IV.

Rapidement, il fait nuit.

Ils n'ont que les étoiles et la lune pour les éclairer. Une brume chaude passe leurs lèvres a chaque expiration tandis que leurs yeux sont fixé sur le ciel et ses merveilles.

Harry pointe la constellation du chien du doigt et Draco se sert un peu plus contre lui, son menton sur l'épaule du brun.

Ils parlent de Poudlard, de Ron et Hermione qu'Harry a quitté après une violente dispute au sujet de Draco, et des sorts noirs utilisés pendant la guerre. Draco s'inquiète de ses retrouvailles avec les Serpentard, les Professeurs et les autres élèves. Il demande plusieurs fois à Harry si il les laissera l'emmener si c'est finalement un piège.

Harry répond rapidement qu'il les détruira tous si ça devait arriver, bien avant qu'ils ne posent leur mains de lâche sur lui.

Ils ne disent plus rien après ça, un doux sourire sur leurs lèvres.

Mais Draco se détache lentement de Harry, les yeux fixés sur le vide. Il demande doucement, brisant le silence reposant, si Harry le rattrapera avant qu'il ne heurte le sol.

Et il se laisse glisser sur le côté, chutant dans les nuages, les yeux fixer sur les étoiles.

Buck semble outré de devoir venir le chercher alors qu'il a sauté de lui-même de son dos, mais Harry s'en moque bien. Il savait que Draco ferait quelque chose comme ça, il a une obsession malsaine pour le vide, et pour la mort en général depuis qu'il le connait, depuis qu'ils l'ont forcé a prendre la marque.

Il parvient sans difficulté à le rattraper et l'installer à l'avant, face à lui. Le blond enfoui son visage contre son torse pour ne pas le voir, pleurant doucement, des tremblements secouant son corps.

- Je suis désolé, Harry.

- Continue à me prévenir, et je serai là pour te rattraper, bébé.

Il peut imaginer la grimace de dégout de Draco a ce surnom, mais il ne dit rien tandis que le blond se calme doucement.

- On y sera bientôt. J'espert que McGonagall ne sera pas trop énervé de notre retard.

- Tu es Le-Survivant-qui-a-vaincu, elle sera ravi de te savoir de retour.

Il lui embrasse le front avant de l'aider a se retourner pour voir l'ombre du château qu'il peut apercevoir au loin.

Il n'est plus exactement pareil. Il manque quelques tours, et il n'y a plus de terrain de quidditch. Il reste une grande partie des gravas et Hagrid a une nouvelle maison, plus loin de la forêt interdite, dont une partie est carbonisé.

Buck commence doucement a descendre et Draco cri une nouvelle fois quand il se laisse tomber vers le sol, amortissant sans difficulté, ses grandes et majestueuses ailes déployées au maximum.

Draco se jette presque au sol, plus qu'heureux de descendre mais Harry prend tout son temps, saluant chaleureusement Buck et le remerciant avant que l'Hippogriffe ne traverse les protections pour rejoindre la maison de Hagrid au grand galop.

Harry prend la main de Draco dans la sienne quand il traverse, et rien ne se passe jusqu'à ce que Draco s'avance. Ils sentent les protections s'activer et quelque chose se mettre en place sans qu'ils n'arrivent a comprendre quoi.

Et Draco saisit brusquement sa main suite à la douleur, et tout s'arrête. Harry est rapidement a ses côtés, baguette en main tandis qu'il inspecte la coupure sur la paume du blond.

- Ca a prit ton sang.

- Au moins les protections sont à la hauteur cette fois, pas comme celle de Dumbledore.

Harry pouffe discrètement en le soignant, sa baguette passant doucement au dessus de la plaie jusqu'à ce qu'elle disparaisse complétement.

Il remonte rapidement vers le château, main dans la main, le regard fixé sur Poudlard et les lumières de la Grande Salle.

Harry se souvient avec émotion de la première fois qu'il a posé les yeux sur Poudlard, sur la magie de ce lieu et Draco lui raconte la peur et la joie qui l'habitait.

