Et voici le chapitre 3 ! Je tenais à vous remercier de suivre cette fanfiction d'aussi près, ça me fait énormément plaisir. En espérant que ce chapitre vous plaise tout autant que le reste. Je vous laisse la lecture...


Une semaine s'était déroulée depuis ce jour, tout c'était très bien passé. Yezull récupérait doucement tout son pouvoir et dans un jour ou deux Nathanaël pourra se transformer de nouveau. Il avait continué à être silencieux sur son problème et avait fait ses rondes à sa façon. Vu qu'il n'y a pas eu de problèmes, tout allait pour le mieux.

Samedi, il prit ses affaires d'artistes et décida d'aller aux jardins des Tuileries pour trouver l'inspiration. Arrivé sur les lieux, il prit son carnet et commença à faire des croquis de ce qui l'entouraient. Du coin de l'œil il aperçut Adrien poser. Il devait encore faire des photos pour son père. Ca ne devait pas être de tout repos d'être le fils d'un grand styliste. Son crayon glissa sur la page vierge et lorsqu'il termina l'esquisse, il obtenu le blond. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Il dessina Nino à ses côtés, puis Alya avec Marinette. Il laissa son imagination vagabonder jusqu'à ce qu'il termine le croquis avec lui dedans. Pouvait-il se considéré comme membre du groupe d'amis ? Non pas encore… Il avait toujours été plus ou moins seul, et pourtant, il ressentait pour la première fois le besoin d'intégrer un groupe, avoir une identité, une appartenance.

Alors qu'il était plongé dans ses pensées, il n'avait pas vu une personne s'asseoir à ses côtés. Ce fut lorsqu'il releva la tête pour voir ce qui l'entourait qu'il remarqua le blond. Il lui afficha un grand sourire. Nathanaël resta un moment déstabilisé puis le lui rendit.

« Je t'ai vu de loin, alors je me suis dit que je pouvais te passer le bonjour durant ma pause.

- C'est gentil de ta part. Je n'osais pas te déranger.

- Tu dessines ? Tu veux bien me montrer ? »

Il rougit brutalement et refusa catégoriquement en secouant la tête. Il ne voulait pas lui montrer ce dessin… C'était beaucoup trop gênant. Il serra le carnet contre son torse. Adrien rigola. Voir le roux dans cet état était plutôt marrant. Il posa sa main sur son épaule pour le mettre à l'aise.

« Tu sais bien que je ne vais pas me moquer. C'est quoi ? Un dessin de nos trois héros ? Ou se pourrait-il que ce soit moi que tu ais dessiné ?

- il rougit encore plus. Non ! Euhm non et oui. Enfin, oui, mais non. il balbutia encore plus.

- le blond rit, Alors ? Tu me le montres ce dessin ? »

Nathanaël baissa la tête tout en lui tendant son calepin. Adrien le prit et commença à le regarder. Il fut surpris de se voir dessiné avec tous ses amis. Il vit le roux dans un coin. Pourquoi s'être dessiné un peu à part ? Il a dû se faire en dernier, se demandant s'il pouvait être dessus. Il remarqua que sur l'esquisse, Marinette regardait vers lui. Il ne savait pas vraiment ce que cela signifiait. Il leva les yeux vers Nathanaël qui regardait ses pieds.

« Tu es devenu aussi rouge que tes cheveux. » le charia-t-il. Il lui rendit son carnet, tout sourire. « C'est très beau. Tu dessines vraiment bien.

- M-merci… » murmura-t-il.

Adrien fut rappelé pour retourner poser. Il salua le roux en se levant. Ce dernier acquiesça puis se leva à son tour. Il allait peut-être continué ce dessin, peut-être le colorier. Il commença à se diriger vers la sortie lorsqu'un cri retentit suivit d'un rire malsain. Nathanaël se cacha, rangea un peu mieux ses affaires et regarda son kwami sortir de sa veste.

« Tu peux me changer ?

- Oui, tu peux compter sur moi ! Mais tu auras moins de temps devant toi.

