Disclamer : Je n'ai rien

Chibi-Taya-BryanLol pas grave, c'est la review qui compte ! Vala la suite !

Radicalement : oui, du pur sadisme. Faut dire que ce fic est mon exutoire, et ça me plaît ! Trop de questions ? Ben t'as pas fini ma pauvre, parce que des questions j'en ai encore plein en réserve !C'est qui Mary Higgins Clark ? . . . . ah on vient de m'expliquer ! Faut dire que j'ai jamais lu les romans policier ou de suspens. Et pourtant ça m'empêche pas de me casser la tête pour faire du suspens ! Bah, le Happy ending, tu peux l'oublier, parce que after the last call, none can escape from the death row. Bye!

sousou: #manque de tomber à la renverse# Ray le coupable ?? . . . . . . . . Si tu le dis :) lollllll Niehehe . . . j'ai pas fini de faire durer le suspens . . . quoique ! encore un ou deux petit chapitres et tu sauras !

Jellina Nan, personne ne sait qui a fait le coup, mais ça va venir. Ray aura sans doute le plus d'infos . . . quoi que Max en a eu pas mal ! Lol ! Kissssss

Etoilounette Hee-chan, sois gentil, fais pas de mal à Etoile, j'y tiens moi !
Heero : Hn.
Leen : Alala . . . tu changeras jamais.
Heero : et pourquoi faire ?
Leen : heu . . . . Oui bon ça va !
Heero :
Leen : è.é Allez, bonne lecture !

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LA DERNIERE MARCHE, selon le film portant le même nom, et Le dernier jour d'un condamné (Victor Hugo)

« Je ne relirais pas Le Dernier jour d'un condamné : Dieu m'en garde ! » « Brisé et épuisé, il ajoute : « Ce criminel n'a pas de pass : il vient là sans antécédents, sans souvenirs : on dirait qu'il n'a pas vécu avant d'être criminel. … C'est un être abstrait. … On est froid pour cet être qui ne ressemble à personne. »

Charles Nodier, Dans le Journal des Débats, 26 février 1829

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18 juillet 2004
Malheureusement
heureusement
le temps n'a pas avancé
après sa défaite
contre son ami.

xxxx

-Pourquoi donc ?
-Je ne sais pas.
-Il a refusé de parler ?
-Il a refusé de garder l'espoir.
-Mais ce n'est pas fini !
-J'ai bien peur que si.
-Max, je te croyais moins défaitiste.

Le blond regarda
le jeune japonais

-Tu ne peux pas savoir tout ce qui a pu se passer en quatre années.
-Si personne ne me l'explique, je ne pourrais jamais savoir.
-Ce n'est pas à moi qu'il faut demander des explications Tyson.
-Pas encore, en effet.

Silence.

-Tu vas le voir ?
-Je n'ai pas le choix . . .
-On a toujours le choix . . . toujours.

Tyson se releva.
Max ne bougea pas
accoudé à la table.
Il ne veut plus bouger.
Il voudrait être de retour
quelques années auparavant
quand Kai était libre
quand il était libre.

Mais on y peut rien.
Ce qui est fait est fait.
Autant vivre avec.
Ou bien mourir
pour ce qu'on a fait
ou pas.

xxxx

Je refuse d'abandonner
Je refuse de croire
Tant que je ne l'aurais pas entendu
par moi-même.

-Le pénitencier ?

Ce lieu si froid et si lointain.

-Oui.
-Personne ne va jamais là bas.
-Les choses changent.

Trop.

-Une connaissance ?

Je pensais pourtant.

-On peut dire ça.

Mais on a tous nos secrets.
Moi le premier.

De la route
encore de la route
trop de route
qui me sépare
de la vérité
et du mensonge.

-Nous y voilà.

Je ne l'avais même pas remarqué . . .
pourtant il est si grand . . . si
sombre
solitaire dans son entourage.

Comme lui.

Tyson descendit du taxi qui l'avait amené jusque là.
Après avoir parlé avec Max
il ne voulait plus attendre
alors il partit
dès que le blond lui dit
le lieu
de sa rétention.

xxxx

-Visite.

Encore un
qui vient pour comprendre
alors qu'il n'y a rien à comprendre.
Coupable
ou pas ?
Je n'arrive même plus à savoir.
Alors à quoi bon les éviter ?

Je ne peux
ni gagner
ni perdre
une guerre à laquelle
je décide
de ne pas
participer.

Soupirant, Kai se releva.

Que le second round commence.

