Salut vous tous ! :D

Voici le chapitre 4 de The Werewolf Huntress ! :)

À partir de maintenant, Derek et Leona vont enfin commencer à se rapprocher. ;)

Je ne vous spoil rien cependant :D

Andrea : Merci pour ton review ! :D Effectivement, ça évolue petit à petit, mais il reste toujours Derek et elle reste une Argent, même si elle a été adoptée XD

Bonne lecture !

Bisous 3

Disclaimer : Tout appartient à Jeff Davis sauf Leona, mes idées, et l'histoire entre Derek et elle.

Chapitre 4 : Magic Bullet

Une semaine plus tard,Leona se réveilla en sursaut à cause d'un cauchemar et sursauta encore une fois lorsqu'elle entendit sa sœur crier. Elle tomba de son lit et jura.

-Sérieux, Allison ? maugréa-t-elle. Je te jure que si t'as hurlé parce que tu n'as plus rien à te mettre, je vais te tuer ! Aïe, mon dos... Ah ça fait mal, ça fait mal...

Elle se dirigea jusqu'au cri en se tenant le dos et lorsqu'elle aperçut sa tante Kate, elle cria elle aussi. Elle sauta dans les bras de sa tante qui rit en la voyant.

-Allison, je te jure que je vais te tuer ! dit-elle en riant.

-Je sais pas si je dois avoir peur de la menace elle-même ou du fait que tu le dises en rigolant..., hésita sa sœur, le sourire aux lèvres.

-Alors comme ça, je ne vous vois pas pendant un an, et vous vous transformez toutes les deux en tops modèles ? Oh, ce que vous êtes belles, dit Kate en riant. Je vous déteste.

Leona rit à sa remarque et l'enlaça encore une fois.

-J'ose espérer que tous les mecs du lycée se bousculent au portillon !

-J'en ai un, oui, dit Allison.

-Un ? Tu devrais en avoir toute une ribambelle ! Et toi, Leona ?

-Je sais pas trop, je me suis fait des amis, c'est déjà ça !

-Wow, c'est super ! T'es devenue sociale ! Et point de vue mec, t'a quelqu'un ?

-Y en a un qui me plaît, mais il n'est pas au lycée... Il s'appelle Derek...

-Derek Hale ? demanda-t-elle, surprise.

-Ouais, c'est lui. Tu le connais ?

-On était au lycée ensemble...

-T'a besoin d'aide ? demanda Allison en prenant un sac de Kate.

-Nan ! Pas celui-là !, se précipita celle-ci.

Elle avait agrippé le poignet d'Allison et cela jeta un petit blanc dans la pièce.

-Et voilà ! T'es devenue une belle plante et moi je te remercie en te faisant une prise de kung-fu ! dit Kate en enlevant sa main du poignet d'Allison. Excuse-moi, chérie, des fois, je ne connais pas ma force...

-C'est pas grave, répondit Allison. Au fait, ça va ta voiture ?

-La voiture ? demanda Leona.

-Euh... ouais ! Ma batterie était juste à plat.

Allison sembla se rendre compte de quelque chose et demanda :

-La batterie ?

-Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé avec la voiture de Kate ?, demanda Leona en haussant les sourcils.

-Et bien, hier soir je me suis réveillée et j'ai vu papa partir la chercher, et il m'a dit que sa voiture avait eu un problème. Je lui ai demandé quel genre de problème, et il m'a répondu que c'était un pneu crevé...

-Tu penses qu'ils mentent ?

-Ba je ne suis pas mécanicienne, mais je crois qu'il y a une différence entre la batterie et un pneu...

-Ouais, c'est pas faux..., répondit Leona, songeuse.

À la fin de leur journée de cours, Allison, Leona et Lydia avait une heure de perm, qu'elles passèrent dans le couloir à discuter.

-Scott vient chez toi, ce soir ? demanda Lydia à Allison.

-Oui, on a prévu de réviser ensemble après les cours, répondit-elle.

-Les révisions, ça se termine toujours par autre chose, dit Lydia. C'est comme quand on prend un bain à deux : y a toujours une main qui traîne.

-Poétique, ironisa Leona. Et complètement sans intérêt.

-Et en termes plus clairs ? demanda Allison qui commençait à paniquer.

-En termes plus clairs : il vaut mieux... sortir couverts, c'est tout.

En voyant l'air perdu d'Allison, Leona dit :

-Elle parle de capotes, là !

