Titre original : Draco Malfoy, a Story

Auteure : BlancheMalfoy

Traductrice : Falyla

Paring : Draco/Harry POV Draco

Rating : M

Disclaimer : Les personnages et les situations appartiennent à JK Rowling, l'intrigue de cette fic est de BlancheMalfoy. Je ne m'approprie que la traduction avec son accord bienveillant.

Sommaire : Après les événements du tome 7, Draco Malfoy n'est plus le même. Voici son histoire.

État de la fic originale : en cours, chapitre 9 en ligne

Note de la traductrice : bonjour, voici donc ce 4ème chapitre. Il est plutôt court mais l'histoire se corse.

Beaucoup d'entres vous continuent à se poser des questions sur la faiblesse physique de Draco, je pense qu'on peut sans trop se tromper déduire qu'il a fait une dépression et qu'il est littéralement malade d'amour.

Merci pour tous vos messages d'encouragements, j'apprécie vraiment ce soutien.

Bonne lecture

L'histoire de Draco Malfoy

Chapitre 4

L'Allée des Embrumes n'a pas tellement changé. Peut-être que les commerçants sont devenus un peu distants mais bon, ils ont toujours été comme ça. On ne voit jamais de sorcières ou de sorciers respectables se balader dans l'Allée des Embrumes, surtout en journée.

Pendant les cinq ans qui ont suivi la guerre, l'Allée a été quotidiennement patrouillée par les Aurors. Cependant, seuls les Mangemorts les plus stupides et les plus insignifiants ont été surpris à rôder par-là.

On a passé un nombre considérable d'heures à discuter de la possibilité de fermer définitivement l'Allée des Embrumes. Certaines boutiques sont vides depuis quinze ans, voir plus. D'autres sont restées intactes. Mais puisque certains articles de magie ou produits ne peuvent être trouvés que dans l'Allée des Embrumes, sa fermeture a cessé d'être une option. Malheureusement, la communauté magique a besoin d'un endroit comme celui-ci. Il est inutile de préciser que Harry n'était pas très heureux de la décision du Ministère mais il n'a rien pu faire d'autre que continuer à la surveiller.

Pour moi, l'Allée a un aspect pratique. Je ne veux pas y aller mais il le faut. J'ai besoin de renseignements.

Les rues sont sales. Quand j'étais jeune, je me sentais puissant en parcourant ces ruelles ternes avec mon père. Les objets de magie noire n'ont toujours fasciné. Je pouvais passer des heures chez Barjot & Beurk à examiner chacun de leurs articles diaboliques en rêvant d'en posséder quelques uns. J'ai changé d'avis après la guerre. Je ne vais pas jusqu'à dire que maintenant je hais la magie noire mais elle ne m'intéresse plus comme avant.

Depuis combien de temps je ne suis pas entré chez Barjot & Beurk ? Les articles posés sur les étagères poussiéreuses n'ont plus l'air si effrayants mais je parie qu'ils sont toujours aussi dangereux. Presque tous sont assortis d'un avertissement « NE PAS TOUCHER ». Il y a même un bocal rempli d'orbites humaines sur le comptoir. L'une d'elles me fait un clin d'œil. Sur les murs, il y a des masques aux faciès révulsés, on dirait qu'ils veulent me faire fuir.

Le vieux Beurk est toujours vivant. Il est sorti de l'arrière-boutique quand il a entendu quelqu'un entrer dans le magasin, il se fige lorsqu'il me voit. Il pâlit tellement que je crois qu'il va s'enfuir en courant.

Cependant, étonnamment, il boitille jusqu'à moi, les épaules basses, un de ses iris entièrement recouvert par la cataracte. Je pense que sa cupidité est plus forte que sa peur.

- Je ne vous ai pas vu depuis des années. Pendant un instant, j'ai cru que vous étiez votre père. En quoi puis-je vous aider ? il me questionne de sa voix rauque.

Je me demande quel âge il a.

- J'ai besoin de renseignements. Je paierai un bon prix.

