Titre : White Day
Genre : Romance / Humour
Auteur : Yaoi-no-ongaeshi (Tsukiyo)
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Shungiku Nakamura.
Résumé : Pour le White day, chaque couple prépare le White Day. Les trois couples sont à l'auberge, voilà la rencontre XD
Note : Désolée pour le retard ^^" Merci pour vos reviews ^^ Les personnages peuvent paraître un peu OOC à des moments, c'est fait exprès ^^ Bonne lecture ! ^^
Rencontres et situations folles.
A Kyoto, les fleurs de cerisiers ont commencé leur longue ascension vers une éclosion éphémère, les gens viendront à leurs pieds et profiteront de la féérie qu'elles auront créée par leur naissance.
Dans une des chambres d'un grand ryokan, on assistait à la renaissance d'un grand amour. Il n'était pas parti mais l'atmosphère paisible donnait l'impression de revivre, peut-être l'air de Kyoto, les cerisiers, les temples, qu'importe son cœur était plus vivant que jamais. C'est ce que se disait Nowaki. Il n'avait jamais douté de l'amour de Hiro-san mais depuis la St-Valentin il était moins « agressif » avec lui, c'était pour lui une nouveauté et un renouveau dans sa relation, pas qu'il n'ait besoin de ça pour l'aimer mais cela lui faisait plaisir, Hiro-san laissait un peu plus sa fierté de côté.
Assis sur le futon, Nowaki observait son amour encore endormi, il n'avait plus le même visage lorsqu'il était dans le pays des songes, ses traits se relâchaient, ses sourcils reprenaient leur place d'origine et seul le visage d'un ange enfantin ressortait. Nowaki ne le trouvait que plus mignon encore. Il soupira de bonheur, le soleil venait de se lever, Hiro-san dormait près de lui, une de ses mains agrippant un pan du kimono de Nowaki.
« Je suis un doudou, il ne peut pas s'endormir sans moi », il sourit largement et rit de sa pensée.
- N-Nowaki
Il écarquilla les yeux et reporta son attention sur Hiro-san, sur ses lèvres qui venaient de murmurer son prénom. Il resta immobile voulant réentendre son nom dans sa bouche, ce qui arriva un instant plus tard.
« Hiro-san pense à moi dans son sommeil. Est-ce que je suis tel quel dans ses rêves ? »
Nowaki était une personne aux goûts simples et de petites choses suffisaient à son bonheur. Savoir que Hiro-san pensait à lui pendant son sommeil lui emplissait le cœur de joie c'était plus qu'il n'en demandait : un amour réciproque et son amant pensait à lui. C'en était trop pour son cœur, un sourire béat vint se figer sur son visage.
- Hnn N-No-wakii
Les connexions dans le cerveau de Nowaki ne retrouvaient plus le chemin de la réalité. Voilà qu'il entendait Hiro-san gémir. Désirait-il autant Hiro-san pour entendre cela ?
Mais la réalité dépassait la fiction, Hiro-san faisait bien un rêve érotique et il avait l'air de faire autant de bien à son amant dans ses rêves.
« La réalité est bien meilleur, Hiro-san, je te le prouverai dès que tu seras réveillé »
Les yeux brillants de désir, Nowaki observait toujours le professeur, les lèvres rosées, le souffle court et cette expression de plaisir sur le visage. Il gigotait doucement et s'agrippait de plus en plus au kimono de Nowaki. Ce dernier ne savait pas quoi faire, son désir se réveillait en voyant un Hiro-san si attirant.
Un souffle murmurant son nom de façon sexy l'acheva. Il s'approcha un peu plus de son amant et lui souffla à l'oreille, cela eut le résultat attendu ; Hiro-san gémit un peu plus.
Il ne pouvait plus résister, quitte à se faire tuer à son réveil, il allait prouver que la réalité était bien plus agréable.
