Je tenais à remercier tous ceux qui prennent le temps de reviewer, c'est vraiment sympa et motivant. En plus vos reviews sont super gentilles et encourageantes et ça fait vraiment plaisir! :)
J'ai remarqué que pas mal de gens lisaient ma fic' mais que peu laissaient des com': j'aimerai bien savoir ce que vous en pensez!
Bonne lecture de ce looonng chapitre!
Chapitre 4) Seule, invisible, inconnue:
Beckett était perdue. Perdue au milieu de ces mots, de ses pensées, de son incompréhension, de ses questions. Le premier mot qu'elle avait reçu l'avait flatté, du moins au début. Mais ce deuxième message était loin de lui faire plaisir, bien au contraire. Elle était sûr maintenant que ce n'était pas Castle qui était à l'origine de cette très mauvaise blague. Une blague… Oui, elle voulait tellement que ce ne soit qu'une simple blague qui cesserait bientôt.
Mais qui alors, était l'auteur de ces mots ? Qui était cette personne qui lui causait tant de peine, de peur, d'appréhension ? Qui était cette personne qui semblait être obsédé par elle ? Qui était-elle et que lui voulait-elle ?
Elle arracha avec haine le mot de son écran d'ordinateur et le déchira en morceaux, Morceaux qui finirent tous dans la poubelle, au milieu du reste des déchets. Beckett enfoui alors sa tête entre ses mains, se couvrant les oreilles. Elle avait besoins de réfléchir, de faire le point.
Cet homme, car seul un homme avait pu lui envoyer de telles choses, commençait vraiment à l'effrayer. Il disait l'observer, et apparemment depuis quelques temps déjà.
Mais que devait-elle faire ? En parler à la police ? Elle était la police et elle ne savait pas quoi faire. Elle savait pertinemment que si elle allait porté plainte pour harcèlement, on l'enverrai sur les roses ou, au mieux, on prendrait sa déposition et on « fera le nécessaire ». Elle savait bien comment sa finissait ce genre d'histoire : affaire classé sans suite. Combien de fois avait-elle vu ce libellé orner des dossiers ?
Non, elle ne pouvait pas en parler à la police, ni à ses amis d'ailleurs. Elle ne se voyait pas tellement leur dire « Hey ! Salut les gars quoi de neuf ? Ca avance notre enquête sur cette pauvre femme assassinée ? Au fait il y a un homme qui m'envoie des petits poèmes d'amour ! Aller à plus ! ». Elle ne devait rien leur dire à eux non plus, parce qu'il ne devait pas savoir, elle devait régler ça seule, comme une grande. Elle n'était pas du genre à se plaindre, à partager ses soucis et encore moins à demander de l'aide.
Elle devait attendre, soit que ça passe, soit que ca empire et dans ce cas là, trouver une solution à long terme. En attendant, elle se promit d'être forte.
Les portes de l'ascenseur du commissariat venaient de s'ouvrir, libérant Castle qui revenait de son déjeuner. Son regard se posa immédiatement sur le bureau de Beckett. C'était un automatisme, il n'y pouvait rien, il était attiré par cette femme, comme par un aimant, et ca lui plaisait bien.
Mais ce qui était devant ses yeux en cet instant, il n'était pas sûr de l'apprécier. Beckett était recourbée sur la table, voutée, comme si son fardeau, trop lourd à porter, l'écrasait. Il lui avait pourtant dit, à plusieurs reprises, qu'elle portait le poids du monde sur ces épaules, mais à ce point là…
Elle avait également pris sa tête entre ces mains. Ce geste, courant lorsqu'on est triste, qu'on vient d'apprendre une terrible nouvelle renseigna un peu plus Castle sur l'était de son amie.
