Titre : The destiny is against us.

Pairing : MidoTaka (Midorima x Takao)

Rating : T

Disclaimer : Le manga "Kuroko no Basuke", et ses personnages ne m'appartiennent pas. Tous sont la propriété de Tadatoshi Fujimaki.

Note de l'auteur : ↓↓


Chapitre 3 :

Il s'était passé une semaine depuis que Takao avait eu un accident dont il ignorait tout détail. Une semaine que la routine « métro, boulot, dodo. » c'était installé chez lui. En remplaçant le métro par la voiture. Une semaine qu'il avait l'impression que le monde autour de lui n'avait plus aucun sens. Une semaine qu'il avançait, sans vraiment savoir pourquoi. Une semaine qu'il n'arrivait plus vraiment à trouver le sommeil.

Les patients s'étaient enchaînés durant toute cette même semaine, sans un moment de répit, et ses espoirs concernant ses heures de travails assouplies commençaient sérieusement à s'amenuiser. Au lieu que ses journées de travail se raccourcissent comme il l'avait demandé, au contraire, elles s'étaient allongés, et même étalées sur ses jours de repos. Une semaine de plus et il posait ses congés, qu'importe l'avis de Takao-san. Il voulait le voir et il le devait, il l'avait laissé en pleine nuit il y a une semaine pour que finalement, il apprenne qu'il était à l'hôpital. Même s'il trouvait toujours que sa réaction durant cette soirée était légitime, les heures de travails s'étaient enchaînés sans pause la semaine dernière aussi, il n'aurait jamais pu prévoir l'éventualité que Takao soit victime d'un accident. D'ailleurs, qui pouvait le prévoir, cela ? Même sans être fautif, le vert ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Il aurait dû l'obliger à rentrer avec lui, le porter voire même le traîner par la cheville s'il cela était nécessaire, et non le laisser seul, la nuit.

Mais tout cela, il devait le mettre dans un coin de son esprit, il aurait tout son temps pour s'excuser auprès de son faucon lorsqu'il se réveillera. Car oui, pour le mania des horoscopes, le réveil de Takao n'était pas discutable, c'était une certitude. Il allait se réveiller sous quelques semaines, être un peu déboussolé les premiers jours, voir les premières semaines et cela serait normal, puis il reprendrait leur vie d'avant, ensemble, comme-ci tout ce qui c'était passé n'était qu'une bonne blague.

Mais pour l'instant, avant son réveil, ses excuses et la reprise de son train de vie normal avec sa moitié, il était sur le chemin vers l'hôpital Aiiku.

En effet, aujourd'hui était le seul jour de repos que lui avait accordé son supérieur, voyant son employé s'impatienter et fatiguer. Il avait quitté leur appartement dans des heures assez avancées de la mâtiné. Pour l'instant, rien ne pressait. La sœur du joueur de basket lui servant de petit ami l'avait tenu au courant toute la semaine sur l'état de son frère, lui rassurant pratiquement trois fois par jours que tout allait bien, par sms. Et encore une fois, elle lui avait assuré dans la mâtiné que tout allait bien, et c'était enquise de l'heure à laquelle il devait arriver, afin de pouvoir le laissé seul avec son compagnon.

Il prenait donc tout son temps sur le chemin, même si très impatient de voir Takao, il profita un peu pour marcher, cela faisait un peu longtemps qu'il ne s'était pas baladé dans la ville. Il en profita pour regarder un peu autour de lui : les enfants accompagnés de leurs parents, tous excités, les personnes âgées discutant paisiblement sur un banc en bois, des touristes d'une quelconque nationalité, sûrement européenne au vu de leur grande taille et de leurs cheveux blonds et leurs yeux bleus. Cela se confirma lorsqu'il, sans le revoir bien-sûr, les entendit parler en allemand. Il continua sa marche, sans vraiment faire attention à ce qui se trouvait devant lui, préférant plutôt regarder les alentours. Malencontreusement, il bouscula une personne, et tout en se retournant pour s'excuser, il reconnu son ancien senpai du temps de sa première année au lycée Shutoku.

