Je suis d'humeur généreuse ^^ donc je vous offre une p'tit suite (chaude) pour le Week-End ...

Chapitre 4

A dix-neuf heures trente tout le monde se dit au revoir et au lendemain matin pour finir la toiture.

«Je rêve d'une bonne douche,» souffla Casey en se passant la main sur la nuque d'un geste las.

Chuck se sentit rougir à l'évocation de la douche aussi préféra-t-il changer de sujet.

«Si tu es trop fatigué on peut annuler le pique-nique» proposa-t-il devant la fatigue évidente de son compagnon.

«Non, non, une bonne douche et il n'y paraîtra plus» assura le major tout en évitant un écueil sur le la route.

Arrivé au cottage Casey proposa au jeune homme de prendre sa douche en premier mais celui-ci, devant la lassitude évidente de son compagnon, le laissa se doucher en premier. Le militaire apprécia l'attention et ne se fit pas prier. Quarante-cinq minutes plus tard, ils reprenaient la route en direction du lieu du pique-nique.

«Ou sommes-nous ?»

«Dans un endroit idéal» répondit mystérieusement le militaire.

«Mais c'est une propriété privée» répliqua le jeune informaticien ayant aperçu un panneau annonçant qu'il était interdit de pénétrer dans la propriété sous peine de poursuites.

«Pas de soucis, cet endroit appartient au père d'Andy, j'ai la permission de l'utiliser aussi souvent que je le désire».

Sept kilomètres plus bas, il arrêta le SUV.

«On doit faire le reste du chemin à pied» expliqua-t-il en se saisissant du panier et de la couverture que Sharon lui avait préparés, laissant à Chuck le soin de prendre la petite glacière.

Après une courte marche, ils arrivèrent dans une petite baie à l'abri des regards et donnant sur une vue magnifique surplombant le lac. Casey installa l'épaisse couverture au sol, un peu en retrait de la plage, prés des arbres, puis il commença à déballer les mets que la jeune femme avait préparés pour eux, la remerciant mentalement de l'excellent goût dont elle avait fait preuve.

«J'espère que tu as faim ?»

«Je meurs de faim ! »

«Tant mieux car je me vois mal tout dévorer tout seul.»

«Mais quand as-tu préparé ça ?» questionna le jeune homme.

Pour toute réponse l'agent de la NSA lui tendit une bière fraîche. Chuck accepta la boisson, tout en prenant place en face de lui sur la couverture et en s'adossant à un arbre. Casey finit de déballer les denrées que la jeunes femme avait préparées pour eux sous le regard appréciateur du jeune homme. Le repas se passa dans une ambiance détendue. Ils parlèrent peu, chacun perdu dans ses pensées. Juste après le dessert, un gâteau au chocolat, Casey déblaya les reliquats du repas, puis se réinstalla sur la couverture de façon à être en face du lac, adossé au seul tronc qui permettait d'être ainsi installé. Un petit sourire mystérieux ornait son visage.

«Viens là sinon tu auras mal au cou et au dos. » prédit le militaire.

«Hum, pourquoi ça?»

Au moment même où Chuck posait la question, une détonation assourdissante se fit entendre. Instinctivement il tourna la tête dans la direction du bruit.

«Un feu d'artifice !» s'exclama-t-il.

«Le plus beau de la région. Chaque année pendant l'été, quatre feux sont tirés, ils sont mêmes considérés comme faisant partie des dix plus beaux du pays.» expliqua l'agent de la NSA «Allez viens là, sinon tu vas vraiment te faire mal.»

Chuck hésita un instant.

«Tu as peur?» provoqua John.

« Non» répliqua-t-il de suite avant de venir prés de son coéquipier.

Alors qu'il allait s'assoir à coté de lui, Casey lui saisit le bras et le tira vers lui pour le faire assoir entre ses jambes et l'enlacer. Confortablement installer le dos appuyer contre le torse musculeux du militaire, Chuck se détendit progressivement en admirant le magnifique spectacle qui s'offrait à lui : celui du feu d'artifice et de son reflet dans l'eau limpide du lac.

Alors qu'il finissait par se laisser totalement aller dans les bras de l'agent de la NSA, il sentit des lèvres se poser sur sa nuque, déposant de ci et de là de doux baisers le faisant frissonner, puis des dents vinrent mordiller la chair tendre en remontant lentement vers le lobe de l'oreille. Un léger gémissement lui échappa quand le petit morceau de chair fut happé par une bouche chaude et gourmande. Dans un geste inconscient d'abandon il rejeta la tête plus en arrière, rendant ainsi l'accès plus simple à son tourmenteur.