-Ah, mais on est sortis ensemble qu'une fois, t'es dingue !, sourit Allison.

-Faut te décoincer un peu ! dit Lydia.

-Personnellement, je préfère ma sœurette comme elle est ! Coincée et en mode Blanche-Neige !

-Si tu le dis, dit Lydia. Donne-lui un avant-goût.

-Et pas de pipe ! C'est juste dégoûtant, enchérit Leona.

-Je veux bien, mais... enfin... vous ne croyez pas que ça peut déraper ?

-Je rêve, dit Lydia. T'es vraiment accro, on dirait !

Leona leva les yeux au ciel et dit à l'amie de sa sœur :

-Plus que tu pourrais le croire...

-Ben, je sais pas, il est différent, tenta d'expliquer Allison. En arrivant ici, on s'était fixé des règles, avec Leona : pas de petits copains avant la fac à cause de tous ces déménagements, et puis, je l'ai rencontré, et il m'a plu... Un peu comme toi avec Derek !

-Non, ça c'est différent, tenta de se justifier Leona. Déjà, je ne le connais pas, et en plus, il est hyper bizarre. Mais c'est vrai qu'il est canon...

-Oh ! Elle s'est trouvé quelqu'un !, s'extasia Lydia. Et moi qui croyais que tu faisais fuir tous les mecs !

-Ouais, et ben, c'est le cas ! Maintenant, on arrête de parler de moi, s'il vous plaît, fit-elle, gênée.

-Ok, relaxe ! Et vos cerveaux sont plein de phénilytylamine.

-De quoi ? dit Leona.

-Bon, alors, écoute, dit Lydia à Allison. Quand est-ce qu'il vient ?

-Juste après les cours, répondit Allison.

-D'accord, alors assure-toi de lui donner un avant-goût. Et toi, tu fais quoi après ?

-Je vais réviser chez Stiles, il m'a dit qu'il m'aiderait pour la chimie et l'espagnol, répondit Leona. Tiens, d'ailleurs, le voilà, j'y vais, à plus tard !

-Salut ! lui répondirent les deux filles en chœur.

-Eh ! Stiles !

-Oh, salut, toi ! On y va ?

-Ouais, c'est parti.

Ils sortirent du lycée et se dirigèrent vers la Jeep de Stiles. Il démarra sa voiture et voulu sortir du parking, lorsque quelqu'un apparut tout à coup devant eux. Stiles s'arrêta brusquement et Leona reconnut Derek.

-Qu'est-ce qu'il a ? demanda-t-elle.

-Nan, mais c'est dingue, il est partout ce mec ! J'hallucine.

-Il n'a pas l'air d'aller bien...

Une file de voiture se formait derrière eux, et des adolescents commençaient à regarder la scène. Scott apparut et se dirigea vers Derek. Stiles et Leona sortirent de la voiture et vinrent à leur rencontre.

-Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Scott à Derek.

-J'ai reçu une balle, répondit-il.

-Quoi ? T'a reçu une balle ? Mais faut t'emmener à l'hôpital !, cria Leona.

-Baisse d'un ton, j'ai pas envie que tout le monde le sache !, fit Derek froidement.

-Scott, j'ai oublié de te dire qu'elle m'avait harcelé pour que je lui explique ce que tu avais l'autre jour et j'ai accepté de tout lui dire.

-Mais t'es pas bien, non ? dirent Scott et Derek en même temps.

Leona haussa les sourcils.

-Attendez, il se passe quoi, là ?, demanda-t-elle.

-Ça devrait cicatriser, dit Scott en se retournant vers Derek.

-Pourquoi ça devrait cicatriser ? Mais de quoi il parle ?, commença à crier Leona, totalement perdue.

-Leona ? dit Stiles en se tournant vers son amie. Je te promets que je vais tout t'expliquer mais d'abord, il faut qu'on sorte de ce parking, ok ? Donc là, on va parler de trucs vraiment bizarres et tu ne vas pas forcément comprendre, mais je te promets que tu sauras bientôt tout. Juste... Arrête de parler et de paniquer, d'accord ?

Leona hocha la tête doucement, tout en serrant ses bras contre sa poitrine.

-C'était pas le même genre de balle, dit Derek.

Il avait beaucoup de mal à s'exprimer et se tenait le bras.

-C'est une balle en argent ? demanda Stiles.