Son œil sain brille d'avidité.

- Je serai heureux de vous aider de toutes les manières possibles.

Je prends un petit sac plein de pièces de ma poche et je le pose sur le comptoir avec un bruit sourd. Ses mains aux veines apparentes s'agitent autour. Je pense que le vieil homme n'a pas vu autant d'argent depuis longtemps. Je comprends pourquoi. La magie noire n'est plus si populaire.

- Matilda Junian. Qu'est-ce qu'elle manigance ?

Les mains de Beurk attrapent le sac avant même qu'il n'ait ouvert la bouche. Je le lui retire avec force. Mon corps réagit négativement à cet endroit. Je sens une douleur dans l'estomac. Si j'écoutais mon instinct, je fuirais aussi vite que possible pour retrouver le confort de ma maison. Je dois rassembler beaucoup de courage pour rester et faire face à l'homme écoeurant qui se tient devant moi.

- L'information d'abord, Beurk, je précise froidement.

Beurk me fixe haineusement.

- Je ne sais rien. Pourquoi cette question ?

- J'ai entendu qu'elle organisait d'étranges réunions dans sa maison, je lance en me référant à ce que j'ai vu dans son esprit.

J'espère que j'ai raison. Je n'avais pas passé beaucoup de temps dans la tête de cette affreuse sorcière. Elle avait pu remarquer quelque chose.

- Réunions ? Je ne sais pas du tout de quoi vous parlez.

Je fais tournoyer le sac d'argent, les pièces s'entrechoquent. Beurk humidifie ses lèvres sèches. J'ai un mouvement de recul.

- Je suppose que je sais quelque chose…, il commence

- Je serai très généreux.

- Je suis surpris que vous, vous ne sachiez rien, Mr Malfoy. Je croyais que vous faisiez partie du groupe.

- Quel groupe ?

- Le groupe des Tout-Puissants. Ils se réunissent une fois par semaine dans le sous-sol du club sorcier.

- Pour faire quoi ?

- Aucune idée. C'est tout ce que je sais.

Il approche ses mains du sac.

- Vous ne m'avez rien donné, Beurk, je lui rappelle fraîchement. J'ai besoin de plus.

Il ricane.

- Et qu'est-ce que je sais, de nos jours ? Rien ! J'ai les Aurors sur le dos une fois par mois ! J'ai perdu un tas de clients par leur faute ! Et vous, pourquoi vous me demandez ce que ceux de votre espèce fabriquent ? Votre père doit le savoir mieux que moi !

J'espère sincèrement que mon père n'est pas impliqué dans quoi que ce soit d'illégal. Pas encore une fois. Il n'avait donc rien appris ? C'était assurément le cas de ma mère. Mais bon, ma mère avait toujours été plus raisonnable que Lucius.

- Qui fait partie du groupe ?

Il y a des grommellements et des jurons.

- Dolohov, Carrow, Avery, Rowle… Les habitués.

Je sens des frissons descendre le long de ma colonne vertébrale. Manifestement, il ne s'agit pas des anciens Mangemorts. Ils étaient soit morts, soit à Azkaban. Beurk ne parle pas de l'ancien groupe, mais de la nouvelle génération. Les enfants et les petits-enfants des ex-Mangemorts. Est-ce que c'est le gang de sorciers orphelins que Harry veut tellement aider ? Est-ce que Harry est venu au club parce qu'il sait que quelque chose ne va pas là-bas ? Je me sens idiot. Harry sait, évidemment. Il ne fait jamais rien sans but précis. Je parie qu'il me suit et prétend m'aider juste pour voir si je sais quelque chose. Harry Potter est un salaud. Il a toujours un coup d'avance.

- Pourquoi ils se réunissent ? Est-ce que le Gang de la mort en fait partie ?

