Venu d'autre part
Chapitre 4.
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Titre: Venu d'autre part
Auteur: Sakane-sama
Raiting: T, K pour ce chapitre.
Pairing: Die x Kyo (?), Toshiya x Kaoru.
Disclamer: Pas à moi.
Note de l'auteur: Dans le prochain chapitre, le Lemon ! xD patience, patience ! En attendant, bonne lecture à tous.
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POV Kyô.
Il me fixait. Me fixait d'un regard noir, plein de reproches. Et moi ? J'étais totalement paralysé. Les pensées n'étaient plus cohérentes dans ma tête, elles s'entrechoquaient, me donnant un mal de crâne atroce et une horrible envie de vomir. Vomir mon désespoir, mon dégoût et ma honte. Shuya et maman se regardaient, ne comprenant nullement nos réactions mutuelles. Les sourcils de Daisuke étaient froncés. Je crois bien que lui aussi, était dégoûté.
« - Tooru ? Tooru, que se passe t-il ? Questionna ma mère, inquiète. »
Quand elle passa lentement sa main sur ma joue pour sécher mes larmes, les sourcils de Die se froncèrent encore plus, si c'était possible. Il me fixait maintenant avec tout le dégoût que je pouvais lui faire ressentir. Je voulus prendre ma tête entre mes mains pour me cacher, mais j'en étais tout bonnement incapable.
« - Bien, je pense que je n'ai décidément rien à faire ici. Au revoir, Tooru. »
Sur ce, il se retourna brusquement et s'en alla. Cette voix… Froide, elle semblait dénuée de tout sentiment… Pourtant, j'étais certain qu'elle masquait une immense tristesse. Et de la déception, aussi. Elle me fut le même effet qu'un coup de couteau en plein cœur. Mon corps se débloqua alors tout à coup, et je courus jusqu'à la porte d'entrée et la claqua derrière moi. Je vis Daisuke, la tête basse, qui s'avançait maintenant dans la rue. Je m'efforçai, malgré la douleur qui me transperçait de le rattraper.
« - DIE ! DIE ATTENDS MOI, JE T'EN PRIS ! Criais-je, désespéré. »
Mes larmes continuaient toujours de couler en torrents sur mes joues. Il se retourna, et le pieu dans mon cœur s'enfonça encore un peu plus dans mon cœur si c'était possible quand je vis le regard noir qu'il m'adressa.
« - Qu'est ce que tu me veux, Tooru ?
Die… Je suis… Je suis désolé ! Je n'ai pas voulu.
Tais-toi, Tooru. T'as bien du te foutre de ma gueule hein, ces deux derniers jours ?
Non ! Die, écoutes moi ! Je t'aime !
Tu m'aimes hein ? C'est ça ! Arrêtes Tooru, tu es mon demi frère !
Mais Die… C'est la vérité…
Vas-t'en. Je ne veux plus te voir.
DIE JE T'AIME !
ARRÊTE DE ME MENTIR, TOORU ! s'écria t-il en se retournant. »
Il s'éloigna alors, me laissant derrière lui, seul. Bien trop seul. Je le regardai s'éloigner, jusqu'à ce qu'il disparaisse entièrement de mon champ de vision. Ainsi, ça y était… Ma vie était elle réellement fichue ? Venais-je réellement de perdre l'être le plus cher qui m'est jamais été donné ? Oui sûrement… Car cette douleur, à ce moment là, elle me le confirma. Je tombai à genoux sur le béton, me faisant mal au passage, mais c'était si peu comparé à ce que subissait mon cœur. Je hurlai mon désespoir à travers la rue déserte : personne ne m'entendait, et personne ne viendrait m'aider, mais je me laissais totalement aller. Les larmes envahissaient mon visage, j'hoquetais à chaque fois que j'essayais de respirer. Je répétais vainement que je l'aimais, tout bas, pour moi-même… J'étais si pitoyable à cet instant !
Je continuai de pleurer comme un enfant pendant plus d'une heure. Personne n'était passé dans la rue, personne ne m'avait remarqué. Je restai simplement là, murmurant mon désespoir, mon dégoût envers moi-même et mes sentiments envers lui… Plus aucune de mes pensées étaient cohérentes. Oui, je n'arrivais même plus à penser normalement. La douleur s'amplifiait à chaque instant et les larmes ne voulurent cesser de couler.
