Auteur: Molinita

Pairing: House/Wilson... what else ? ;)

Disclaimer: Tout appartient à Fox et à l'auteur, je ne fais que traduire pour mon petit bonheur et j'espère pour le votre.

Note de la traductrice: Bonjour tous le monde ! Je m'excuse d'avance pour le retard. Je suis désolé vraiment et pour me faire pardonner les chapitre 5 et 6 suivront rapidement -

Remercier ma beta White Damon pour son excellent travail sans qui cette fic ne serait pas si lisible -


Wilson passait une soirée lamentable.

Rebecca avait oublié sa timidité dés le moment où il lui avait dit de l'appeler « James » en dehors de l'hôpital. C'est seulement lorsque le garçon les servit que commença son bavardage spirituel qui tapait sur les nerfs de Wilson.

Il n'arrivait pas à se rappeler avoir jamais un jour entendu autant de paroles sans aucun sens à propos de choses sans aucune importance. Il avait essayé d'amener la conversation vers des sujets plus intéressants, mais elle aimait tellement son propre bavardage qu'il pouvait difficilement placer un mot. Il mangeait en silence, essayant de bloquer ses mots hors de son esprit, de peur qu'ils puissent faire de sérieux dommage à son cerveau.

"Ma tata disait toujours 'jeune fille, tu as besoin de chaussures rouges pour aller avec ta robe rouge !'"

Wilson secoua sa tête comme s'il essayait de sortir ces inepties de sa tête. Pourquoi parle-t-elle de n'importe quoi Il mourait d'envie de la jeter hors de sa voiture devant son appartement, même s'il n'était pas sûr d'être capable de conduire s'il devait écouter une autre histoire de la 'tata' de Rebecca.

"James ? Ça va ? Tu es silencieux." Rebecca le regardait avec un air inquiet "Est ce que je parle trop ? Ma tata dit toujours 'Beccy, tu as tendance à trop parler.'"

"Non, je vais bien. " Mentit Wilson. Il se frotta la nuque et maudit déjà son mensonge quand Rebecca commença une de ses autres histoires de 'tata'.

Plus tard, il s'arrêta devant chez elle, sa tête lui faisait mal.

"Est-ce que vous voulez entrer ?" Elle mit une main sur la jambe de Wilson et le regarda dans les yeux.

"Non !" Répondit Wilson d'une manière trop rapidement et trop fort.

Elle fit la moue. "Tu ne m'aimes pas. Je suis désolée si je n'étais pas du tout amusante. Je suis sûre que tu passes habituellement tes soirées avec des étudiantes, des docteurs. Mais je peux être plus amusante si tu viens jouer chez moi." Elle rit bêtement. "Ma tata disait 'une jeune fille doit savoir rendre un homme heureux surtout la nuit.'"

Wilson se figea. Passer la nuit avec Rebecca serait son pire cauchemar. Il espéra que son beeper sonna, mais il resta silencieux. "Désolé Rebecca, je dois vraiment y aller."

"Pourquoi ?"

Pourquoi ? Wilson se démena pour trouver une excuse valable pendant qu'elle le regardait, attendant qu'il réponde. Qu'est ce qu'il faisait d'habitude qui pourrait l'empêcher de passer la nuit avec elle ?

House! Il passait la plupart de ses nuits avec House. Il savait que sa réponse avait prit trop de temps pour être vraisemblable.

"Je dois aller voir un ami," dit-il finalement.

"Une petite amie ?"

Wilson cria intérieurement. Elle n'avait pas posé une seule question de toute la soirée, pourquoi devait-elle commencer maintenant ?

"Non, juste un bon ami."

"Pourquoi dois-tu le voir cette nuit ? Tu pourrais faire l'amour avec moi." Les grands yeux innocents de Rebecca semblaient un peu étincelant.

"Je – Je," bafouilla Wilson. Je préférerai plutôt faire l'amour avec lui, pensa-t-il et malgré la surprise que lui causaient ses propres pensées, il dut prendre sur lui-même pour ne pas le dire à haute voix. "J'ai besoin de l'aider. Il est malade," dit-il à la place.

Elle le regarda, restant muette pour la première fois de la soirée.

"Je suis docteur," ajouta Wilson pour expliquer son obligation.

"Tu mens," dit Rebecca furieusement en sortant de la voiture. "Tu ne sais pas ce que tu rates !" Elle ferma la porte en la claquant et disparut dans la maison.

Wilson appuya sa tête contre le siège et ferma les yeux. Il aurait vraiment voulu aller chez House maintenant, mais c'était complètement hors de question. Il faisait une overdose d'œstrogène cette nuit et se sentait brisé.

House était brisé.

Il avait vidé une bouteille de whiskey et, aussi longtemps qu'il pourrait encore garder l'équilibre, il continuerait à aller chercher des bières dans la cuisine. Il avait essayé de jouer du piano plus tôt dans la soirée, mais tout ce qu'il faisait suggérait de stupides chansons d'amour. La voix de Wilson sonnait encore à ses oreilles : Aucune fille. Aucun rendez-vous.

Il avait mentit !

Wilson était son meilleur ami et il était supposé ne pas lui mentir.

