent accessoires ridicules et boxer du jeune homme. Voyant une érection naissance chez le jeune italien, ils n'hésitèrent pas à aller directement caresser son sexe et ses bourses. Le brun jouait avec l'angle d'un billet pour le chatouiller, créant de légers sursauts chez le captif.

Ezio souriait de toutes ses dents, comme totalement inconscient que ce qu'il lui arrivait était anormal. Il était loin d'ici, très loin de ce lit où il se sentait déjà durcir sous les faveurs généreuses de ses deux compagnons. Il était déjà en train de savourer une prochaine victoire. Cependant une légère douleur le tira de ses pensées, plus efficacement que le plaisir d'ailleurs. Le roux et le brun étaient incontestablement doués. Ils sentaient leur acquisition de la soirée commençait à lâcher quelques gémissements, et bientôt l'un d'eux prit en bouche le membre tandis que l'autre remontait lentement vers l'italien, éparpillant sur les draps quelques billets. La scène était au comble de la luxure, et cela ne fit qu'augmenter l'excitation des trois hommes.

Les caresses étaient de plus en plus audacieuses, et Ezio se concentra soudain beaucoup plus lorsqu'il sentit les longs va et vient humides sur lui. Le brun qui était remonté l'embrassait et étouffait ses plaintes de désir, et aussi de douleur lorsque le roux décida qu'il était temps de commencer leur affaire. Ses deux compagnons avaient décidés de s'occuper de son intimité. Jouant tous les deux avec l'anneau de chair avec synchronisation et pénétrèrent en même temps leurs doigts à l'intérieur du jeune homme. Les gémissement du garçon étaient étouffés par les baisers. Ezio n'avait pas le temps de reprendre son souffle. Quand l'un finissait de l'embrasser, l'autre revenait à la charge. Le manque d'air lui faisait tourner la tête. Les yeux fermés, il ne sentait que les doigts qui se croisaient et écartaient les parois de son intimité. Il se sentait titillé de l'intérieur. Il avait l'impression que ces doigts faisaient la course pour savoir qui serait les premiers à le faire éjaculer en touchant cette boule de nerfs si sensibles.

La douleur ne se sentait plus. Seul l'excitation se faisait sentir chez le jeune homme. Le roux avait enlevé ses doigts pour les re-pénétrer avec une pullule qu'il avait sorti de sa poche de pantalon. Ezio le savait : c'était de la drogue. Il ne pouvait rien faire de toute façon pour empêcher le mafieux de faire cela. Se sentir drogué était presque une chose commune désormais. Ezio agrippa les draps entre ses mains, se cambrant pendant que chaque effleurement à cet endroit le faisait tant souffrir et jouir à la fois. Il ouvrit plus amplement ses cuisses, offert aux regards gourmands. Il serra plus fort les couvertures lorsqu'il se sentit arriver au paroxysme du plaisir.

Il avait besoin de cette présence en lui. Il se mordit les lèvres avant de formuler sa demande, mais passa finalement outre à son image - quelle image ?... - et formula sa supplication en un long râle. Il ne s'adressa à aucun d'eux en particulier, aussi le roux releva la tête sans retirer ses doigts et le fixa de son regard violet, d'un air mi moqueur mi attendri, " S'il vous plaît... " .

Le brun ne manifesta d'aucune façon qu'il allait accéder à la demande du plus jeune, il resta concentré sur le corps suant et marqué par endroit du bel Italien, et sa voix qui dérivait. Le roux ne le quitta pas des yeux, et Ezio soutint son regard en une imploration muette. La bouche à demie ouverte, il respirait de plus en plus fort, et sentait la sueur perler sur ses tempes. Il faisait beaucoup trop chaud dans cette pièce, et un autre type de chaleur n'arrangeait rien.

Le roux détourna avec un sourire presque moqueur. Prenant de sa main libre le visage de son ami brun, l'embrassant langoureusement. Excitant son partenaire par ses coups de langues sensuelles et excitant la fois Ezio par la vue. La drogue lui donnait envi d'être embrasser comme ça. Il voulait même plus. Il voulait cette présence en lui qu'il n'arrive même pas à avoir en suppliant du regard. Il se mordait la lèvre en regardant les deux hommes s'embrasser. Maintenant, même sa langue lui brûlait. Le mafieux au regard violet avait observé la réaction du jeune homme du coin de l'œil et ne pouvait s'empêcher de sourire. Lui et son ami s'étaient encore plus collés à son corps. Les trois érections se frottaient l'une contre les autres. Faisant gémir Ezio et excitant les deux autres. La voix du jeune homme qui déraillait comme cela pouvait faire tourner la tête à n'importe qui.