Soudainement, je me levai : Rester ici ne le ferais pas revenir. Je me dirigeai d'un pas lent vers la maison, tel un simple objet mécanique. Le peu de flammes qui ravivaient mon corps avaient été trop brusquement éteintes. Une fois devant la porte d'entrée, je soupirai, et essuyai mes larmes d'un revers de manche : inutile, elles continuaient mécaniquement de couler. J'entrai alors dans la maison, en essayant de ne pas trop faire de bruit. Trop tard, ma mère accouru dans l'entrée.
« - Tooru ! Oh, Tooru ! Tu vas bien ? Me lança t elle, folle d'inquiétude. »
Elle essaya de me prendre dans ses bras, mais je la repoussai d'un coup de coude. A cet instant, le réconfort de la part de ma mère n'était vraiment pas le bienvenu. Je continuai mon chemin jusqu'à la salle de bain, où je m'enfermai, et me fis couler un bain. Je plongeai dedans quelques minutes plus tard, pour finalement me recroqueviller sur moi-même, la tête enfouie entre mes genoux. Alors c'était ça, mon destin.
J'entendis Shuya et ma mère se parler à travers la porte. Ils n'étaient pas discrets.
« - Shuya ! Que c'est t il passé enfin !
Et bien… Tout ça m'a l'air compliqué. Quand j'ai voulu rattraper Tooru, il était déjà avec Daisuke. Et cela ne semblait pas être doux.
Mais… Ils se connaissaient ? Je pensais que Tooru ne lui avait jamais parlé ! »
Ah. Donc Shuya nous avait suivit.
« - Et bien… J'ai entendu un vague aperçu de la conversation… Et donc oui apparemment, ils se connaissaient, plutôt bien même…
Comment ça plutôt bien ?!
… Ils étaient ensemble.
Oui, ça je le savais mais…
Non, Cécile, quand je dis ensemble, c'est qu'ils formaient un couple. »
« Un couple. » Je ricanai à cette appellation.
« - Un… Couple ? Mon fils ? Et le tien ?
J'ai entendu Tooru crier à Dai-kun qu'il l'aimait. Quand celui-ci lui a dit d'arrêter de lui mentir. »
Et paf, là où ça fait mal. Quand je repensai aux mots si froids et blessants de Die, je gémis.
« - Je n'étais en aucun cas au courant des tendances de mon fils…
C'est normal. Il a honte, je peux le comprendre. Cependant… Le fait qu'ils soient ensemble me laisse sur le cul, je dois dire… »
Il avait faux. Je n'avais pas honte. Je n'avais aucune honte à être avec Daisuke. Seulement, j'avais peur de la réaction de ma mère. Et puis même, vu les circonstances…
Il y eu un silence entre ma mère et Shuya. Quand celle-ci reprit la parole.
« - Je suppose qu'on peut retarder quelque peu l'emménagement de Daisuke.
Pas de tant de temps que ça. De toute façon, il faudra bien qu'ils apprennent tout les deux à s'aimer comme des frères. »
Sur ce, la conversation fut close. Mon cœur me faisait atrocement mal, encore plus quand Shuya avait prononcé cette dernière phrase. Je ne pourrais jamais aimer Daisuke comme un frère, cela était totalement au dessus de mes moyens. Cependant, je devrais souffrir durant le restant de mes jours de l'avoir perdu, tout cela en devant vivre avec lui. Je me levai brusquement. Je sortis de l'eau maintenant tiède, et me dirigea vers le lavabo. Je regardai mon reflet : j'étais pathétique. Mes yeux étaient rouges et toujours gorgés d'eau, et ma restait dans une expression de tristesse figée. Mon regard descendit sur les rasoirs de Shuya, posé dans un verre à côté de mes brosses à cheveux. J'en saisis un. Je le déposai lentement sur ma chair, puis l'enfonça profondément. Le sang vint perler et se mélanger à mes larmes pour mourir dans le tuyau de l'évier. Bizarrement, avoir mal physiquement me faisait du bien. Et de toute façon, je ne méritais que ça.
Alors je continuai, continuai à enfoncer la lame dans ma chair jusqu'à m'évanouir en plein milieu de la salle de bain. Au moins, je réussirais à l'oublier pour quelques heures.