Ca ne pouvait plus durer : toute la journée elle avait eut cette air morose, elle état resté silencieuse, préoccupé et il avait laissé passé, lui laissant de l'espace et du temps pour se reprendre. Mais la voir comme ça, presque en larmes, il ne pouvait pas le supporter. Il repensa encore une fois à la discussion qu'il avait eut avec sa fille le midi même : il devait faire comme Alexis, parler à son amie et tenter de l'aider, pour son bien. Pour leur bien.
Il avait pris sa décision, il allait lui parler. Il s'avança vers le bureau de Beckett, prenant son courage à deux mains, prenant de l'assurance, cherchant ses mots, les mots justes.
Il s'assit à sa chaise, la chaise qu'on lui avait attribué et qui était devenue avec le temps, partie intégrante de la pièce.
Beckett n'avait même pas relevé la tête, comme si elle ignorait sa présence. Peut-être ne l'avait-elle juste pas remarqué, perdues trop profonds dans ses pensées. Il l'observa un instant, se demandant ce qu'il faisait là. Puis il se rappela, il comprit :
- Kate ? commença-t-il doucement, pour ne pas la surprendre.
Kate n'entendit son nom que lorsqu'il fut prononcé pour la troisième fois. Elle releva alors la tête et c'est la qu'elle aperçut enfin Castle qui l'appelait, avec sa mine inquiète.
Il lui fallu quelques secondes pour reprendre contact avec le monde réel :
- Oui ?
- Il faut qu'on parle.
- Oui, bien sûr, de quoi voulez vous qu'on parle ?
- De vous, déclara-t-il, n'y allant pas quatre chemins.
- De moi ? Je comprends pas Castle, répliqua-t-elle, un peu perdue. L'emploi de son prénom au lieu de son nom de famille lui indiquait déjà que le sujet de la discussion allait être quelque chose de personnelle.
- Kate… Depuis ce matin vous vous comportez comme si, comme si quelque chose n'allait pas. Vous semblez triste. Je ne veux pas me mêler des affaires des autres mais je tiens à ce que vous sachiez que si vous voulez m'en parler je suis là. Et vous savez que vous pouvez tout me dire. Je sais pas moi je pourrai peut-être vous aider.
Elle était touchée par son inquiétude à son égard. Mais elle ne pouvait rien lui dire. Elle y avait réfléchit et ne rien dire lui avait semblé être la meilleure solution. Elle ne pouvait pas non plus le laisser sans réponse, il ne l'aurait pas accepté. Et si elle ne pouvait lui dire la vérité, elle allait devoir lui mentir :
- Castle… je … je…
- Beckett ! On a quelque chose, déclara Esposito à l'autre bout de la pièce, sauvant Beckett qui poussa un discret soupire de soulagement.
Castle déçu d'être interrompu alors qu'elle état sur le point de se livrer à lui, se leva finalement pour rejoindre Beckett et les gars qui l'attendait près du tableau. Ils allaient devoir remettre cette discussion à plus tard parce que Castle n'abandonnerait pas sans avoir eut ses réponses :
- Bien. Comme tu nous l'avais demandé Beckett, on est retourné dans le quartier ou le corps a été découvert pour montrer la photo de la victime. Quelqu'un l'a finalement reconnu, expliqua Ryan en inscrivant le nom de la victime sous sa photo.
- Lana Taylor, reprit Esposito, avocate célibataire, 29 ans, pas d'enfants et jamais marié. Elle n'a pas de casier judiciaire et n'a même jamais eut une seule contravention ! Une vraie petite sainte !
Devant le regard de sa patronne, Esposito réalisa que sa dernière remarque était de trop. Castle lui devait penser le contraire :
- C'était peut-être une sainte, n'empêche qu'elle est morte.
- Castle !
- Quoi ? c'est vrai Beckett, si elle avait été si parfaite, gentille, et réglo pourquoi alors serait-elle décédée à l'heure qu'il est ?
- Il peut y avoir des centaines de raisons à sa mort dons la plupart n'ont aucun rapport avec le fait qu'elle soit réglo ou pas Castle !