- Ok… Yezull transforme-moi ! »

Une lumière orangée se manifesta. Une montée de pouvoir l'enivra. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas ressenti. Il se sentait tellement bien. Il retrouva ses sens en tant que Renard. Son ouï fine lui fit entendre « Plagg, transforme-moi ! » Il comprit alors que Chat Noir était sur les lieux. Il se précipita vers les cris et au même moment, le blond débarqua.

« Ca fait un bail que l'on ne s'était pas vu rouquin ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?

- C'est un peu compliqué et long à expliquer. Mais la prochaine fois qu'on se verra, je te dirai.

- Ok ! Bon alors qu'est-ce que Papillon nous offre aujourd'hui ?

- Un clown ? » il frissonna.

Ce n'était pas comme si il en avait peur… Mais, l'akumatisé était plus qu'effrayant. Renard recula d'un pas, affichant une mine de dégoût. Il n'aimait pas ça… Il leva les yeux pour voir Ladybug arriver. Comme d'habitude, elle dégageait une confiance en elle immense. Lorsqu'elle se mit à leur hauteur, elle regarda le roux avec de grands yeux.

« Et bien Renard, où étais-tu passé la dernière fois ?

- J'ai eu quelques problèmes techniques… Je m'en excuses encore. Mais nous en parlerons plus tard, nous avons un akuma à purifier. »

Ils approuvèrent puis se concentrèrent sur l'ennemi en l'attirant vers eux. Ils entendirent les personnes s'agrouper pour les filmer et les voir en action. Le roux soupira. Il fallait sécuriser le périmètre… Il se tourna, laissant ses arrières à Chat Noir et Ladybug, le temps de les faire partir. Il s'approcha de la foule, un air sérieux sur le visage.

« Je vous prie d'aller vous mettre à l'abris. Ceci est pour votre sécurité. »

Mais il n'était écouté que d'une oreille. Des « Han ! C'est Renard ! » « Regarde par ici ! » « Il est trop classe ! » émanaient de part et autre. Il claqua la langue sur son palet, serra ses poings. Il devait garder son calme mais ces personnes n'avaient même plus peur des méchants parce que : « Ladybug et Chat Noir s'en occupent ! Il n'y a rien de dangereux ! » Il fronça des sourcils et haussa le ton.

« Vous allez tous m'écouter ! Vous nous gênez ! On ne peut pas se battre et vous protéger en même temps ! Maintenant déguerpissez ! »

Il avait crié sur la dernière phrase. Tout le monde s'était tu, regardant vers lui, les yeux exorbités. La colère retombant, il sentit quelque chose derrière lui. Un frisson le parcourra. Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec l'akumatisé. Ce dernier lui donna un coup de pied au niveau de la tête qu'il tenta d'arrêter avec son bras gauche. Il fut propulsé plus loin jusqu'à ce qu'il percute un arbre. Sa vision se troubla. Non, il devait rester éveiller. Il devait se battre. Il chercha Ladybug et Chat Noir du regard. Ces derniers se relevaient difficilement. Cet akuma était encore plus fort que les précédents. Et là, le travail d'équipe était important. Les civils s'éparpillèrent pour se réfugier en lieux sûrs et pourtant, il eut de plus en plus de personnes métamorphosées en clown.

Il tenta de se relever mais il s'écroula sous son propre poids. Il grimaça. Son bras était douloureux. Malgré le fait que leur combinaison était indestructible, il sentait la douleur traverser son corps. Il entendit les deux héros dire que l'akuma était beaucoup trop fort pour eux. Mais s'ils laissaient le méchant gagner, leur Miraculous… Il prit sur lui et se leva avec l'aide de son bouclier. Il plaça correctement ses pieds, se concentra. Oublier la douleur. Il inspira profondément puis se lança vers l'ennemi.

Le trio fut synchronisé lorsqu'ils arrivèrent sur le clown. L'homme tourna sur lui-même et expulsa les héros d'une main de maître. Derrière cet adversaire, ils pouvaient ressentir la joie de Papillon. S'ils continuaient sur cette voie, ils allaient perdre. Le roux se tourna vers ses alliés, au sol.