-Nan, pauvre crétin, répondit Derek avec son regard glacial.

-Attendez. C'est pour ça qu'elle a dit qu'il te restait 48 heures.

-Qui ça ?, demanda Leona.

-La femme qui lui a tiré dessus.

Soudain, les yeux bleus de Derek devinrent brillants et Leona eut un mouvement de recul.

-Mais qu'est-ce que t'es en train de faire ?, demanda Scott qui commençait à paniquer. Mais arrête !

-T'es marrant, toi ! Tu crois que je le fais exprès, peut-être ?

-Derek, il faut que tu te lèves.

Derrière eux, la file de voiture était de plus en plus grande. Beaucoup de monde était maintenant rassemblé devant le lycée pour voir ce qu'il se passait.

-On va le mettre dans ta voiture, dit Scott à Stiles.

Leona aida Derek à se mettre à côté de Stiles, puis s'installa elle-même à côté de Derek.

-Trouves-moi quel genre de balle ils ont utilisé, dit Derek à Scott.

-Ah ouais ? Et comment je suis sensé faire ça ?

-Ta copine, c'est aussi une Argent. D'ailleurs, toi aussi, t'en est une, dit-il en se tournant vers Leona.

-Pas vraiment en fait, et là, je suis complètement larguée !

Derek ignora sa remarque et continua de parler à Scott.

-T'a besoin de moi, Scott.

-Très bien, je ferai ce que je pourrais. Stiles, Leona, vous l'emmenez.

-Merci, hein, sympa ! Bonjour le cadeau, râla Stiles.

Il démarra sa voiture et sortit du parking.

-Bon, maintenant, est-ce que l'un d'entre vous pourrait m'expliquer ce qu'il se passe ?, demanda Leona qui commençait à s'énerver.

-Non ! dit Derek à Stiles. Tu ne lui dis rien, elle en sait beaucoup trop, et elle fait partie de leur clan ! Si elle gaffe à propos de moi ou de Scott, on est mort, pigé ?

-Ben je pense qu'elle est beaucoup trop impliquée, maintenant... Et je ne pense pas qu'elle veuille la mort de Scott... Tu veux la mort de Scott ?

-Bien sûr que non ! C'est mon pote ! Tout comme toi, Stiles.

-Merci, c'est gentil.

Leona lui sourit et dit :

-Donc, maintenant, Derek : c'est soit tu me dis tout, soit je te castre, pigé ?

Stiles parut surpris qu'elle ose s'adresser à lui comme ça et sourit face à l'air ahuri de Derek. Leona avait l'air très sérieuse.

Stiles essaya d'appeler Scott, qui manifestement ne répondait pas.

-Il répond pas. Je lui envoie un message.

-Peut-être qu'il est tout simplement plongé dans ses révisions avec ma sœur ? demanda ironiquement Leona.

-Toi, tu sais quelque chose, dit Stiles.

-Ah non, rien du tout... Juste qu'elle voulait lui donner un « avant-goût »...

-Ah mais c'est génial ! s'écria Stiles en levant son poing en l'air comme si c'était une grande victoire.

-Ce qui serait génial c'est que ton pote se bouge le cul et me trouve cette foutue balle ! dit Derek.

Stiles arrêta aussitôt de fêter la victoire et se concentra sur la route, pendant que Leona ricanait doucement. Le téléphone de Stiles vibra.

-Message de Scott : « J'ai besoin de plus de temps » ! maugréa Stiles.

-Ouais, ça m'étonne pas trop, ricana Leona.

-Merci, Scott !, pesta Stiles. Si tu pouvais éviter de mettre du sang partout, ça m'arrangerait. On y est presque.

-Où tu m'emmènes ? demanda Derek.

-Chez toi, évidemment.

-Quoi ? Nan, pas là-bas !

-Pourquoi ? demanda Leona.

-Je suis pas en état de me défendre, répondit Derek, qui commençait à en avoir assez.

Stiles s'arrêta sur le côté et commença à parler :

-Il se passera quoi si on ne trouve pas ta balle de la mort qui tue ? Tu vas crever ?

-Pas tout de suite... J'ai peut-être une solution...

-Non mais tu délires ou quoi ? Quelle solution ? s'écria Stiles.

Derek souleva la manche de son t-shirt et Leona et Stiles purent voir le trou que la balle avait fait dans le bras de Derek. Les veines étaient noir. On aurait dit du poison.