-Je suppose que tu sais pourquoi je suis ici ?
-Et je suppose que toi tu en ignores la raison.
-J'attends juste que tu me la dises.

Kai garda les yeux fixés sur Tyson,
Tyson ne détournait pas son regard,

de celui qu'il considérait comme son ami . . .

-Et si je ne peux pas ?
-Pourquoi ça ? un nom, une explication, . . .
-Voire même une confession c'est ça ?

Silence.

-Oui. Je sais que ce n'est pas toi.

Kai le regarda
surpris.
Il n'avait jamais dit que ce n'était pas lui.
Il n'avait jamais avoué que c'était un autre.
Mais Tyson savait.
Alors . . .

- . . .
-Je connais ton regard Kai. J'ai eu le froid . . . comme le chaud . . .

Un certain après midi il y a cinq ans.
Déjà . . .

-Je connais ton sourire comme je connais tes larmes . . .

La même journée
deux âmes passant aux aveux.

-Et je te connais tout simplement.
- . . . Qui sait si les gens ne changent pas au fil du temps ?
-Tu es le second à me l'avoir dit aujourd'hui . . .
- . . .
-Mais je n'y crois pas. parce que malgré la distance et le temps, une famille restera unie et soudée, se connaissant parfaitement . . .
-On retrouve toujours les caractéristiques d'une personne dans les actes qu'elle commet.
-Alors je sais que ça ne peut pas être toi.
-Qui te le prouve ?
-Malgré ton air froid, tu as toujours été là pour nous. Et ça, personne ne pourra jamais te l'enlever.
-Malgré mon air froid j'ai décidé de me rapprocher de vous . . .
-Et tu as su te faire accepter.
-Mais jusqu'à quel point ?

Amertume
Joie
Trop de sentiments
en trop peu de temps.

-A un point que tu ne peux même pas imaginer.

Kai le regarde
remerciant
d'un simple regard
la personne qui lui tenait
à cœur.

-Alors ?
-Très bien . . .
-Je ne veux pas de nom . . .
-Mais des explications.

Les deux adultes se sourient
et enfin Tyson va commencer
à comprendre.

xxxx

Je suis la
sur cette terre
chaude
pleine de lumière . . .
Trop chaude
trop lumineuse
à la raison pour laquelle
je suis ici.

J'ai vu Max tout à l'heure . . .
Son visage m'avait manqué
mais il a changé
tout comme moi
tout comme chacun.
Pourtant . . .

Je ne sais pas.
Il y a trop de non-dits entre nous.
Il faudra faire le point
pour éviter
de redevenir
de parfaits
inconnus.

Il m'a dit où était Kai . . .
Kai . . .
Je veux savoir
pourquoi
comment

Le passé
le présent
et même l'avenir.
Parce que je refuse de croire
qu'il n'y en aura pas.

Le soleil se couche
lentement
sur cette terre de feu.
Le désert
la chaleur
étouffante
comme nos mensonges.

Attends moi.

Les portes du pénitencier sont la
devant moi
je n'ose pas les franchir
j'ai trop peur
et je ne saurais pas quoi dire.
J'ai peur
de me perdre
dans ta vérité
dans ton regard
ou même tes larmes.

Je suis lâche
je l'avoue
mais après
quatre ans
quatre longues années
d'absence
et de secrets
il ne peut en être autrement.

Ray respira profondément
et se prépara à pénétrer dans l'enceinte de la prison.
Prêt à se jeter
dans la gueule du loup
prêt à faire tomber
les masques
tous
et sans exception.

Un garde vient le chercher
pour le mener à Kai
Ray le suit
sans protester
il ne le pourrait pas
parce qu'il se met
lui-même
au pied du mur.

Au détour d'un couloir
il voit quelqu'un
une silhouette
familière
qu'il n'a plus revue
depuis longtemps déjà.

-Tyson ?

Le japonais le regarde
souriant
pleurant

Contraste
mais compréhensible
parce que Ray sait
que lui aussi pleurera.
Le sourire est l'espoir
les larmes sont la fatalité.
Il n'y a plus rien à espérer . . .

-Va le voir Ray.
-C'est ce que je comptais faire.
-On se retrouve plus tard, hein ?

Ah Tyson . . .
tu te raccroches à notre nouvelle rencontre
parce que tu sais que tu ne peux plus te raccrocher
à lui.
Je ne peux que lui sourire
le rassurer
comme ils devront me rassurer
moi aussi.

-Promis.

Puis le garde le fait sortir.
Mais au moins je sais
qu'après
on s'expliquera
tous ensemble.