- Moi je dis que c'est le Karma ! continua-t-il, insistant.
Beckett sourit et leva les yeux au ciel. Pendant un court instant Castle avait réussi à lui faire oublier ses problèmes, sa tristesse et ses peurs. Il sourit à son tour, ils se regardèrent et comme souvent, partagèrent ce moment sans un mot de plus, parce qu'il n'y avait rien d'autre à dire.
Cet échange n'échappa pas à Esposito ni à Ryan qui se gardèrent bien de faire une remarque :
- Autre chose ? demanda la détective en s'adressant à ses collègues.
- Oui, Rose Farel, la femme de ménage, vous attend en salle d'interrogatoire.
- Bien. Et l'associé du fleuriste Peter Mallow ?
- Il n'a pas répondu à nos coups de fil, on est allé chez lui mais il n'y avait personne. Moi je dis ça, je dis rien mais il a l'air suspect.
- Lance un avis de recherche et tient moi au courant.
- Ok.
Beckett pris ensuite le dossier de la femme de ménage et entra, suivit pas son ombre masculine, dans la salle d'interrogatoire :
- Madame Farel, je suis le détective Beckett.
- Bonjour, répondit-elle avec un accent qui trahissait ses origines d'afro-américaine.
- Je tiens tout d'abord à vous rassurer : vous n'êtes en aucun cas suspecte dans cette affaire de meurtre. J'ai juste besoins de vous posez quelques questions pour faire avancer l'enquête.
- Je comprends et j'espère que je pourrai vous aider.
- Bien commençons. Depuis combien de temps êtes vous employée chez ce fleuriste ?
- Ca fera un an dans une semaine.
- Vous connaissez donc assez bien Monsieur Mallow ?
- Pas vraiment. Disons que je travaille souvent quand il n'est pas là, la nuit, tard le soir. Mais je l'ai rencontré à plusieurs reprises pour parler salaire, enfin ce genre de chose.
- D'accord. Et vous l'avez vu quand pour la dernière fois ?
- Je ne passe qu'une seule fois par semaine, le samedi, mais samedi dernier, je ne l'ai pas vu. Pourtant je suis passée assez tôt mais il devait déjà être partit.
- Et vous n'êtes pas revenu dans la semaine ? À aucun moment ?
- Non.
- Je suis désolé mais je n'ai pas le choix, je dois vous posez une question : Pourriez-vous me montrer vos clefs s'il-vous-plaît ?
- Bien sûr. Tenez les voilà, répondit Rose en fouillant dans son sac puis en tendant un trousseau de quatre clefs et d'un porte-clés en forme de dé.
- Merci. Enfin j'ai une derrière question, et encore une fois je suis obligée de vous la poser : Où étiez-vous dans la nuit de jeudi à vendredi ?
- J'étais chez moi, dans le Bronx avec mes enfants.
- Et quelqu'un peut confirmer ça ?
- Euh… mes enfants, peut-être ma voisine.
- Très bien. Je vous remercie d'être venu. N'hésitez pas à m'appeler si vous vous rappelez de quelque chose.
Rose quitta la salle d'interrogatoire en saluant respectueusement Castle et Beckett. Tout deux éprouvait de la pitié pour cette femme. Elle vivait en faisant des ménages, habitait dans le Bronx, un quartier pauvre et difficile, où elle élevait ses enfants tant bien que mal, et apparemment seule. Face à cela, les deux coéquipiers se rendaient bien compte de la chance que leur avait offert la vie :
- Alors, demanda Castle, que fait-on maintenant ?
- Il faut qu'on en apprenne un peu plus sur Lana Taylor. Je veux dire, qui-était-elle ? on ne sait vraiment pas grand chose.
- Je crois avoir lu dans son dossier qu'elle n'a… n'avait plus de famille appart une sœur.
- Commençons par là alors.
