Semaine 2

- Hermione Granger POV -

Je sortais de l'immeuble Malfoy & Cie et me retrouvais face à face avec Millicent et Gemma. J'avais poliment refusé une invitation à boire le thé chez la famille Bullstrode la veille, étant trop fatiguée, et vu la tête qu'elle tirait, elle ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui dise non.

« - Pansy. Peut-on parler.

- Tu me parles là, non ?

- Dans ton bureau. Maintenant. »

Elle me dépassa avec Gemma, remontant le flot d'employés qui sortaient de leurs bureaux après une journée intense de travail. Je soupirais et revenais sur mes pas, retournant dans le bureau immensément grand de Parkinson. Je posais ma sacoche de travail sur la table en acajous et attendis que Bullstrode commence à parler.

« - Je peux savoir pourquoi tu n'es pas venu hier ?

- J'étais fatiguée.

- Fatiguée ? FATIGUÉE ! Tu te fiches de moi Pansy ? Je suis une de tes meilleures amies ! Quand je te propose de venir, tu as l'obligeance de venir !

- Je ne suis pas ton chien Millicent. Si je ne veux pas venir, je ne viens pas. Ce n'était qu'un thé. Tu vas t'en remettre, peut-on partir maintenant ? Je dois aller voir…

- Qui ? Un amant ? Une amante ? Des putains de petits gryffondors ? Tu croyais que personnes ne te verrais avec Granger, Pansy ? Mais toute la société sorcière sait que tu passes du temps avec la Sang-de-Bourbe ! Tu me dégoûtes !

- ÇA SUFFIT ! »

Je n'avais même pas eu le temps de répliquer que Daphné était arrivée, plus en colère que jamais, claquant la porte derrière elle.

« - J'en ai assez entendu Millicent. Tu peux continuer à vivre au siècle dernier, toi et ta famille, tu peux entrainer Gemma avec toi si tu veux, mais n'insulte pas Pansy de passer outre les différences de sangs, et les rancoeurs entre serpentard et gryffondor. Hermione Granger est une fille formidable, qui nous a aidé alors qu'elle aurait du nous faire envoyer à Azkaban. Mais elle a prit sur elle, et a défendu nos familles, elle a défendu les Malfoy, elle a défendu les Zabini, elle a défendu Théo, puis Pansy et sa mère, elle m'a défendu et aussi TA famille Millicent ! Elle a défendu TA FAMILLE ! Tu es ignoble de l'insulter après ce qu'elle a fait pour toi.

- Salut… Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

- Rien les garçons. Millicent et Gemma allaient partir. Elles allaient rentrer prendre le thé avec les parents de Milli. Je vais les raccompagner en bas. »

Millicent et Gemma bombèrent la poitrine, me jetèrent un regard noir et sortirent devant Daphné qui me serra le bras au passage.

« - Ce sont des pestes et tu le sais. Ne prend pas ne compte ce qu'elles ont dit. Si tu veux être amie avec Granger tu peux l'être. On s'en fou du reste Pansy. Je préfère te voir heureuse et amie avec nos anciens pires ennemis que malheureuse et enfermée avec ses familles de sang-pures étroites d'esprit.

- Merci Daphné.

- Je t'en pris. »

Elle referma la porte derrière elle, me laissant avec les trois serpentards, Malfoy, Zabini et Nott, les larmes aux yeux et un sourire sincère aux lèvres. Daphné était pleine de surprises.

J'étais assise sur mon bureau, Malfoy sur mon fauteuil et Zabini et Nott sur le canapé à côté de mon bureau. Malfoy parlait d'une fille qu'il avait rencontré la veille et qui avait « la plus belle paire de jambe que j'ai jamais vu ». Forcément, cette phrase m'avait fait lever les yeux au ciel.

« - Quoi Pans' ? Tu ne me crois pas ?

- Tu as déjà dit ça avec la fille de la semaine dernière Draco.

- Et celle de la semaine d'avant aussi d'ailleurs.

- Et celle d'encore avant.

- Merci les gars de me soutenir.

- Y'a que les filles qui se soutiennent Dray', nous on va toujours du côté du plus fort, question de survie.

- Et qui est le plus fort ?

- Toi Pans' bien sûr. Tu es la plus forte, la plus belle, la plus merveilleuse au monde.

- Qu'est-ce que tu veux Zabini.

- On dirait Granger quand tu fais cette tête là c'est magique !

- Ce qui est magique c'est ma baguette la ou je pense.

- Quelle vulgarité…

- On peut en revenir à moi ?

- Tout ne tourne pas autour de toi Draco.

- En l'occurrence, la fille d'hier soir, si.

- Tu me dégoutes.