Quand je me réveillai, mes poignets me faisaient horriblement mal et j'étais allongé entre le carrelage, ma serviette dénouée de ma taille et de nombreuses tâches de sang. Quand je me relevai, ma tête me tournait. J'eus du mal à me remettre debout et me débâtis pour retourner jusqu'à ma chambre, sans prendre la peine de nettoyer mes plaies. Je me glissai dans mon lit, nu. La couverture me semblait extrêmement froide. Peut être tout simplement parce que tout en moi avait perdu sa chaleur. Les larmes recommencèrent alors à couler, puis, totalement épuisé, je m'endormis.
Les jours qui suivirent, je ne mangeai plus. En fait, j'étais devenu un cadavre animé par quelconque source de vie. Je maigrissais énormément, mon visage n'avait plus de couleurs, et mes poignets devenaient de plus en plus meurtris de jours en jours. Mais je souffrais en silence, et c'était mieux comme ça.
Au lycée, il m'ignorait totalement, ce qui me faisait mal. Dès que je m'approchais de lui, il partait, et nous ne nous adressions plus la parole. Kaoru et Toshiya venaient parfois me voir, mais je n'avais strictement rien à leur dire. Ils semblaient désolés pour moi, mais ça ne servait à rien. Je pleurais presque tout le temps maintenant, c'était devenu mécanique. J'étais pitoyable. Daisuke, qu'ais-je fais pour t'aimer comme ça et maintenant souffrir à ce point ? La douceur de ses lèvres, sa chaleur, son odeur… Tout en lui me manquait… Et je n'aurais plus jamais le plaisir d'y goûter. Et le trou béant de ma poitrine ne cessait de s'agrandir.
Le pire fut sans doute le jour où Shuya m'annonça que Die emménageait. Ce ne fut pas plus tard qu'hier. Je n'avais plus goût à rien, encore une fois. Quand la sonnerie retentit dans le hall d'entrée. Tel un robot, je m'avançai jusqu'à la porte et l'ouvrit. Autant dire que quand je vus son visage, cela enfonça encore un peu plus le couteau dans la plaie. Die devint pâle comme un fantôme, avant de froncer les sourcils et d'afficher une expression impassible. Shuya était derrière lui, et portait une grosse valise. Il me passa devant comme si je n'étais pas là. Je devrais pourtant y être habitué, avec le temps. Mais rien n'y faisait, ça me faisait toujours aussi mal. Shuya me prévint alors.
« - Daisuke emménage ici à partir d'aujourd'hui.
Hm, fis-je, en essayant de paraître indifférent. »
Puis il se rapprocha de moi et me souffla à l'oreille.
« - J'ai fait exprès de le mettre dans la chambre d'amis. Mais s'il te plait Tooru, ne soit pas dur avec lui. »
Il se permettait de me dire ça ?! Moi qui souffrait nuit et jour à cause de lui, qui maigrissaient à vue d'œil et qui me mutilait pour abréger un minimum de souffrance ? Alors comme ça, c'était à moi d'être doux avec lui ? S'en fut trop, je retins ma main de s'étaler sur la joue de Shuya et partit directement vers ma chambre. Je m'y enfermai, et y pleura, doucement, en silence, comme j'en avais l'habitude de le faire.
Aujourd'hui, je ne suis pas allé au lycée. Etant beaucoup moins résistant à cause de mon manque d'alimentation, je suis tombé malade. Et encore une fois, dans mon lit, je repensais à lui. Je me dis que finalement, si je crevais maintenant, ça ne serait pas plus mal…
POV Die.
Je mâchouillais mon crayon, lançant de vagues regards vers le grand arbre qui me faisait face à la fenêtre de la salle où nous faisions cours. Pendant un court instant, le visage de Kyô m'apparut. Je me pris la tête dans les mains, et essaya vainement de l'effacer. Malgré ce qui s'était passé… Malgré qui m'ait mentit… Je ne parviens pas à le haïr. Je n'y parviendrais sans doute jamais. L'amour que je ressens encore pour lui est bien trop fort. Chaque battement de mon cœur dans ma poitrine lui ait destiné. Seulement, cela m'était interdit… Je ne peux pas revenir sur le passé. Je ne peux pas me remettre avec lui. Mon cœur me fait si mal… Son sourire, rien que sourire, je donnerais toute ma vie pour le revoir au moins une fois sur son visage rayonnant. Mais lui… Il doit maintenant me prendre pour un monstre totalement insensible.