Beckett appela la sœur de la victime qui n'avait en fait même pas été prévenue du meurtre de sa sœur. Beckett du lui annoncer la nouvelle par téléphone. Elle détestait faire ça. Déjà cela semblait inhumain qu'un inconnu vous annonce la mort d'une personne de votre sang, mais si en plus l'inconnu le faisait par téléphone…
Beckett du écouter sangloter la jeune femme à l'autre bout du fil qui ne semblait vouloir accepter le décès de sa sœur, faisant montrer sa tristesse, son empathie.
Castle, lui ne pouvait qu'observer impuissant, admirant le courage et la force de sa partenaire.
Une fois calmée, la sœur, Maïa, accepta de venir au poste pour rencontrer Beckett. Elle arriva pas loin d'une heure plus tard :
- Mademoiselle Taylor, je suis Katherine Beckett, je suis chargée de l'enquête, fit Beckett choisissant ses mots.
- En fait c'est Madame Drew. Je suis mariée. Enchanté, répondit-elle en serrant la main de Beckett et saluant Castle de la tête.
Les cernes sous ses yeux rougis, le mouchoir dans sa main tremblante témoignait de toute la tristesse qu'elle ressentait, de toutes les larmes qu'elle avait versé.
Beckett affichait une mine compatissante, sans toutefois perdre de vue son objectif : elle voulait connaître Lana Taylor :
- Je tiens d'abord à vous présenter mes condoléances, je sais ce que vous ressentez.
- Merci…
- Si je vous ai fait venir c'est pour que vous me parliez de votre sœur. Par exemple, avait-elle un petit copain en ce moment ?
- Non, enfin je ne crois pas. Je pense qu'elle m'en aurait parlé. Elle est sortit avec un garçon il y quelque temps, un certain Miles. Mais ca n'a pas duré et depuis je crois bien qu'elle était seule. Puis vous savez, sa vie c'était vraiment son travail. Elle ne me parlait quasiment que de ça. Elle s'y plaisait vraiment et y passait tout son temps.
- Elle était avocate c'est bien ça ?
- Oui, et pas mauvaise ! Elle était vraiment irréprochable dans son travail. Sa cause c'était de défendre les gens qui n'avaient pas d'argent. Elle faisait pas mal de bénévole A.
- Et sur le plan personnelle, au niveau de ses amis ?
- Sur le plan amicale c'était pas la joie. Je crois qu'a part son ami Lindsey qui est aussi sa voisine, elle n'avait personne. Il fait dire qu'elle ne sortait quasiment jamais. Elle était timide et pas vraiment sociale, solitaire et je crois que ca lui convenais bien.
- Bien merci. Oh ! Une dernière chose : Avez-vous remarqué du changement chez elle ces derniers temps ?
- Depuis quelques semaines, elle ne venait plus me voir, elle ne m'appelait quasiment plus du tout. Je me suis dit qu'elle devait encore être plongé dans une affaire pour son travail. Mais si ca se trouve elle avait des problèmes… Et moi j'ai rien fait pour l'aider.
- Vous n'avez pas à vous sentir coupable ! Je vous remercie du temps que vous m'avez accordé. Vous pouvez y aller, je vous tiendrai au courant de l'avancer de l'enquête.
- Merci détective… j'espère que vous trouverez le monstre qui a pu faire sa à ma petite sœur. Parce que c'était vraiment une personne en or qui consacrait sa vie aux autres, elle était généreuse et n'a pas mérité une telle fin.
- Je vous promets de faire de mon mieux Madame Drew.
Maïa partit, alors que les larmes recommençaient à couler sur son visage. Elle allait avoir besoins de temps, de temps et de soutien. Pendant les deux conversations, que ce soit celle avec Rose ou celle avec Maïa, Castle était resté silencieux. Il respectait le désespoir de la sœur, il respectait la victime. Il les respectait trop pour se permettre une remarque déplacée, ou même d'intervenir. Et puis Kate avait posé les bonnes questions, et avait obtenu les bonnes réponses.
