Note de la traductrice : Salut. D'habitude je publie un chapitre tous les vendredis, mais là je vais à Londres pour mon anniversaire donc je publie un peu en avance. … En fait, je ne vois même pas pourquoi je vous le dit ou que je m'en soucie vu que je n'ai pas eu une seule review depuis le début de ma traduction, ce qui veut dire que tout le monde s'en fout.
IV.
Sherlock Holmes avait dix ans quand son père mourut. Les funérailles étaient un samedi. Un des rares jours très ensoleillés. Il portait son meilleur costume du dimanche et était entre son frère et sa mère pendant que son père rejoignait des générations de Holmes dans le mausolée familial. Durant toute la durée des funérailles il se demanda pourquoi ni lui ni son frère ne versaient de larmes. Se demandait si quelque chose n'allait pas avec eux ou si tous les autres étaient trop sensibles.
Leur maison était pleine de gens. Son père avait été un homme sociable et amical, un caractère bizarre pour un Holmes et un dont aucun de ses fils n'avait hérité. Sherlock resta droit tandis que les amis et connaissances présentaient leur condoléances, embrassaient la jour de sa mère, tapotaient l'épaule de son frère et le regardaient en disant que maintenant il avait besoin de prendre soin de sa mère maintenant. Il combattit l'envie de rouler des yeux. Il ne comprenait pas pourquoi ils devaient pointer les évidences.
Dès qu'il fut possible, il alla chercher Irène. Elle se tenait près de la fenêtre. Même avec sa petite silhouette elle n'était pas perdue ou ballottée par la foule.
Elle vivait chez les Holmes depuis l'année dernière avec sa mère. Même s'il ne l'admettrait jamais à haute voix, elle était l'une des rares personnes dont la proximité ne le dérangeait pas et la seule personne, proche en âge, qu'il pouvait tolérer. Pour quelqu'un de six ans, elle était plutôt intelligente, maligne et jamais ennuyante. Tout à fait une amélioration par rapport aux enfants mornes avec qui sa mère l'avait forcé à socialiser avant.
Il alla à côté d'elle et ensemble ils regardèrent les gens grouiller et manger les excellents hors d'œuvre de Mrs Adler.
« Je n'ai jamais vu cet endroit aussi rempli avant, dit-elle, brisant le silence qui les entourait.
- Moi non plus.
Elle laissa planer un silence.
- Ton père devait être un homme bon.
Il lui jeta un coup d'œil, puis regarda la foule.
- Il l'était.
- Tu veux aller marcher dehors ? »
Sans même y penser il accepta.
D'une manière ou d'une autre ils finirent au mausolée familial. Ils restèrent devant la tombe nouvellement érigée de son père. Cette fois ce fut Sherlock qui brisa le silence.
« Quand j'étais plus jeune je voulais être un pirate, dit-il, se tenant droit devant la tombe portant le nom de son père.
- Maman et Mykie ont pensé que c'était « mignon » et m'ont renvoyés. Mais Papa, il-il m'a acheté un chapeau de pirate et une longue-vue et il m'a dit que si je trouvais quelque chose qui me passionnait je devrais y aller à fond et ne laisser personne me stopper.
Une main douce et chaude essuya les larmes qui coulaient sans qu'il l'ait remarqué. Il regarda Irène, sur la pointe des pieds, qui lui sourit.
- C'est un bon conseil, dit-elle, solennellement.
Il approuva.
- Oui. »
Ils se tirent côte à côte.