- En fait, elle ne me tournait pas autour, c'est plutôt sa mangue qui me tournait autour.

- DRACO !

- Eheh.

- Bien joué mec ! D'ailleurs, qui c'était ?

- Stella, du département des sports.

- La fille qui cri sur tout les toits qu'elle va se faire Potter avant la fin de l'année ?

- Elle-même.

- Elle dit quoi ?

- T'étais pas au courant Pans' ?

- Dis-moi.

- Elle est persuadé qu'elle va coucher avec le Survivant avant la fin de l'année, et qu'elle cassera son couple avec Weasley-fille…

- J'y crois pas ! Qu'elle connasse !… Me regarder pas comme ça ! Je ne supporte pas cette fille.

- Je croyais que vous vous entendiez bien.

- Elle drague tout ce qui bouge.

- Toi aussi.
- Mais moi je saute pas tout ce qui bouge.

- Pas faux.

- Dis-moi Pansy, qui est le dernier mec avec qui tu as couché ? »

Je blêmis. Je n'avais aucune idée de qui était le dernier mec avec qui Parkinson avait couché, et vu la tête des trois garçons, eux, ils savaient. Je fus sauvée par la porte de mon bureau qui s'ouvrait avec fracas.

- Pansy Parkinson POV -

Potter avait déclaré que nous ne faisions plus assez de chose tous ensemble, alors il nous avait proposé à Weasley et moi, une journée à la plage. En tant normal je n'aime pas la plage. Mais Granger est tellement bien foutu que j'ai pris un malin plaisir à me mettre en maillot de bain et a me pavaner sur le sable des plages du sud de la France. Comment étions-nous arrivés ici ? Portoloin. Nous avions passé la journée à bronzer, nous baigner, faire du beach-volley et même boire des cocktails. J'avais passé une excellente journée avec eux, malgré la petite appréhension que j'avais eu au début. Mais Potter et Weasley étaient des mecs en or, toujours là pour leur meilleure amie, meilleure amie qui était actuellement dans mon corps en train de travailler d'arrache-pied avec Draco. Mon meilleur ami n'était pas très agréable avec ses employés… avec personnes en fait, et Granger devait l'avoir mit sur le fait accompli en lui faisant la morale depuis un moment déjà.

« - Herm', tu viens ? On rentre.

- Déjà ?
- Tu as rendez-vous avec Parkinson.
- Ah oui… Attendez. Comment le savez-vous ?

- On est auror. On sait ce genre de chose.

- Vous avez fouillé mon agenda.
- On a fouillé ton agenda.

- Vous êtes incorrigible…

- On veut seulement savoir si elle te fait du mal ou pas.
- Si elle me faisait du mal, je n'y retournerais pas Harry.
- Un point pour elle.

- Je sais, mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir de protéger.

- Viens avec moi alors.

- Hein ?

- Si vous venez voir par vous-mêmes que je ne risque rien, vous serez rassurés, et moi vous me laisserez tranquille.

- D'accord.

- Super. Laissez-moi prendre une douche à l'appartement et allons-y. »

Nous nous sommes mit de côté, derrière des rochers, pour éviter que les moldus ne nous voient disparaitre. Le portoloin se mit en marche et nous sommes réapparut devant notre porte d'entré. Je me précipitais vers la salle de bain, sachant que si je l'avais en première, je pourrais utiliser le temps qu'ils mettraient chacun sous la douche pour me préparer. J'avais peut-être le corps de Granger, mais je restais Pansy Parkinson, et Pansy Parkinson ne sort pas habillée comme un sac.

Nous étions devant l'immeuble de Malfoy & Cie. Weasley siffla d'admiration devant le building, Potter s'avançait déjà vers la réceptionniste. Je lui pris le bras et le traînais jusqu'à l'ascenseur - une imitation de celui du ministère de la magie - pour atteindre mon bureau… Enfin feu-mon bureau. Je toquais et entrais sans avoir attendu la réponse, interrompant ce qui semblait être un moment de gène entre mon corps et mes trois meilleurs amis.

« - Bonsoir.

- Granger.

- Parkinson ? On y va ?

- Non.

- Excuse-moi Malfoy, mais ce n'est pas toi que je parlais. »

Il se leva du fauteuil, me regardant avec des yeux froid comme la glace. Potter et Weasley se placèrent de part et d'autre de moi, comme deux gardiens.

« - Pansy et moi avons une discussion à finir. Dehors.

- Pansy et moi avons un rendez-vous. Elle vient.

- Ecoute Granger, ceci est mon entreprise, mon immeuble, donc mon bureau. Un claquement de doigt et toi et tes deux copains vous dégagez.