« On va sonner la retraite. Il est trop fort pour qu'on s'occupe de lui sans plan.

- Mais ! Et les civils ? contredit Ladybug.

- On fera avec ! » déclara Chat Noir.

Il se leva, attrapa la main de la demoiselle et fila avec elle, suivit de près par Renard. Ils prirent de la hauteur, pouvant voir l'akumatisé de là où ils étaient. Marinette se mit en tailleur, rageant. Ils n'avaient jamais perdu un combat ! Jamais ! Et là, pour on ne savait quelle raison, il était plus fort. Comment leur ennemi juré avait-il gagné en puissance ? Il n'était pas censé être aussi bon. Les deux garçons sentaient la frustration de l'héroïne mais ils devaient faire avec. Parfois, la défaite a du bon.

« Il me faut du papier et un crayon… » murmura le roux, regardant avec anxiété la scène.

Mais il n'avait rien sur lui. En tant que Nathanaël, il en avait… Il sentit la main de Chat Noir sur son épaule. Il le regarda avec insistance. Ses yeux voulaient dire : « Vas-y. ». Il hocha la tête et descendit de l'immeuble. Ladybug leva les yeux vers le blond, perplexe. Il lui sourit et regarda vers l'ennemi.

« Fais-lui confiance, il revient dans peu de temps avec ce qui faut.

- Avec quoi ? elle se releva.

- Avec un carnet et un crayon. » elle se tourna vers Renard qui était déjà là. Il s'assit et griffonna sur le calepin. Lorsqu'il eût fini, il le tendit à ses coéquipiers. « Comme vous pouvez le voir, son akuma doit être dans son nœud papillon. Il peut voir tout ce qui l'entoure non ? Je pense que sa vue est relier aux autres clowns qu'il a transformé.

- Un peu comme M. Pigeon. détermina Chat Noir.

- Exacte. Donc il faudrait pouvoir lui priver de sa vue. Dans les jeux, on fait appel à la bombe fumigène mais je ne pense pas que nous en ayons sous la main. C'est pour cela que j'aimerai que tu fasses un Lucky Charm maintenant.

- Quoi ? Mais si je fais ça et qu'on ne réfléchit pas assez-

- Je sais. Si c'est-ce qui arrive, on fera avec. Tu t'éclipseras pour reprendre l'énergie qui te faudra. On s'occupera du reste. il fronça des sourcils. J'ai confiance en toi Ladybug. Je sais qu'on y arrivera parce que nous sommes une équipe. Rien ne pourra nous arrêter dans notre mission. Protéger Paris quoi qu'il arrive. il se leva. Je me sacrifierai le premier et si ce n'est pas assez, je compte sur toi Chat Noir. Ladybug est la seule qui puisse purifier les akumas.

- Compte sur moi Renard ! » déclara le blond.

Elle tenta de les contredire mais ils étaient déjà près mentalement. Oui, elle devait elle aussi croire en eux. Elle esquissa un sourire puis se leva. Elle lança son yo-yo dans les airs et fit apparaître un sifflet. Elle fronça les sourcils, perplexe. Que faire avec ça ? Elle se tourna vers ses collègues pour demander de l'aide. Nathanaël regarda de plus près l'objet.

« Ce ne serait pas un sifflet pour chien ? il arqua un sourcil. Euhm… Tu ne peux pas voir quelque chose avec ta vision ?

- Je vais essayer… »

Elle se concentra et scruta l'horizon. Les personnes transformées furent sélectionner… Elle ne comprenait pas. Devait-elle se mettre au milieu et siffler dans l'objet pour attirer les chiens jusqu'à eux ? Non… Ce serait bizarre. Elle sentait le regard insistant des garçons sur elle. Elle leva finalement les yeux vers eux.

« Je ne comprends pas ce que je dois faire…

- Essaie. Si tu ne tentes pas, on ne pourra pas sauver l'akumatisé. » rassura Chat Noir.