-Ok... C'est bizarre..., commenta Leona. Mais ça va, ça n'a pas l'air si mal...

-Oh, bon sang, c'est vraiment dégueulasse, s'écria Stiles. Et c'est contagieux ? Je crois que tu ferais mieux de sortir. Leona, ouvre-lui la porte pour qu'il sorte...

-Démarre, ordonna Derek. Dépêches-toi.

-Attends, tu crois vraiment que dans l'état où t'es, t'es en position de me donner des ordres ? Tu sais quoi ? Si je voulais, je pourrais traîner ta carcasse de loup-garou hors de ma voiture, et te laisser crever tout seul comme un abruti.

-Bon, très bien. Si tu démarres pas, je t'égorges... avec mes dents, menaça Derek.

Stiles eut un moment de réflexion plutôt court, et démarra sa voiture. En d'autres circonstances, Leona aurait ri à gorge déployée, mais là, il y avait un mot qu'elle n'avait pas saisit : loup-garou.

-Stiles... Pourquoi t'a appelé Derek un « loup-garou » ?, fit-elle, la voix légèrement apeurée.

-Parce que j'en suis un, répondit-il à la place de son ami, d'un ton très sérieux.

Leona ne put s'empêcher de rire.

-Mec, t'es sérieux ? T'es en train de crever et tout ce que tu trouves à dire c'est un mensonge ? Pour info, les loups-garous n'existent pas.

Derek lui montra ses dents et ses griffes, et voyant l'air tétanisé de Leona, se détourna ensuite.

-Bon, d'accord, dit-elle après quelques minutes de silence total. On va dire que je n'ai rien dit... Donc... Scott ?

-Oui, c'est aussi un loup-garou.

-Oh mon dieu... Et toi, Stiles ?

-Nan, moi je suis humain ! Ta famille chasse les loups-garous depuis des siècles, au fait. Je te dis ça parce que je crois que t'es pas vraiment au courant.

-Donc les armes que Chris vend…, commença à déduire Leona.

-Elles servent aussi à tuer les gens de mon espèce, finit Derek.

-Et t'es devenu un loup-garou comment ? demanda-t-elle.

-Génétiquement. Je descends d'une lignée de loups-garous. Scott, lui, a été mordu par un Alpha.

-Un Alpha ? C'est genre un... méga loup-garou ?

-C'est à peu près ça, répondit Stiles. C'est le chef de meute.

-Et on suppose qu'il a mordu Scott parce que justement, il a besoin d'une meute, continua Derek.

-Et vous savez qui est l'Alpha ?

-Non, c'est ce qu'on essaye de découvrir. J'étais en train de le poursuivre quand la pétasse de Chasseuse m'a tiré dessus...

-Donc, les Argent, la famille qui m'a recueillie, est une famille de Chasseurs de loups-garous ?

-C'est ça.

-Et... ils s'attendent à ce qu'Allison et moi on reprenne le flambeau ?

-Sans aucun doute, répondit Derek.

-Et Allison, elle est au courant pour Scott et toi ?

-Non. Et elle ne doit surtout pas l'être. Toi, t'es pas vraiment de leur famille alors ça va... Tu pourras toujours changer de camps si tu veux...

Leona haussa un sourcil.

-Et dire que mon seul soucis en venant ici, c'était comment j'allais réussir mes examens... Et maintenant voilà qu'un de mes amis est un loup-garou... Génial...

Stiles envoya un autre message à Scott disant que Derek n'avait pas l'air bien.

-Ça sert à rien, il répond pas ! dit Stiles.

-Qu'est-ce qu'il fout ? demanda Derek.

-C'est quelle heure ? demanda Leona à Stiles.

-Huit heure et demie, pourquoi ?

-C'est l'heure du repas. Connaissant Kate, elle a dû l'inviter à rester manger.

-Attends, quand tu dis Kate..., demanda Derek. Tu veux dire... Kate Argent ?

-Euh, oui. Ma tante, quoi. Elle m'a dit que vous vous connaissiez...

-Ouais... et crois-moi, c'était pas un cadeau du ciel...

-Vous ne vous entendiez pas ? demanda Leona surprise. Pourtant, tout le monde adore Kate.

-C'était peut-être avant qu'elle se serve de moi pour tuer quasiment tous les membres de ma famille dans un incendie, répliqua-t-il froidement.