Casey sentait son partenaire trembler entre ses bras. Les mains, que le jeune homme avait posées sur ses cuisses et qui se crispaient plus ou moins, ainsi que les gémissements qu'il poussait, lui donnaient une bonne indication quant à l'érogénéité de la zone de peau sur laquelle il travaillait. Quand il trouva une zone particulièrement sensible il s'y attarda, profitant de cette distraction pour déboutonner lentement d'une main la chemise de Chuck tandis que l'autre lui maintenait la mâchoire en arrière, accentuant la cassure du cou. Doucement ,sans cesser de tourmenter la nuque de son amant, Casey, dans une caresse à peine appuyée, se mit à cajoler la peau chaude et soyeuse des abdominaux. Chuck se cambra à la rencontre de cette main qui le faisait frissonner. Peu à peu, dans un frôlement, celle-ci remonta pour venir saisir un mamelon. Le cadet laissa échapper un gémissement de contentement à cette action.

Charles se mordit la lèvre de plaisir lorsque Casey raffermit sa prise sur l'un de ses mamelons. Sa respiration s'accéléra lorsque son partenaire se mit à jouer avec le bouton de chair, le pinçant plus ou moins fort, le frôlant dans un toucher fantôme, le faisant rouler sous sa paume. Il sentit son amant se mouvoir tranquillement pour venir mordiller le creux de sa clavicule.

John se décala lentement pour pouvoir étendre Chuck sur la couverture sans jamais arrêter les tendres tourments qu'il infligeait au jeune homme. C'est seulement une fois que celui-ci fut totalement allongé qu'il redressa légèrement la tête pour observer le visage de son compagnon avant de fondre sur les lèvres entrouvertes. Le baiser, bien qu'intense, était tendre et délicat. Puis abandonnant à regret cette bouche chaude et accueillante, il fit glisser la sienne le long du cou de son amant, prenant encore quelques instants pour mordiller la pomme d'Adam avant de capturer un bouton de chair du bout des lèvres.

Un miaulement de plaisir échappa à Chuck lorsqu'il sentit son mamelon être happé par la bouche chaude de Casey, quand celui-ci se mit à alterner mordillement et aspiration sur le petit bout de chair tendre tandis que son autre main continuait à titiller l'autre bourgeon de chair. Il ferma les yeux et se cambra dans un mouvement de pur plaisir.

Le militaire, après avoir joué quelques minutes avec tétons, les abandonna pour faire courir ses doigts sur les flans découverts de son amant alors que sa bouche descendait toujours plus bas, tirant des gémissements de plaisir au jeune homme. Il s'arrêta un moment pour jouer avec le nombril, s'amusant à glisser sa langue à l'intérieur, faisant à chaque fois se s'arcbouter son amant, avant de remonter lentement pour aller quêter un autre baiser tout en laissant sa langue dessiner d'étranges motifs secrets sur la peau soyeuse de son amant.

L'informaticien, une main tordant la couverture, l'autre devant sa bouche, tremblait de plaisir et de désir. Une petite brise fraîche soufflait, accentuant le contraste avec la sensation de chaleur humide laissée par cette langue qui traçait des arabesques sur son corps. Lorsque son amant lui attrapa son poignet pour l'embrasser, il ouvrit les yeux un instant, juste le temps de croiser un regard bleu assombri par la convoitise, avant de se laisser emporter dans un baiser enflammé. La bouche du militaire étouffa un énième gémissement. Quand les mains de Casey s'attardèrent un instant au niveau de sa ceinture avant de la déboucler et de déboutonner le jean avec un art consommé, il posa une main dans les cheveux courts de l'agent de la NSA. Lorsqu'il sentit son jeans et son boxer glisser il haussa spontanément un peu son bassin pour leur permettre d'être abaissés.

Sans cesser le baiser, John posa la main sur le sexe en érection de son partenaire, le flattant délicatement dans un premier temps avant de le saisir fermement. Il sentait que son partenaire était déjà près de jouir, aussi décida-t-il de ne pas le faire attendre plus longtemps. Il stoppa le baiser pour pouvoir observer son amant. Il imprima un mouvement de va et vient ferme sur le membre luisant, se délectant des halètements et des gémissements qui coulaient sans discontinuer de la gorge du génie en informatique.

«... Casey ! ...» appela Chuck en se répandant sur son estomac et sur la main du major.

Le major regarda son partenaire revenir lentement dans la réalité, trop conscient de son propre désir enserré dans son jean. Doucement il se positionna au-dessus de lui, puis il se ré-empara de la bouche du jeune homme, dans un baiser doux mais intense, tandis que ses mains repartaient à l'assaut de cet homme qu'il désirait posséder plus que tout au monde. Lorsqu'il sentit le corps sous le sien se mettre à trembler tout en ondulant contre lui, il se redressa interrompant le baiser ainsi que les caresses qu'il prodiguait.

« Casey ? » questionna doucement Chuck, retenant son amant d'une main posée sur sa nuque.

Le militaire déposa un baiser furtif sur les lèvres gonflées et entrouvertes du jeune homme. Sans le quitter des yeux il se saisit de la main qui tenait la couverture pour la porter vers le devant de son jean.