Il embrassa le coin de l'œil de son amant, puis la joue, le coin des lèvres, les lèvres qui cherchaient un contact plus franc. Il caressa de sa langue la lèvre inférieure qui laissa l'accès à la bouche. Toujours endormi Hiro-san répondit au baiser de Nowaki. Celui-ci défit le baiser, il ne fallait pas qu'il se réveille ainsi. Il frôla de ses mains le corps du professeur qui en tremblait et se dirigeait vers la zone la plus sensible. Il en écarta doucement les pans du kimono qui torturaient Hiro-san par leur effleurement. Une bosse se dessinait sous le sous-vêtement ce qui excita un peu plus Nowaki. Hiro-san était dans un tel état rien que par son rêve et quelques caresses. Il dessina du doigt ce membre dur pour lui ce qui provoqua de nouveaux gémissements. Le sourire aux lèvres il commença à embrasser à travers le tissu, cette bosse, quelques coups de langues suivirent réveillant encore plus son désir lorsqu'il sentit les mains de Hiro-san dans ses cheveux, gémissant.
Nowaki enleva le dernier rempart de tissu et libéra le sexe gonflé de son amant. Fièrement dressé, il ne demandait qu'à être cajolé. Une langue taquine vint exaucer son vœu, courant lentement sur toute la longueur, titillant les bourses avant de remonter et d'engloutir tout le sexe tel une sucrerie. Ce mouvement projeta un éclair de plaisir dans tout le corps de Hiro-san et l'électrocuta, ses yeux s'ouvrirent d'un coup et la réalité finit de le réveiller.
Confusion et surprise se lisaient dans ses yeux, Nowaki l'avait remarqué mais il continuait à faire courir sa langue et aspirait Hiro-san dans sa bouche chaude. Le professeur essaya de protester mais il ne pouvait pas, Nowaki lui faisait trop de bien. Quel merveilleux réveil mais si embarrassant, voilà que ses hanches se mettaient en mouvement. Les mains de Nowaki parcouraient son corps et il ne pouvait que gémir et demandait inconsciemment de lui donner plus de plaisir. Le médecin n'avait pas quitté son amant des yeux et le voyait partagé entre se laisser aller et se contrôler, il ne laisserait pas le choix.
« Savoure Hiro-san », un gémissement plus fort lui répondit. La respiration difficile, Hiro-san capitula et murmurait le prénom de son amant, l'invitant à continuer encore.
Nowaki avait du mal à contrôler son corps, les images et les sons de cette scène le rendait fou ; il laissa une main entourer son propre sexe et appliquer le même rythme que celui de sa langue. Hiro-san voyait son amant se caresser alors qu'il l'avait en bouche, cette vision le fit rougir et l'excita, il rejeta la tête en arrière, perdu dans ce flot de sensations. La limite arrivait pour les deux, la langue lapait avec fureur alors que la main sur son propre sexe s'agitait les menant peu à peu au point de non retour.
Un dernier mouvement et le noir complet, chacun criant son plaisir. Hiro-san vint dans la bouche de son amant qui avala avec gourmandise. Le professeur s'en excusa alors que Nowaki sentait sa semence emplir sa main et parcourir ses doigts.
Un instant silencieux passa, faisant résonner les souffles saccadés et le froissement des draps.
Un sourire se dessina sur le visage de Nowaki avant qu'il ne parle :
- Bonjour Hiro-san, tu as bien dormi ?
Impossible de protester pour le professeur, trop d'émotions le parcouraient pour répondre, il ne put qu'esquisser un léger sourire.
- La réalité est plus agréable n'est-ce pas ?
Ces mots le firent rougir, Nowaki savait alors qu'il avait eu un rêve érotique ? Il rougit fortement alors que le plus jeune poursuivait.
- Tu n'as pas à te réfugier dans tes rêves Hiro-san, je suis là pour toi. Cela sonnait comme un gigolo mais lui réchauffait le cœur et le corps…
- Je suis heureux que tu penses à moi, même dans ton sommeil, dit-il d'un sourire franc.
Ainsi, Hiro-san n'était pas de taille et ne put que répliquer un « Idiot » ce qui fit rire le médecin. Le réveil se fit entre baisers et câlins.