Stiles et Leona se regardèrent et n'osèrent rien dire. Leona fit juste une moue compatissante à Derek, qui se mura dans le silence le plus total.

-Bon, je lui ai envoyé un autre message disant de m'appeler, dit Stiles pour briser le silence qui était devenu plutôt gênant.

-Je suis sûre que dès qu'il pourra se libérer, il t'appellera. Mais c'est vrai que quand on mange en famille chez nous... on mange longtemps...

-Ah c'est bon, c'est lui ! s'écria Stiles.

-Bah allez, décroche, crétin ! répondit Derek.

Stiles lui jeta un regard noir et dit à Scott :

-C'est pas trop tôt !

-Désolé, je pouvais pas me libérer...

-Bon, et maintenant, qu'est-ce que je suis sensé faire de lui, moi ? demanda Stiles.

-Emmène-le, je sais pas, n'importe où !

-Oh, en plus, il commence à sentir...

-Sentir quoi ?

-Le cadavre !

Leona rigolait doucement pendant que Derek bombardait Stiles de regards noirs.

-Je sais !, s'écria Scott à l'autre bout du fil. La clinique vétérinaire.

-Et si on croise ton patron ?

-Pas à cette heure-là. La clé est dans un carton près des bennes à ordures.

Stiles donna le téléphone à Derek et lui dit en même temps :

-Tu ne va jamais croire où il veut que je t'emmène...

-Alors ? demanda faiblement Derek à Scott. T'a trouvé ?

-Comment tu veux que je trouve la bonne balle ? Ils en ont des millions ! Cette baraque c'est... un hypermarché de l'armement !

-Si tu ne trouves pas cette balle, je vais mourir, tu comprends ?

-Finalement ce ne serait peut-être pas une grosse perte.

-Ah oui, tu crois ça ? L'Alpha va t'appeler une seconde fois, mais là, il faudra que tu choisisses : tu tues avec lui, ou c'est lui qui te tue.

-C'est joyeux..., lança Leona. Au passage, Scott, je ne te laisserai pas crever.

-Merci de ton soutien Leona...

-Ta seule chance de survivre, reprit Derek, c'est que je reste en vie. Trouve la balle.

Derek raccrocha et redonna son téléphone à Stiles.

-Et ben, ce n'est pas gagné, dit celui-ci.

-Bon, on va à la clinique alors, dit Leona.

Stiles démarra sa voiture et ils roulèrent jusqu'au lieu de travail de Scott.

Lorsqu'ils arrivèrent à la clinique, le téléphone de Stiles sonna. Derek s'installa par terre en se tenant toujours le bras et Leona se tenait à côté de Stiles, qui lut un message de Scott.

- « Aconit napel bleu nordique », ça te dit quelque chose, Derek ?

-Forme rare d'aconit tue-loup. Dis-lui de m'apporter la balle.

-Pourquoi ? demanda Leona.

-Parce que sinon, je suis mort.

-Je lui envoie un message, dit Leona.

-Tu lui envoie quoi ? demanda Stiles.

- « Rappliques ici immédiatement ou sinon je te coupe les burnes », ça marche ça, tu crois ?

Derek sourit faiblement et dit :

-J'espère qu'il va faire comme tu dis.

-Au fait, j'ai déjà menacé Scott de le castrer, alors je ne suis pas sûr que ça soit efficace, dit Stiles.

Derek et Leona le regardèrent bizarrement et elle dit :

-Ce que tu dis n'est pas efficace.

-J'allais dire à peu près la même chose, dit Derek en essayant de se relever un peu.

-Attends, je vais t'aider, dit Leona en le soulevant légèrement.

-Merci, dit Derek d'une voix toujours faible.

-On l'emmène à l'intérieur, dit Stiles à Leona. Viens, aide-moi à le relever.

Ils prirent chacun un des bras de Derek et le soulevèrent. Stiles ouvrit la porte avec son pied et ils entrèrent dans la petite pièce qui servait à soigner les animaux. Derek enleva son t-shirt et Leona haussa les sourcils en rougissant légèrement. Il avait le corps d'un dieu.

Stiles regarda le bras de Derek. Les veines étaient encore plus noires que précédemment.

-On dirait du poison, fit remarquer Leona.

-C'est du poison pour nous, fit Derek.

-Très sincèrement, après une bonne nuit de sommeil et une petite cure d'huiles essentielles, tu seras sur pieds en moins de deux ! fit Stiles.