Elle inspira un grand coup puis sauta du haut de l'immeuble et arriva au centre des Invalides. Elle porta le sifflet à ses lèvres et souffla dedans. Les deux héros sourirent et se dirigèrent vers la demoiselle. Les clown tout autour d'eux s'écroulèrent. L'akumatisé, lui, tenait sa tête entre ses mains. Il ne recevait plus la fréquence, il ne pouvait plus voir ce que les autres voyaient. Renard et Chat Noir profitèrent de ce moment de déstabilisation pour l'attaquer ensemble. Ils le mirent au sol rapidement, le blond attrapa le nœud papillon et le lança vers Ladybug qui continuait de siffler. Elle le récupéra et le déchira. L'akuma s'envola mais fut rapidement purifié.

« Bye bye petit papillon. elle sourit en regardant vers le ciel puis fit tout revenir comme avant.

- Bien joué ! » ils se tapèrent dans les mains, ravis de leur exploit.

Le Miraculous de Marinette sonna et elle partit rapidement. Chat Noir et Renard se tournèrent vers les personnes, les aidant à se relever. Une fois fait, ils s'éclipsèrent. Le roux s'apprêtait à se caché lorsqu'il fut interrompu par le blond. Celui-ci s'approcha de lui et lui proposa d'aller se balader un peu. Il n'avait pas utilisé son Cataclysme alors il avait encore un peu de temps devant lui. En hauteur, surplombant une nouvelle fois les jardins des Tuileries, il commença à questionner l'artiste.

« Euhm, Renard. J'aimerai savoir pourquoi tu as soudainement accepté de devenir un héros.

- 'Soudainement' ? Euhm… Et bien pour protéger ceux que j'aime. Pourquoi ? Toi ce n'est pas le cas ?

- Si… En partit… Euh, il est vrai que ma raison première fut d'être aux côtés de Ladybug.

- Comment ça ? Tu aimes Ladybug ?

- Elle est tellement classe ! Parfaite ! Elle donnerait tout pour sauver les autres à son péril. Elle est si belle, si amusante, si gentille.

- Oui je sais ce que c'est d'aimer… murmura tristement le roux.

- Tu aimes quelqu'un ? demanda-t-il en sachant déjà la réponse.

- J'aimais. Enfin là je tente de l'oublier. Je me suis fait jeter.

- il le regarda surpris, Ça fait combien de temps que tu t'es déclaré ? Il faut beaucoup de courage pour avouer à quelqu'un qu'on l'aime…

- Ça va bientôt faire trois semaines. Et oui, beaucoup. J'ai cru que mon cœur allait sortir de ma poitrine, j'ai cru qu'on m'immolait sur place. C'est affreux comme sensation… »

Un beep résonna. Le roux lui sourit et le salua. Chat Noir se leva et quitta les lieux rapidement. La séance photo était encore à terminer. Renard, lui, décida de rentrer chez lui. Il parcourait la ville sur les toits, utilisant l'incroyable force de ses jambes. Il arriva sur un balcon où une fille lisait tranquillement. Elle sursauta en criant. La demoiselle écarquilla les yeux en voyant le roux. Il rigola, gêné, et s'excusa de lui avoir fait peur. Il fut surprit lorsqu'il vit Rose, sa camarade de classe. Il resta immobile un moment et la vit s'approcher, des étoiles dans les yeux.

« Tu es Renard n'est-ce pas ?

- Euhm… Oui. Et tu es ?

- Rose ! Je m'appelle Rose ! Ravie de te rencontrer ! elle lui attrapa la main et la secoua de haut en bas, Je te remercie de sauver notre tendre ville !

- Ah euh… De rien, je fais mon devoir. Et puis je sais que si d'autres personnes en avait le pouvoir ils feraient comme nous. il lui sourit gentiment.

- Ouah ! C'est incroyable, tu as même un dialogue de super héros ! C'est super ! Je peux te prendre en photo ?