Dans les bras l'un de l'autre, profitant de la chaleur de l'autre, Nowaki commença à s'attaquer au cou de son amant lorsqu'un cri effroyable fit trembler les murs de toute l'auberge. Intrigués, ils se regardèrent et se précipitèrent à la porte après avoir rapidement réajuster leur kimono.
La porte s'ouvrit sur un jeune homme criant contre un homme de faire attention et le grondait sévèrement. Hiro-san regarda l'homme et reconnut son ami d'enfance.
- Akihiko ?
Les deux protagonistes se retournèrent et aperçurent dans l'encadrement de la porte, un brun au kimono débraillé et un grand homme aux cheveux noirs à ses côtés, les observant.
- Hiroki ?
Quelques secondes de silence passèrent avant qu'un nouveau cri ne retentisse.
« Que ce gamin est bruyant » pensa Hiro-san. Gigotant, les membres tétanisés et tremblant, Misaki réussit à bégayer :
- K-Ka-Kami-jjy-ou sen-se-i… La peur se reflétait dans sa voix.
Tous se retournèrent vers lui, alors que les deux amis d'enfance avaient à peine commencé à discuter ; enfin Hiro-san à vociférer et Akihiko à le taquiner sous les yeux de Nowaki, mi-amusé, mi jaloux.
De nouveau un silence s'installa, Misaki venait de voir le Démon Kamijyou, son professeur de littérature, débraillé, au réveil, un homme à ses côtés qu'il reconnut comme le fleuriste et pire : « discutant » avec Usagi-san. Son cœur allait lâcher, c'était certain ! Comment tout ce monde pouvait se rencontrer dans ce ryokan ? Etait-ce une malédiction ? Il devait se faire exorcisé. Vite appeler un moine ! Alors qu'il continuait son combat intérieur, un cri l'accompagna, Hiro-san venait de reconnaître un de ses étudiants. Ce n'était pas vraiment un problème d'en croiser, tout le monde avait le droit d'aller où bon lui semble mais le problème était qu'il était à peine réveillé, débraillé, Nowaki à ses côtés et pire ce gamin connaissait Akihiko. Son cerveau tourna rapidement et il s'approcha de sa victime, l'air le plus démoniaque possible, les sourcils froncés.
- Tu ne m'as jamais vu, c'est clair ? Tu en parles autour de toi et tu signes ton arrêt de mort !
Kamijyou-sensei faisait-il partie de la mafia ? Usagi-san qui le connaissait avait dû avoir affaire à lui. Misaki tremblait de plus en plus et voulut crier à l'écrivain de payer ses dettes et de s'enfuir mais rien de tout ça n'arriva. Usagi-san vint à son secours :
- Laisse-le Hiroki !
- Hiro-san, tu le terrorises !
Alors qu'il se retournait et fusillait son ami d'enfance et son amant d'un regard noir, Misaki restait tétanisé. Où était-il ? Combien de dimensions avait-il traversé ?
Le grand homme au sourire réconfortant s'approcha de lui et le rassura ce qui réussit un instant.
- Ne t'approche pas de lui Nowaki !
La jalousie dans sa voix se ressentait et les surprit tous, Nowaki le premier.
Misaki eut vraiment un doute sur les cibles de ses phéromones, il n'attirait donc que des hommes et en plus de ça homo. Alors que les discussions/disputes reprenaient autour de lui, il choisit ce moment pour s'évanouir et s'éloigner de tout ce tumulte.
Nowaki le rattrapa et le porta jusqu'à sa chambre à quelques centaines de mètres de celle de Hiro-san et la sienne. Médecin, il vérifia l'état de Misaki et le laissa aux soins de l'écrivain.
Le professeur qui connaissait les maladresses de son ami, demanda à Nowaki de veiller le petit, ce qui serait plus prudent. Les deux couples se retrouvaient alors dans la chambre d'Usagi-san.