Hier, j'ai emménagé chez mon père et sa femme… Et Kyô. Ce ne fut que plus douloureux. Ce fut lui qui m'ouvrit la porte. Il ne ressemblait plus à rien. Son corps paraissait ne plus avoir d'âme. Il était maigre et de longues cernes longeaient ses paupières. La seule vie qui régnait en lui, c'était la profonde tristesse et souffrance que je pouvais lire dans ses yeux. En le voyant comme ça, j'eus des pulsions. Je voulais le prendre dans mes bras, l'embrasser… Le consoler, lui dire que je l'aimais. Tout ça me fus malheureusement interdit. Le pieu que j'avais dans le cœur s'enfonça encore un peu plus si c'était possible quand, quelques minutes plus tard, ayant finis de déballer mes affaires, je passai devant sa chambre. Malgré la porte fermée à double tour, je pus entendre ses sanglots et ses lamentations… J'avais envie de défoncer la porte et de venir sécher ses larmes. Mais encore une fois, cela m'était interdit. Interdit, interdit, interdit, je ne fais que répéter cela ! J'avais envie de pleurer avec lui.
Aujourd'hui, il n'est pas venu au lycée. D'après Cécile, la nouvelle femme de mon père, il est tombé malade. J'avais une petite idée de ce que ça pouvait être, mais je ne pouvais rien faire, de toute façon. Kyô… J'aurais tellement voulu que tu saches à quel point je t'aime… J'aurais tellement voulu que, ce jour là, que je t'ai hurlé que tu étais un menteur, j'aurais tellement voulu que tu saches que c'était pour te protéger ! J'aurais également voulu que tu vois, à ce moment là, que quand je me suis retourné, et que tu t'es effondré derrière moi… J'aurais voulu que tu saches que j'étais réellement en train de pleurer toutes les larmes de mon corps.
POV Toshiya.
Kyô me manque. Pas Tooru. Mais bien Kyô. A chaque fois que nous venons le voir avec Kao, il n'engage jamais aucune conversation et ne sourit jamais. Malgré nos efforts, il reste totalement impassible. Sa santé se fragilise, nous le voyons bien. Et ce triple idiot… Rah, quel crétin ! Incapable de faire face à ses propres sentiments. Il aime Kyô à la folie, je le sais. Seulement parce que c'est son demi-frère… ça m'énerve ! * Je peux comprendre que ça ne soit pas très facile au début, mais tout de même… Ils n'ont aucun lien de sang ! Il devient même cruel, avec son blond. Il l'ignore totalement, ne lui adresse plus aucun regard, reste totalement impassible… Quel idiot, je le répète.
Nous avons décidé de lui parler, une fois de plus, avec Kaoru aujourd'hui pour le raisonner. Même si dans ma tête, je me doute bien que c'est vain. Il ne veut rien comprendre. Il a mal, pourtant. Il souffre énormément. Mais il essaye de ne pas le montrer. A la pause déjeuné, comme à notre habitude, nous nous rendîmes tout les trois sur le toit du lycée. Je lança en regard entendu à Kaoru.
« - Die…
Oui ?
Pourquoi n'arrêtes tu pas de paraître indifférent ?
Oh non ! On ne va pas encore parler de ça ! Je vous ai déjà dit que cette affaire était totalement réglée, point !
Die, n'essaie pas de nous faire croire que tes sentiments ne sont plus, car tu mens très mal. Tu souffres et on le sait, dit calmement Kaoru. »
C'est entre autre pour ça que j'aime Kaoru. Il a toujours les phrases justes et il nous le fait remarquer très calmement, sans aucun signe d'énervement. Je lui lançai un sourire qu'il me rendit. Die lui, était rouge et semblait sur le point d'exploser : pas très bon signe pour nous en gros.
« - Mais à votre avis ! S'exclama t-il, furibond. Bien sûr que je l'aime encore ! Le problème c'est que vous ne pouvez pas comprendre ! C'est mon demi-frère ! Il est le fils d'une femme qui m'a volé mon père ! MOI, JE NE PEUX QUE SOUFFRIR ! Termina t-il en hurlant presque. »
Des larmes coulaient maintenant sur son visage. Elles étaient mêlées de rage, de tristesse et de souffrance. C'était rare de voir Die pleurer.