Les yeux de Beurk se mettent à loucher. Je ne peux que deviner à quoi il pense. J'ai dans l'idée d'employer la Legilimencie contre lui mais c'est trop risqué. Je suis faible et Beurk n'est pas aussi évaporé que Matilda. Il a déjà souffert de cette sorte de magie avant. Je parie qu'il saurait s'en défendre.

- Je suis clean, Mr Malfoy. Je ne mêle plus de ce genre de choses dorénavant.

- Quelles choses, Beurk ? j'insiste.

- Ces choses-là ne me regardent plus. C'est tout ce que je peux dire. Si vous avez besoin d'autre chose, je suis à votre service. Mais je ne m'occupe plus de ça, si vous voyez ce que je veux dire.

Je serre les poings. Je n'ai jamais été aussi bon que mon père pour obtenir des informations. Chez Lucius, c'est inné. Il sait toujours sur quels boutons appuyer et combien payer. Moi, je n'ai pas hérité de ses vils talents.

- Juste un dernier truc, Beurk, et je double la mise.

Mon père me tuerait s'il me voyait.

- Ils sont connectés au Gang de la Mort, ils tirent les ficelles depuis les coulisses. Vous êtes satisfait maintenant ? il me répond avec dégoût.

Je ne sais pas s'il me dit la vérité ou s'il veut juste se débarrasser de moi au plus vite. Dans tous les cas, je lui donne son argent. Ses mains fripées se referment dessus comme s'il redoute que je change d'avis. Mon père en avait l'habitude. Moi, non. Je lui laisse l'argent. Je lui propose plus encore s'il a d'autres renseignements. Beurk semble tenté et je me demande si j'aurai des nouvelles de lui bientôt.

Je quitte la boutique, plutôt désappointé. Quel imbécile je suis ! Dans mes fantasmes, je découvrais un plan démoniaque orchestré contre le monde magique et Harry Potter me remerciait à profusion de l'avoir aidé à démanteler ce nouveau mal grandissant. Je pensais même que nous deviendrions amis.

Ma bouche se tord en pli amer. En vérité, je suis joliment arrogant de croire que je suis meilleur que le grand Harry Potter.

Je me sens exténué alors je m'adosse à un mur pendant un instant. Ce qui arrive ensuite est totalement inattendu. Un garçonnet sort de nulle part en courant et s'agrippe à mes robes. Il a l'air d'avoir environ cinq ans. Il était très petit, des cheveux châtains et de grands yeux verts. Son visage a la forme d'un cœur. Il est vraiment très sale. Mon aversion est aussi forte que mon instinct de père. Ses petites mains dégoûtantes me donnent la nausée mais ses yeux verts empêchent ma fuite. Ses yeux ressemblent tellement à ceux de Harry…

Un autre enfant apparaît mais c'est un adolescent cette fois. Il a vraisemblablement quatorze ans. Il est aussi grand que moi, des yeux marron, les cheveux décolorés. Quand il voit que le petit est pendu à l'ourlet de mes robes, il parait soulagé. Son soulagement ne dure pas. Une autre silhouette apparaît derrière lui, baguette prête à l'attaque.

Je sors instantanément la mienne et, avant que la personne encapuchonnée ne puisse frapper l'adolescent avec ce que je reconnais comme le sort de Doloris, je lui lance un sortilège de stupéfixion dans la poitrine. Le garçon plus âgé me regarde avec gratitude et suspicion. Le petit s'agrippe plus fortement à ma robe de soie et se cache le visage derrière moi.

Une autre silhouette à capuche apparaît en jetant des sorts tout autour de lui. Mon cœur bat plus vite. Une partie de moi veut paniquer mais l'autre partie me dit de tenir bon. Je me défends du mieux que je peux, principalement parce que même si l'autre garçon a une baguette, il ne semble pas savoir qu'en faire.

Un autre sorcier arrive et hurle quelque chose à celui qui m'a attaqué.

- Stop ! C'est Malfoy ! dit une voix familière.

Même caché dans l'ombre, je reconnais cet homme aux larges épaules, c'est Gregory Goyle. Je ne l'ai pas vu depuis longtemps. Mon esprit se remplit de souvenirs de Poudlard.