Chuck se sentit rougir devant la demande explicite de son ami : il n'avait jamais procuré du plaisir à quiconque et avait peur de ne pas être à la hauteur.

« Chuck » murmura le major contre sa bouche, sentant l'hésitation visible du jeune homme.

« Je n'ai jamais … » tenta de s'expliquer le geek, détournant le regard, honteux de son inexpérience.

« Chut …. Aie confiance… Tu ne peux que me faire du bien et de toute façon je te guiderai si nécessaire, » indiqua John avant de reprendre les lèvres de son jeune amant dans un baiser passionné.

Chuck, rassuré par ses paroles de confiance, essaya de déboutonner d'une main tremblante le bouton du jean, mais au bout d'une minute, n'y parvenant pas, il fit glisser lentement sa main de la nuque sur le cou puis le torse encore vêtu de son ami. Tremblant encore il parvint enfin à défaire le bouton du jean et à ouvrir la fermeture éclair, puis il fit glisser délicatement le jean et le sous-vêtement le long des fesses, libérant le membre tendu et coulant de son amant. Il plaça une main hésitante sur la verge et entama un timide va et vient.

« Chuck ….plus ferme,» pria John dans un gémissement enfouissant sa tête dans le cou du jeune homme.

Encouragé par les paroles et surtout les gémissements de son ainé, il raffermit sa poigne et accéléra la cadence de son mouvement. Il sentait le corps du major trembler et se tendre sous ses caresses. Prenant peu à peu confiance, il fit courir une de ses mains sous le t-shirt et alla titiller les mamelons tendus.

« Oui » gémit l'agent de la NSA sentant la jouissance le gagner lentement.

Casey s'empara fougueusement des lèvres de son jeune amant tandis que ses mains s'emparaient à nouveau de la virilité de celui-ci, le conduisant à l'excitation totale. Peu après, lentement, sa main droite descendit vers les fesses de Chuck, les caressant voluptueusement.

«Casey » appela le geek en se raidissant, sentant la peur le gagner quand l'index du militaire s'attarda sur son intimité.

« Chut… je ne te ferai rien que tu ne désires pas » rassura le major, percevant l'angoisse du jeune homme, tout en continuant la caresse.

Rassuré par la promesse qui lui avait été faite, le jeune informaticien se détendit doucement et apprécia les sensations qui naissaient en lui.

John aurait aimé faire durer le plaisir, mais il y avait trop longtemps qu'il niait son propre sa propre satisfaction pour pouvoir tenir encore. Il s'allongea complètement sur Chuck, faisant se toucher leurs virilités. Les deux hommes gémirent de concert à la sensation.

Charles poussa un fort gémissement et s'arc-bouta quand le militaire enserra leurs deux verges ensemble dans une main ferme. Le frottement des deux membres l'un contre l'autre, la main qui allait et venait, la sensation d'être serré, lui faisaient perdre la notion de ce qui l'entourait à l'exception de cette lave qui coulait dans ses veines, embrasait ses reins et son ventre et le faisait s'arquer vers la caresse. Puis soudain le flot l'emporta et il se déversa dans un cri.

La sensation humide sur sa main, le spasme qui parcourut alors son amant, amenèrent à son tour John au paroxysme du plaisir qui explosa à son tour en longs jets qui maculèrent leurs deux ventres. Il fit encore courir sa main quelques secondes, le temps que l'orgasme qui les avait emportés se dissipe, puis il la remonta sur la nuque de Chuck et leurs bouches s'unirent dans un baiser torride. Il sentit le geek s'abandonner entièrement à son étreinte puis il le relâcha et s'allongea à côté de lui avec un soupir de satisfaction.

Ils restèrent de longues minutes, allongés l'un contre l'autre sans dire un mot, reprenant doucement contact avec ce qui les entourait. Puis John se saisit d'une serviette en papier et se nettoya rapidement avant de donner une autre serviette à Charles pour lui permettre de faire de même.

« Nous ferions mieux de rentrer, il commence à se faire tard et nous devons arriver tôt chez Sharon et Andy demain matin, » déclara calmement le militaire en se relevant.

Chuck se leva à son tour en regarda son amant, qui lui tournait le dos, se mouvoir et se rhabiller. En se mordant la lèvre inferieure, il baissa piteusement la tête avant de se nettoyer et de se revêtir lui-même. Casey finit de ranger, sans remarquer le comportement anéanti du jeune informaticien.

Une demi-heure plus tard, confortablement installé dans le véhicule, Chuck contemplait silencieusement le paysage, perdu dans ses pensées. L'agent de la NSA essaya à plusieurs reprises d'entamer la conversation mais devant les réponses monosyllabiques de son compagnon il laissa tomber, mettant le silence de Chuck sur le fait qu'il était épuisé. Et c'est dans le plus grand silence qu'ils regagnèrent le cottage.

A suivre ...

Alors, la température a légèrement montée ?