Leona le tapa derrière la tête.

-Eh ! Ça fait mal !

-Je crois que son bras lui fait dix fois plus mal, alors ferme-là cinq secondes !

-L'infection va remonter jusqu'au cœur et je vais mourir...

-Et penser positif, c'est pas ton truc j'ai l'impression, fit Stiles.

-S'il ne ramène pas la balle à temps, y aura qu'une chose à faire : il faudra que l'un d'entre vous me coupe le bras.

Stiles et Leona le regardèrent d'un air ahuri.

-Non, Derek ! On ne va pas avoir besoin de te couper le bras parce que Scott va revenir à temps. Je vais essayer d'envoyer un message à Allison et...

-Non ! Pas à elle, t'entend ?, la coupa Derek.

-Calmes-toi, ok ? J'essaie de trouver une solution pour te garder en vie, et crois-moi, tu rends pas les choses faciles !

Derek posa la scie sur la table d'un coup brutal et regarda Leona dans les yeux. Elle ne lâchait pas son regard, ce que d'habitude n'importe quel autre humain aurait fait.

-Tu vas pas abandonner, toi, non ? lui demanda-t-il.

-Jamais, répondit-elle.

-Tant mieux. Parce que je pense que se sera toi qui devras me couper le bras si jamais Scott n'arrive pas à temps.

Derek posa la scie et Stiles la prit, tandis que Derek s'attachait un ruban là où ses veines étaient restées normales.

-Oh, c'est pas vrai, merde..., fit Stiles. Leona, tu ne veux pas le faire, toi ? Ça pourrait m'éviter une vie entière de cauchemars, tu sais.

-Donnes-moi ça, poule mouillée, répondit Leona. Tu sais Derek, je pense qu'il vaut mieux qu'on attende encore un peu. On ne sait jamais, il pourrait arriver dans une minute et s'il te retrouve avec le bras coupé... Et ben... je n'ai pas forcément envie de dire à Scott que c'est moi qui te l'ai coupé.

-T'a peur de le faire, avoue-le, lança Derek à la jeune fille.

-Quoi ? Non, c'est ridicule ! J'ai vu des choses bien pire quand j'étais dans la forêt, et j'avais six ans ! C'est juste que j'ai pas envie de faire subir ça à un ami potentiel, c'est tout !

-Et toi, Stiles ? demanda Derek à celui-ci.

-Et si tu vides de ton sang ? répondit Stiles.

-Ça cicatrisera normalement.

Stiles prit un air à la fois dégoûté et apeuré.

-Écoute... Je ne crois pas que j'y arriverai...

-Pourquoi ?

-Et ben, parce que j'ai pas envie de t'entailler la chair, de scier l'os et parce que tu vas pisser le sang !

-Me dis pas que tu t'évanouis dès que tu vois du sang ?

-Non, mais ça pourrait peut-être m'arriver à la vue d'un bras amputé !, s'exclama-t-il.

-Oh, c'est dégueulasse, fit Leona. Mais dans quoi je me suis encore embarquée ?

-Bon comme tu voudras, dit Derek à Stiles. Soit tu me coupes le bras, soit c'est moi qui te coupe la tête !

-Je vais te dire : ça ne marches plus, les menaces, alors continues ton...

Derek le saisit à la nuque et mit la tête de Stiles sur la table.

-Ok! ok...

-Oh, les mecs ? Vous fichez quoi là ? On se calme ! Derek, tu le lâches, et toi Stiles, arrêtes de faire ta bichette peureuse, OK ?

Derek lâcha Stiles qui lui lança un « merci » à Leona. Soudain, Derek fut encore plus pâle que d'habitude.

-Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? demanda Stiles. Ça va pas ?

Derek vomit une substance noir et immonde. Leona se précipita vers lui et lui tint le torse.

-Derek, ça va aller... ça va aller, ok ?

-Et puis d'abord, c'est quoi cette substance ? lança Stiles.

-C'est mon corps qui essaie de cicatriser...

-Ba il se débrouille pas terrible, alors...

On aurait dit que Stiles était sur le point de vomir, lui aussi. Leona non plus n'avait pas l'air très enchantée du spectacle.

-Ouais... Je suis d'accord avec Stiles... C'est dégoûtant...

-C'est le moment, allez. L'un de vous deux doit me couper le bras...

-Pas moi, je me retire ! fit Stiles.