Pourtant elle n'affichait pas d'air de satisfaction, plutôt une mine curieuse. Non, soucieuse :
- Beckett, vous avez le visage de quelqu'un qui se pose des questions !
- Non… enfin si. C'est juste que je ne comprends pas quelque chose.
- Et qu'est-ce que c'est ? demanda Castle à son tour intrigué.
- Et bien d'après Lanie, la victime avait disparue depuis une semaine environ et si elle était une bourreau de travail comme nous la décrit sa sœur, ses collègues de travail ont bien du remarqué son absence. Alors pourquoi personne n'a signalé sa disparition ?
- C'est vrai que c'est étrange… Mais je sais comment obtenir la réponse à cotre interrogation pertinente !
- Moi aussi ! Ca vous dit une petite virée dans un cabinet d'avocat ?
- Vous lisez dans mes pensées détective ! s'exclama Castle souriant et rassuré que ce petit truc entre lui et Beckett qu'il adorait tant n'est pas disparu malgré la tristesse qu'elle semblait ressentir.
Dans la voiture de Beckett, le silence rappela à Castle qu'il devait termine rune discussion avec cette dernière :
- Avant que les gars nous interrompent tout à l'heure vous étiez sur le point de me dire la raison de votre … préoccupation.
Beckett avait pensé qu'il aurait oublié. Pourtant elle avait essayé de sourire, de changer d'expression, de rire, de faire comme d'habitude mais l'inquiétude sur un visage ca ne part pas comme ça, ça ne s'efface pas et ca ne se cache pas sous un masque. Et puis, Castle n'était pas du genre à lâché l'affaire : quand il se mêlait des affaire des autres, il allait au bout des choses. Maintenant elle n'avait pas d'autre choix que de lui mentir, et ça lui brisait le cœur :
- Je… Je… C'est à cause de mon père…
- Votre père ? rien de grave j'espère ?
- Rien d'irréversible disons… Il a recommencé à boire.
- Oh… je suis vraiment désolé, je sais combien vous vous êtes battu pour lui alors je suis navré. Si vous voulez en parler…
- Merci Castle mais je préfère pas si ca ne vous dérange pas…
- Je comprends.
Le reste du trajet se fit dans le même silence qu'au début mais un silence pesant dans lequel Castle compatissait, dans lequel Beckett culpabilisait.
Le cabinet d'avocat, situé dans le sud de Manhattan, n'était certes pas le meilleur de la ville mais avait une très bonne réputation.
Lana Taylor travaillait au sixième étage de l'immeuble d'après l'hôtesse d'accueil. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, laissant Beckett et Castle admirer le spectacle : des dizaines de personnes courait d'un bout à l'autre de la salle, de bureau en bureau. Les téléphones donnaient un vrai concert et dès que l'un s'arrêter de sonner, un autre le remplaçait. C'était ça le monde des avocats : pas de répits.
Les deux partenaires se faufilaient entre cette marée montante, essayant vainement de ne pas s'y noyer. Castle évita à Beckett l'immense plaisir de se prendre un café bouillant en pleine face en la plaquant à temps contre le mur. Mais ils se retrouvèrent prêt, très prêt, trop prêt peut-être. Beckett pouvait sentir le souffle chaud de Castle sur sa peau. Castle ne quittait plus des yeux ceux de sa partenaire, la bouche entrouverte. Puis il se mit à sourire : il avait gagner, encore une fois, il l'avait déstabilisé. Il était vrai qu'elle avait du mal à reprendre contenance, là, en sandwich entre le mur rigide et la poitrine de Castle. Ce n'était pas une position désagréable, oh ca non mais plutôt une situation… embarrassante ! Quand elle se rendit compte qu'il souriait, qu'il se régalait de la voir ainsi, elle le poussa pour l'écarter et fit sa grimace de perdante avant de poursuivre son chemin dans ce labyrinthe humain, puis quand elle fut certaine qu'il ne la voyait plus, elle sourit à sont tour.