Des bruits autour de lui le firent émerger peu à peu. Il ouvrit les yeux difficilement, une silhouette était penchée au-dessus de lui, d'abord floue puis devint nette. Il reconnut son professeur de littérature et cria de tout l'air que pouvait contenir ses poumons. Excédé, Hiro-san voulut l'assommer mais Nowaki et Usagi-san arrivèrent rapidement.
- Ce n'est rien Misaki, il ne te fera pas de mal, dit l'écrivain en prenant le jeune homme dans ses bras.
Une veine battait sur la tempe du professeur.
- C'est plutôt de toi qu'il devrait avoir peur, dangereux pervers !
Les derniers mots frappèrent Misaki, Kamijyou-sensei connaissait bien Usagi-san et il avait raison, il se dégagea de son étreinte et recula, son regard allant de l'un à l'autre, cherchant à déterminer qui était le plus dangereux. Il continua de reculer jusqu'à buter contre quelque chose, il reconnut le gentil médecin et attrapa la manche en pleurnichant :
- Sauvez-moi ! dit-il les larmes aux yeux et le désespoir dans la voix.
- Lâche-le ! Le cri synchronisé des amis d'enfance retentit avant qu'il ne jette un regard noir à l'autre.
Tous pensaient qu'ils nageaient en plein délire. Ce fut le calme de Nowaki qui apaisa les esprits. Misaki resta scotché au médecin avant de savoir qu'il ne risquait plus rien. Les deux amis jetaient des regards noirs. « Comment ose-t-il touché mon Misaki/Nowaki ?!» fut la même pensée. Ils n'étaient pas amis pour rien.
- Hiro-san, Akihiko-san, calmez-vous ! Misaki-kun, tu n'as rien à craindre, repose-toi un peu et ça ira.
Voyant le jeune homme toujours tremblant. Il tenta de le rassurer plus.
- Hiro-san ne te fera pas de mal, il est juste jaloux que tu sois près de moi…
- Que dis-tu idiot !!
- Ah ! Toujours aussi bruyant Hiroki !
- La ferme Akihiko ! Espèce d'imbécile !
- Calmez-vous ! Nowaki avait levé la voix, sa fonction de pédiatre était utile ici, il avait affaire à trois enfants.
- Je te laisse, Misaki-kun, si tu te sens mal tu peux venir me voir. Akihiko-san n'hésitez pas à m'appeler si besoin. Hiro-san allons-y.
Le concerné se leva et se dirigea vers la porte, un signe de tête pour salut. Nowaki le suivit, Hiro-san était parfois un petit garçon, il ne s'étonnerait pas de le voir tirer la langue à Akihiko-san en sortant, il sourit à la scène mais fut vite ramené à la réalité par la main de Hiro-san qui prit la sienne et l'emmena vers leur chambre.
- Allons-nous habiller.
Ah, si seulement Hiro-san avait dit déshabiller. Le professeur comprit ce soupir et le réprimanda.
- Ne pense pas à des choses bizarres, idiot !
Nowaki lui sourit et déposa un bref baiser. Rouge comme une tomate il se demandait comment allait se passer ses vacances. Ses agréables moments avec Nowaki allaient être gâchés par cet imbécile d'Akihiko et son petit-ami. La semaine risquait d'être pleine d'émotions mais ce n'était pas à cela qu'il s'attendait. Il soupira et rejoignit son amant, qu'importe, ils étaient là pour se reposer, il éviterait cet idiot.
Dans la chambre de l'écrivain, Misaki s'était réfugié sous la couette, Usagi-san adossé à la masse de couvertures.
- Misaki, ne sois pas idiot, sors d'ici !
- N-Non, tu vas m'agresser… Je préfère que Kusama-sensei revienne…
- Il va revenir avec Hiroki.
- …
Qui était le plus effrayant ? Alors qu'une cérémonie d'awards pour le « pire danger pour Misaki Takahashi » se déroulait dans sa tête, Usagi-san se débarrassa des couettes et attira Misaki contre lui. Le verdict fut rapide : Usagi-san était plus dangereux, il en voulait à son corps, Kamijyou-sensei avait beau attaquer pendant les cours de toutes sortes d'objets, il faisait face ici à ses cris. La peur ou la peur de ressentir du plaisir ? Définitivement la deuxième. Misaki était encore mal à l'aise avec cela, c'était cela son plus grand ennemi et non Usagi-san.