L'autre homme abaisse sa baguette. C'est bizarre de voir Goyle donner des ordres et être promptement obéi. C'était plutôt mon rôle.

- Malfoy, je suis désolé de cette brusque attaque, dit Goyle. C'est juste qu'il nous faut ces gamins.

- Pour quoi faire ? j'ose demander.

L'homme près de Goyle rit.

- Comme si t'avais le droit de poser la question, sale traître à ton sang, fait l'homme.

Je ne sais pas qui c'est. Son visage ne me dit rien.

- Laisse ça, Travers. On veut juste les garçons, Malfoy, insiste Goyle.

Il a sa baguette dans la main et il est prêt à en faire usage.

Nous ne sommes plus amis. En fait, on ne l'a jamais été. Goyle et Crabbe étaient mes gorilles à Poudlard, rien de plus. Crabbe a laissé le pouvoir du Seigneur des Ténèbres lui monter à la tête et il en est mort. Goyle a été un petit peu moins bête. Après la guerre, nos parents ont perdu contact. Le père de Goyle a été envoyé à Azkaban tandis que le mien s'arrangeait pour s'en sortir, comme d'habitude. C'est une des raisons pour laquelle on nous traite de traîtres. L'autre raison, c'est parce qu'on a raté pratiquement toutes les missions que le Seigneur des Ténèbres nous avait assignées. Le fait que j'ai sauvé Goyle ne semble pas compter. Ou peut-être que si. Peut-être que c'est pour ça qu'il ne m'a pas encore jeté de sort.

Les yeux de l'adolescent étincellent de colère. Il est piégé mais il garde la tête haute. J'en ris presque. Cette attitude, c'est tellement celle de Harry Potter.

- Qu'est-ce qui se passe ici ? je m'enquiers avec la même voix traînante qui était jadis célèbre et qui obligeait Goyle à exécuter tous mes caprices.

Pendant un instant, ça a l'air de marcher mais Travers, en qui j'ai reconnu un ex-Mangemort, pointe sa baguette vers moi et dit avec force :

- Tu ferais mieux de rester en dehors de ça, Malfoy ! On veut pas de toi et de ton infecte famille dans notre groupe !

- Allons, Draco, fait Goyle un peu moins agressif.

Je remarque cependant que sa main serre sa baguette plus fermement.

- On veut juste les gamins. Ils sont à nous.

- Je ne suis à personne ! s'exclame l'adolescent en pointant sa baguette sur Travers.

Il essaie de frapper Travers mais c'est un débutant et tout ce qu'il réussi à faire, c'est un gros trou dans le mur qui nous fait face. Le bruit est si fort que je ne comprends pas pourquoi personne n'est encore là. Je croyais qu'une équipe d'Aurors patrouillait l'Allée.

Je ne perds pas de temps en conjonctures. Je n'ai pas le temps d'attendre l'arrivée des gentils. Peut-être que si j'étais plus malin, je leur livrerais les gamins tout simplement pour ensuite rentrer tranquillement chez moi.

Malheureusement, je ne suis pas malin. Au contraire. Avant qu'un sortilège impardonnable ne nous frappe, je tire rapidement l'autre garçon près de moi et, tandis que je le tiens, lui et son frère, je me mets à courir. Dès que nous atteignons un endroit libre de tout sortilège anti-transplanage, je disparais pour le Manoir, tous deux agrippés à moi. Je fais de mon mieux pour ne pas vaciller et nous tuer tous pendant la procédure. La dernière chose que je note, c'est Goyle et Travers qui jurent à voix haute et le petit qui s'accroche à moi comme si sa vie en dépendait.

À suivre…

Voilà. Ça vous a plu, déplu ? Des questions ? Laissez-moi un petit message et n'oubliez pas que pour vous répondre, une adresse e-mail ou un compte Ffnet est nécessaire. Sans ça, je n'ai que votre pseudo et je ne peux rien faire.