Castle la suivit toujours souriant. Encore une fois, le pouvoir de Castle avait marché.
Castle 2 – Beckett 1, et le show continu.
Ils arrivèrent enfin au bureau du « grand patron » qui, trop occupé à reluquer son assistante, ne remarqua pas tout de suite le détective Beckett qui lui montrait son insigne. Elle l'avança alors un peu plus, juste sous son nez :
- Je vous dérange Monsieur ?
- Euh… Non ! Pas le moins du monde ! répliqua-t-il un peu gêné
Il remarqua alors la beauté et la pureté de Beckett. Il se désintéressa tout de suite de sa subalterne pour se concentrer sur la nouvelle perle qu'il avait sous les yeux. Ce regard échappa peut-être à Beckett mais certainement pas à Castle qui serra les points et souffla un bon coup.
- Je suis là pour vous parler d'une de vos employés, Lana Taylor.
- Laissez-nous Mélissa je vous prie, dit-il à son assistante avant de reprendre en s'adressant cette fois ci à Beckett avec une voix suave, alors, que puis-je faire pour vous ?
- Lana Taylor était-elle bien une vos employés ?
- Lana Taylor… euh oui peut-être… vous savez j'ai beaucoup d'employés alors je peux pas me souvenir de tout le monde ma jolie.
Beckett écarquilla les yeux. Castle ne résista pas plus longtemps :
- Eh oh un peu de respect ! Je vous signale que vous parlez à un officier de police…
Beckett rayonnait intérieurement. Elle adorait quand Castle prenait sa défense. Ca avait quelque chose de… romantique ? Elle lui adressa un rapide remerciement avant de poursuivre :
- Et bien essayez de vous en souvenir… mon mignon… parce qu'elle est morte.
Le « mon mignon » était la vengeance de Beckett. Et cela fonctionna à merveille puisque Castle se tourna vers Beckett, avec un air de vierge effarouchée, choqué.
Ex-aequo, rien n'était terminé.
Kate fit mine de rien. L'homme avait été plus interloqué par l'appellation de la détective que par l'annonce d'une de ses employés dont il se fichait à première vu éperdument :
- Je suis désolé pour elle mais que voulez vous que je fasse ?
- Depuis quand ne venait-elle plus travailler ?
- Écoutez inspecteur, vous devriez demander à ses collègues de travail parce que moi je ne peux pas garder un œil sur tout le monde. Je crois qu'elle travaillait au bureau numéro 7. C'est au fond du couloir, à gauche.
Comme le leur avait conseillé le directeur du bureau, Castle et Beckett interrogèrent les collègues de leur victime. Mais aucun d'entre eux ne semblait se soucier de Lana, du fait qu'elle soit morte et ne la connaissait quasiment pas. Pour eux elle n'était rien d 'autre qu'une avocate dévouée à son travail. Aucun d'entre eux n'avait même prit la peine de signaler sa disparition, tout simplement parce qu'aucun d'entre eux ne l'avait remarqué.
Beckett du demander à la réceptionniste, responsable du « pointage » des employés depuis quand Lana Taylor n'était pas venu :
- Une semaine répondit-elle tout en mastiquant son chewing-gum d'une manière impolie et animale.
Beckett ne prit pas la peine de la remercier. Ah quoi bon ?
Ils partirent de cet horrible endroit, sans un mot et reprirent la voiture pour se rendre chez leur victime, avec l'adresse qu'Esposito venait tout juste d'envoyer à sa patronne.