Alors que ce dernier essayait de l'embrasser, il se dégagea et courut à l'extérieur de la chambre. Il longea le couloir et arriva devant la chambre de Kusama-sensei.
Il frappa mais rien ne lui répondit, il poussa légèrement la porte, les pas d'Usagi-san derrière lui, lui firent accélérer le mouvement, il ouvrit en grand la porte de papier de riz et tomba sur la vision la plus traumatisante de toute sa vie !
Kamijyou-sensei, le visage déformé par le plaisir, le kimono tombant sur son épaule dénudée alors que Kusama-sensei avait une main dans le sous-vêtement de son amant et embrassait le cou offert.
La mâchoire se décrocha, les rougeurs d'embarras furent englouties par le nuage noir de colère. Usagi-san vint le sauver de la mort infligée par un démon en le sortant de la chambre par le col, fermant la porte et criant un « Continuez et ne faites pas trop de bruit » sur un ton amusé.
Le démon était prêt à exploser quand Nowaki l'embrassa.
- Exprime ta colère d'une autre façon Hiro-san, cette voix à la consonance coquine lui fit perdre ses moyens et les rougeurs vinrent remplacer les éclairs de colère.
Un autre baiser lui fit perdre pied.
Dans le couloir menant à leur chambre, Misaki était tiré par le col à la suite de l'écrivain. Le gamin était trop remuant aujourd'hui, il l'amena alors à l'extérieur. Une balade lui ferait sûrement du bien, il lui enfila son manteau et l'emporta sur son épaule à l'extérieur, ignorant les cris.
Devant la nature sauvage de la forêt, Misaki ne put que se calmer et contempler les environs.
- C'est un lieu de calme et de repos, ne crie plus comme ce matin, une bouffée de nicotine suivit sa phrase.
Misaki reconnut son erreur et bégaya des excuses, qui furent acceptés par une main froide qui ébouriffait ses cheveux. Ses yeux se fermaient et il se sentait paisible ainsi, Usagi-san avec lui dans ce lieu magique.
Dans la chambre, les activités physiques se poursuivaient. Les draps se froissaient, les gémissements résonnaient et le plaisir les envahissait. La fin de leur danse et l'extase permit de retrouver un souffle plus normal et un merveilleux sentiment de flottement.
- C'est ce que tu appelles du repos ? Me sauter dessus dès que tu le peux ? La voix était encore enrouée de plaisir et le brin de colère ne la rendait que plus charmante.
Nowaki sourit et embrassa son amant avant de répondre :
- Le repos n'est que plus agréable après une activité physique.
Hiro-san resta ébahi, Nowaki était vraiment un pervers ! Avait-il fait tant d'années de médecine pour ceci ? Le tourmenter sexuellement et le faire passer pour un acte médical ?
Le plus jeune se lova contre le professeur et se serra contre lui. Son sourire béat et son soupir de bien être, empêchèrent Hiro-san de le repousser. Il était parfois si faible…
Le reste de la journée, les deux couples étaient en balade dans le grand domaine du ryokan. Misaki avait fait découvrir à Usagi-san, les joies du nourrissage des cerfs alors que Hiro-san s'était installé au pied d'un arbre un livre à la main, l'autre entrelacée à celle de Nowaki qui profitait de la simple présence de son amant à ses côtés et observant la nature autour d'eux.
Le soir, le repas était donné dans la grande salle commune où la gérante avait apporté les repas. Les repas se prenaient également au grand restaurant luxueux ou à la petite cafétéria, le ryokan alliait tradition et modernité.
Le professeur et le médecin décidèrent d'un repas traditionnel, ils n'en avaient pas beaucoup l'occasion. Vêtu de leur kimono, ils s'installèrent devant leur petite table de bois. La porte de papier de riz coulissa et laissa deux silhouettes pénétrer dans la salle, Usagi-san et Misaki venaient d'entrer. Le professeur cria contre cet idiot d'Akihiko qui venait sans cesse gâcher sa tranquillité.