Kaoru posa son bentô à ses pieds et ferma les yeux. Il resta silencieux un instant, puis tourna son regard vers Die, toujours rouge et en pleurs.
« - C'est justement pour ça que tu es stupide. Tu veux te faire souffrir et le faire souffrir pour la simple raison qu'il n'a pas choisit de naître d'une femme que tu détestes ? Il n'a pas choisis cette vie autant que toi tu n'as pas choisit la tienne, Die. Pourquoi refouler tes sentiments ? Si tu trouves une véritable bonne raison, j'aimerais bien l'entendre, dit-il, toujours très calmement. »
Vert de rage, Die se leva, donna un grand coup de pied dans son bentô qui vola à l'autre bout du toit et descendit en courant.
Je soupirai.
« - T'as réussis à nous le mettre dans un de ces état…
Je lui ai juste dit ce que je pensais. »
Je vins m'assoir à côté de lui et me blottir dans ses bras.
« - J'aimerais tellement qu'ils se remettent ensemble… Kyô me manque et me fait peur.
Moi aussi. Mais je pense que ça ne durera pas aussi longtemps que l'on ne le pense. »
Mes yeux se remplissaient de larmes. Je n'aimais vraiment pas les voir souffrir. Kaoru me prit le menton entre deux doigts et releva mon visage pour me voir. Il déposa alors délicatement ses lèvres sur les miennes. Je m'empressai d'approfondir ce baiser, il me faisait tellement de bien. Décidément, que ferais-je sans lui… Je passai mes bras autour de sa nuque pour le sentir encore un peu plus contre moi.
« - Heureusement que tu es là Kao.
Pourtant je ne fais pas grand-chose pour arranger cette histoire.
Oui, mais n'empêche que tu es là, avec moi, et ça me suffit. »
Il me sourit.
« - Je t'aime, Toshiya.
Je t'aime aussi Kaoru. »
Et nous nous embrassâmes.
POV Die.
Qu'est ce que j'étais pitoyable ! Là, assis sur un banc d'un parc près du lycée, m'étant enfui lamentablement devant une vérité qui s'imposait à moi… Seulement, je déteste avoir tord. En y réfléchissant, pourquoi est ce que notre histoire s'était terminée ? J'essayais, comme me l'avait demandé Kao, de trouver une raison valable. Pour moi, elles étaient claires : Kyô était le fils de Cécile, il était mon demi-frère. Cependant… Etaient-elles véritablement de « bonnes raisons » ? Etais-je vraiment aussi pitoyable que me le disait Toshi et Kao ? Sûrement… Mais je n'aime pas revenir sur les choses du passé. Kyô était-il mon passé ? Rien que de penser cela, ça me faisait très mal. Le présent était-il « Tooru » ? J'avais envie de pleurer, mais je me retins.
Je n'allai pas en cours de l'après midi. C'était futile et immature de ma part, mais je ne voulais pas refaire face à Toshi et Kao pour l'instant. Peut être tout simplement parce que je ne savais que trop bien qu'ils avaient raison.
POV Kyô.
J'étais toujours allongé dans mon lit, sans bouger, en regardant les heures et les minutes défiler sur la pendule en face de moi. J'étais faible et j'avais de la fièvre. Ma mère était restée à la maison pour s'occuper de moi aujourd'hui. Mais en ce moment, elle faisait les courses. Je me demandai vaguement combien de temps allais-je encore rester cloué au lit. Je n'avais pas faim, ni même soif. Je n'avais envie de rien. J'étais vide, tout simplement.
J'entendis alors la porte se claquer. Cela devait être ma mère. Je m'apprêtais à l'appeler quand la voix de Die retentit dans le couloir.
« - Je suis rentré ! »
Il y eu un silence : Il avait du constater qu'il était seul. Du moins pas vraiment, mais ma présence ne comptait plus réellement à présent. Je l'entendis se diriger vers sa chambre. Et voilà comment encore une fois de plus je me faisais totalement ignoré. De plus, je n'allais pas pouvoir échapper à une confrontation avec lui car je devais récupérer mes devoirs. J'allais le faire maintenant d'ailleurs. Je serais débarrassé. Je me levai alors très lentement. J'étais fatigué, faible et j'avais du mal à tenir debout. Mais je tiendrais bien jusqu'à sa chambre. Je me dirigeai alors lentement vers celle-ci, me soutenant aux meubles pour avancer. Une fois arrivé à la porte, je frappai.