Le silence dans la voiture n'était cette fois pas du à une gêne. C'était juste un silence d'exaspération. Castle et Beckett se demandait comment une fille si adorable, généreuse, serviable, qui s'occupait des oubliés de la justice n'ayant pas de quoi se payé d'avocat pouvait avoir été à son tour oublié. Elle aurait pu ne pas exister que cela n'aurait gêné personne. Ils se rendaient compte en cet instant de l'immondité des gens, de leur égoïsme, et de leur indifférence :
- Castle, expliquez moi comment c'est possible qu'une personne soit à ce point seule, invisible, inconnue ?
- Franchement je ne sais pas… Personne ne devrait vivre comme ça. On devrait quand ca va mal ou tout simplement pour parler. Peut-être que… peut-être que ce qui comptait le plus pour elle c'était les autres, elle voulait les aider si bien qu'elle se faisait passer après. C'est noble courageux et ceux qui ne l'ont pas connu ont raté quelque chose.
- Oui… c'est juste triste… elle est morte et une seule personne la regrettera : Sa sœur. Je ne pourrai vivre comme Lana l'a fait, murmura Beckett, une pointe de tristesse dans la voix.
- Croyez moi Beckett, vous êtes bien entouré ! Vous avez Esposito, Ryan, le capitaine… moi. Aucun d'entre nous ne vous laissera jamais tombé, seule… Et si il vous arrivais malheur, il y aurait beaucoup de gens pour vous regrettez, moi le premier.
Kate ne savait pas quoi répondre à ca. Elle sentait que Castle était sincère et que ce n'était pas pour rire, pour leur petit jeu. Elle sentait la profondeur de ses paroles, leur poids, leur importance aussi. Et elle ne savait pas quoi dire. Elle ne voulait pas le blesser en répondant maladroitement, aussi elle sourit et ne dis rien, ce qu'i signifiait assez pour Castle : Elle le remerciait.
« L'appartement de la jeune avocate est au premier étage » leur avait répondu le portier sans lever la tête de son écran de télévision qui diffusait un match de foot.
Quand ils arrivèrent en face de l'appartement, ils purent remarquer la porte entrouverte et la poigné brisée qui reposait au sol. Automatiquement, Beckett dégaina son arme, ranger dans le holster fixé à son jean, et fit un signe à Castle qu'il interpréta comme « silence », « bougez pas » ou encore « faites pas de bêtise ».
Elle s'avança doucement, l'arme au poing devant elle. Elle poussa la porte entra, suivit de Castle bien sûr.
Ce qui semblait avoir été le salon n'était plus qu'un champ de bataille, un capharnaüm. Les meubles détruits, les coussins déplumés, les rideaux arrachés faisaient de la pièce une véritable ruine. Le sol était jonché d'objets en tout genre, de la lampe de poche, au saladier en passant par la brosse à dent.
Beckett vérifia rapidement les pièces, une à une pour sécurisé l'appartement puis rengaina son arme.
Castle qui observait la pièce et essayait de comprendre quelle chose, appart un ouragan avait pu faire ça :
- Elle ne devait pas connaître le ménage ni le rangement ! Même chez moi c'est mieux rangé ! Plaisanta Castle.
- Castle ! s'exclama Beckett exaspérée une fois de plus face à ses remarques.
- Beckett, vous pensez que… commença l'écrivain avant d'être interrompu pas un bruit venant de l'entrée.
Par réflex, Beckett reprit son arme en main et se plaça devant Castle. Elle pointa son arme sur la porte que Castle avait soigneusement refermée et attendit.
La porte s'entrouvrit alors avec une extrême lenteur, dans un grincement pénible, inquiétant, laissant apparaître l'intrus.
Beckett hurla.
Je veux vos avis! Vu que je passe les épreuves du Bac anticipé mardi et mercredi, je suis à fond dans mes révisions donc je ne vais pas trop avoir le temps d'écrire. C'est pourquoi ce chapitre était long! mais je posterai un mini chapitre mardi soir qui sera entièrement écrit du point de vue de l'inconnu qui envoi des lettres à Beckett! Alors? Hâte de rentrer dans sa tête? n'oubliez pas de reviewer!