- Oui, oui je sais Hiroki, tu voudrais être tranquille avec ton gentil petit ami mais j'ai le droit de venir manger ici tout de même.
Les joues rosies, le professeur grogna quelques mots de colère, Nowaki et Misaki observant les joutes des deux amis d'enfance.
Le repas se passa calmement malgré quelques petits détails amusants et gênants.
Akihiko qui n'avait pas l'habitude de toute cette cuisine ne réussit pas à manger certains aliments. Misaki le gronda de trier ainsi ces aliments, tel un enfant et Hiroki se moquait de son ami. Nowaki choisit ce moment pour le choyer et attrapant un morceau de poisson avec ses baguettes, le tendit à son amant. La couleur du saumon rivalisait avec les joues qu'il arborait à cet instant.
- Oh comme c'est gentil, tu as un petit ami très attentionné Hiroki… tu ne le mérites pas…
- La ferme imbécile ! C'est toi qui ne mérite pas d'avoir un jeune étudiant à tes basques à tout faire pour toi, incapable !
Misaki était ébahi, devait-il se réjouir d'entendre une sorte de « compliment » de la part du démon ou être effrayé de la future réaction d'Usagi-san ?
- Misaki est récompensé de tout ce qu'il fait pour moi !
Une autre dimension fut franchie, un poing s'abattit sur le crâne de l'écrivain
- Ne dis pas n'importe quoi !
Le professeur devait tout de même avouer que cet étudiant remontait un peu dans son estime.
La fin du repas se passa dans une ambiance de colonies de vacances. Alors que Misaki et Usagi-san retournaient à leur chambre, le médecin et le professeur partirent se renseigner sur les différentes activités que proposaient le ryokan.
- Hiro-san ! Nowaki venait de trouver une activité intéressante mais ce fut une autre voix qui lui répondit.
- Kamijyou, quelle coïncidence !
- Professeur Miyagi ? Que faites-vous là ?
- Je suis venu te voir voyons, tu me manquais tant.
Nowaki les observa et remarqua le jeune homme qui accompagnait le professeur, il avait l'air irrité de son comportement. Alors qu'il remarquait la jalousie envahir le jeune, il sentit la sienne grandir également lorsque le professeur passa le bras sur les épaules de son amant.
- Hiro-san est à moi ! Ne vous approchez pas !
Le cité rougit et le concerné se recula, se rappelant de la force des poings du médecin. Il commença à parler lorsqu'il vit le jeune terroriste partir. Trêve de bavardage, il devait rattraper Shinobu.
- Il ne te harcèle pas à l'université ?
Hiro-san voulut rire mais il se sentait heureux que Nowaki s'inquiète ainsi de lui.
- Ne t'inquiète pas, je suis Kamijyou le démon !
Mais il était tout de même étonné et en colère que le professeur ait choisit la même destination. Voilà qu'ils se retrouvaient avec les deux plus grands idiots de la planète à ses côtés. Il devrait faire avec, si Nowaki n'était pas avec lui, il les aurait déjà à moitié tué.
Le médecin comprit la lueur de colère dans les yeux noisettes de son amant, l'embrassa et lui sourit. Ils continuèrent à chercher les activités du lendemain. Miyagi poursuivait toujours Shinobu et tentait de lui expliquer qu'il n'y avait rien entre Kamijyou et lui. Difficile à convaincre quand il jouait à embêter le jeune professeur devant son terroriste.
La journée se termina assez calmement pour les trois couples, le lendemain s'annonçait plus mouvementé.
Voilà la rencontre des Egoist / Romantica et des Egoist / Terrorist dans la folie ^^
J'imaginerai bien leur rencontre comme ça, étrange, folle et drôle ^^
Un chapitre qui arrive tard, désolée ^^" Le prochain est quasi terminé, il devrait arriver plus rapidement ^^
Ça vous a plu ? ^^