« Miyaji-senpai ?

- Midorima ! »

Sans vraiment savoir comment, ils s'étaient retrouvés attablé à un quelconque café, son aîné ne lui ayant pas vraiment laissé le choix.

« Vous n'avez pas autre chose à faire que de m'inviter au café, Miyaji-senpai ? Je dois aller quelque part et..-

- Je ne suis plus ton senpai depuis un bout de temps maintenant, appelle moi juste Miyaji ! Ça fait longtemps qu'avec les gars on n'a plus aucunes nouvelles, alors ?

- … Alors quoi ?

- Ben Takao et toi ? Toujours ensemble ?

- Pa-Pardon ? Comment êtes-vous au courant des relations que Takao et moi entretenions ? dit Midorima en s'étouffant dans son café.

- Yuya m'a simplement mis au courant ! Il m'a dit que c'était très flagrant, j'aurais aimé pouvoir voir ça.. dit l'aîné des Miyaji en tournant sa cuillère dans son cappuccino.

- Eh bien...ahem... dit le vert afin de se redonner une certaine contenance, si vous êtes toujours au courant, je ne vois pas pourquoi vous cachez le fait que nous sommes toujours ensemble... »

Miyaji, qui était précédemment collé à sa boisson, décolla de sa chaise, sautant de joie, ce qui surprit l'as de leur ancienne équipe de basket.

« Je le savais que ce n'était pas une amourette de lycée ! Otsubo et Kimura me doivent chacun 5 000 yens*. J'aurai dû parier plus !

- Otsubo-san et Kimura-san étaient eux aussi au courant et... vous avez parié sur la longévité de notre relation ? demanda Midorima, surpris.

- Bien évidemment qu'ils étaient au courant ! T'inquiète Midorima, je le savais que votre couple allait durer, je l'ai vu dès votre premier entraînement qu'il y avait quelque chose. »

Leur premier entraînement… cela remonte à un moment déjà...

...

« Aller les nouveaux, encore cinq aller-retour avant de pouvoir boire ! » dit Otsubo.

Les cinq aller-retour se firent assez rapidement pour toute l'équipe, qui pu aller se rafraîchir avant de revenir sur le terrain.

« Bien, avant de commencer l'entraînement, j'aimerai, comme chaque début d'année, annoncer qui seront les titulaires pour cette saison. S'il y a une quelconque défaillance au niveau des notes ou du comportement au sein de l'établissement, je n'hésiterai pas, en tant que capitaine de l'équipe, à sévir. Enfin, les titulaires seront Miyaji Kyoshi en numéro 6, Kimura Shinsuke en numéro 5, Midorima Shintarô en numéro 6 et enfin Kazunari Takao en numéro 10. » Finit Otsubo, en regardant, un par un, les quatre garçons désignés. Ce dernier leur accorda une pause de dix minutes, dans laquelle il put s'éclipser afin de s'occuper d'autres choses.

Miyaji était tellement heureux, après deux ans d'acharnements, il était enfin désigné comme titulaire de 'l'équipe de basketball de Shutôku ! Finalement, tout ce travail aura payé, et il lui faudra assurément encore plus de travail pour assurer sa place de titulaire. Il se retourna vers Kimura, lui aussi désigné et enfin se retourna vers les deux premières années directement sélectionnés : Midorima et Takao. Ces derniers avaient l'air de se chamailler, l'un rigolant et l'autre grondant sans vraiment y mettre une certaine volonté à ce qu'il le laisse tranquille. Il ne pouvait pas très bien entendre ce qu'ils disaient, seul le surnom « shin-chan, Shin-chan », répété plusieurs fois par le joueur brun lui arrivait.

« Un problème avec les deux nouveaux titulaires ? demanda Kimura en s'approchant, voyant bien son équipier les fixer depuis un petit moment.