- J'imagine que les gens qui me voient ne me demande pas si je suis d'accord alors ne te gêne pas Rose. »

Elle lui fit un grand sourire et se mit à côté de lui pour se prendre en photo avec lui. Elle remarqua qu'il était un peu plus grand qu'elle. Cinq centimètres tout au plus. Elle prit son portable et le mit en selfie pour capturer le moment. Il s'excusa et quitta rapidement les lieux pour rentrer chez lui. La blonde, de son côté, était ravie. Elle avait l'intention de montrer cette photo à Alya et Juleka, puis regarda son téléphone. Était-ce une bonne idée ? Même si connaître leur identité serait génial, elle respectait ce secret. Et ce qu'elle avait sous la main était un indice vers son identité. Il était un poil plus grand qu'elle, de magnifiques yeux turquoise et des cheveux roux adorables. Non, elle ne pouvait pas faire ça… Elle sourit puis éteignit son téléphone pour ensuite retourner à sa lecture.

Renard, lui, était un peu indécis. Entre Rose qui a agi comme une fan et Marinette qui fut seulement étonnée. Il entra dans sa chambre et se dé-transforma. Il se tourna vers Yezull et le regarda inquiet. Le kwami l'interrogea sur son malaise.

« Et bien… Je ne sais pas… J'aurai espéré que Marinette soit un peu plus fan de moi en tant que Renard.

- Tu sais Nath', si elle n'a pas réagi c'est qu'elle doit aimer quelqu'un dans un premier temps.

- il le fixa avec un air douloureux, Oui, je sais qu'elle aime une personne, mais… Voilà…

- Tu ne sais même pas pourquoi tu es mal. Ne penses plus à elle gamin… C'est mieux pour toi. Et crois moi, j'ai vécu suffisamment longtemps pour me permettre de dire ça. »

Il hocha simplement la tête et s'assit à son bureau. Il avait des devoirs à faire et il allait se dépêcher. Yezull, lui, se balada entre les peintures et s'arrêta devant l'une d'entre-elles. La majorité de ses œuvres sont des représentations, mais celle-ci est très différentes. Tout ce qui était représenté avait des formes étranges. De l'abstrait. Il la regarda de plus près. Le dernier Renard était un grand peintre aujourd'hui reconnu. Il s'est battu pour les droits de l'Homme face à l'anarchie que la deuxième guerre mondiale avait offert à l'Espagne. Ici, elle représentait un désespoir sans fond. Un tourbillon de sentiments négatifs. Elle a dû être peinte après que Nathanaël se soit déclaré à Marinette. Il avait l'air d'avoir du mal à s'en remettre…

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Le lundi matin, le roux fut abordé par Rose, tout sourire. Elle était toujours pleine de vie et adorable avec chaque personne autour d'elle. Juleka était sa meilleure amie, avec qui elle partageait tout. Ils étaient désignés comme trinôme pour leur devoir de physique-chimie. Ils se retrouvèrent à la bibliothèque pendant midi où ils élaborèrent les titres et distribuèrent les tâches de chacun. Nathanaël fut plutôt étonné que la blonde n'ait pas parlé de Renard. Mais dans la discussion, Juleka aborda le sujet :

« Au fait Rose, tu as vu à quoi ressemblait le nouveau héros ?

- Oui, on ne parle que de lui sur internet, pourquoi ?

- Je l'ai vu à l'action hier. Avec Ladybug et Chat Noir, ils se sont occupés d'un homme transformé en un horrible clown. J'en ai encore des frissons.

- Tu aimes bien les choses qui font peur Juleka. elle lui sourit amusée.

- Oui s'est vrai. » elles rirent en cœur.

Elle ne lui avait même pas montrée cette photo. Peut-être avait-elle choisis de la garder pour elle ? Il commençait à se poser des questions. La sonnerie retentit le poussant à sortir de ses pensées et à se décider d'aller en cours. Il écoutait à peine le cours, gribouillant quelques dessins. À la place de Marinette, c'était des croquis de Rose. Ça lui triturait l'esprit qu'elle n'est dit à personne qu'elle l'avait vu sous sa forme de héros. Il laissa vagabonder ses yeux turquoises vers ses camarades de classe puis se stoppa à la vue de la blonde. Son sourire était toujours présent. Elle semblait toujours heureuse. Elle sentit son regard et se tourna vers lui. Elle lui fit un petit signe de main. Il rougit, prit sur le fait, et lui rendit son geste. Il détourna rapidement les yeux pour retourner à ses gribouillis. Rose se tourna vers sa meilleure amie et chuchota :

« Nathan' est trop choupi quand il rougit.