-Oh, tu fais chier ! dit Leona.

Au moment où elle s'apprêtait à trancher le bras de Derek, elle entendit :

-Stiles ? Leona ?

Elle lâcha aussitôt la scie et aperçut Scott qui les regardait d'un air ahuri.

-Oh Dieu merci, Scott, t'es là ! Oh, c'est génial ! Je crois que j'ai jamais été aussi heureuse de te voir !

-Mais vous êtes tous devenus dingues ? Qu'est- ce que vous vouliez faire à Derek ?

-Pour info, c'est lui qui nous a supplié de couper son bras.

-T'a la balle ? demanda Derek.

Il la sortit de sa poche et la donna à Derek qui la prit aussitôt.

-Tu va faire quoi, là ? demanda Stiles.

-Là je vais... je vais..., tenta de dire Derek.

Il laissa tomber la balle qui s'engouffra dans la plaque d'égout, puis tomba dans les vapes.

-Et merde ! dit Leona en se ruant sur lui. Derek, tu m'entends ? Derek ?

Elle fut rejointe par Stiles tandis que Scott essayait de récupérer la balle.

-Derek ? Allez, réveilles-toi, s'il-te-plaît ! dit Stiles en lui tapotant la joue.

-Ça sert à rien, il faut le frapper plus fort, lança Leona.

-Scott, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

-Je sais pas moi ! La balle est trop loin, j'y arrive pas !

-Il veut pas se réveiller ! Il est en train de mourir...

-Non, il ne va pas mourir ! Frappes-le, Stiles, ordonna Leona.

-Quoi ? Mais il va me tuer, après !

-Il va pas te tuer, allez frappes-le ! C'est notre seule chance de le réveiller !

-S'il-te-plaît, Derek, ne me tues pas pour ça...

-Ça y est ! Je l'ai ! J'ai la balle ! s'écria Scott.

Stiles frappa Derek tellement fort qu'il se fit mal au poignet. Heureusement, son coup réveilla le loup qui fut relevé par Leona. Scott lui tendit la balle qu'il ouvrit avec ses dents et en fit sortir l'aconit qui était à l'intérieur. Puis, il alluma l'aconit avec son briquet, attendit que les flammes disparaissent, prit l'aconit et le mit sur sa blessure. La douleur fut tellement forte qu'il tomba et se roula à terre en hurlant. Petit à petit, on voyait les veines noires revenir à leur couleur normale et la blessure finit par cicatriser entièrement. Une fois que tout fut finit, Stiles s'écria :

-Alors je peux te dire, c'était énorme ! Trop la classe !

Leona laissa échapper un petit sourire de soulagement et aida Derek à se relever.

-Ça va aller ? demanda Scott et Leona au même moment.

-Ouais, c'était une vraie partie de plaisir !

-T'a pas perdu ton sens de l'humour, j'en déduis que t'es en bonne santé ! fit Stiles.

Derek lui jeta un regard noir et remercia Leona pour son aide.

-Bon. On t'a sauvé la vie, lui dit Scott. Ça veut dire qu'on a réglé nos comptes et que tu nous laisse tranquille ! Sinon, je te promets que je vais voir le père d'Allison et je vais tout lui raconter.

-Parce que tu leur fais confiance ? lui demanda Derek. Tu crois vraiment qu'ils t'aideront ?

-Ben ouais, pourquoi pas ? Ils seront toujours plus gentils que toi !

Derek laissa échapper un petit rire et lui dit :

-Je peux te montrer à quel point ils sont gentils.

-Comment ça ? demanda Scott.

-Tu vas me suivre. J'ai juste besoin de toi, pas des deux autres.

-Ah, merci. Sympa, dit Leona. C'est pas comme si nous aussi on avait aidé à te sauver la vie.

Derek les ignora et entraîna Scott.

-Bon... Je n'aiderai plus jamais ce type ! fit Stiles.

-Ouais, pareil... Tu crois que tu peux me couvrir ? lui demanda-t-elle.

-Euh... Pourquoi ?

-Parce que j'ai pas été présente au dîner et que j'ai pas pensé à prévenir ma famille, alors ils doivent se demander où je suis. Tu peux leur dire que j'ai passé le dîner chez toi parce que ton père me trouvait sympathique ?

-Pas de problème. Je te dépose ?

-Ouais, ce serait cool.

-Alors, on y va, fit Stiles.