- Ils ont l'air… trop fusionnel pour qu'on puisse dire qu'ils viennent à peine de se connaître.

- C'est comme ça que se forme les grands duos en sport. Continua Otsubo, était revenu depuis quelques instants et qui avait écouté leur conversation.

- Ouais. » finit Miyaji, continuant de les regarder se chamailler pour la forme à propos d'il ne savait quelle broutille, sans même se retourner vers le nouveau arrivant

...

« Vous aviez l'air si fusionnel alors que vous vous étiez à peine rencontré. On sentait qu'il y avait quelque chose en dessous avec Kimura. Finalement, on ce n'était pas trompé.

- La seule chose dont je me souviens de Takao aux débuts de nos années à Shutôku, c'est qu'il était collant. Répondit Midorima, en replaçant ses lunettes.

- Si tu le dis. Continua le blond, avec un leger sourire, content de revoir l'un de ses anciens kohai. Et sin-…»

Il ne put finir sa phrase, la sonnerie du téléphone de Midorima l'ayant coupé. Il pouffa légèrement en reconnaissant la sonnerie de Midorima, une musique de JPOP commerciale, et ce dernier fronça les sourcils, avant de s'excuser pour répondre, sans regarder qui serait au bout du fil.

« Midorima Shintarô à l'appareil. A qui ai-je l'honneur ?

- Shin-nii… Il est… Kazu-nii, il vient de se lever, viens vite s'il te plaît, ça lui fera plaisir de te voir ! »

"Dieu merci," pensa-t-il en premier.

Il n'eut le temps de répondre que son interlocuteur raccrocha. C'était la sœur de Takao. Il venait de se réveiller. Il avait été fort, il avait réussi. Mais il n'était pas là. Il devait y aller maintenant.

Avant de s'en aller en courant vers l'hôpital ne se trouvant plus très loin, il alla saluer comme il se devait Miyaji, lui expliquant qu'il avait reçu un appel urgent, et lui donna l'argent pour payer son café.

« Garde ton argent, j'invite. En plus, tu m'as fait gagner 10 000 yens. La prochaine fois, j'espère que tu seras avec Takao, que je le remercie !» Dit Miyaji, criant à travers le café, Midorima s'étant déjà dirigé vers la sortit

Il ne lui répondit pas, et ouvrit la porte du café, sans faire attention à qui il bousculait. Il n'avait pas le temps de s'excuser cette fois. Il continua de courir, courir, jusqu'à en perdre le souffle s'il fallait, jusqu'à arriver à destination.

Finalement à l'hôpital, il se dirigea vers l'accueil afin de savoir où se trouvait la chambre dans laquelle ils l'avaient placé. Après s'être enquis de l'emplacement de la chambre, qui n'était heureusement non loin de l'accueil, il alla d'un pas rapide vers l'endroit indiqué pour y retrouver la sœur de Takao, assise.

« Bonjour Takao-san. dit Midorima.

- Oh Shin-nii, tu es allé vite ! Dis, tu as supprimé mon numéro ou bien ? Tu ne m'as pas reconnu lorsque je t'ai appelé ? dit la jeune fille, les joues rouges, et les larmes aux yeux, se levant à l'arrivé du vert.

- Excuse-moi je n'avais pas regardé l'écran de mon téléphone avant de décrocher. Où est ton frère ?

- On l'a emmené afin de voir comment il s'en sortait. J'espère qu'il n'a rien, tu sais, il s'est fait revensé, puis est tombé dans le coma, peut-être qu'il en ressortira avec...-

- Ne soyons pas pessimistes.» répondit-il assez sèchement sans le vouloir, étant assez stressé.

Elle ne s'offusqua pas de sa réponse, au contraire, elle n'avait pas l'air de le prendre pour elle. Cette dernière, encore lycéene qui, pour l'instant, était encore en vacances, ressemblait très peu à son frère, excepté qu'ils avaient les mêmes yeux, elle avait les cheveux châtains et un teint aussi pâle que le sien. Peut-être avait-elle hérité du père Takao qu'il n'avait jamais vu, puisque la mère était le portrait de Takao.