House revint dans la cuisine et prit une autre bière dans le réfrigérateur. Il eut du mal à ouvrir la bouteille, mais réussit. Il regarda dans le frigo, sa vision était rendue troubles par l'alcool, il prit deux bouteilles de plus et les ouvrit aussitôt. Il avait peur de ne plus être capable d'ouvrir plus de bouteille plus tard. Un bras autour des bouteilles et l'autre sur sa canne, il repartit. Ses yeux tombèrent sur la Vicodin sur la table.

Il avait mieux fait de ne pas la laisser dans la cuisine à nouveau. Méditant une seconde sur la meilleure manière de reprendre la bouteille, il se plia finalement et la prit entre ses dents. Parfaitement équipé cette fois, il se rassit sur le canapé. House regarda des spots commerciaux sans les voir/ Il ne savait si c'était des pubs pendant un film ou une pause entre deux films. Il n'en avait de toute façon rien à faire. Avec une première gorgée de bière, il prit une pilule, puis en prit deux de plus avec la gorgée suivant. Il ne savait pas combien de pilules il avait déjà prit. Il avait arrêté de compter quand Wilson était partit avec la fille.

Wilson! C'était encore lui. Wilson collait dans sa tête – comme… comme un coagulum dans un petit vaisseau sanguin. Non, il effaça cette analogie, trop douloureux.

Comme un chewing-gum collait dans ses cheveux. Pas vraiment mieux, trop dégoûtant.

Comme – son cerveau cherchait désespérément une autre analogie, mais ne pouvait en trouver aucune.
"Coller comme Wilson dans ma tête,"affirma House à haute voix dans son salon vide.

Ses propres pensées le firent sursauter.

Quand est-ce que ça avait commencé ? Depuis quand Wilson est-il collé dans ma tête ? Et bordel pourquoi n'en sortait-il pas ?! House essaya de penser, essaya de se souvenir, mais l'alcool et les pilules avaient embrouillé son cerveau et il n'arrivait pas à se frayer un chemin à travers le brouillard de sa tête.

Sa température augmenta, il vida sa bouteille de bière et la brisa sur le sol. Putain d'alcool ! Putain de Wilson ! Il essaya de prendre la Vicodin sur la table et remarqua qu'il glissait. House essaya de se stabiliser et voulut l'attraper à nouveau. La bouteille était proche mais dansait malicieusement devant ses doigts. Et puis ses doigts se refermèrent de nouveau dans le vide.

"Reste là !" Aboya House à ses pilules et essaya encore de les attraper. Il devait être plus rapide que la bouteille, bien plus rapide. James pouvait faire ça, pensa-t-il et il essaya de saisir la bouteille encore une fois. Le bout de ses doigts effleura le plastique froid et puis il tomba. Il n'avait jamais pensé que le canapé pouvait être si haut. Il tomba pendant des secondes, des minutes puis il frappa le sol durement et tout devint noir.

Le cerveau de House était conditionné pour montrer Wilson à chaque fois qu'il se sentait lamentable. Maintenant qu'il était couché sur le sol, la bouche ouverte, sa respiration était faible et incertaine. Ses battements de cœurs étaient complètement hors de contrôle. Rapides battements à cause des pilules et de l'alcool, faible battements à cause des mêmes raisons. Son corps ne savait pas comment réagir à la masse de drogues dans son système.

Sa tempe saignait depuis que sa tête avait frappé la table.

A travers l'obscurité dans sa tête, une image de Wilson commençait à apparaître. Le Wilson imaginaire prit sa tête, l'aida à se lever. Son cœur battait encore faiblement, mais avec des battements plus réguliers. Son estomac commença à protester contre la Vicodin, la bière et le whiskey. House commença à s'étouffer. Il attrapa la main de Wilson qui l'aider, il entendit sa voix apaisante.

Wilson jurait, maudissant House pour avoir bien trop bu, pour avoir prit beaucoup trop de pilules. Encore une fois, sa voix le calma. Il s'étouffa encore et encore et finalement son estomac se retourna. Il saisit Wilson, puis tomba à nouveau. Cette fois il atterrit plus doucement sur le sol.

Wilson était couché dans son lit, repensant encore à la soirée.

Pourquoi est-ce que j'ai du sortir avec cette fille. Est-ce que c'était juste pour embêter House ?

Ou pour se prouver qu'il n'était pas gay ? C'était de nouveau ça. Il avait essayé d'ignorer cette pensée depuis la soirée avec House. Bien sûr que je ne suis pas gay ! se dit encore Wilson. Il avait été marié trois fois. De nombreuses filles et femmes pouvaient attester qu'il n'était vraiment pas gay.

Mais le moment où House jouait avec ses doigts si doucement et puis levait la tête était encore là. House avait tort. Wilson le savait maintenant. Il n'avait pas essayé de l'embrasser, mais il avait espéré que House l'embrasserait. Il ne niait pas ce fait, mais Wilson ne pouvait pas comprendre pourquoi il l'avait tant voulu. Il saisit un deuxième oreiller et se couvrit avec, son visage enterrait dans le doux coton. Il pouvait sentir House d'une façon ou d'une autre. Il semblait si prêt maintenant. Wilson ferma les yeux et finalement s'endormit.