Enfin ils passent les grandes portes toujours ornées des soldats de pierre qui les ont tant aidé pendant les combats. Ils montent les escaliers rapidement, l'angoisse les rattrapant marche après marche tandis qu'ils se lâchent les mains, a contre coeur.

La Grande Salle est juste devant eux quand une voix rauque leur demande de s'arrêter.

- Messieurs, ravi de vous savoir de retour, bien que je ne supporte pas les retards.

Draco frisonne brusquement en se retournant, mais Harry ne bronche pas.

- Bonsoir monsieur, désolé d'arriver aussi tard, l'avion a été retardé.

- L'avion ?

Harry hoche simplement la tête et dans une tornade de cape, Severus Snape se détourne d'eux.

- Allons dans mon bureau, il y a plusieur chose dont j'ai besoin de vous parlez.

Les souvenirs sont très clair dans son esprit, comme si une unique nuit était passé depuis.


Il a les yeux fermé, dans la douleur, et Harry ne sait pas quoi dire. Ne saura jamais quoi dire.

Il est fatigué de tout ça, pour être parfaitement honnête et il n'arrive pas à être en colère contre l'homme qui a, sans le vouloir, causer tout ce désastre. Il lui a prit la femme lui plus importante de sa vie, et il s'est privé de la femme qu'il aimait, et aime encore aujourd'hui, pour satisfaire ce Maître qu'il a fini par trahir.

Tout ça est juste triste, et lui est simplement vide de tout sentiment.

Il pense à Draco, qui l'attend en bas. Il pense à Voldemort, attendant dans la forêt, jetant sortilège sur sortilège pour briser les faibles défenses du Château et fatalement Harry pense à Dumbledore.

Et la colère se met a bouillir dans ses veines tandis qu'il éclate d'un rire froid et cruel.

- Il est mort en paix, sans qu'aucune de ses actions n'ai été punis et il nous a abandonné, sans défense, sans chef, parce qu'il savait que nous resterions ses chiens jusqu'au bout.

- De quoi parlez-vous, Potter ?

- Dumbledore. Il était bien trop présomptueux, ce vieux fou. Il y a tellement de chose qu'il ne savait pas sur moi, et tandis qu'il me voyait comme un mort en sursit je le voyais pour ce qu'il était et j'établisait mon plan de mon côté, un plan plus utile qu'il n'en a jamais fait.

Il regarde vaillamment l'homme sombre en face de lui, pensant vaguement au professeur Trelawney qui n'aurait jamais du parler et que personne n'aurait du écouter. Rien ne serait arrivé sans elle et ses visions, sans Snape et Pettigrew, sans lui. Pourtant eux sont encore en vie alors que ses parents reposent sous terre depuis trop longtemps.

Et enfin, les yeux dans ceux de Severus Snape, il lui avoue son plus grand secret.


Snape est le directeur.

Draco a clairement du mal à s'en remêtre, pourtant Harry est persuadé que c'est une bonne chose.

Oh, Severus Snape sera toujours un connard mais il est sûr qu'il fera tout pour protéger les enfants, parce que c'est sa responsabilité et, bien malgré lui, il est obligé de reconnaître qu'il est probablement en un seul morceau grâce à l'homme.

Les punitions seront assurément plus sévère, plus juste quelque part, et si des farceurs comme Fred et George doivent réapparaitre, ils ne feront pas long feu, mais l'école ne sera pas comme a l'époque d'Ombrage et encore moins comme celle de Dumbledore, qui a risqué la vie de chaque enfant, chaque années où Harry a étudié à Poudlard, dans le seul but de lui faire passer des test idiots et mortels.

Assurément, Snape prendra soin des enfants, et Harry n'a besoin de rien d'autre que ça.

- Vous vous doutez certainement qu'aucun retard ne sera toléré une fois les cours reprit, Messieurs.

Ils hochent rapidement la tête et l'homme continue.

- Bien, j'ai expliqué plus tôt la situation à vos camarades. Les redoublants ont de nouveaux dortoirs, neuf, et j'aimerai qu'ils le restent. Il y en a un par année, ce qui signifie que toutes les maisons vont devoir cohabiter et je n'accepterai aucune plainte à ce fait. Les élèves qui suivent le cursus normal ont toujours un dortoir par maison, bien évidement. Vos dortoirs sont mixes. Madame Pomefresh et le Professeur Chourave vous apprendront comment parfaitement réaliser un sortilège de contraception dès demain après-midi, c'est bien évidement obligatoire.