- Tu es vraiment accroc à tout ce qui est mignon.

- Oui. » elle pouffa doucement, se concentrant de nouveau sur le cours.

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C'était son jour de patrouille. Il parcourait les toits de Paris tranquillement, sentant le vent frais agresser son visage. Alors qu'il admirait l'horizon, regardant les lumières magnifiques s'élever dans tout Paris, une voix le sortit de sa rêverie. Il tourna la tête, cherchant à qui cela appartenait. Le roux fut surpris de voir sa camarade de classe dehors par cette fraîcheur. Même si elle était sur son balcon. Il n'avait pas remarqué qu'il était près de chez elle et il ne put s'empêcher de rougir. Il s'approcha doucement, l'interrogeant du regard.

« Que fais un de nos super héros adoré dans les parages ? demanda-t-elle curieuse.

- C'est à mon tour de patrouiller, mais cette soirée est plutôt calme. » lui apprit-il.

Elle le dévisagea un moment avant de lui demander de l'attendre ici. Il resta planté là, perplexe. Le roux attendit un peu avant de la voir revenir avec une écharpe blanche. Elle la lui tendit rougissant légèrement mais gardant un sourire magnifique. Il ne savait que faire. Voulait-elle lui prêter ce cache-nez ? À lui ? Il la regarda un peu perdu et la blonde soupira bruyamment.

« Prends-la. Tu dois avoir froid par ce temps. Ça s'est plutôt rafraîchit.

- J-je… il balbutia, Je ne peux pas accepter. Elle est à toi non ?

- Oui et c'est pour ça que je te la propose. Je ne voudrais pas que la ville soit plongée dans le chaos juste parce que môsieur le Renard n'a pas pris de quoi se couvrir. » elle faisait de l'humour. Il est vrai qu'il n'avait jamais vraiment parlé avec elle. Il grommela en prenant l'écharpe et détourna du regard en la mettant. « Merci Rose…

- Y a pas de quoi ! Et merci de t'être souvenu de mon prénom. »

Ils rougirent tous les deux. Le roux recula doucement et lui dit qu'il devait y aller. Il la salua et rejoignit des toits plus élevés. Il sentait son corps bouillonner. Mince, maintenant il avait trop chaud. Il fourra son nez dans le tissu et sentit l'odeur de la blonde l'enivrer. Il rougit encore plus. Il s'arrêta, posa une main sur une des cheminées et blottit l'autre contre son cœur. Il aurait donné beaucoup pour qu'il arrête de battre aussi fort. Il était perdu. Était-il tombé amoureux d'elle ou était-ce juste parce que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas reçu un peu de gentillesse ? Il leva les yeux vers le ciel, dont les étoiles étaient cachées par les nuages. Le flou était beaucoup trop important pour qu'il comprenne ce qu'il ressentait. Un sourire se dessina sur ses lèvres puis il se remit en route pour balayer la ville.

Pendant ce temps, Rose se retourna après avoir regardé le héros quitter son balcon. Elle était heureuse de l'avoir aider. Elle rentra dans quelqu'un et fit un pas en arrière en s'excusant. Lorsqu'elle leva les yeux, elle vit son père. Il arborait un air sévère, fronça des sourcils. La blonde se donnait beaucoup de mal pour éviter son géniteur de peur qu'il ne la frappe. Il était un peu violent lorsqu'il buvait un peu trop. Elle s'excusa une nouvelle fois et tenta de retourner à l'intérieur. Il la retenu par le bras. Elle se crispa. Son cœur battait fort, elle ressentait de la peur. Elle aurait donné n'importe quoi pour que Renard soit là, mais il était loin maintenant et elle allait devoir faire avec. Elle ferma les yeux.