Ils attendirent quelques instants dans un silence bien qu'un peu gênant, assez confortable en soit, le retour du frère pour l'une et du petit ami pour l'autre. Si la mère n'était pas au courant pour leur relation, cette dernière avait été une des premières à le savoir, les ayant simplement pris un jour alors qu'ils s'embrassaient. Elle avait d'abord rougi furieusement, puis, après avoir repris ses esprits, elle leur avait annoncé qu'elle s'en doutait depuis le début, avant de s'en aller.

« J'espère que Kazu-nii s'en est bien sorti... murmura la jeune fille.

- On l'espère tous.

- Il ne m'a pas dit un mot lorsqu'il s'est réveillé, il avait l'air complètement déboussolé.

- C'est normal, lorsque l'on sort du coma, il a été dans un sommeil profond durant une semaine et-

- Shin-nii… Pourquoi Kazu-nii était seul ce soir là ? » demanda-t-elle en tournant sa tête vers lui, ses cheveux châtains virevoltants à la suite.

Il était prêt à lui répondre, à lui dire que c'était de sa faute au fond et qu'elle pouvait l'en blâmer de ne pas avoir été plus prévenant avec son frère, mais qu'il s'en était sorti et qu'il devait aller bien. Toutefois, l'arrivé du médecin les interrompirent.

« Vous êtes de la famille du patient ? demanda-t-il.

- Oui. Répondit la jeune Takao.

- Et vous ? demanda-t-il en se tournant vers le géant aux cheveux atypiques.

- Je suis un ami.

- Bien. Sachez que Takao-san va bien, il est sorti pratiquement indemne de cet accident, si ce n'est… » dit le médecin qui ne put finir, les infirmiers ramenant leur patient à sa chambre.

Midorima, à la vu de son cher et tendre, ne pu contenir un sourire de le voir éveillé, et l'air assez en forme. Ce dernier se fit placer délicatement sur son lit d'hôpital, et les regarda avec des yeux ronds.

« Kazu-nii ! Ça me fait tellement plaisir que tu te sois réveillé ! » Dit la sœur de Takao en l'enserrant dans ses bras, n'arrivant plus à retenir ses larmes de joies.

Mais bizarrement, ce dernier ne lui rendit pas son étreinte, et ne bougea pas même. Il regardait simplement autour de lui, comme-ci il venait pour la première fois dans cette pièce. Il posa finalement son regard gris sur lui, et fronça légèrement ses sourcils noirs.

« Qu'arrive-t-il à Kazunari ? demanda Midorima au médecin, voyant clairement que quelque chose clochait.

- Eh bien, avant que je me fasse interrompre par son arrivée, je voulais vous dire que... »

« Qui êtes vous ? » demanda Takao, aux personnes présentes dans la chambre d'hôpital.

Il se retourna vers lui « Qui es-tu ? » lui demandait la personne qu'il aimait le plus au monde, d'une voix incertaine.

...Ce n'était pas possible. Pas lui. Pas eux.


Hey ! J'espère que ce chapitre vous a plu, il est un plus long que les deux autres (bon juste 2 500 mots contre 1 100 mots), et j'ai juste adoré l'écrire. La partie avec Miyaji était vraiment mon moment préféré du chapitre, et j'espère que vous apprécierez son arrivé ! Bref, un chapitre qui se finit assez tristement pour la famille Takao et notre vert préféré, mais en espérant que cela va s'arranger pour eux plus tard. Qui sait ? Aussi, j'ai remarqué quelque chose : les persos se coupent souvent la paroles, ils sont hyper mal polis xD et c'est trop répétitif ...

Breeeef. J'espère que ce chapitre vous a plus ! Et merci pour les personnes qui suivent et les lecteurs silencieux (à mon plus grand désespoir :'(...)

A la prochaine pour le chapitre 4.

(:

* 5 000 yens représentent environs 40 euros.