Harry sourit sarcastiquement à Draco, qui rougit.

- Il va de soit que ceux qui n'arriveront pas à le lancer correctement n'auront pas le droit d'approcher quelqu'un du sexe opposé à moins de cinq cent mètres.

- Vous pouvez faire ça ?

- Je peux même faire en sorte que personne, garçon ou fille, ne rentre dans votre chambre, Potter.

Harry s'en moque bien.

- Chacun de vous devra, un mercredi après-midi sur deux, participer à un rendez-vous avec un psycho-mage qui ne sera en aucun cas autorisé à me parler de vos problèmes, bien qu'il devra me renseigner sur un quelconque traitement, tout comme Mrs Pomfresh. Demain matin à partir de huit heures, chaque participant à la guerre va devoir se faire examiner par des médicomages venu de Sainte-Mangouste. Minerva, qui est resté sous-directrice de l'école et moi seront les seuls au courant du résultat de ces examens. Tout ceci est bien évidement obligatoire. Vous avez d'autres questions ?

- Où est le dortoir ?

- Minky va vous y conduire et vous apporter votre repas. Le petit déjeuner est servit à partir de sept heure trente jusqu'au retour des cours.

L'elfe de maison, Minky, apparait rapidement pour les guider a travers le château et les conduire au nouveau dortoir. Ils disent vaguement au revoir au Directeur Snape déjà plongé dans ses papiers et sortent rapidement du bureau.

Ils se rendent au troisième étage, devant un grand tableau représentant un cavalier, une lance à la main, sur un hippogriffe debout sur ses pattes arrières. Minky leur chuchote le mot de passe qui, elle leur annonce, sera changer demain et leur assure qu'elle leur ramène de quoi manger.

Et enfin ils découvrent leur nouveau dortoir encore vide.

La salle commune est peinte d'un simple beige très apaisant, avec les différents blasons des maisons un peu partout sur les mûrs. Un immense canapé et plusieurs fauteuil sont dispersé devant la cheminé, à gauche en entrant tandis qu'à droite ils découvrent un coin consacré aux études avec plusieurs table et chaise.

Il n'y a pas de marche pour accéder au dortoir, simplement un long couloir, à côté de la cheminée, bordé par une vingtaine de porte brune. Draco se dirige immédiatement vers la porte du fond presque en sautillant d'impatience parce que, selon lui, les chambres du fond sont toujours les plus grandes.

Le blond ouvre la porte à la volée et ils écarquillent les yeux en découvrant l'immense chambre devant eux.

Il y a deux lits simple, chacun d'un côté de la chambre, avec chacun une table de nuit sur la droite et un grand bureau en guise de pied de lit. De chaque côté de la porte, il y a une immense armoire de deux portes pour leur affaire et deux perchoir à chouette, ou à hiboux dans les coins de la pièce. Une grande fenêtre, qui doit offrir une vue magnifique sur la forêt interdite la journée, se trouve entre les lits, juste en face de la porte. Une porte à droite mène à la salle de bain qui comporte des WC, un évier, deux meubles de rangement et une grande douche à l'italienne.

Évidement, Draco décide que se sera leur chambre et ils y déposent leurs valises redevenues normales. Minky fait apparaitre leur repas sur les bureaux et Harry la remercie d'un murmure en rangeant ses affaires dans son armoire. Il a choisi le lit de gauche après que Draco se soit jeté sur celui de droite en affirmant que le matelas est génial.

Avant que Harry n'est pu finir son rangement que Draco n'a même pas commencé, ils entendent les autres entré dans le couloir des dortoirs dans un certains calme avant que quelqu'un ne crie le nom de Harry, probablement inscrit sur la porte de leur chambre. Draco fini de manger avec un grognement et Harry ricane un peu en voyant sa moue boudeuse.