Il en souffrait, en mourrait. C'était une vraie torture. Le jeune italien les supplia de nouveau, avec une voix encore plus enivrée de plaisir. Le brun regardait aussi le roux. Tout le monde en avait envi. Il dut finir par accepter. Il se pencha vers l'oreille du jeune homme et lui susurra " Appelle-moi la Volpe, et mon camarade Niccolo quand tu gémira encore plus fort."

Les deux mafieux échangèrent un regard, et d'un commun accord le roux - La Volpe - accéda à la demande d' Ezio sans ménagement. Ce dernier étouffa son cri, et écarta encore plus les jambes. Cette sensation était indescriptible mais Ezio ne prit pas le temps de se la détailler. Il finissait par la connaître. Le brun frémissait d'impatience et la vision de son compagnon qui entamait une série de va-et-vient qui n'était pas prête de se terminer ne l'aidait pas le moins du monde. Il patientait - il ignorait s'il connaissait toujours le sens du mot "patience".

Le bruit des claquements des hanches de La Volpe contre Ezio résonnait à ses oreilles comme un appel insupportable. Il ne pouvait plus attendre ainsi. Il se rapprocha de l'Italien et se fit une place aux côtés de son camarade. " Tu vas vraiment prendre toi... ".

La Volpe ressortit d' Ezio pour lui enlever les menotte et le mettre assis face de lui tandis que Niccolo se glissait dernière le plus jeune. Les deux mafieux étaient donc face à face malgré le corps du plus jeune. Leurs sexes se touchaient, la Volpe les avait dans la main pour les placer au niveau de l'entrée du plus jeune. Le brun écarta encore un peu plus avec ses doigts les parois d' Ezio qui avaient l'air si serrées et il comprit qu'elles l'étaient lors de la pénétration. Ezio criait encore plus fort. L'excitation lui faisait perdre tout contact avec la réalité mais une douleur vive le ramenait à cette dernière. Heureusement pour lui, la douleur n'était pas aussi forte que le plaisir qu'il ressentait.

Les deux mafieux mourraient aussi de plus en plus de plaisir. Sentir le contact avec le sexe de l'autre leurs faisait tourner la tête mais en plus, l'intérieur du jeune homme qui étaient vraiment étroit les rendait incontrôlable. Des râles venant du fond des leurs gorges se faisaient entendre. Râles et gémissement se mélangeaient pendant les va et viens.

Ils continuèrent ainsi sans variation un long moment. Ezio se sentait littéralement pilonné et était continuellement au bord de la jouissance. Il avait mal, bien sûr qu'il avait mal, mais il s'empalait volontairement. Ses pensées s'emmêlaient et plus rien n'avait de sens pour lui, à part ces deux hommes en lui et le plaisir qui le prenait. Chaque coup de hanches étaient un pas de plus vers l'extrême, et il suivait en rythme, criant si fort que même l'assemblée derrière la porte devait les entendre. C'était indéfinissable, la sensation de ne faire qu'un et que son plaisir soit trop grand pour un unique corps. Les deux hommes qui le prenaient étaient loin eux aussi, emportés dans un pur delirium de plaisir. Puis chacun eut sa libération, et l'un après l'autre ils se libérèrent pendant qu' Ezio tremblait sur le lit, le ventre souillé par sa propre semence tandis que se répandait sur les draps le liquide qui affluait hors de lui.

Il y avait un peu de sang mêlé à cela, et une fois les présences retirées la douleur reprenait sa place. Il tenta de l'ignorer, mais c'était trop fort. Les deux mafieux se relevèrent et se rhabillèrent, contemplant le jeune homme qu'ils laissaient sur le lit. La Volpe se recoiffa comme si de rien n'était et bientôt ils eurent l'apparence qu'ils avaient en entrant, propres, séduisants...

Ezio les regarda partir. Il avait vu le regard moqueur du mafieux aux yeux violets quand avait refermé la porte. L'odeur sentait le sexe et le sang. Des grosses coupures étaient éparpillées sur le sol et sur les draps. Alors ce serait ÇA son quotidien ? se demanda le jeune homme pendant que des larmes avaient coulé sur ses joues et ses tempes.

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A suivre