- Un claquement de doigt et tu es a Azkaban. »

Merde. J'aurais jamais du dire ça. Je savais que ce sujet était très sensible pour Draco. Je suis stupide.

« - Pardon ?

- Tu as très bien entendu. Maintenant Parkinson, bouge, on y va. »

Malheureusement pour moi, Granger était figée au milieu de la pièce. Elle semblait sur le point de s'évanouir. Et je n'étais pas la seule à l'avoir remarqué.

« - Pansy ? Pourquoi tu n'as pas répondu à la question de Draco ?

- Je… Pardon ? Quoi ?

- Qui était le dernier ?

- Je… Je ne sais plus, tu sais, je ne mémorise pas toutes les personnes avec qui j'ai eu une relation… »

Je ne sais pas de quoi il parlait mais la réponse ne plut pas du tout aux trois garçons qui s'échangèrent des regards anxieux. Blaise se glissa mine de rien derrière nous, fermant la porte et la bloquant d'un sort informulé.

« - Bon. Ce n'est pas qu'on aime pas l'accueil, mais Parkinson et moi avons un rendez-vous comme l'indique son agenda, alors peut-on y aller ?

- Non.
- Non ? Harry ? Pourquoi « non »?

- Parce qu'elle ne parle pas comme ça en présence de serpenatrd, parce qu'elle ne dit pas ça aux gens, même à ses pires ennemis ! Parce que je ne sais pas qui tu es, mais tu n'es pas ma meilleure amie. »

Il sorti sa baguette et la pointa vers moi, suivi de Weasley.

« - Qui êtes-vous ? Qu'avez-vous fait de ma meilleure amie ? Qu'avez-vous fait d'Hermione Granger ? »

J'étais dans la merde.

Les cinq garçons avaient leurs baguettes de sorties, deux d'entres eux l'avaient pointée sur moi, les trois autres étaient près à dégainer au moindre soucis.

« - Je ne répèterais pas la question.

- Je ne vois pas de quoi tu parles Harry.

- Hermione Granger n'est pas comme toi. Ça fait deux semaines qu'on te surveille ! Tu crois nous avoir berné ?

- Je ne vois pas…
- LA FERME ! Ou. est. Hermione.

- Je ne…

- C'EST MOI ! C'est moi.

- Pansy qu'est-ce que tu racontes ?

- Je suis Hermione Granger, et elle, c'est Pansy Parkinson. »

Ils nous regardèrent tous l'une après l'autre, ne sachant pas si nous étions devenu folle ou pas.

« - Expliquez-vous. »

Granger soupira et s'assit sur le canapé. Elle passa une main tremblante dans ses - mes - cheveux, et prit une grande bouffé d'aire.

« - Le jour de la cérémonie des un an d'après guerre, je suis aller prendre l'air. Pansy y est aller aussi et nous nous sommes retournées au même endroit. On discutait de la pluie et du beau temps quand deux coupes de champagnes sont apparus. On a trinqué, puis le trou noir. En nous réveillant, j'étais elle, et elle moi. »

Théo soupira puis sourit.

« - Ça explique certaine chose. Au moins je suis rassuré, Pansy n'est pas devenu une activiste contre l'esclavagisme des elfes de maisons.

- Ah non. Ça c'est une exclusivité d'Hermione Granger.

- On est là. On vous entend.

- C'est vrai. Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? »

Je soupirai. Il n'y avait rien a faire. C'était certain.

« - Granger et moi allons faire des recherches sur cette potion. Elle doit encore être dans votre organisme sinon, vous auriez retrouvé votre corps d'origine. On va créer une contre-potion et arranger ça. Pendant ce temps, Potter et Weasley vont s'occuper de toi Pansy. Ils vont faire de toi une vraie Hermione Granger, et nous allons faire de Granger une vraie Pansy Parkinson. Il faudrait que vous passiez le plus de temps ensemble, pour prendre en notre certaines habitude de l'autre, etc. Ça va à tout le monde ?

- Je suppose qu'on a pas le choix ?

- Non Draco.

- D'accord, juste cinq secondes. »

Il s'approcha de moi, et me frotta son poing sur le sommet de ma tête d'une manière des plus désagréables.

« - DRACO !

- Ça, c'est pour avoir été méchante tout à l'heure.
- Connard. »

Il sourit et m'embrassa le front. Ça m'avait manqué. Je lui sourit en retour sous le regard des autres.

« - Étrangement, je trouve que Draco et Granger vont hyper bien ensemble physiquement. »

Blaise n'eu même pas le temps de sourire après sa phrase que Draco lui avait déjà lancé un crache-limace et Granger un expulso qui le projeta contre le mur d'en face. Au moins ils pouvaient se mettre d'accord sur certains points… comme victimiser Blaise.