On frappe rapidement a leur porte alors qu'il croque dans une pomme qui est probablement son dessert, a contre coeur, il abandonne son rangement pour ouvrir la porte en grand.

- Salut.

Hermione lève brusquement la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux, maintenant qu'il a prit une vingtaine de centimètre grâce à une potion supposé réduire ses carences nutritives que Draco lui a trouvé et sa bouche s'ouvre en grand sous le choc tandis que les autres semblent avoir du mal à respirer.

Ils l'observent attentivement et quand il se lèche les lèvres sous le stress Hermione sursaute violemment en voyant la petite boule rouge sur sa langue.

Il a tellement changé en quelque mois, pensent les étudiants.

Il porte un simple pull en laine nacre un peu lâche des épaules qui laisse apercevoir un bout de tatouage, un jean noir qui descend sur ses hanches et des boots vertes délassées. Ses longs cheveux brun sont retenues en un chignon serré et Hermione jurerait y voir des mèches rouges. Il a grandit, atteignant presque la taille de Ron maintenant et surtout, il a un piercing à la langue.

Sa fameuse cicatrise en forme d'éclair semble bien moins vive sur son front, surtout en voyant celle qui monte jusqu'à la moitié de son front, déchire son arcade sourcilière et descend presque jusqu'à son oreille.

Malgré ça, il est extrêmement séduisant, bien plus qu'avant quand il ne portait que les guenilles que les Durlsey lui autorisait a avoir et Hermione est presque incapable de le reconnaitre.

- Harry ?

- Hermione ?

Draco fait soudainement éruption dans l'encadrement de la porte et si elle trouve Harry différent, il n'y a pas de mot pour décrire Malfoy.

Ses cheveux, toujours d'un blond presque blanc, sont rasés sur les côtés et complétement en désordre sur sa tête. Ses yeux gris pétillent presque de joie. Il porte un sweet vert serpentard qui dit "I'm a dragon", un jean bleu clair déchiré aux genoux et des basket noir.

Il dégage quelques choses de totalement différent, qui attirait presque Hermione si elle n'aimait pas autant Ron, qui grogne en le voyant, avant de renifler de dégoût.

- Malfoy, t'es venu exhiber ta marque devant nous ?

- Tu veux la même, Weasley ?

Ron s'avance, clairement pour lui jeter un sort, mais à la surprise de tous, Harry saisit sa baguette avant de lui donner un coup de poing en plein milieu du visage qui fait craquer son nez dans un bruit abominable.

Il y a des cris tandis qu'Hermione se précipite vers Ron pour le soigner.

- Salop ! Pourquoi t'as fait ça ? Grogne Ron en se redressant, le nez en sang.

L'hémoglobine dégouline de ses mains en une cascade morbide jusque sur le sol alors qu'Harry lui répond, la voix rauque.

- La dernière fois déjà je t'ai dit de ne pas l'insulter devant moi alors arrête de parler comme si tu étais au courant de toute l'histoire !

Il claque bruyamment la porte sans plus leur jeter un regard.

Draco lui prend tranquillement la main, ému qu'il le défende contre ses meilleurs amis, et Harry se penche doucement en avant, embrassant ses lèvres avec tendresse et amour.

Ses bras l'entourent et il enfoui son visage dans le cou du brun, tremblant de tout son corps contre Harry, tout deux ignorant les cris de Ron et Hermione qui essaient d'ouvrir la porte, sans succès.

- On ferait mieux de nous coucher maintenant pour arriver les premiers demain.

Draco baille en réponse et Harry fini rapidement son assiette avant que Minky ne vienne tout ranger.

£ Le dortoir des septièmes années redoublant est mixe parce qu'ils sont techniquement adulte et qu'ils en on le droit. Au lieu d'avoir a demander les autorisations par couple au directeur, Snape a préféré l'autorisé. Possibilité d'avoir des hiboux dans les chambres parce que certains sont des chefs de clan, ou sont en contact constant avec Sainte-Mangouste et ils doivent pouvoir le rester, de même pour ceux qui sont en contact avec Gringotts, et qui ne peuvent pas attendre l'arrivé des courriers comme les autres. £