« - Oui ? me répondit une voix froide.
C'est Tooru. Je veux récupérer mes devoirs. »
Il y eu un long silence. Je ne me sentais vraiment pas bien… La tête me tournait. Finalement, il m'ouvrit. Nous restâmes un moment à nous observer mutuellement, puis il tourna les talons et me désigna quelques affaires.
« - Kaoru à récupéré pour toi. Voilà les cours d'aujourd'hui. »
Je voulus m'avancer pour aller les récupérer quand une migraine me pris et je tombai lourdement au sol dans un grand bruit. Die se retourna vivement et vint me secouer.
« - Kyô ! Kyô tu vas bien ? »
Kyô… Il m'appelait par mon surnom… ça faisait tellement de bien !
« - Je… J'ai la tête qui tourne… »
Il s'apprêtait à me prendre les poignets pour m'aider à me relever quand je remarquais la tâche rouge sur ma chemise. Je m'empressai de rabattre les manches, mais trop tard, il avait vu. Il avait un regard à présent horrifié. Non… Tout mais pas ça ! Je ne veux pas qu'il voit ça…
« - Tooru, montres moi tes poignets.
No-non… Veux pas… Sanglotais-je, maintenant que les larmes avaient reprit.
Montres moi tes poignets, TOORU ! s'exclama t-il. »
Il me prit les bras brusquement et rabattit mes manches jusqu'aux coudes, dévoilant mes poignets ensanglantés. Non… Je ne voulais pas !!
Il regardait, horrifié, le sang qui coulait. Il fronça les sourcils et murmura d'une voix extrêmement froide.
« - Espèce d'imbécile… »
S'en fut trop pour moi. La douleur de mon cœur me torturait. Je me levai précipitamment et quitta la maison en courant. Je ne savais plus où aller. Il pleuvait, dehors, mais cela m'importait peu. Ma vue était brouillée par les larmes et la pluie. Je sanglotais piteusement, regardais de tous les côtés pour trouver une issue à ma souffrance. Avec le peu de force qui me restait, je traversai la rue.
La dernière chose que j'aperçu fut une vision brouillée de deux lumières jaunes brillantes qui s'avançaient vers moi très vite… Je ressentis alors une douleur atroce, comme si on m'avait percuté… Et ensuite, plus rien.
POV Die.
Quel imbécile ! Mais quel imbécile ! Etait-il bête a ce point là ? Se faisait-il du mal réellement et seulement à cause de moi ? J'étais encore rouge de colère quand je le vus s'enfuir à toutes jambes devant moi. Je ne sus d'abord que faire. Je suis resté là, assis, sans pouvoir esquisser le moindre geste. Puis, me rendant compte du ton que j'avais employé et de mon erreur, je pris enfin conscience que l'imbécile, c'était moi. Il m'en avait fallut, du temps ! Je l'ai fais souffrir depuis le début, tout est ma faute ! Si je n'avais pas refoulé mon amour pour lui, si je n'avais rien fait de tout ça, il ne se serait pas enfui. Les larmes me montant aux yeux, totalement bouleversé, je me levai précipitamment et quittai la maison. Où avait-il bien pu passer ?! Je parcourus un nombre de rues incalculable, et toujours aucune trace. Les larmes avaient commencées finalement à couler sur mon visage. J'étais trempé et désespéré. Je voulais lui crier de revenir, lui crier que je l'aimais.
Quelques minutes plus tard, je perçu des bruits dans la rue voisine. Je me précipitai à cet endroit. Une voiture d'ambulance était garée là et une multitude de gens chuchotaient entre eux. Je me faufilai entre eux, leur demandant de me laisser passer. Au milieu de la foule, j'aperçu un corps. Le corps inerte d'un ange blond noyé au milieu de ses larmes et de son sang. Je hurlai alors la douleur qui me transperça.
« - KYÔÔÔÔÔ !!!!! »
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Oh, je suis sadique ;_ ; mais ne vous inquiétez pas xD Le bonheur et les petits papillons reviendront ! Le prochain chapitre ne devrait pas tarder. Merci à ma bêtalectrice de me corriger !
*Tomber amoureux de mon demi frère… ça m'éneeeeeeerve (8) désolé je n'ai pas pu m'en empêcher xD