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Nathanaël fixait ce pansement qu'elle portait. Elle ne le portait pas hier lorsqu'il l'avait vu. La blonde avait dit qu'elle avait tenté d'arrêter ses deux frères de se battre et qu'elle s'était prise un coup. Juleka la regardait inquiète depuis qu'elle l'avait vu. Elle semblait savoir quelque chose… Le roux se demandait s'il devait se satisfaire de cette raison. Il tournoya son crayon dans sa main droite, appuyant sa tête dans sa paume gauche. Le cours se déroulait normalement mais dans la tête du jeune homme, c'était loin d'être calme. Il y avait tellement de questions qui l'enivraient. Il ne savait pas par laquelle il devait commencer et il savait qu'il n'allait pas avoir des réponses aussi facilement. Peut-être que la blonde allait avoir une petite visite ce soir…

La sonnerie des fins des cours retentit et il se leva rapidement de sa chaise, rassemblant toutes ses affaires. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, il fut interpelé par Adrien et Nino. Mince. Il se tourna vers eux, interrogateur. Ils lui proposèrent de passer un peu de temps ensemble le temps que la limousine ne vienne enlever le blondinet comme avait déclaré le métisse. Il haussa négligemment les épaules. Quelques minutes n'allaient pas être de trop. Ce n'était pas comme-ci Rose était en danger ou quoi que ce soit. Même si elle était blessée, elle avait sans doute dit la vérité.

Il discuta donc avec les deux garçons, rigolant sur les blagues de Nino et l'injustice entourant Adrien. Mais soudain, il ressentit son estomac se nouer. Il fronça des sourcils. Il avait un mauvais pressentiment. Et un gros. Pourquoi n'avait-il pas sentit ça ce matin ? Pourquoi seulement maintenant ? Une chose était sûre. C'était à propos de Rose. Il s'excusa auprès de ses amis, inventant une excuse quelconque et s'éclipsa. Il avait suffisamment mal pour comprendre qu'elle était en danger. Il se précipita dans un coin, regarda aux alentours, sortit son kwami.

« Yezull, transforme-moi ! »

Il sauta de toit en toit pour arriver jusqu'à chez elle. Il atterrit sur le balcon, se concentrant sur les sons. Il devait faire le vide. Ne penser à rien. Il devait ignorer les bruits. Toutes les nuisances qui l'entouraient. Il perçut de plus en plus ce qui se disait à l'intérieur. Il discernait une dispute. Non… Une personne ayant une voix masculine criant sur quelqu'un. La colère était incroyable. Il ressentait toute la haine. Il s'approcha sans bruit. Même ses pas étaient inaudibles. Il entendit un son semblable à une claque. Il se raidit. Une femme entra dans l'appartement, aperçut la scène et commença à crier.

« Puisque c'est comme ça, je divorce ! Je te mets à la rue ! Tu te démerdes pour te trouver un logement ! Tu avais dit que tu arrêtais l'alcool et il se trouve que j'ai eu tort de croire en toi. Maintenant, déguerpit le plancher, je ne veux pas que tu lèves encore une seule fois la main sur ma fille ! Tu as bien compris ? Disparais de sa vie ! De notre vie ! »

Une vague de rage empara l'homme qui quitta les lieux rapidement. La mère se précipita vers sa fille caressant ses cheveux, tentant de la consoler. Ce n'était pas si mauvais que ça finalement… Mais il devait rester sur ses gardes. L'homme était rempli de haine et de vengeance. Il était devenu une proie facile pour Papillon. Il décida de le filer en hauteur. Alors que le père de Rose tourna à une intersection, la rage l'emparant, il shoota dans une poubelle. De là où il était, Renard pu discerner un papillon noir se faufilé vers l'adulte et le toucher. Son alliance. Il se transforma sous ses yeux. Il se retourna et se dirigea vers l'appartement de sa femme. Voilà pourquoi il avait un aussi mauvais pressentiment… Il allait s'en prendre à sa famille… À Rose…


Et voilà c'est tout pour le moment. Je suis déjà sur le chapitre 4 ne vous en faites pas !

Gwena'